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Les retraités veufs, divorcés et ceux qui ont eu ou élevé trois enfants et plus doivent supporter une hausse d’impôt. Cette hausse d’impôt votée en 2008 va encore réduire le pouvoir d’achat des seniors concernés. 

De nombreux retraités se sont plaints en constatant que le montant de leurs impôts a pratiquement doublé, par rapport à l’année dernière pourtant leur pension n’a pas augmenté à cause du gel des retraites appliqué depuis le 1er avril 2014. De nombreux retraités se sont présentés au centre des impôts de Reims pour demander des explications aux responsables.

Un couple doit, par exemple payer 600 euros en plus et devra puiser dans le budget consacré à son alimentation. Un agent du centre a expliqué qu’il ne s’agit que d’un début : la modification du revenu fiscal de référence va entrainer la hausse des taxes foncières. Par ailleurs, les retraités qui perçoivent une aide au logement pourraient également perdre cet avantage.

Une situation qui pousse à la révolution

Les responsables du centre d’impôt ont déclaré que ces retraités n’ont pas l’habitude de se mobiliser pour contester de telles mesures. S’ils devaient intervenir dès la réception de leurs feuilles d’impôts, ils vont seulement se résigner et payer ce qu’ils doivent. Les employés du fisc leur demandent de se mobiliser pour exprimer leur mécontentement et revendiquer la suppression de ces dispositions qui vont réduire leur pouvoir d’achat.

Certains retraités ont quand même indiqué que cette hausse les met en colère et leur donne envie « de faire la révolution ». Ils pensent à leurs enfants au chômage qu’ils veulent aider et à leurs petits enfants qu’ils souhaitent gâter. Avec cette hausse d’impôt, ils devront se serrer la ceinture et réduire le budget consacré à la nourriture.   

 

D’autres mesures pour compenser cette perte de pouvoir d’achat

Le gouvernement a promulgué d’autres mesures afin d’atténuer les effets des dispositifs qui ulcèrent les ménages les plus modestes. Il s’agit entre autres de la réindexation du barème de l’impôt sur l’inflation et le relèvement de la décote afin de réduire ou de supprimer l’impôt qui incombe aux retraités les plus précaires.

Récemment, le gouvernement a également décidé d’appliquer une réduction d’impôts en faveur de plus de 3 millions de ménages. Cette mesure contrebalance avec les hausses d’impôts intervenues en 2012. En 2014, le gouvernement a fait voter un dispositif qui prévoit une baisse de 350 euros pour les contribuables célibataires, veufs ou encore divorcés et une réduction de 700 euros pour ceux qui s’acquittent d’un impôt commun. Malgré les efforts du gouvernement, un responsable reconnait que ces gestes fiscaux ne profiteront pas à tous les assurés.