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CNAV : la caisse de retraite des salaries
Caisse nationale d’assurance vieillesse : retraite de base des salariés du privé


La Caisse nationale d’assurance vieillesse a été créée en 1945 pour gérer l’épargne retraite des affiliés et pour verser leur pension de base une fois qu’ils décident de liquider leurs droits. Elle est administrée par l’Assurance retraite et son réseau.

Avec l’évolution de la législation des droits à l’information, la CNAV est également tenue de bien renseigner ses adhérents en leur envoyant des documents informatifs à partir de 35 ans.

1- Qui est affilié à la CNAV ?


La Caisse nationale d’assurance vieillesse gère les cotisations de retraite de base des salariés du privé, qu’ils travaillent à temps plein ou à temps partiel. Les agents non titulaires du secteur public et parapublic sont aussi affiliés au régime général des salariés pour leur retraite de base. Il faut savoir qu’à la fin de l’année 2015, la caisse comptait 17,2 millions de cotisants et 13,5 millions de retraités.

2- Les cotisations


Les affiliés de la CNAV versent des cotisations pour se constituer une retraite de base. Il faut savoir que ces cotisations sont prises en charge par le salarié et par son employeur.

Taux et assiette de cotisation pour la part salariale :
- 6,90 % sur le salaire, dans la limiter du plafond de la Sécurité sociale ;
- 0,35 % sur le montant total du salaire.

Taux et assiette de cotisation pour la part patronale :
- 8,55 % du montant du salaire dans la limite du plafond de la Sécurité sociale ;
- 1,85 % du montant total du salaire.

3- Le départ en retraite


Les affiliés de la Caisse nationale d’assurance vieillesse peuvent demander la liquidation de leurs droits lorsqu’ils atteignent l’âge légal de départ qui varie de 60 ans à 62 ans en fonction de leur année de naissance. Ils peuvent aussi attendre l’âge du taux plein qui varie de 65 ans à 67 ans : cette alternative permet de percevoir une pension plus confortable lorsque l’assuré ne dispose pas du nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier du taux plein au moment de l’âge légal de départ en retraite. Le montant de leur pension s’améliore également s’ils décident de continuer à travailler au-delà de l’âge du taux plein. En effet, depuis 2010, les employeurs n’ont plus le droit de mettre un salarié à la retraite avant l’âge de 70 ans, sans l’accord de ce dernier.

Tableau récapitulatif de l’âge de départ et du nombre de trimestres requis pour toucher une retraite à taux plein :

Année de naissance Nombre de trimestres requis Age légal de départ Age du taux plein
Année de naissance

Nombre de trimestres requis

Age légal de départ

Age du taux plein

1952

164

60 ans et 8 mois

65 ans et 8 mois

1953

165

61 ans

66 ans

1954

165

61 ans et 4 mois

66 ans et 4 mois

1955

166

61 ans et 8 mois

66 ans et 8 mois

1956

166

62 ans

67 ans

1957

166

62 ans

67 ans

1958

167

62 ans

67 ans

1959

167

62 ans

67 ans

1960

167

62 ans

67 ans

1961

168

62 ans

67 ans

1962

168

62 ans

67 ans

1963

168

62 ans

67 ans

1964

169

62 ans

67 ans

1965

169

62 ans

67 ans

1966

169

62 ans

67 ans

1967

170

62 ans

67 ans

1968

170

62 ans

67 ans

1969

170

62 ans

67 ans

1970

171

62 ans

67 ans

1971

171

62 ans

67 ans

1972

171

62 ans

67 ans

1973

172

62 ans

67 ans



Il faut savoir que les assurés frappés d’invalidité peuvent et les mères de trois enfants et plus peuvent partir en retraite anticipée s’ils remplissent certaines conditions.

4- Décote et surcote


Lorsque le salarié décide de liquider ses droits avant l’âge légal du taux plein alors qu’il ne dispose pas du nombre de trimestres indispensables pour toucher une pension de base à taux plein, sa retraite sera minorée. Pour les assurés nés à partir de 1953, le coefficient de minoration applicable par trimestre manquant est de 0,625.

En revanche, ceux qui continuent de travailler après l’âge légal de départ alors qu’ils ont déjà validé un nombre de trimestres suffisant pour le taux plein auront droit à une surcote de 1,25 % par trimestres supplémentaire. Cette surcote est limitée à 25 %, soit pas plus de 20 trimestres supplémentaires.

5- Qu’en est-il de la pension de réversion ?


La réversion est une pension versée au conjoint survivant qui remplit certaines conditions lorsque l’assuré affilié à la CNAV décède. Il faut noter que 90 % des bénéficiaires de cette somme sont des femmes.

Le montant de la pension de réversion versé dépend du montant de la retraite de l’assuré décédé et du nombre de mariages qu’il a contractés. Les conjoints survivants percevront au total 54 % de la pension de base accordée par la CNAV.

Si l’assuré était légalement marié avec plusieurs personnes, chacune d’entre elles toucherait une part calculée sur la base de la durée de leur union. Il faut savoir que la pension de réversion est versée au conjoint à partir de 55 ans. 

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