Avis PER 2026 : notre analyse complète du plan d’épargne retraite

Ludovic Herschlikovitz
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avis PER

Tapez « avis PER » dans un moteur de recherche et vous obtiendrez deux discours qui semblent s’opposer frontalement. D’un côté, des conseillers en gestion de patrimoine qui présentent le plan d’épargne retraite comme l’outil ultime de défiscalisation. De l’autre, des témoignages et avis PER d’épargnants déçus, souvent postés sur des forums, qui racontent avoir vu leur capital stagner ou reculer, découvert des frais qu’ils n’avaient pas anticipés, ou compris trop tard que leur épargne resterait bloquée pendant des années. Ces deux réalités coexistent, et c’est précisément ce qui rend l’avis sur le PER si difficile à trancher en une phrase.

Le PER n’est ni un placement miracle ni un piège généralisé : c’est un outil dont la pertinence dépend presque entièrement du profil de celui qui le souscrit. Un cadre en fin de carrière, fortement imposé, n’a pas les mêmes attentes qu’un jeune actif qui débute sa vie professionnelle, ni les mêmes contraintes qu’un indépendant qui cherche à sécuriser sa retraite en parallèle de son activité.

Cet article propose donc un verdict segmenté, construit en croisant les retours réels d’épargnants avec les données officielles de fiscalité, de déblocage et de fonctionnement du PER, pour vous permettre de savoir précisément si ce produit correspond, ou non, à votre situation.

Qu'est-ce que le plan d'épargne retraite (PER) et pourquoi suscite-t-il autant d'avis contrastés ?

Le plan d’épargne retraite (PER) est un produit d’épargne de long terme qui a pour but de vous assurer un complément de revenu pour la retraite, tout en offrant un avantage fiscal à l’entrée pour les versements volontaires.

Sa popularité récente s’explique par une réforme structurelle du paysage de l’épargne retraite française, mais c’est justement cette nouveauté relative qui alimente des avis parfois contradictoires : tous les épargnants ne l’utilisent pas dans le même but, et tous n’ont pas la même patience face au temps long que suppose ce type de placement.

La loi PACTE de 2019, à l'origine du PER

Le Plan d’épargne retraite a été instauré par la loi n°2019-486 du 22 mai 2019, dite loi PACTE. Les nouveaux PER sont commercialisables et ouverts aux épargnants depuis le 1er octobre 2019.

Cette réforme visait à simplifier un paysage jusqu’alors éclaté entre plusieurs produits d’épargne retraite aux règles hétérogènes.

Concrètement, les nouveaux PER issus de la loi PACTE remplacent progressivement les anciens dispositifs d’épargne retraite : le PERP (Plan d’Épargne Retraite Populaire), les contrats Madelin, le PERCO (Plan d’Épargne pour la Retraite Collectif, dont les avis PERCO restent régulièrement consultés par les salariés concernés) et les contrats article 83. Depuis le 1er octobre 2020, il n’est plus possible de souscrire à ces anciens produits.

Les épargnants qui détenaient ces anciens contrats ont pu, selon les cas, les transférer vers un PER, ce qui explique que certains avis en ligne mélangent encore des expériences vécues sur d’anciens produits et sur le PER nouvelle génération.

Les trois types de PER : individuel, collectif, obligatoire

Le cadre légal prévoit trois types de plans, qui répondent à des logiques de souscription différentes :

  • Le PER individuel (PERIN) : ouvert librement par tout épargnant, auprès d’une banque, d’un assureur ou d’un courtier, indépendamment de la situation professionnelle, ce qui explique la fréquence des recherches « PERIN retraite avis » chez les épargnants comparant ce format individuel aux formules collectives.
  • Le PER d’entreprise collectif : proposé par l’employeur à l’ensemble des salariés, souvent alimenté par l’intéressement, la participation ou l’abondement employeur.
  • Le PER d’entreprise obligatoire : réservé à certaines catégories de salariés désignées par l’employeur, l’adhésion étant alors obligatoire pour les salariés concernés.

Cette structuration en trois compartiments explique en partie la diversité des avis : un salarié qui bénéficie d’un abondement généreux sur son PER collectif n’aura pas le même ressenti qu’un indépendant qui alimente seul son PER individuel sans aide de l’employeur.

Avis PER : les avantages plébiscités par les épargnants

Malgré les critiques détaillées plus loin dans les avantages et inconvénients du PER, une majorité des retours d’épargnants qui ont pris le temps de comprendre le fonctionnement du PER s’accordent sur trois points forts récurrents : l’avantage fiscal à l’entrée, la flexibilité de sortie introduite par la loi PACTE, et la diversité des supports d’investissement proposés.

Déduction fiscale à l'entrée sur le revenu imposable

C’est l’argument le plus souvent cité dans les avis positifs : les sommes versées volontairement sur un PER individuel peuvent être déduites du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel.

Le mécanisme est simple dans son principe : chaque euro versé et déduit vient réduire la base sur laquelle l’impôt sur le revenu est calculé. L’intérêt de cette déduction est directement proportionnel à la tranche marginale d’imposition (TMI, c’est-à-dire le taux d’impôt appliqué à votre dernier euro de revenu) de l’épargnant : plus celle-ci est élevée, plus l’économie d’impôt immédiate est significative en proportion du montant versé.

C’est pourquoi les retours les plus enthousiastes proviennent le plus souvent de contribuables fortement imposés, alors que les foyers faiblement imposés jugent parfois l’avantage fiscal limité, voire secondaire par rapport au blocage de l’épargne qu’il impose en contrepartie.

Souplesse de sortie : capital, rente ou solution mixte

Autre point salué dans les avis d’épargnants : la fin de la sortie obligatoire en rente viagère qui caractérisait certains anciens produits. À la retraite, la sortie du PER est désormais possible en capital, en rente viagère, ou sous une forme mixte combinant une part en capital et une part en rente, conformément au cadre instauré par la loi PACTE. Cette liberté s’applique aux versements volontaires et à l’épargne salariale (compartiments 1 et 2) ; les sommes issues de versements obligatoires (compartiment 3) restent, elles, liquidables uniquement en rente viagère.

Cette liberté de choix permet d’adapter la stratégie de sortie à ses besoins réels : récupérer un capital pour un projet ponctuel, sécuriser un revenu régulier via la rente, ou panacher les deux approches.

Diversité des supports et gestion pilotée par horizon

Les PER modernes donnent généralement accès à une palette de supports d’investissement allant du fonds en euros, à potentiel de gain plus limité, à des unités de compte investies en actions, en obligations ou en immobilier, potentiellement plus performantes sur le long terme mais exposées au risque de perte en capital.

La plupart des contrats proposent par défaut une gestion pilotée à horizon, qui sécurise progressivement l’épargne à mesure que l’échéance de la retraite approche. Les épargnants qui apprécient cette mécanique soulignent qu’elle permet de bénéficier du potentiel des marchés financiers durant les années où l’horizon de placement est long, tout en réduisant l’exposition au risque à l’approche du départ à la retraite.

Cependant, cette gestion pilotée ne garantit pas une performance positive et les pertes en capital restent possibles, notamment en cas de retrait intervenant après une phase de baisse des marchés.

Avis PER : les inconvénients et points de vigilance

Les avis négatifs sur le PER ne sont pas anecdotiques et méritent d’être pris au sérieux, car ils pointent des caractéristiques structurelles du produit, pas seulement des cas isolés de mauvaise expérience client.

Blocage de l'épargne et cas de sortie anticipée

Le reproche le plus fréquent formulé par les épargnants concerne l’indisponibilité de l’épargne jusqu’à la retraite. Contrairement à une assurance vie, le PER n’est pas conçu pour être un placement liquide. La réforme des retraites promulguée en avril 2023 a relevé l’âge légal de départ à 64 ans, avec une durée de cotisation portée à 43 annuités pour les générations nées à partir de 1965, un décalage qui allonge d’autant la période de blocage pour les plus jeunes épargnants.

Le PER peut néanmoins être débloqué de façon anticipée dans six situations limitativement prévues par la loi : l’acquisition de la résidence principale, l’invalidité (du titulaire, de son conjoint ou partenaire de PACS, ou de ses enfants), le décès du conjoint ou du partenaire de PACS, l’expiration des droits à l’assurance chômage, le surendettement, et la cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire. Chaque motif est associé à une fiscalité spécifique selon la nature des sommes retirées.

Attention : le déblocage pour acquisition de la résidence principale n’est pas ouvert aux sommes issues de versements obligatoires (compartiment 3).

Ces cas de déblocage restent toutefois des exceptions, et beaucoup d’épargnants découvrent tardivement que leur situation ne correspond à aucun de ces motifs, ce qui alimente une partie des avis négatifs sur la rigidité du produit.

Des frais qui expliquent pourquoi vous perdez parfois de l'argent

Plusieurs strates de frais peuvent s’accumuler sur un PER : frais d’entrée sur versement, frais de gestion annuels prélevés sur l’encours, frais d’arbitrage lors d’un changement de support, et parfois frais liés à la gestion pilotée elle-même.

Ces frais s’appliquent indépendamment de la performance du contrat : ils réduisent le rendement net de frais de gestion même lorsque les marchés progressent, et ils accentuent une perte en capital lorsque les unités de compte reculent.

Frais de gestion annuels observés sur le marché : de 0,37 % à 1,00 % selon l’établissement et le support, d’après notre comparatif des frais des PER.

Stratégie recommandée : privilégier les contrats avec frais d’entrée réduits ou nuls. Horizon de placement recommandé : minimum 10 ans pour amortir l’impact des frais.

À cela s’ajoute un facteur souvent sous-estimé par les épargnants : la nature même des unités de compte, dont le capital investi n’est pas garanti. Un PER investi majoritairement en unités de compte, souscrit peu de temps avant un besoin de liquidités, peut donc afficher une valeur inférieure au montant versé si le retrait intervient après une phase de baisse des marchés.

Ce risque de perte en capital s’ajoute aux frais prélevés sur le contrat. Cette performance négative est brute de frais de gestion et avant prélèvements sociaux et fiscaux. 

C’est souvent ce décalage entre l’horizon de placement affiché et l’horizon réel de l’épargnant qui explique les témoignages de pertes constatées sur un PER.

Une fiscalité de sortie parfois sous-estimée

Autre point de vigilance largement relayé dans les avis : la fiscalité applicable à la sortie du PER n’est pas neutre, et elle diffère selon que l’on sort en capital ou en rente, et selon que les versements d’origine ont été déduits ou non à l’entrée.

De nombreux épargnants se concentrent sur l’avantage fiscal immédiat au moment du versement, sans anticiper que cette déduction se traduit, en contrepartie, par une imposition au moment de la sortie. 

Ce décalage temporel, souvent mal expliqué au moment de la souscription, explique une partie des avis mitigés : le PER ne supprime pas l’impôt, il le reporte et en modifie les modalités de calcul, ce qui suppose d’anticiper sa situation fiscale future au moment de la retraite, et pas seulement sa situation fiscale présente.

Le PER est-il vraiment intéressant pour réduire ses impôts ?

Oui, mais sous condition : le PER est vraiment intéressant sur le plan fiscal pour les contribuables dont la tranche marginale d’imposition est élevée, et son intérêt s’amenuise à mesure que cette tranche diminue. La réponse n’est donc jamais universelle : elle dépend de votre niveau d’imposition actuel, de votre horizon de sortie, et de la fiscalité qui s’appliquera probablement à cette échéance.

Plafond de déduction et calcul selon votre TMI

Pour un PER individuel en 2026, le plafond de déduction des cotisations retraite est égal à 10 % des revenus d’activité nets de frais professionnels de 2025, avec un maximum de 37 680 €, ou à 4 710 € si ce montant est plus élevé.

En clair, c’est le montant maximum que vous pouvez déduire de votre revenu imposable chaque année pour alimenter votre PER. Ce plafond détermine la part de vos versements volontaires qui peut effectivement venir réduire votre revenu imposable sur l’année concernée.

Un point souvent ignoré des épargnants : les plafonds de déduction non utilisés sont reportables sur les trois années suivantes. Pour un versement effectué en 2026, vous pouvez donc mobiliser, en plus de votre plafond de l’année, les reliquats des plafonds 2023, 2024 et 2025. Ces montants figurent sur la dernière page de votre avis d’imposition, à la rubrique « Plafond épargne retraite ».

En pratique, cela signifie qu’un épargnant qui n’a pas versé le maximum déductible une année donnée conserve la possibilité de « rattraper » ce plafond en effectuant un versement plus important une année ultérieure, un mécanisme particulièrement utile en cas de rentrée d’argent importante (prime, cession d’actifs) survenant après une année où le plafond n’a pas été pleinement exploité.

La logique de calcul reste simple dans son principe : l’économie d’impôt générée par un versement déductible est proportionnelle à votre tranche marginale d’imposition.

Plus votre TMI est élevée, plus le gain fiscal immédiat est important en proportion de la somme versée ; à l’inverse, un contribuable situé dans une tranche d’imposition basse retire un avantage fiscal beaucoup plus modeste, ce qui doit inciter à comparer cet avantage à d’autres critères, comme le blocage de l’épargne, avant de décider du montant à verser.

Le PER est-il concerné par le plafonnement des niches fiscales ?

Une confusion fréquente chez les épargnants concerne le fameux plafonnement global des niches fiscales, souvent fixé dans l’imaginaire collectif à un montant annuel limité.

Or, Les versements déductibles sur un PER relèvent des charges déductibles du revenu global, prévues par l’article 163 quatervicies du Code général des impôts, et n’entrent pas dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an prévu par l’article 200-0 A du CGI.

En d’autres termes, contrairement à d’autres dispositifs de défiscalisation, votre déduction PER n’est pas limitée par ce plafond de 10 000 € : c’est un avantage distinct qui s’ajoute à votre situation fiscale.

En clair, la déduction PER n’est pas rabotée par ce plafond qui concerne d’autres réductions ou crédits d’impôt : c’est un avantage distinct, ce qui explique pourquoi le PER reste attractif pour des contribuables qui ont déjà saturé d’autres dispositifs de défiscalisation.

Les autres leviers pour réduire ses impôts en complément

Le PER est l’un des outils de gestion fiscale disponibles, et de nombreux avis d’épargnants avisés recommandent de le combiner avec d’autres leviers plutôt que de le considérer isolément.

Parmi les dispositifs fréquemment cités en complément figurent l’investissement locatif sous statut ou dispositif dédié (comme le déficit foncier, le régime Malraux ou le statut LMNP), les dons à des associations ouvrant droit à réduction d’impôt, ou encore l’investissement au capital de PME via le dispositif IR-PME, prévu à l’article 199 terdecies-0 A du Code général des impôts. À noter : le dispositif Pinel est fermé aux nouveaux investissements depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.

Chacun de ces leviers répond à une logique et à un plafonnement propres, et le choix de les combiner ou non dépend de la situation patrimoniale globale de l’épargnant, ce qui plaide généralement pour une analyse personnalisée plutôt que pour une application mécanique d’un seul dispositif.

PER ou assurance vie : quel produit choisir selon votre profil ?

PER et assurance vie sont souvent comparés, y compris dans les avis sur le plan d’épargne retraite, car ils partagent certains points communs, notamment l’accès à des fonds en euros et à des unités de compte. Leurs différences structurelles sont cependant suffisamment marquées pour orienter des choix très différents selon votre profil et votre horizon.

Horizon de placement recommandé : au moins 10 ans pour le PER, afin d’amortir l’impact des frais et de lisser les cycles de marché. Pour l’assurance vie, 8 ans constituent le seuil de détention à partir duquel la fiscalité des rachats devient plus favorable.

Comparatif PER vs assurance vie : fiscalité, disponibilité, transmission

CritèrePERAssurance vie
Fiscalité à l’entréeVersements volontaires potentiellement déductibles du revenu imposable, selon plafondAucun avantage fiscal à l’entrée
Disponibilité de l’épargneBloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loiDisponible à tout moment, sous forme de rachat partiel ou total
Modalités de sortieCapital, rente viagère ou solution mixte à la retraiteRachat libre en capital, ou rente viagère facultative
TransmissionPER assurantiel : régime successoral spécifique selon l’âge au décès (avant ou après 70 ans). PER bancaire (compte-titres) : l’épargne réintègre la succession, sans abattement spécifique.Cadre successoral avantageux propre à l’assurance vie, avec clause bénéficiaire

Cette comparaison met en évidence une logique de complémentarité plutôt que de concurrence directe : le PER répond à un objectif de préparation de la retraite avec un avantage fiscal ciblé, tandis que l’assurance vie répond davantage à un besoin de disponibilité et de souplesse patrimoniale.

Peut-on cumuler un PER et une assurance vie ?

Rien n’interdit de détenir simultanément un PER et une ou plusieurs assurances vie, et c’est d’ailleurs la stratégie recommandée par de nombreux épargnants expérimentés dans leurs avis.

L’assurance vie peut servir de réserve pour un besoin ponctuel ou un projet à moyen terme, tandis que le PER se concentre sur l’objectif de long terme lié à la retraite, avec l’avantage fiscal associé.

Cette répartition permet de ne pas immobiliser l’intégralité de son épargne dans un produit bloqué, tout en profitant de la déduction fiscale offerte par le PER sur la part de l’épargne réellement destinée à la retraite.

Quel PER 2026 choisir : critères de fiabilité et d'avantages selon votre profil ?

Il n’existe pas de réponse unique à la question « quel PER choisir ? », car le contrat le plus adapté dépend de votre profil, de votre appétence au risque et de vos attentes en matière d’accompagnement. Certains critères objectifs permettent néanmoins de départager les offres.

Les critères pour juger la fiabilité d'un PER

Pour évaluer sérieusement la fiabilité d’un PER, plusieurs critères doivent être examinés au-delà de la simple communication commerciale :

  • Le niveau et la structure des frais : frais sur versement, frais de gestion annuels, frais d’arbitrage, frais de la gestion pilotée le cas échéant.
  • La solidité de l’établissement gestionnaire : banque, assureur ou courtier, et sa capacité à honorer ses engagements sur le très long terme.
  • La qualité et la diversité des supports proposés : accès à un fonds en euros solide, largeur de la gamme d’unités de compte, présence de supports immobiliers ou sectoriels.
  • La qualité du service client et de l’accompagnement : réactivité, clarté des simulations, disponibilité d’un conseiller en cas de question sur les modalités de sortie.

C’est la combinaison de ces critères, et non un seul indicateur isolé, qui permet de juger si un PER est réellement fiable pour votre situation.

Avis PER Boursorama, Caisse d'Épargne, MAIF, AXA, Fortuneo : que disent les épargnants ?

Les recherches associées à l’avis PER mentionnent fréquemment certains établissements précis, chacun suscitant des retours aux tonalités différentes selon le profil des épargnants qui témoignent :

  • Boursorama : les avis mettent souvent en avant une structure de frais compétitive et une ouverture entièrement en ligne, appréciées par les profils autonomes à l’aise avec la gestion digitale, mais qui regrettent parfois un accompagnement personnalisé plus limité qu’en agence 
  • Caisse d’Épargne : en tant qu’acteur bancaire traditionnel, les retours soulignent généralement la disponibilité d’un conseiller physique et la possibilité d’intégrer le PER dans une réflexion patrimoniale globale, avec en contrepartie des frais parfois jugés plus élevés que chez les acteurs en ligne 
  • MAIF : les avis évoquent souvent une approche perçue comme transparente et orientée vers l’épargnant, portée par l’image mutualiste de l’assureur, avec un intérêt marqué pour la clarté des informations fournies avant souscription
  • AXA : les témoignages mentionnent la largeur de la gamme de supports disponibles et la solidité du groupe assureur, tout en pointant, comme pour d’autres grands assureurs, une vigilance nécessaire sur le niveau des frais de gestion selon la formule choisie 
  • Fortuneo : à l’instar de Boursorama, les avis soulignent le positionnement de banque en ligne avec des frais réduits, un profil qui séduit particulièrement les épargnants jeunes et autonomes, moins demandeurs d’accompagnement humain rapproché

Source : retours d’épargnants collectés sur forums et sites d’avis, 2024-2025.

Au-delà des noms d’établissements, la constante des avis les plus fiables est la même : les épargnants satisfaits sont ceux qui ont comparé les frais avant de souscrire et qui ont choisi un mode de gestion cohérent avec leur horizon réel de départ à la retraite (Source : retours d’épargnants collectés sur forums et sites d’avis, 2024-2025).

Les méthodologies de classement sont disponibles auprès des organisateurs. La référence à un classement, un prix ou une notation ne préjuge pas des performances futures.

Où ouvrir son PER et quel mode de gestion choisir ?

Type d’acteurPoints forts généralement citésProfil adapté
Banque en ligneFrais réduits, souscription rapide et digitaleÉpargnant autonome, à l’aise avec la gestion en ligne
Assureur traditionnelSolidité, large gamme de supports, image de marqueÉpargnant recherchant une gestion patrimoniale globale
Courtier en ligne spécialiséComparaison facilitée, accompagnement à la souscriptionÉpargnant souhaitant un conseil ciblé sans passer par une agence
Banque traditionnelle / mutuelleConseiller physique, accompagnement de proximitéÉpargnant privilégiant le contact humain et la relation de confiance

Le mode de gestion (pilotée, à horizon, ou libre) doit lui aussi être choisi en fonction de votre implication souhaitée : la gestion pilotée convient à ceux qui préfèrent déléguer les arbitrages, tandis que la gestion libre s’adresse aux épargnants qui souhaitent piloter eux-mêmes la répartition entre fonds en euros et unités de compte.

Peut-on avoir plusieurs PER et est-ce réservé aux seniors ?

Deux idées reçues reviennent très régulièrement dans les recherches liées au PER. La première consiste à croire que ce produit est réservé aux seniors proches de la retraite.

C’est inexact : le PER a précisément vocation à être souscrit tôt dans la vie active, pour bénéficier d’un horizon de placement long et lisser l’effort d’épargne dans le temps ; un jeune actif peut tout à fait l’utiliser, y compris avec des versements modestes et réguliers.

La seconde idée reçue concerne la détention de plusieurs PER. Un épargnant peut détenir simultanément un PER d’entreprise, qu’il soit collectif ou obligatoire, et un PER individuel.

Le plafond de déduction fiscale reste toutefois commun à l’ensemble des PER détenus : multiplier les contrats ne permet donc pas de multiplier l’avantage fiscal, mais cela peut s’avérer pertinent pour diversifier les gestionnaires, comparer les frais, ou continuer à alimenter un PER individuel en complément d’un PER d’entreprise lors d’un changement d’employeur.

Combien rapporte vraiment un PER ?

Rendement et simulation de rente

La question du rendement est centrale dans les avis d’épargnants, mais elle mérite d’être posée avec prudence : le PER n’est pas un produit à taux garanti unique, son rendement dépend directement des supports choisis et de la conjoncture des marchés financiers.

Note importante : Le rendement d’un PER dépend directement des supports d’investissement choisis (fonds en euros ou unités de compte), de la structure des frais (frais de gestion annuels, frais d’entrée, frais d’arbitrage), de votre horizon de placement (minimum 10 ans recommandé), et de la conjoncture des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Rendement moyen des PER : fonds euros vs unités de compte

Le fonds en euros offre une gestion visant à limiter la volatilité, ce qui en fait historiquement le support privilégié des épargnants les plus prudents, au prix d’un potentiel de performance généralement plus limité que celui des marchés actions sur longue période.

Le capital investi sur le fonds en euros bénéficie d’une garantie apportée par l’assureur, le plus souvent nette de frais de gestion, dont les modalités exactes figurent aux conditions générales du contrat. La performance affichée s’entend nette de frais de gestion, avant prélèvements sociaux et fiscaux. Les unités de compte, à l’inverse, n’offrent aucune garantie en capital : leur valeur fluctue avec les marchés financiers , ce qui peut générer une performance supérieure sur un horizon long, mais aussi des pertes en cas de retrait intervenant après une phase de baisse.

Aucun taux de rendement universel ne peut être annoncé de façon fiable, car il varie selon l’assureur, les supports sélectionnés et la période observée : c’est pourquoi tout avis affirmant un rendement élevé sur un PER doit être considéré avec une grande prudence, car les performances passées ne préjugent pas des performances futures et le capital est exposé au risque de perte.

Tout rendement présenté reste non garanti et dépend des conditions de marché.

Exemple concret : quelle rente avec 100 000 euros à la sortie ?

Beaucoup d’épargnants recherchent une estimation chiffrée de la rente qu’ils pourraient percevoir avec un capital donné, par exemple 100 000 euros, au moment de la sortie de leur PER.

Il n’existe cependant pas de formule unique et universelle : le montant de la rente viagère dépend de plusieurs paramètres propres à chaque assureur, notamment l’âge de l’épargnant au moment de la conversion, la table de mortalité utilisée par l’organisme, le taux technique retenu pour le calcul, et les options choisies (réversion au conjoint, annuités garanties, etc.).

Deux assureurs peuvent ainsi proposer des montants de rente différents pour un même capital et un même âge de sortie. La façon la plus fiable d’obtenir un chiffre personnalisé consiste à demander une simulation directement auprès de l’établissement gestionnaire du contrat, en indiquant votre âge prévisionnel de départ et les options de rente souhaitées, plutôt que de se fier à des moyennes générales trouvées sur internet.

Exemple de paramètres à considérer : frais sur arrérages de rente, qui s’échelonnent de 0 % à 3 % selon les contrats, fiscalité de sortie applicable selon votre situation, horizon de placement réel jusqu’à la retraite, et stratégie de sortie (capital, rente ou mixte).

Foire aux questions sur l'avis PER

Le PER est-il un succès commercial ?

Oui, et les chiffres officiels le confirment. Selon France Assureurs, les PER assurantiels comptabilisaient 7,9 millions d’assurés à fin décembre 2025, pour un encours de 111,9 milliards d’euros, après une année marquée par un million de nouvelles souscriptions et 20,2 milliards d’euros de versements (+16 % sur un an). Tous PER confondus, banques comprises, 12,4 millions de personnes détenaient un plan à fin juin 2025, pour 136,1 milliards d’euros d’encours. La dynamique se poursuit en 2026, avec 240 600 nouveaux PER assurantiels souscrits au seul premier trimestre. 

Privilégiez un établissement dont les frais sont clairement affichés, dont la solidité financière est reconnue, et dont le mode de gestion correspond à votre niveau d’implication souhaité, qu’il s’agisse d’une banque en ligne, d’un assureur traditionnel ou d’un courtier spécialisé.

Selon les avis PER retraite les plus documentés, il l’est surtout pour les contribuables fortement imposés qui peuvent immobiliser une partie de leur épargne sur le long terme ; son intérêt est plus limité pour les foyers faiblement imposés ou pour ceux qui ont besoin de garder leur épargne disponible à court terme.

Pour un PER individuel en 2026, il correspond à 10 % des revenus d’activité nets de frais professionnels de 2025, avec un maximum de 37 680 €, ou à 4 710 € si ce montant est plus élevé.

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