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Assurance vie

L'assurance vie est le placement préféré des français. En 2016, l'encours des assurances vie a dépassé en France 1 600 milliards d'euros. C'est par définition LE produit d'épargne retraite idéal car il associe une flexibilité et  une fiscalité intéréssante. C'est enfin le placement idéal de la transmission et de l'accumulation de l'épargne.


assurance vie

 

Qu'est-ce que l'assurance vie ?

C’est un contrat conclu avec un assureur sur lequel le souscripteur verse des cotisations (que l’on appelle également des « primes ») pour constituer une épargne ou protégrer ses proches. 

On distingue les contrats d'épargne (pour se constituer une épargne) et les contrats de prévoyance (versement d'une somme en cas de décès de la personne). A tout moment dans les contrats d'épargne, l’épargnant pourra récupérer la totalité ou une partie de ses fonds investis. 

A l’échéance du contrat, l’épargne ajoutée des intérêts pourra être reversée :
- Au souscripteur, sous forme de capital ou de rente
- A une personne désignée dans le contrat si le souscripteur est décédé.

Un des intérêts de l’assurance vie, est d’une part sa souplesse sur les versements et sa sortie, mais également les avantages fiscaux qui y sont attachés.

Les meilleures performances des contrats en 2016

Assureur Distributeur Nom du Contrat 2016 2015 2014 Perf sur 3 ans
Gaipare Allianz Gaipare selectissimo 2,90% 3,15% 3,40% 9,45%
Asac-Fapes Allianz Epargne Retraite 2 plus 2,80% 3,02% 3,20% 9,02%
Assurances Mutuelles le Conservateur Le Conservateur Conservateur Helios 2,75% 3,10% 3,45% 9,30%
Generali Boursorama vie Fonds Euro Exclusif 2,65% 3,15% 3,32% 9,12%
Aviva Vie AFER AFER Multisupport 2,65% 3,05% 3,20% 8,90%
MIF MIF Compte Epargne Libre Avenir 2,60% 3,30% 3,65% 9,55%
Monceau Assurances Monceau Assurance Dynavie 2,50% 3,27% 3,33% 9,10%
GMF GMF Altinéo 2,50% 2,80% 3,05% 8,35%
Aviva Aviva Evolution vie 2,46% 3,08% 3,33% 8,87%
Carac Carac Compte épargne Carac 2,45% 2,90% 3,10% 8,45%
MASCF Fonds RES Mascf vie 2,40% 2,85% 3,10% 8,35%
MAAF MAAF vie Winalto 2,35% 2,75% 3,01% 8,11%
Generali Vie LinXEa Vie Eurossima 2,25% 2,75% 2,97% 7,97%
Generali Vie Boursorama vie Eurossima 2,25% 2,75% 2,97% 7,97%
Generali Vie Generali Epargne Eurossima 2,25% 2,75% 2,97% 7,97%
Generali Vie Mes Placements vie Eurossima 2,25% 2,75% 2,97% 7,97%
APICIL Mon financier frontière Efficiente 2,20% 2,90% 3,05% 8,15%
MMA MMA  Adif Optimum 2,01% 2,35% 2,55% 6,91%
Spirica BforBank Spirica Euro Classique 2,01% 2,55% 3,00% 7,56%

comparaison assurance vie

L'assurance vie... placement préféré des français

L’assurance vie, placement préféré des français peut ainsi être considéré comme le « couteau suisse » des placements... il peut être utilisé à la fois pour placer son argent, protéger ses proches, défiscaliser, ou préparer sa retraite.

D’ailleurs, les contrats d'assurance vie sont souvent appelés "contrats d'épargne retraite" car ils permettent :
  • De se prémunir en cas de coup dur avec une épargne sécurisée
  • D’accumuler un capital en effectuant des versements réguliers
  • De protéger ses proches
  • De transmettre aux bénéficiaires désignés en cas de décès un capital
  • De préparer sa retraite avec une sortie en rente possible
 
Crédit vidéo : Swisslife

Quelques termes pour comprendre l’assurance vie

  • Le souscripteur : Dans un contrat individuel, c’est la personne physique ou morale qui souscrit le contrat d’assurance vie auprès d’une société d’assurance vie pour garantir certains risques. Il a le droit de choisir les bénéficiaires de la rente ou bien du capital en cas de décès de l'assuré ;
  • L’assuré c'est la personne sur laquelle repose le risque (décès), il doit être consentant pour les assurances en cas de décès, c'est lui qui remplit le questionnaire médical le cas échéant ;
  • Le bénéficiaire : en cas de vie le souscripteur est généralement le bénéficiaire, en cas de décès le bénéficiaire est celui qui a été désigné par le souscripteur.
  • Versement initial : versement effectué à la souscription du contrat
  • Versements complémentaires libres : versement que vous pouvez effectuer librement tout au long de la vie du contrat
  • Versements complémentaires programmés : Versements définis sur une périodicité donnée (mois, trimestres, semestre ou année) investis sur votre contrat d’assurance vie. Ces versements ne sont pas obligatoires et peuvent être suspendus à tout moment.

Durée du contrat

La majorité des contrats d’assurance vie n’ont pas de durée légale définie, on dit que ce sont des « contrats libres ». Certains contrats ont une durée définie de 8 à 20 ans. Il est fortement conseillé de choisir des contrats libres, sans durée.

Les frais d'un contrat d’assurance vie

A la différence de certains produits financiers règlementés exemptés de frais tels que le Livret A, l’assurance vie supporte des frais.
On distingue :

  • Les frais d’entrée : Ils sont prélevés à l’occasion de chaque versement. Ils peuvent varier entre 0 % et 5 % selon les contrats. Privilégiez les contrats des assureurs directs (Boursorama vie, Fortuneo, Placement Direct...) qui ne ponctionnent aucun frais d’entrée.
    Exemple : Monsieur Dupond verse 5 000 € sur un contrat ayant 3 % de frais d’entrée. Ses frais d’entrée s’élèveront à 150 € (5 000 x 0,03). Son épargne réelle investie sera de 4 850 € et non de 5 000 €
  • Les frais de gestion : Ils correspondent à la rémunération de l’assureur. Ils sont prélevés chaque année et se situent en moyenne entre 0,2 % et 1 % pour les contrats en euros et entre 0,5 % et 2 % pour les contrats multisupport.

    Exemple : Le contrat de Monsieur Dupond (cf exemple ci dessus sur les frais d’entrée) est un contrat d’assurance vie en euros avec des frais de gestion de 0,75 % et 3 % de frais d’entrée. Dans notre exemple ci dessus, M. Dupond a investi 5 000 € à l’ouverture de son contrat. A la fin de l’année 1, il supportera des frais de gestion de 36,37 € (4 850 € x 0,75 %). Son épargne hors intérêt année 1 sera alors de 4 813,63 €. Ses frais s’élèvent en totalité à 186,37 € (150 € de frais d’entrée et 36,37 € de frais de gestion)
  • Les frais d’arbitrage : Sur les contrats multisupport à gestion libre, l’épargnant paiera des frais à chaque transfert d’un fonds à un autre. Ces frais sont généralement entre 0,35 % et 1 %. Ils peuvent également être forfaitaires ; un montant fixe est alors prélevé à chaque opération de transfert, quel que soit le montant et sont généralement entre 20 € et 100 €. De nombreux contrats proposent aujourd’hui 1 ou 2 arbitrages inclus par an. 

Les différents types de contrats d’assurance vie

Crédit vidéo : Caisse Epargne


Une fois que vous avez décidé de souscrire à un contrat d’assurance vie, vous devrez choisir entre différentes catégories de contrats

Les contrats en Euros

Les contrats d’assurance vie en euros (également appelés « monosupport »), sont des contrats dont la valeur est uniquement investie en fonds euros.
Sa principale caractéristique est d’apporter au souscripteur une très grande sécurité sur son épargne. En effet, l’assureur est obligé de rembourser à l’échéance du contrat le montant net des sommes cotisées (c’est à dire après déduction de tous les frais) augmenté des éventuels intérêts du placement.

Ces contrats, permettent ainsi au souscripteur de ne prendre aucun risque sur son épargne placée, quelques soient les aléas des marchés financiers.

La rémunération des contrats en euros

Les contrats en euros sont rémunérés sur la base de 2 éléments :
  • Le taux d’intérêt technique : Réglementé à 75 % du taux moyen des emprunts d’Etat (TME)
  • La participation aux bénéfices de l’assureur : Elle est versée chaque année, mais l’assureur a la possibilité de lisser dans le temps le versement de ses bénéfices afin de garantir des rendements les années à faibles performances. Dans tous les cas, l’assureur dispose d’un délai maximal de 8 ans pour restituer la totalité des bénéfices d’une année donnée. (par exemple, des bénéfices réalisés en 2016, devront être reversés sur le contrat en totalité avant 2024).

Les rendements des fonds en euros

Depuis 2010, les rendements des fonds en euros sont en baisse continue. Alors que la majorité des contrats proposaient des rendements proches de 4 % il y a 5 ans, la majorité des contrats apporte aujourd’hui une rentabilité proche de 2,5 %. En revanche, le taux est garanti et sans risque.

performance assurance vie 2015

Exemple : Monsieur Dupont place 20 000 € à l’ouverture de son contrat, sans versement complémentaire.
Année 1 : Taux de 3,84 %
Intérêts année 1 : (20 000 x 0,0384) = 1 680 €
Nouveau capital (hors frais de gestion) : 31 680 €

Les contrats en unité de compte et multisupport

Les contrats en unité de compte (UC) sont des contrats sur lesquels le souscripteur peut investir sur un ou plusieurs supports de financement différents, tels que des actions, des obligations, des OPCVM, des SCPI...

A la différence des contrats mono-supports en euros, les contrats multisupport permettent de transférer son épargne d’un contrat à un autre sans casser son contrat. Chaque transaction supportera alors des frais d’arbitrages.

Avec un contrat multisupport, l’épargnant pourra choisir son exposition au risque de manière simple en pondérant les supports sans risque tel que les fonds euros avec des actifs risqués apportant une possibilité de rendement accrue.

Il pourra alors par exemple constituer son portefeuille de 60 % en euro et 40 % sur une SICAV action.

Le risque des contrats multisupport

Les garanties de rendement d’un contrat multisupport dépendent du ou des supports choisis par l’épargnant.
La seule obligation de l’assureur est de restituer le nombre d’unité de compte détenues dans le contrat. Il n’y a aucun rendement garanti sur la valeur réelle de son épargne qui fluctue en fonction des marchés :

-Si le support sur lequel l’épargne est placée se valorise, alors la valeur du contrat va augmenter
-Si le support sur lequel l’épargne est placée se dévalorise, alors la valeur du contrat va baisser

Exemple : Monsieur Dupond verse 30 000 € net de frais d’entrée sur un contrat ayant une seule unité de compte à une Sicav. Si la part de la sicav vaut 100 € alors M. Dupond recevra 300 parts du fonds.

Si à la sortie, la valeur de la part vaut 90€ alors M. Dupond récupèrera 27 000 € (300 x 90). Son contrat aura dégagé une perte de 3 000 €.
Si à la sortie, la valeur de la part vaut 120 € alors M. Dupond récupèrera 36 000 € (300 x 120). Son contrat aura dégagé un gain de 6 000 €. 

La gestion d’un contrat multisupport


L’épargnant aura le choix entre plusieurs options pour gérer la vie de son contrat :
  • La gestion libre : C’est le souscripteur qui répartit son épargne entre les différents supports proposés par l’assureur. Pendant toute la durée de vie du contrat, l’épargnant a la possibilité de modifier la composition de son contrat et procéder ainsi à des "arbitrages". 
  • La gestion profilée : le souscripteur laisse à des experts financiers la gestion et la répartition des actifs en fonction du risque d’investissement choisi par l’épargnant : du plus prudent au plus dynamique.

    On distingue généralement 3 profils de risques dans une gestion profilée :
    - Le profil « sécurité » : L’épargne est majoritairement investie dans des supports en euros ou des OPCVM monétaires et comprend une partie faible en actions (env 15 %)
    - Le profil « équilibré » : Une majorité de l’épargne est investie en euros et environ 30 % à 40 % est investie en actions
    - Le profil « dynamique » : La majorité de l’épargne est investie sur des actions
  • La gestion pilotée : La gestion des supports est personnalisée par rapport à l'âge du souscripteur et de sa stratégie. Pour préparer sa retraite, l’épargnant pourra souscrire à une gestion très risquée jusqu’à ses 40 ans puis de plus en plus sécuritaire.
  • La gestion sous mandat : le souscripteur délègue totalement la gestion de son portefeuille à un professionnel en fonction de son profil d'investisseur. Historiquement réservé aux contrats haut de gamme, ce mode de gestion tend à se démocratiser, notamment parmi les contrats Internet.

Mon épargne est elle disponible à tout moment ?

Les sommes versées sur un contrat d’assurance vie sont disponible à tout moment à travers deux mécanises :

  • L’avance : En cas de difficulté exceptionnelle, l’avance équivaut à un prêt consenti par l’assureur au souscripteur. Comme tout prêt, il est consenti pour une durée maximale de 3 ans et supporte le paiement d’un intérêt. En revanche, « l’avance » permet de ne pas diminuer la valeur du contrat.
    Exemple : Monsieur Dupond dispose d’un contrat de 50 000 € sur lequel il demande une avance de 10 000 €. Son contrat continuera à percevoir des intérêts sur la base de 50 000 € et non sur 40 000 €. S’agissant d’un prêt, cette avance est exonérée de toute taxation de l’impôt sur le revenu.
  • Le rachat : Il permet au souscripteur de prélever une partie des sommes disponibles sur son contrat. Le rachat peut être partiel ou total sur la somme détenue sur le contrat.
    En cas de rachat total, le contrat sera en revanche définitivement clôturé.
    Quelque que soit le rachat, il sera imposé sur le revenu généré ; soit proportionnellement aux montants retirés pour un rachat partiel, soit sur le gain net entre le montant du rachat et les montant investis pour un rachat total.

Comment récupérer mon épargne?

Pour sortir d’un contrat d’assurance vie, l’épargnant dispose de plusieurs options :
  • Une sortie en capital : Le principe permet de récupérer en 1 seule fois le montant total des sommes versées ajouté des intérêts. Une sortie en capital de votre contrat d’assurance vie vous fera perdre l’avantage fiscal en terme de succession. Cette sortie en capital déclenchera également une taxation sur les intérêts et les plus values.

  • Une sortie progressive : Le principe permet d’échelonner des retraits partiels progressifs dans le temps. Vous pourrez ainsi programmer des retraits de 2 000 € par trimestre par exemple.
    Cette solution présente plusieurs avantages :
    - Elle permet de garder le contrat ouvert et donc de continuer à faire fructifier le capital restant.
    - Elle permet de recevoir des revenus réguliers, une solution idéale pour compléter une pension retraite
    - Fiscalement, elle permet, en fonction des retraits, de jouer fiscalement sur les abattements de 4 600 € ou 9 200 € et d’échapper à toute taxation

  • Une sortie en rente : L’épargnant a la possibilité de dénouer le contrat d’assurance vie par le versement d’une rente viagère. Cette rente sera alors versée au souscripteur jusqu’à son décès. La périodicité du versement de cette rente sera à définir avec l’assureur : Mensuelle, trimestrielle, annuelle...

    C’est une solution très sécuritaire idéale pour compléter sa retraite et présente 2 avantages majeurs :
    - Elle garantie de recevoir à vie une garantie de revenus réguliers
    - La gestion de l’épargne est prise en charge par l’assureur, ce qui évite tout souci de gestion administrative ou décisionnel de la gestion des fonds.

    En revanche elle présente quelques inconvenants :
    - La sortie en rente annule toute possibilité de transmettre les fruits du capital épargné à des héritiers
    - Il est très difficile d’estimer à la signature du contrat le montant de la rente future. En effet, le montant de la rente sera défini selon la table de mortalité à la date de sortie du contrat. Avec l’augmentation continue de l’espérance de vie, la table de mortalité de 1995 sera différente de celle de 2016...et plus l’espérance de vie augmente, moins la rente sera importante.
    Concrètement c’est une solution qui s’avère avantageuse pour celui ou celle qui dépassera l’espérance de vie définie dans les tables de mortalité car les montants versés seront supérieurs au capital épargné. Inversement cette solution sera pénalisante si l’épargnant décède avant la durée de vie moyenne définie dans les tables de mortalité.
    - Le régime fiscal de la rente n’est pas le plus avantageux
  • Une sortie Mixte : Il est tout à fait possible de combiner une sortie en capital et une sortie en rente. L’épargnant définira alors la proportion qu’il souhaitera transformer en capital et la partie à verser en rente. Par exemple 60% en capital et 40 % en rente viagère.
    C’est une solution qui permet à la fois de transmettre une partie de son capital à ses héritiers en cas de décès, tout en ayant des versements réguliers pour sa retraite.

Droit de succession et assurance vie

L’un des avantages de l’assurance vie est également d’avoir un régime fiscal avantageux pour transmettre un capital à ses proches. Il est cependant nécessaire de désigner un ou plusieurs bénéficiaires en cas de décès.

Ce régime fiscal favorable ne s’applique que si le souscripteur du contrat a désigné au moins un bénéficiaire dans son contrat. En l’absence de cette clause, le montant disponible sur le contrat d’assurance vie sera automatiquement réintégré dans la succession du défunt et les fonds seront alors partagés entre les héritiers dans les conditions de droit commun.

Le régime fiscal des droits de successions dépendra de l’âge du titulaire du contrat d’assurance vie au moment des versements des primes sur le contrat

Le bénéficiaire

Toute personne peut être désignée comme bénéficiaire dans un contrat d’assurance vie, conjoint, enfants, parents, amis, même un enfant mineur.

Il est possible d’assortir cette clause bénéficiaire de modalités particulières. Ainsi des grands parents peuvent prévoir dans le contrat d’assurance vie que le capital ne sera versé qu’à la majorité de leur bénéficiaire ou que ce capital sera versé sous forme de rentes régulières jusqu’à épuisement du capital.

Primes versées avant 70 ans

• Les primes versées avant 70 ans sont exonérées de droit de succession à hauteur de 152 500 €.
• Le contrat sera taxé à 20 % pour les montants compris entre 152 500 € et 902 838 €
• Le contrat sera taxé de 25 % au delà de 1 055 338 €

Exemple :
Monsieur Dupond a souscrit à l’âge de 62 ans un contrat sur lequel il verse 150 000 € et sur lequel il désigne son fils comme bénéficiaire unique.
Quand il décède à 88 ans, la valeur du contrat s’élève à 185 000 €.
La prime ayant été versée avant ses 70 ans, les droits dûs par son fils seront de :
(185 000 - 152 500) x 20 % = 6 500 €
Son fils recevra donc en succession une somme de 185 000 - 6 500 = 178 500 €, soit une taxation de 3,51 % seulement.

Bon à savoir :

L’abattement de 152 500 € sera applicable pour chaque bénéficiaire désigné dans le contrat. Le souscripteur peut donc transmettre à autant de bénéficiaires qu’il souhaite 152 500 €. En revanche cet abattement ne sera appliqué qu’une seule fois par bénéficiaire, même si ce dernier est désigné par plusieurs contrats.

Contrat et primes versées après 70 ans

Lorsque le souscripteur a ouvert et versé des primes après 70 ans, on distingue à son décès :

  • Les primes versées
  • Les intérêts et plus-values

Le ou les bénéficiaires de l’assurance vie au décès du souscripteur seront taxés uniquement sur les primes versées et non sur les intérêts avec un abattement de 30 500 €.

Exemple :
Monsieur Dupond souscrit un contrat d’assurance vie à 74 ans sur lequel il versé 80 000 €.
Il désigne son petit fils comme bénéficiaire. A son décès, la valeur de son contrat s’élève à 100 000 €
Son petit fils sera imposé sur la base de 80 000 € avec un abattement de 30 500 € et non sur les 20 000 € d’intérêts.
La part taxable aux droits de succession s’élève alors à (80 000 - 30 500) = 49 500 €
Cette somme sera assujettie aux droits de succession selon le régime de droit commun.

Contrat et primes versées avant et après 70 ans

Pour les contrats sur lesquels des primes ont été versées avant et après 70 ans, on associera les 2 régimes :
  • la part des sommes reçues correspondant aux primes versées avant 70 ans bénéficieront de l’abattement de 152 500 € et sera taxé à 20% au dessus de cette somme
  • la part du capital qui est égal aux primes versées après 70 ans sera soumise aux droits de succession après abattement de 30 500 €. Les intérêts générés par ces primes seront exonérées d’impôts.
Crédit vidéo : Tout sur mes finances

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