Guide comparatif assurance vie 2026 : choisir le meilleur contrat

Ludovic Herschlikovitz
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L’assurance-vie est un placement qui permet de se constituer une épargne à son rythme pour financer différents projets : achat immobilier, études des enfants, préparation de la retraite ou encore transmission d’un capital. Elle bénéficie également d’un cadre fiscal spécifique, aussi bien en cas de retrait qu’au moment du décès de l’assuré.

Tous les contrats d’assurance-vie ne présentent toutefois pas les mêmes caractéristiques. Frais, fonds en euros, unités de compte, modes de gestion ou encore services proposés peuvent varier sensiblement d’un contrat à l’autre. Comparer les offres permet donc d’identifier celle qui correspond le mieux à votre profil, à votre horizon de placement et au niveau de risque que vous êtes prêt à accepter.

comparatif des contrats assurance vie

Pour bien choisir, trois éléments méritent une attention particulière : le taux du fonds en euros, les frais, les options de gestion. Notre guide comparatif de l’assurance-vie vous aide à y voir plus clair. 

Qu'est-ce que l'assurance-vie ?

L’assurance-vie est l’un des principaux produits d’épargne en France. À fin janvier 2026, l’encours total des contrats d’assurance-vie atteint 2 119 milliards d’euros, en hausse de 5,1 % sur un an selon France Assureurs.

Elle peut notamment être utilisée pour :

  • se constituer progressivement une épargne afin de financer différents projets ou préparer sa retraite ;
  • transmettre un capital à un ou plusieurs bénéficiaires désignés, selon les règles fiscales applicables ;
  • bénéficier d’un cadre fiscal spécifique, notamment lors des retraits lorsque le contrat est détenu depuis plusieurs années.

Selon le contrat, l’épargne peut être investie sur différents supports :

  • le fonds en euros, dont le capital bénéficie d’une garantie dans les conditions prévues par le contrat. Dans certains contrats, cette garantie s’entend hors frais de gestion ;
  • les unités de compte, qui peuvent être investies notamment dans des fonds actions, obligataires, immobiliers ou d’autres supports financiers. Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse et le capital n’est pas garanti.

Le choix du contrat est donc important. Les frais, les supports disponibles, les modalités de gestion et le niveau de risque peuvent varier sensiblement d’une assurance-vie à l’autre. Des frais élevés peuvent notamment réduire la performance nette de l’épargne sur le long terme.

À savoir : l’assurance-vie comporte des frais et, lorsqu’elle est investie en unités de compte, un risque de perte en capital. Les performances des supports ne sont pas garanties. La fiscalité applicable dépend notamment de l’ancienneté du contrat, des versements effectués et de la situation du souscripteur. 

Source : https://www.franceassureurs.fr/espace-presse/les-communiques-de-presse/assurance-vie-cotisation-janvier-2026 

Pourquoi comparer avant de souscrire ?

Tous les contrats d’assurance-vie ne présentent pas les mêmes caractéristiques. Or, sur un placement détenu pendant plusieurs années, les écarts de frais, de supports disponibles ou de modalités de gestion peuvent avoir un effet important sur le capital accumulé.

Comparer les contrats permet notamment d’examiner :

  1. Les performances des supports proposés. Les rendements des fonds en euros et des unités de compte peuvent différer d’un contrat à l’autre. Les performances passées ne permettent toutefois pas de prévoir les performances futures.
  2. Les frais. Certains contrats appliquent des frais sur versement, des frais de gestion du contrat ou encore des frais propres aux supports d’investissement. Même un écart de frais limité peut réduire sensiblement la performance nette sur une longue durée.
  3. Les modes de gestion et les supports disponibles. Gestion libre ou sous mandat, nombre et type d’unités de compte, options d’arbitrage ou outils de sécurisation : ces caractéristiques doivent être comparées en fonction de votre profil de risque et de votre horizon de placement.
  4. L’identité et le statut de l’assureur. Pour un placement de long terme, il est également utile de vérifier quel assureur porte le contrat et les mécanismes de protection applicables en cas de défaillance. Le Fonds de garantie des assurances de personnes peut notamment intervenir, sous conditions, dans la limite réglementaire prévue.

Bon à savoir

Les frais s’accumulent dans le temps et réduisent non seulement le capital investi, mais aussi les gains que les sommes prélevées auraient pu produire. L’AMF recommande donc de regarder le rendement net de frais plutôt que la seule performance brute.

Prenons un exemple théorique, hors fiscalité :

  • capital initial : 10 000 € ;
  • rendement annuel avant frais : 4 % ;
  • scénario A : 0,5 % de frais annuels, soit un rendement net simplifié de 3,5 % ;
  • scénario B : 1,5 % de frais annuels, soit un rendement net simplifié de 2,5 %.
ScénarioRendement net théoriqueCapital après 20 ansÉcart
A – frais de 0,5 %3,5 %≈ 19 898 €
B – frais de 1,5 %2,5 %≈ 16 386 €≈ -3 512 €

Dans cet exemple simplifié, un point de rendement net annuel d’écart représente environ 3 500 € après 20 ans sur un capital initial de 10 000 €. Avec des versements réguliers ou un capital plus important, l’écart peut être encore plus élevé.

Les grands critères d’un comparatif assurance vie

Les frais : un élément déterminant

Les frais constituent un critère important dans le choix d’une assurance-vie, car ils réduisent la performance nette de l’épargne. Deux contrats proposant des supports comparables peuvent ainsi produire des résultats différents selon le niveau et la structure de leurs frais.

Plusieurs catégories de frais doivent être examinées :

  • Les frais sur versement : ils peuvent être prélevés lors de chaque versement effectué sur le contrat. Lorsqu’ils existent, une partie de la somme versée n’est donc pas immédiatement investie. Certains contrats n’en appliquent pas. Il est important de vérifier leur montant dans la documentation tarifaire du contrat.
  • Les frais de gestion : ils sont prélevés pendant toute la durée du contrat. Leur niveau peut différer selon que l’épargne est investie sur le fonds en euros ou sur des unités de compte. Il faut également tenir compte des frais propres aux supports d’investissement, qui peuvent s’ajouter aux frais de gestion du contrat.
  • Les frais d’arbitrage : ils peuvent être facturés lorsqu’une partie de l’épargne est transférée d’un support à un autre au sein d’un contrat multisupport. Leur montant et les éventuelles opérations gratuites dépendent du contrat.

Avant de souscrire, il est donc préférable de comparer l’ensemble des frais plutôt que de se concentrer sur une seule ligne tarifaire. Depuis 2022, les assureurs et distributeurs doivent d’ailleurs présenter les principaux frais de l’assurance-vie dans un tableau standardisé afin de faciliter leur comparaison.

La performance du fonds en euros

Le fonds en euros est un support à capital garanti dans les conditions prévues par le contrat. L’assureur est tenu de restituer le capital investi, même si, dans certains contrats, la garantie s’entend hors frais de gestion. En contrepartie de cette sécurité, son potentiel de rendement est généralement plus limité que celui de supports exposés aux marchés financiers.

Le rendement du fonds en euros peut varier d’un contrat à l’autre et d’une année sur l’autre. Il dépend notamment de la composition des actifs détenus par l’assureur et de sa politique de gestion.

Pour comparer plusieurs fonds en euros, il est utile de regarder leur historique de rendement sur plusieurs années plutôt que de se limiter au taux servi sur une seule année. Les performances passées ne permettent toutefois pas de prévoir les performances futures.

Il faut également vérifier précisément la nature du support proposé. Un fonds eurocroissance ne fonctionne pas comme un fonds en euros classique : la garantie du capital intervient à une échéance déterminée, et non nécessairement à tout moment. Cette structure permet à l’assureur d’investir une part plus importante de l’épargne sur des actifs plus risqués ou de plus long terme, avec une espérance de rendement potentiellement supérieure.

Enfin, les appellations commerciales telles que « fonds euro nouvelle génération » peuvent recouvrir des caractéristiques différentes selon les contrats. Il est donc préférable de vérifier directement le niveau et les modalités de la garantie dans la documentation contractuelle.

Le choix et la qualité des unités de compte

Les unités de compte (UC) permettent d’investir sur des supports variés, comme des OPCVM, des ETF, des supports immobiliers tels que certaines SCPI ou encore des fonds thématiques. Contrairement au fonds en euros, leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse et le capital investi n’est pas garanti.

Pour comparer les contrats, il faut notamment examiner :

  • la diversité des supports disponibles : nombre d’unités de compte, classes d’actifs, zones géographiques ou secteurs accessibles ;
  • leur niveau de risque, qui doit être adapté à votre profil et à votre horizon de placement ;
  • les frais propres aux supports, qui viennent s’ajouter aux éventuels frais de gestion du contrat ;
  • la stratégie d’investissement et les caractéristiques de chaque support.

Le nombre d’unités de compte proposé ne suffit donc pas à déterminer la qualité d’un contrat. Il est préférable d’étudier les caractéristiques des supports accessibles et leur complémentarité afin de construire une allocation suffisamment diversifiée.

Avant d’investir, consultez également le Document d’informations clés (DIC) des supports concernés. Il présente notamment leur stratégie, leur niveau de risque, leurs frais et différents scénarios de performance afin de faciliter leur comparaison.

Les types de gestion disponibles

Une assurance-vie peut proposer plusieurs modes de gestion. Le choix dépend notamment de votre niveau de connaissances, du temps que vous souhaitez consacrer à vos placements, de vos objectifs et de votre tolérance au risque.

  • La gestion libre : vous choisissez vous-même la répartition de votre épargne entre les supports disponibles dans le contrat et décidez des éventuels arbitrages. Elle convient davantage aux épargnants qui souhaitent garder la main sur leur allocation et qui sont à l’aise avec le suivi de leurs placements.
  • La gestion pilotée ou sous mandat : vous déléguez la gestion de tout ou partie de votre épargne à un professionnel, selon un profil et des objectifs définis à l’avance. Le mandat doit notamment tenir compte de votre horizon de placement, de vos objectifs, de votre tolérance au risque et de votre situation financière. Des frais spécifiques peuvent s’ajouter selon le contrat.
  • La gestion automatisée ou robo-advisor : certaines plateformes utilisent des outils automatisés pour proposer ou gérer une allocation en fonction du profil de l’investisseur. Il ne s’agit pas d’un mode de gestion systématiquement plus performant, plus réactif ou moins coûteux qu’une gestion humaine : les modalités, les frais et la qualité du conseil doivent être examinés au cas par cas.

Au moment de comparer les contrats, il est donc utile de vérifier les modes de gestion réellement proposés, leurs frais, les supports accessibles et les possibilités de passer d’un mode de gestion à un autre. Le meilleur choix dépend avant tout de votre profil d’investisseur et du degré d’autonomie que vous recherchez.

Le service client et l’ergonomie

La qualité du service client et des outils de gestion peut également faire la différence entre deux contrats d’assurance-vie aux caractéristiques proches.

Avant de souscrire, vérifiez notamment :

  • la clarté de l’espace personnel et la facilité d’accès aux informations sur votre contrat ;
  • les opérations réalisables en ligne, comme les versements, les arbitrages ou la consultation des performances ;
  • la disponibilité du service client et les différents moyens de contact proposés ;
  • la qualité de l’accompagnement, notamment en cas de question sur le fonctionnement du contrat ou les démarches à effectuer.

Ces éléments n’ont pas d’incidence directe sur la performance financière du contrat, mais ils peuvent faciliter le suivi et la gestion de votre épargne au quotidien.

L’accessibilité

Le montant nécessaire pour ouvrir une assurance-vie varie d’un contrat à l’autre. Certains imposent un versement initial minimum relativement élevé, tandis que d’autres sont accessibles avec quelques dizaines ou quelques centaines d’euros.

Avant de souscrire, il est donc utile de vérifier :

  • le montant du premier versement ;
  • le minimum exigé pour les versements libres ou programmés ;
  • les éventuelles conditions particulières d’accès à certains supports ou modes de gestion.

Un contrat accessible peut permettre de commencer à investir avec un montant limité puis d’augmenter progressivement ses versements en fonction de sa capacité d’épargne.

Le niveau du versement minimum ne doit toutefois pas être analysé seul : il faut également tenir compte des frais, des supports disponibles, des risques et des modalités de gestion du contrat.

La solidité financière de l’assureur

La solidité financière de l’assureur constitue un critère à examiner pour un placement de long terme comme l’assurance-vie. L’assureur doit être en mesure de faire face durablement à ses engagements envers les assurés, notamment dans le cadre du fonds en euros.

Les organismes d’assurance sont soumis aux exigences prudentielles du régime Solvabilité II, qui impose notamment un niveau de fonds propres adapté aux risques auxquels ils sont exposés. L’ACPR contrôle leur situation financière et leur respect de ces exigences.

Pour comparer les assureurs, il est notamment possible d’examiner :

  • leur ratio de solvabilité, qui mesure la couverture de leurs exigences réglementaires en capital ;
  • leur niveau de fonds propres ;
  • leur historique et leur capacité à faire face à leurs engagements sur le long terme ;
  • les informations publiées dans leurs rapports sur la solvabilité et la situation financière.

La solidité de l’assureur ne garantit toutefois ni le rendement futur du fonds en euros ni l’absence totale de risque. En cas de défaillance d’une entreprise d’assurance de personnes agréée en France, le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) peut intervenir dans les conditions prévues par le Code des assurances.

Les différents types de contrats d'assurance-vie

Tous les contrats d’assurance-vie ne présentent pas les mêmes caractéristiques. Selon le distributeur, l’assureur et le mode de gestion choisi, les frais, les supports disponibles, l’accompagnement ou encore le montant minimum à investir peuvent varier.

Type de contratAvantagesPoints de vigilance
Assurance-vie distribuée par une banque traditionnellePossibilité de centraliser son épargne avec ses autres comptes ; accompagnement en agence ; interlocuteur physique pour les épargnants qui le souhaitent.Les frais et les supports disponibles varient selon les contrats. Il faut notamment comparer les frais sur versement, les frais de gestion, les frais d’arbitrage et la gamme d’unités de compte proposée.
Assurance-vie distribuée par un courtier en ligneSouscription et gestion à distance ; certains contrats proposent une large gamme de supports et l’absence de frais sur versement.Le niveau d’accompagnement humain peut être différent d’un acteur à l’autre. Les frais, les supports accessibles et les services doivent être vérifiés contrat par contrat : une offre en ligne n’est pas nécessairement moins chère ou plus performante.
Assurance-vie luxembourgeoisePeut donner accès à une architecture d’investissement internationale et à des solutions de gestion patrimoniale adaptées à certains patrimoines importants.Le fonctionnement juridique et la protection des avoirs diffèrent de ceux d’un contrat français. Les montants minimums d’investissement et les frais varient fortement selon les assureurs et les contrats : il n’existe pas de ticket d’entrée légal fixé à 100 000 €.
Assurance-vie avec gestion automatisée ou robo-advisorAllocation proposée ou gérée en fonction du profil de l’investisseur ; rééquilibrages pouvant être automatisés ; suivi principalement numérique.Les algorithmes, les frais et les modalités de gestion varient selon les acteurs. Une gestion automatisée n’est pas nécessairement moins chère, plus performante ou plus adaptée qu’une gestion humaine.

Un contrat ne doit donc pas être choisi uniquement en fonction de son canal de distribution. Les frais, les supports disponibles, le niveau de risque, les modalités de gestion et la qualité de l’accompagnement doivent être comparés ensemble.

Classement top 5 des contrats assurance vie

Pour établir cette sélection 2026, plusieurs critères peuvent être pris en compte : frais du contrat, rendement 2025 des fonds en euros, diversité des supports, modes de gestion et accessibilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne suffisent pas, à elles seules, à déterminer le contrat le plus adapté à chaque épargnant.

ContratDistributeurAssureurVersement initial minimumFonds en euros : rendement 2025*Principales caractéristiques
Lucya CardifLucya / Assurancevie.comCardif Assurance Vie500 €2,75 %0 % de frais sur versement et d’arbitrage selon les conditions du contrat ; 0,50 %/an de frais de gestion sur les UC en gestion libre ; plus de 2 300 supports disponibles.
Linxea Spirit 2LinxeaSpirica500 €3,08 % sur Nouvelle Génération ; 3,26 % sur Euro Objectif Climat0 % de frais sur versement et d’arbitrage en ligne, hors exceptions ; 0,50 %/an sur les UC hors supports spécifiques ; plus de 1 100 supports.
Garance ÉpargneGaranceGarance50 €3,50 %0 % de frais sur versement ; versements programmés dès 20 €/mois ; frais de gestion annoncés à 0,60 % sur le fonds euros et 0,70 % sur les UC.
Placement-direct Euro+Placement-direct.frSwissLife Assurance et Patrimoine500 €3,60 %0 % de frais d’entrée et de versement ; 0,60 %/an de frais de gestion. Depuis le 3 août 2026, le fonds euros peut de nouveau accueillir jusqu’à 100 % du versement, dans la limite de 200 000 € par adhérent.
Yomoni VieYomoniSuravenir1 000 €3,00 % pour Suravenir Opportunités 2 en 2025Gestion sous mandat principalement construite autour d’ETF ; 0 % de frais d’entrée, de sortie et d’arbitrage ; frais totaux pouvant atteindre environ 1,6 % par an selon la composition annoncée par Yomoni.

* Taux 2025 communiqués par les distributeurs ou assureurs, généralement nets des frais annuels de gestion du fonds et avant prélèvements sociaux et fiscaux. Les modalités exactes peuvent différer selon les supports et les conditions du contrat.

Le choix ne doit toutefois pas reposer uniquement sur le rendement du fonds en euros. Les frais, supports disponibles, niveau de risque, modalités de gestion et horizon de placement doivent être comparés avant toute souscription.

Analyse des frais et des rendements

Les frais d’une assurance-vie ont un impact direct sur la performance nette du contrat. Il est donc important de les examiner dans leur ensemble avant de souscrire. L’AMF distingue notamment les frais sur versement, les frais de gestion du contrat et les frais d’arbitrage.

  • Les frais sur versement sont prélevés lors de certains versements effectués sur le contrat. Ils ne sont pas systématiques et leur niveau varie selon les contrats. Lorsqu’ils existent, ils réduisent immédiatement la somme effectivement investie.
  • Les frais d’arbitrage peuvent être facturés lorsque vous transférez votre épargne d’un support à un autre au sein du contrat. Là encore, leur montant dépend des conditions tarifaires de chaque assurance-vie.
  • Les frais de gestion sont prélevés pendant toute la durée du contrat. Pour les unités de compte, ils s’ajoutent aux frais propres aux supports d’investissement. Sur une longue période, leur accumulation peut réduire sensiblement la performance nette de l’épargne.

Il est donc préférable de comparer le coût global du contrat plutôt que de se concentrer uniquement sur une catégorie de frais. Les assureurs et distributeurs doivent d’ailleurs présenter les principaux frais dans un tableau standardisé afin de faciliter leur comparaison.

Prenons un exemple théorique simplifié, hors fiscalité. Un épargnant place 20 000 € pendant 20 ans avec un rendement annuel avant frais de 4 % :

  • avec 1,20 % de frais annuels, soit un rendement net simplifié de 2,8 %, le capital atteindrait environ 34 745 € ;
  • avec 0,50 % de frais annuels, soit un rendement net simplifié de 3,5 %, il atteindrait environ 39 796 €.

L’écart est donc d’environ 5 050 € après 20 ans, uniquement dans cette hypothèse simplifiée de différence de frais.

Cet exemple montre qu’un écart de frais qui paraît limité chaque année peut produire un effet important sur une longue durée. Le rendement réel dépend toutefois également des performances des supports, de leurs propres frais et, le cas échéant, de la fiscalité applicable.

Comparer la gestion libre, pilotée ou robotisée

Le mode de gestion d’une assurance-vie doit être choisi en fonction de votre niveau d’autonomie, de vos connaissances financières, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque.

La gestion libre vous permet de choisir vous-même les supports sur lesquels investir et de réaliser vos arbitrages. Elle offre une grande liberté, mais suppose de suivre régulièrement son allocation et de comprendre les risques associés aux différents supports.

Profil adapté : épargnant autonome, à l’aise avec les placements financiers et souhaitant piloter lui-même son contrat.

La gestion pilotée ou sous mandat consiste à confier la gestion de tout ou partie de l’épargne à un professionnel. L’allocation est définie en fonction notamment de vos objectifs, de votre horizon de placement, de votre situation financière et de votre tolérance au risque. Des frais supplémentaires peuvent s’appliquer selon le contrat.

Profil adapté : épargnant souhaitant déléguer la gestion de son portefeuille tout en choisissant un niveau de risque correspondant à son profil.

La gestion automatisée ou robo-advisor repose sur des outils numériques qui proposent ou gèrent une allocation selon le profil de l’investisseur. Les algorithmes peuvent notamment assurer des rééquilibrages du portefeuille selon les règles définies par le service. L’AMF précise que ces solutions restent soumises aux mêmes exigences réglementaires que les autres services d’investissement concernés.

Profil adapté : épargnant à l’aise avec une gestion principalement numérique et souhaitant déléguer tout ou partie de ses décisions d’investissement.

Aucun de ces modes de gestion n’est systématiquement plus performant ou moins coûteux qu’un autre. Il convient de comparer les frais, les supports accessibles, le niveau d’accompagnement et les modalités de gestion avant de choisir.

FAQ et conseils pratiques

Quelle est la meilleure assurance vie en 2025 ?

Il n’existe pas de meilleure assurance-vie universelle : le contrat le plus adapté dépend de votre profil, de vos objectifs, de votre horizon de placement et du niveau de risque que vous êtes prêt à accepter.

Pour comparer les offres en 2026, plusieurs critères doivent être examinés :

  • des frais maîtrisés, notamment sur les versements, la gestion et les arbitrages ;
  • la qualité et le rendement du fonds en euros, lorsqu’il est proposé ;
  • la diversité des unités de compte accessibles : ETF, fonds obligataires, supports immobiliers, OPCVM, etc. ;
  • les modes de gestion disponibles : gestion libre, sous mandat ou automatisée ;
  • la qualité du service, les outils de suivi et les conditions d’accès au contrat.

Le rendement du fonds en euros ne doit toutefois pas être le seul critère de choix. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un contrat doit être évalué dans son ensemble en fonction de votre situation personnelle.

Quels sont les principaux risques ?

L’assurance-vie n’est pas un placement sans risque. Le niveau de risque dépend notamment des supports choisis dans le contrat.

  • Le risque de perte en capital : les sommes investies en unités de compte ne sont pas garanties. Leur valeur peut évoluer à la hausse comme à la baisse selon les marchés et les actifs détenus.
  • Le risque de rendement insuffisant : un fonds en euros peut offrir un rendement faible, tandis que les frais du contrat réduisent la performance nette. L’inflation peut également diminuer le rendement réel de l’épargne.
  • Le risque lié à une allocation inadaptée : une exposition trop importante à des supports risqués ou insuffisamment diversifiés peut accentuer les fluctuations du portefeuille. Il est donc important d’adapter l’allocation à son horizon de placement et à sa tolérance au risque.
  • Le risque de liquidité de certains supports : certaines unités de compte, notamment immobilières, obligataires ou investies en capital-investissement, peuvent être plus difficiles à céder rapidement ou dans de bonnes conditions.
  • Le risque de défaillance de l’assureur : même si les compagnies d’assurance sont soumises à des règles prudentielles et au contrôle de l’ACPR, une défaillance reste possible. Le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) peut alors intervenir sous conditions, dans la limite de 70 000 € par assuré pour l’ensemble de ses contrats auprès de l’assureur défaillant.

Avant d’investir en unités de compte, il est conseillé de consulter le Document d’informations clés (DIC) du support, qui présente notamment son niveau de risque, ses frais et différents scénarios de performance.

Que faire en cas de performance décevante ?

Une performance décevante sur une assurance-vie ne signifie pas nécessairement qu’il faut fermer immédiatement son contrat. Avant toute décision, il est utile d’identifier l’origine de cette performance et de vérifier si le contrat reste adapté à vos objectifs.

  1. Réévaluer votre allocation. Vérifiez la répartition entre fonds en euros et unités de compte, ainsi que le niveau de risque des supports détenus. Votre allocation doit rester cohérente avec votre horizon de placement, vos objectifs et votre tolérance au risque.
  2. Examiner les frais et les supports disponibles. Des frais élevés peuvent réduire la performance nette sur la durée. Il peut aussi être utile de comparer les supports proposés dans votre contrat avec ceux disponibles ailleurs.
  3. Diversifier vos placements. Répartir l’épargne entre différentes classes d’actifs, zones géographiques ou secteurs peut contribuer à limiter la concentration des risques, sans supprimer le risque de perte en capital.
  4. Comparer avec d’autres contrats avant de changer. Ouvrir une nouvelle assurance-vie peut être envisagé si le contrat actuel ne répond plus à vos besoins. Attention toutefois : fermer un ancien contrat pour en ouvrir un autre peut faire perdre son ancienneté fiscale, puisque la fiscalité des rachats dépend notamment de l’âge du contrat.
  5. Tenir compte de votre horizon de placement. Les supports exposés aux marchés peuvent connaître des baisses parfois importantes sur de courtes périodes. Un horizon long peut réduire le risque de perte, mais ne garantit pas de récupérer une baisse ni d’obtenir une performance positive.

Avant d’arbitrer ou de changer de contrat, il est donc préférable de comparer la performance nette de frais, le niveau de risque, la diversification et l’adéquation du placement avec vos objectifs plutôt que de se fonder uniquement sur les résultats d’une seule année.

Retraite.com met à disposition plusieurs outils utiles pour vous aider à comparer et comprendre les assurances-vie disponibles sur le marché. Vous pouvez notamment accéder à un comparateur d’assurance-vie en ligne. Ce dernier permet d’analyser gratuitement les contrats selon leurs frais, la qualité du fonds euros ou la diversité des supports proposés. Le site propose également un simulateur d’assurance-vie, qui aide à estimer le rendement potentiel de votre épargne et à visualiser l’impact des frais ou des arbitrages sur le long terme.

Ces outils donnent une première vision claire des performances, des niveaux de frais et des différences entre les principaux contrats du marché. Ils sont pratiques pour faire un tri initial et repérer les assurances-vie les plus adaptées à votre profil.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à demander un accompagnement personnalisé. Un conseiller peut analyser votre situation, vos objectifs (retraite, transmission, épargne à long terme) et vous orienter vers le contrat le plus pertinent. 

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Étude approfondie des supports d’investissement

Les SCPI en assurance-vie : bon plan ou mirage ?

Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) permettent d’investir indirectement dans un patrimoine immobilier locatif sans avoir à gérer soi-même les biens. Dans une assurance-vie, elles prennent généralement la forme d’unités de compte et permettent d’intégrer de l’immobilier dans son allocation.

Elles peuvent présenter un intérêt pour diversifier son épargne, mais elles comportent aussi des frais, un risque de perte en capital et un risque de liquidité. Leur intérêt dépend donc du contrat d’assurance-vie, des conditions d’accès à la SCPI, de l’horizon de placement et du profil de l’épargnant.

Les avantages des SCPI en assurance-vie

Détenir des SCPI au sein d’une assurance-vie peut présenter plusieurs avantages par rapport à une détention en direct, mais ceux-ci dépendent des conditions du contrat.

  • Une fiscalité liée à celle de l’assurance-vie : les revenus générés par les supports détenus dans le contrat ne sont pas imposés chaque année entre les mains du souscripteur. La fiscalité intervient principalement lors d’un rachat, et seule la part correspondant aux gains comprise dans le retrait est imposable. Le régime fiscal dépend notamment de l’ancienneté du contrat et de la date des versements.
  • Des conditions de souscription qui peuvent différer de l’investissement en direct : les SCPI supportent généralement des frais de souscription ou d’entrée lorsqu’elles sont achetées directement. L’AMF indique que ces frais peuvent représenter 5 % à 12 % du prix de la part. Dans une assurance-vie, les conditions d’accès et les frais appliqués sont fixés par le contrat et doivent être vérifiés au cas par cas.
  • Une gestion simplifiée au sein du contrat : l’épargnant détient des unités de compte représentatives de la SCPI et effectue ses opérations dans le cadre de l’assurance-vie. Cela peut faciliter les arbitrages ou les rachats par rapport à une détention directe, mais la liquidité n’est pas garantie et dépend notamment des conditions prévues par l’assureur et du support immobilier concerné.

L’assurance-vie peut donc offrir un cadre fiscal et pratique intéressant pour investir en SCPI. Il faut toutefois comparer précisément les frais, la part des revenus redistribuée, les conditions de rachat et les éventuelles restrictions propres au contrat avant d’investir.

Les inconvénients des SCPI en assurance-vie

Investir en SCPI via une assurance-vie présente aussi plusieurs limites qu’il faut prendre en compte avant de souscrire.

  • Des frais supplémentaires peuvent s’appliquer : aux frais propres à la SCPI peuvent s’ajouter les frais de gestion du contrat d’assurance-vie sur les unités de compte. Ces frais réduisent la performance nette de l’investissement.
  • Le choix de SCPI est limité au catalogue du contrat : vous ne pouvez investir que dans les SCPI référencées par l’assureur. Le nombre et la nature des supports disponibles varient donc d’un contrat à l’autre.
  • Vous ne détenez pas directement les parts de SCPI : dans le cadre d’une assurance-vie, c’est l’assureur qui détient les supports. Le souscripteur possède des unités de compte dont la valeur est liée à celle de la SCPI. Il ne bénéficie donc pas nécessairement des mêmes droits qu’un associé détenant ses parts en direct. 
  • La liquidité n’est pas garantie : même si l’assureur prend en charge les opérations dans le cadre du contrat, les SCPI restent des placements immobiliers présentant un risque de liquidité. Les conditions de rachat ou d’arbitrage doivent être vérifiées dans la documentation du contrat. 

Alors, les SCPI en assurance-vie sont-elles intéressantes ?

Elles peuvent être adaptées si vous recherchez une diversification immobilière, souhaitez bénéficier du cadre fiscal de l’assurance-vie et acceptez les frais et les restrictions liées au contrat.

Elles peuvent être moins adaptées si vous souhaitez accéder à un très large choix de SCPI, détenir directement les parts ou si les frais cumulés du contrat et des supports sont élevés.

Le choix entre SCPI en direct et SCPI en assurance-vie doit donc être fait en comparant la fiscalité, les frais, la liquidité, le choix de supports et votre horizon de placement.

Fiscalité de l’assurance-vie en 2026 : retraits, abattements et transmission

La fiscalité de l’assurance-vie dépend principalement de l’ancienneté du contrat, de la date des versements et, en cas de décès, de l’âge auquel les primes ont été versées. Pendant la vie du contrat, les gains ne sont imposés à l’impôt sur le revenu qu’en cas de rachat total ou partiel.

Quelle fiscalité en cas de retrait ?

Lors d’un retrait, seule la part correspondant aux gains est imposable. La fraction du rachat correspondant au capital versé n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu.

Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017 :

  • sur un contrat de moins de 8 ans, les gains sont en principe soumis à un prélèvement forfaitaire de 12,8 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 % ;
  • après 8 ans, un taux de 7,5 % peut s’appliquer à la fraction des gains correspondant à des primes n’excédant pas 150 000 €, et 12,8 % au-delà. Le seuil de 150 000 € s’apprécie sur l’ensemble des contrats détenus par le contribuable. Il est également possible, sous conditions, d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Quels abattements après 8 ans ?

À partir de 8 ans de détention, les gains compris dans les rachats bénéficient chaque année d’un abattement de :

  • 4 600 € pour une personne seule ;
  • 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Cet abattement est commun à l’ensemble des contrats d’assurance-vie détenus par un même contribuable. Les prélèvements sociaux restent toutefois applicables sur les gains selon les règles en vigueur.

Quelle fiscalité en cas de décès ?

L’assurance-vie permet de désigner un ou plusieurs bénéficiaires qui recevront le capital au décès de l’assuré. La fiscalité dépend notamment de l’âge auquel les primes ont été versées et de la date du contrat.

Pour les contrats relevant des règles actuelles :

  • lorsque les primes ont été versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie en principe d’un abattement de 152 500 €. Au-delà, la fraction taxable est soumise à un prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 €, puis de 31,25 % au-delà ;
  • pour les primes versées après 70 ans, les primes dépassant un abattement global de 30 500 €, partagé entre les bénéficiaires et l’ensemble des contrats concernés, sont soumises aux droits de succession selon le lien de parenté.

Le conjoint survivant et le partenaire de Pacs bénéficiaire sont exonérés de cette taxation dans les conditions prévues par la réglementation. 

Assurance-vie en ligne ou banque traditionnelle : que choisir ?

Le choix entre une assurance-vie en ligne et un contrat distribué par une banque traditionnelle dépend surtout de vos priorités : niveau de frais, accompagnement, autonomie et diversité des supports.

Assurance-vie en ligne : pour plus d’autonomie

Les contrats distribués en ligne se distinguent généralement par une gestion à distance et des outils numériques permettant de suivre son épargne, réaliser des versements ou effectuer des arbitrages selon les conditions du contrat.

Ils peuvent également proposer une gamme étendue de supports d’investissement et, dans certains cas, l’absence de frais sur versement. Ces caractéristiques doivent toutefois être vérifiées contrat par contrat : une assurance-vie en ligne n’est pas automatiquement moins chère ou plus performante.

Banque traditionnelle : pour privilégier l’accompagnement

Une assurance-vie souscrite auprès d’une banque traditionnelle peut être adaptée aux épargnants qui souhaitent disposer d’un interlocuteur en agence et centraliser leurs produits financiers au sein du même établissement.

Les frais, les supports disponibles et les performances des fonds en euros varient toutefois selon les contrats. Il est donc important de consulter la documentation tarifaire et la gamme d’investissements proposée avant de souscrire.

Quels critères comparer ?

Avant de choisir entre une offre en ligne et une banque traditionnelle, comparez notamment :

  • les frais sur versement, de gestion et d’arbitrage ;
  • les fonds en euros et les unités de compte accessibles ;
  • les modes de gestion proposés ;
  • la qualité des outils de suivi ;
  • le niveau d’accompagnement souhaité ;
  • le montant minimum nécessaire pour ouvrir ou alimenter le contrat.

Le canal de distribution ne suffit donc pas à déterminer la qualité d’une assurance-vie. Le contrat doit avant tout correspondre à vos objectifs, à votre horizon de placement et au degré d’autonomie que vous recherchez.

Peut-on avoir plusieurs assurances-vie ?

Oui, il est possible de détenir plusieurs contrats d’assurance-vie, auprès d’un même assureur ou de plusieurs établissements. Contrairement à certains produits d’épargne réglementée, aucun plafond ne limite le nombre de contrats pouvant être ouverts.

Détenir plusieurs assurances-vie peut notamment permettre de :

  • diversifier les assureurs et les supports d’investissement ;
  • accéder à des fonds en euros ou à des unités de compte différents selon les contrats ;
  • séparer plusieurs objectifs d’épargne, par exemple la retraite, un projet à moyen terme ou la transmission ;
  • conserver un ancien contrat tout en ouvrant une nouvelle assurance-vie offrant des caractéristiques différentes.

Chaque contrat conserve toutefois sa propre ancienneté fiscale. Ouvrir une nouvelle assurance-vie ne lui permet donc pas de bénéficier de l’ancienneté d’un contrat déjà détenu. Les avantages fiscaux liés aux rachats après 8 ans s’apprécient en fonction de la date d’ouverture de chaque contrat.

Il faut également garder à l’esprit que certains seuils fiscaux, comme celui de 150 000 € de primes utilisé pour déterminer le taux applicable à certains gains après 8 ans, s’apprécient en tenant compte de l’ensemble des contrats d’assurance-vie détenus par le contribuable.

Avoir plusieurs contrats peut donc être utile pour diversifier son épargne, mais cela ne permet pas de multiplier les avantages fiscaux applicables à chaque contrat.

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