Les organisations syndicales proposent de nouvelles mesures pour sauver les retraites complémentaires

Si la prochaine concertation des partenaires sociaux est prévue en février 2015, les organisations syndicales ont déjà présenté des solutions pour freiner le déficit des régimes de retraites complémentaires.

Les partenaires sociaux ont réagi après les remarques presque simultanées de la Cour des comptes et du Conseil d’orientation des retraites (COR). La Cour des comptes a attiré l’attention des responsables sur une dégradation financière qui se poursuit depuis 2009 et un déficit qui s’élève à 4,4 milliards d’euros en 2013.

Selon les prévisions de ce corps administratif, ce manque à gagner atteindrait les 5,3 milliards d’euros en 2014, dont 3,2 milliards pour le régime des cadres (Agirc) seulement.

De son côté, le COR estime que le besoin en financement des régimes complémentaires (Agirc-Arrco) va encore augmenter et passera de -5,5 milliards d’euros en 2018, contre -2,1 milliards d’euros aujourd’hui.

Les mesures appliquées étaient insuffisantes

L’accord du 13 mars 2013 prévoyait déjà des mesures d’urgence destinées à limiter les dépenses des régimes complémentaires : il s’agit notamment d’un gel partiel de la revalorisation des pensions de 2014 à 2015. Une hausse des cotisations de 0,1 point par an pendant ces deux ans a également été décidée pour augmenter les recettes des caisses complémentaires. La première hausse a été opérée le 1er janvier 2014 et la deuxième interviendra le 1er janvier 2015.

Comme ces mesures ne sont pas suffisantes pour rétablir l’équilibre des régimes complémentaires, les partenaires sociaux devront entamer de nouvelles négociations à partir de février 2015 et projettent de trouver des solutions concrètes en juin 2015.

Dans son récent rapport, la Cour des comptes propose aux partenaires sociaux de « jouer sur tous les leviers » : le montant des pensions devrait être réduit, le niveau des cotisations devrait augmenter et surtout, l’âge de départ en retraite devrait être reporté à 64 ans. Cette dernière mesure, cautionnée par le Medef, va pousser les salariés à prendre leur retraite au-delà de 62 ans (âge légal de départ à compter de 2017).

Les suggestions des organisations syndicales

De leur côté, les organisations syndicales ne veulent pas appliquer ces mesures drastiques : Jean-Louis Malys, le responsable de la retraite à la CFDT, a déclaré au journaliste de « Les Echos » qu’il était possible de jouer sur plusieurs leviers comme le taux de cotisation ou encore le taux d’appel (hausse de cotisation qui ne permet pas d’acquérir de nouveaux droits).

De son côté, la CGT et sa fédération des cadres (UGICT) ont diffusé un communiqué pour rappeler leurs revendications pour sauver le régime des cadres : élargissement de l’assiette de cotisation à l’épargne salariale et une hausse modulée de la cotisation patronale en tenant compte du rapport masse salariale sur valeur ajoutée, mais aussi de la politique d’emplois et de salaires au sein des entreprises.

La centrale a également indiqué que l’égalité salariale entre hommes et femmes devrait permettre d’afficher « un solde positif de 4 milliards d’euros dès 2017 ».

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