L'Agirc et l’Arcco fusionnent et deviennent l’Agirc-Arrco

Finis l’Agirc et l’Arrco, ce sera l’Agirc-Arrco
Il a été décidé qu’à partir du 1er janvier 2019, l’Agirc et l’Arrco ne formeraient plus qu’une seule et même caisse de retraite. Depuis que cette décision a été portée à la connaissance du public, les spéculations vont bon train. On se demande si cette fusion sera bénéfique ou non aux retraités, dans quelle mesure elle impactera sur les pensions de retraite. Et à ce sujet, les avis divergent. Rappelons que les règles devant régir cette nouvelle entité (baptisée tout simplement « Agirc-Arrco ») ont été fixées par les syndicats et patronat lors d’une réunion qui s’est tenue le 8 novembre 2017.

Qu’est-ce qui change au juste ?

Si, à l’heure actuelle, dans le secteur privé, les cadres cotisent chez l’Agirc et les non cadres (les salariés) chez l’Arrco, à partir de l’année prochaine, ils se tourneront tous vers la nouvelle entité formée par la fusion des deux caisses de retraite, à savoir l’Agirc-Arrco. Cette nouvelle concerne à ce jour environ 22 millions de salariés et futurs retraités. Ceux qui sont déjà en retraite ou qui le seront avant cette date n’auront pas à s’en faire pour les points qu’ils ont ou auront acquis puisque ceux-ci le demeureront. Mais il va bien falloir rajouter de nouvelles règles afin d’assurer le bon fonctionnement de ce nouveau dispositif. Il faudra notamment porter une attention particulière aux pensions de réversion, aux avantages familiaux ainsi qu’aux cotisations des cadres.
 

Concernant les pensions de réversion les bénéficiaires commenceront à les percevoir à partir de 55 ans, et ce, sans exception. Pour rappel, à l’heure actuelle, le (la) veuf (ve) d’un(e)  cadre ne peut commencer à toucher sa pension de réversion qu’à partir de 60 ans. Ce qui ne change pas, c’est que la pension de réversion est toujours fixée sans considération des revenus.

Au sujet des avantages familiaux, ce sont les majorations accordées aux parents qui ont été revues à la hausse. Un retraité ayant élevé trois enfants ou plus (ou ayant plusieurs enfants à charge) peut espérer une augmentation allant jusqu’à 10% de sa retraite complémentaire, avec un plafond à 2 000 euros au lieu de 1 000 euros comme c’est le cas aujourd’hui.  
 

Quant aux cotisations, les cadres auront à payer des cotisations spécifiques équivalentes à celles déjà existantes. Ceci ne devrait vraiment impacter que sur le salaire d’une minorité puisque les prélèvements seront appliqués au-delà du plafond annuel de la Sécurité sociale, lequel était à 39 288 euros en 2017. Il n’est pas à exclure que certains salariés pourraient subir un surcoût (2 à 3 euros), en l’occurrence les non cadres avec un salaire supérieur au plafond. Avec un salaire de plus de 15 000 euros, le surcoût peut monter jusqu’à 30 euros.

Les retraités peuvent-ils vraiment perdre de l’argent avec cette fusion ?

Certains disent que oui, d’autres que non. Selon la CGT, bien que cette mesure vise à assurer l’équilibre financier, elle va faire baisser les pensions de 9%, sur un intervalle de 15 ans. C’est en tout cas le résultat d’une étude technique qu’elle a mené. Certains médias, de leur côté, ne parlent pas de baisse de pension, mais d’un « pilotage quasi automatique » des fonds de pension, ce qui est tout aussi risqué pour les retraités.
 
Les autres syndicats qui ont participé à la réunion du 8 novembre ont une opinion tout autre. Par la voix de M. Claude Tendil, représentant du Médef, ils affirment qu’il n’y aura pas de baisse de pensions pour la simple raison que cela ne servira l’intérêt de personne, ni sur le plan économique, ni sur le plan social. A M. Tendill de rappeler également que l’Agirc et l’Arrco ont à ce jour de 60 milliards d’euros de réserves. Sans oublier que cette fusion a été préconisée dans le but justement d’empêcher la baisse des retraites complémentaires. Et pour parer à toute éventualité de crise économique future, syndicats et patronat sont appelés à établir tous les 4 ans des objectifs stratégiques, ce qui permettrait également de maintenir l’équilibre du régime. L’hypothèse d’un « pilotage automatique » est donc à écarter, selon M. Frédéric Sève, négociateur de la CFDT.
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