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Le récent communiqué de l’Agirc-Arrco devrait ravir les affiliés du régime. Le conseil d’administration a en effet voté le 7 octobre dernier une augmentation de 1 % des pensions de retraite complémentaire à partir du 1er novembre 2021.

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Revalorisation de la retraite complémentaire au 1er novembre

Les anciens salariés du secteur privé cotisent tout au long de leur carrière à la retraite complémentaire de l’Agirc-Arrco en plus du régime général obligatoire. Une fois à la retraite, les points ainsi acquis leur donnent droit à une prestation à ajouter à leur retraite de base. La liquidation de la complémentaire est possible pour tous les actifs ayant atteint l’âge légal, à 62 ans.

En 2020, dans un contexte de crise sanitaire, le montant des pensions de retraite complémentaire a été gelé. Mais cette année, les organisations syndicales de salariés et d’employeurs, qui gèrent l’organisme, ont décidé une revalorisation de 1 % pour les exercices 2021 et 2022, annulant de fait la réduction de 2 % de la dotation d’action sociale mentionnée dans l’accord de 2019.

Au 1er novembre, la valeur de service du point passera ainsi à 1,2841 euro, tandis que sa valeur d’achat grimpera à 17,4316 euros au 1er janvier 2022 (+0,2 %). Avec cette révision qui coûtera un total de 850 millions d’euros, les partenaires sociaux souhaitent que le régime puisse maintenir son accompagnement aux personnes fragilisées, notamment les retraités.

Majoration ou minoration selon le cas

Une majoration peut s’appliquer au montant de la pension, par exemple pour les nouveaux retraités qui ont encore des enfants à charge ou qui ont eu ou élevé trois enfants ou plus. À l’inverse, une minoration de 5 % ou 10 % du montant de la pension pendant trois ans est prévu si un pensionné né à partir de 1957 souhaite combiner une retraite à taux plein et une retraite complémentaire. Le but de la mesure est d’encourager les salariés à rester en activité aussi tard que possible. Seuls sont exemptés de ce malus :

  • les futurs retraités souffrant d’une incapacité partielle d’au moins 20 % ;
  • les aidants familiaux ;
  • les personnes aux revenus faibles exonérés de CSG.

Au décès de l’assuré, son époux (se) bénéficie de la pension de réversion de l’Agirc-Arrco. Correspondant à 60 % de la retraite complémentaire du (de la) défunt (e), cette pension complémentaire peut en outre être soumise à des conditions d’âge.