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Rencontre des partenaires sociaux avec le gouvernement

Le discours du premier ministre lors de son premier jour de rencontre avec les partenaires sociaux semble avoir conquis certains syndicats et le patronat. Mais la question sur le financement à court terme de la réforme des retraites n’a pas encore été abordée.

Un discours bien préparé pour déminer ce dossier chaud

Le lundi 26 août 2013, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a ouvert les consultations bilatérales sur le dossier des retraites en disant aux partenaires sociaux ce qu’ils souhaitaient entendre.
Le chef du gouvernement a balayé toutes les appréhensions de la CFDT en excluant les mesures suivantes :
- Désindexation de la pension de base et autre forme de diminution des retraites ;
- Changement des modalités de calcul des retraites avant 2020 ;
- Accélération massive de l’allongement de la durée de cotisation ;
- Changement des règles de calcul des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux.

La mise en place d’un compte pénibilité est également envisagée.

Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon ne s’est pas laissé impressionner par les déclarations du premier ministre et continue de revendiquer des mesures allant à l’encontre de l’esprit même de cette réforme : entre autres la retraite à 60 ans et la hausse des pensions de retraite. Il a annoncé aux médias, mais cette fois-ci, sans enthousiasme apparent, que la CGT ne regrettait pas la mobilisation contre la réforme des retraites prévue pour le 10 septembre prochain.

Un allègement des charges pour le patronat

Le président du Medef n’a pas caché sa joie lorsqu’il a appris que le gouvernement a proposé une baisse du coût du travail à travers un allègement des charges. Bien que cette proposition ne soit pas encore très précise, les représentants du patronat croient en la sincérité du premier ministre, mais ils redoutent quand même un « marché de dupes ». Si cette proposition est maintenue, le Medef est prêt à payer une cotisation légèrement plus élevée : par exemple, une hausse +0,1 % par an pendant quatre ans.

Pour éviter toute tension, le premier ministre s’est gardé de parler de hausse d’impôt pour couvrir le déficit estimé à 20 milliards en 2020. Il n’a pas dévoilé le choix du gouvernement qui doit soit augmenter la CSG, soit augmenter les cotisations de retraites, soit fusionner les deux mesures. Rappelons que les syndicats penchent pour la hausse des cotisations sociales.
 

Marisol Touraine soutient le maintien de la retraite par répartition

 

La retraite par répartition sera maintenue et les Français devront tous faire des efforts

Au cours d’une interview accordée au Figaro en date du 3 mai 2013, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé a déclaré que la retraite par répartition doit toujours être « le socle » et qu’il faudra garantir sa pérennité.

Un effort collectif sera indispensable

Marisol Touraine a déclaré que tous les Français devront faire un effort et qu’une grande réforme sera engagée d’ici la fin de l’année 2013. Le gouvernement aurait trois défis à relever pour réussir cette réforme :

- assurer le financement à court terme
- garantir la durabilité du système par répartition
- renforcer les mesures de justice pour qu’elles soient applicables à long terme.


Si la durée de cotisation est prolongée, ce changement sera effectué en fonction des réalités des carrières et de l’espérance de vie. La ministre a également indiqué que tous les Français devront participer pour que les problèmes qui menacent le système des retraites soient résolus.

Un sérieux budgétaire indispensable

Au cours de cette interview, Marisol Touraine a soutenu la politique du gouvernement Ayrault en précisant que les conditions du redressement de la croissance et de l’emploi ont déjà été mises en place pendant la première année du quinquennat de François Hollande. Elle déclare aussi que cette période « restera comme une année utile pour la France et les Français ».


Elle attire l’attention sur un point : il s’agit d’un « sérieux budgétaire » et non d’une mesure d’austérité. Le sérieux budgétaire considère le développement des droits sociaux qui est indispensable pour garantir le progrès social et la continuité des politiques sociales.

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Le projet de loi sur la réforme rejeté à l’unanimité par le conseil d’administration du RSI

Après le rejet de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, les 50 administrateurs du Régime social des indépendants (RSI) ont voté à l’unanimité contre le projet de loi sur la réforme des retraites. Le RSI a publié un communiqué le 16 septembre dernier pour faire connaitre la position de ses responsables.

Non à la liquidation des retraites des polypensionnés par un seul régime

Les administrateurs du RSI se sont surtout opposés à l’article 28 du projet de loi qui stipule que les retraites des polypensionnés (personnes qui ont cotisé auprès de plusieurs caisses) soient liquidées par un seul régime. Ces responsables redoutent que cette mesure ne remette en cause, l’équilibre financier du Régime Social des Indépendants.

Philippe Magrin, président de la commission de la protection sociale et des études juridiques au RSI, a précisé qu’avec les 95 % des personnes concernées liquidant leur retraite auprès du régime des indépendants, le RSI doit s’assurer que son régime de protection sociale puisse couvrir la totalité des besoins des affiliés : retraite de base, pension complémentaire, indemnités en cas d’invalidité, de maladie, etc.

La création de comptes pénibilité ne devrait pas être réservée aux salariés

Les administrateurs du RSI n’ont pas hésité à s’exprimer sur la mise en place de compte pénibilité permanent pour les salariés seulement. Le conseil d’administration souhaiterait que ce dispositif soit étendu aux travailleurs indépendants, malgré les obligations et les agencements indispensables pour la création de ces comptes. En effet, les activités professionnelles des assurés et la progression des cotisations sociales devront être minutieusement suivies.

Des mesures saluées par les administrateurs du RSI

Ces responsables ne se sont pas contentés de lancer des piques au gouvernement, ils ont quand même approuvé certaines dispositions du projet de loi sur la réforme des retraites :
- Le calcul des trimestres de cotisation sur 150 fois le SMIC horaire au lieu de 200 fois ;
- L’attribution de trimestres gratuits aux stagiaires.
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Retraite : quels changements un an après l’élection présidentielle

Première année du quinquennat : les changements pour le système des retraites


Si le décret sur la retraite à 60 ans pour carrière longue est la mesure la plus médiatisée, il faut savoir que d’autres dispositifs ont également marqué la première année au pouvoir de François Hollande. Par ailleurs, la future grande réforme qui figure au programme va marquer la deuxième année de son quinquennat.

 

Réforme des retraites : un emploi du temps bien chargé pour le gouvernement

La réforme des retraites promet une rentrée bien chargée pour le gouvernement. Après des vacances de 15 jours, les deux têtes de l’exécutif ont tenu un séminaire gouvernemental de rentrée à l’Élysée à Paris le 19 août dernier. Le président de la République est parfaitement conscient de l’ampleur, de l’importance et de la délicatesse des programmes qui l’attendent à commencer par la réforme des retraites.

Des réponses sur la réforme des retraites d’ici la fin du mois d’août 2013

Malgré l’impopularité des mesures les plus plébiscitées par les responsables, le gouvernement reste positif et projette d’apporter des solutions concrètes à tous les dossiers chauds qu’il faut régler.

François Hollande a promis le lundi 19 août 2013 que le premier ministre Jean-Marc Ayrault va présenter les grandes lignes de la réforme des retraites aux partenaires sociaux vers la fin du mois d’août 2013. Ensuite, ces documents seront étudiés en Conseil des ministres le 18 septembre 2013.

Jusqu’à présent, rien n’est encore certain. L’allongement de la durée de cotisation et la hausse de la CSG ont été confirmés par les responsables du gouvernement, mais aucun détail sur la nouvelle durée et le taux de la hausse n’a encore été dévoilé.

La journée de mobilisation du 10 septembre 2013 organisée par les syndicats (CGT, PSU, solidaire, FO) qui s’opposent farouchement aux pistes choisies par le gouvernement est toujours maintenue. Par ailleurs, de nombreuses figures politiques à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, mais aussi certains représentants de l’aile gauche du parti socialiste ne cautionnent pas cette réforme. Selon eux, elle ne serait ni urgente, ni profitable.

Les autres chantiers qui attendent le gouvernement

Pour atteindre les objectifs financiers, le gouvernement doit prendre des décisions difficiles comme le gel du point d’indice salarial des fonctionnaires. Par ailleurs, le projet de loi de finances pour 2014 devrait être présenté le 25 septembre 2014 et un autre sur la hausse des impôts sera précisé. Les assurés concernés par cette hausse seront également connus.

Il faut savoir que les fonctionnaires envisagent de se réunir le 29 août prochain pour fixer une autre date de mobilisation afin de défendre le pouvoir d’achat, l’emploi et les conditions de travail. Rappelons qu’une partie des 5 millions d’agents de la fonction publique sont prêts à participer à la journée de mobilisation qui se tiendra le 10 septembre prochain.
 

Réforme des retraites : Jean-Marc Ayrault défend les mesures qu’il a choisies

Face aux critiques émises par Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques, au cours d’une interview accordée au Figaro le 9 septembre dernier, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a su habilement réagir en indiquant qu’il s’agissait plutôt d’un « hommage ».

Une réforme à la Française

Lorsqu’Olli Rehn a dit qu’il s’agissait d’une réforme à la Française, il ne voulait pas complimenter les responsables : en effet, il s’agit bien d’une ironie parce qu’il a rajouté que la France avait encore « beaucoup à faire en terme de réforme économique ».

Cependant, le matin du 13 septembre 2013, Jean-Marc Ayrault s’est exprimé devant 70 journalistes de l’AJIS (Association des Journalistes de l’Information Sociale) et a su défendre les décisions prises par le gouvernement. Il a insisté sur le fait qu’il n’a pas voulu choisir en fonction des mesures appliquées par les autres pays qui ont déjà engagé une réforme (Allemagne, Royaume-Uni, etc.).

Il soutient que la réforme française est « équilibrée » parce que les mesures sont justes et les efforts équitablement répartis. Il a également indiqué qu’il ne s’agit pas seulement d’une « réforme de gauche » parce qu’elle est « structurelle » et son principal objectif est de sauver le système par répartition.

La conférence sociale aidera-t-elle le gouvernement à prendre les bonnes décisions ?

La conférence sociale, une étape primordiale avant la réforme des retraites

Réforme des retraites : équité entre les hommes et les femmes

Les différences de salaire entre les hommes et les femmes en fin de carrière sont souvent importantes : c’est pour cette raison que le gouvernement projette de réduire cet écart en instaurant une mesure plus adéquate destinée à compenser les aléas de carrières des femmes occasionnées par l’arrivée des enfants au moment où elles liquident leurs droits à la retraite.

Un dispositif qui a raté son objectif

Bien que la loi actuelle prévoie une compensation pour les parents ayant au moins 3 enfants, les différences entre les pensions des hommes et des femmes n’ont pas baissé, au contraire, ces avantages familiaux ont contribué à creuser le fossé.

Comme la majoration de 10 % dépend de la rémunération, les inégalités ne diminuent pas parce que les hommes touchent généralement une pension plus élevée. Ainsi, lorsqu’ils bénéficient de cet avantage familial, leur retraite augmente et reste largement supérieure à celle des femmes.

Selon les responsables, le coût de ce dispositif varie entre 4,4 milliards d’euros et 6 milliards d’euros et représente en moyenne 4 % de la totalité des pensions de retraite versées par la Sécurité sociale. Les économistes de l’Institut des politiques publiques (IPP) ont indiqué dans un rapport qu’ils ont publié vers la fin du mois de juin 2013 que ce montant va continuer à augmenter et pourrait atteindre les 10 milliards d’euros d’ici 2040. Ainsi, beaucoup pensent que le gouvernement devrait vraiment remplacer ce dispositif par un système plus efficace.

Un forfait versé aux femmes ?

Comme ce sont surtout les femmes qui s’arrêtent de travailler pour s’occuper des enfants, le rapport Moreau rendu le 10 juin dernier propose au gouvernement de remplacer la majoration de 10 % accordée aux parents d’au moins trois enfants par un forfait fixe versé uniquement aux mères.

Le montant pourrait varier de 70 € à 100 €, mais une source qui connait bien le dossier a déclaré que le gouvernement pourrait porter ce forfait jusqu’à 120 euros si ce dispositif est appliqué. En revanche, l’opération pourrait s’effectuer à budget constant. Le gouvernement va également améliorer l’effet redistributif de ce dispositif pour favoriser les ménages les plus modestes.

Ainsi, l’aide accordée aux familles aisées va diminuer aux profits de celles qui sont plus précaires. La ministre du droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem demande à ce que ce forfait soit accordé aux mères dès le premier enfant.

La contre-réforme de l’UMP sera « rude »

Hervé Mariton, le député UMP de la Drôme, a parlé de la contre-réforme de son parti sur LCI. Ces informations seront soumises aux militants de l’UMP le 18 septembre prochain. Ainsi, ces propositions viendront renforcer les mobilisations des syndicats programmées pour le 10 septembre 2013.

Les principales motivations de ces mesures

Hervé Mariton a dévoilé les trois propositions suivantes : le report de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans ainsi que l’allongement de la durée de cotisation à 44 ans dès 2020 et enfin la mise en place progressive d’un régime unique de retraite. Selon ce parlementaire, ces mesures seraient indispensables pour garantir le maintien du pouvoir d’achat et favoriseraient la compétitivité et la croissance économique. Elles génèreraient une économie supplémentaire de 6 milliards d’euros et permettraient de rééquilibrer le régime général.

La contre-réforme ne traitera pas les inégalités de carrière

Contrairement au projet de réforme socialiste, l’UMP s’oppose à la hausse des prélèvements sociaux et à une amélioration du volet de la pénibilité. Hervé Mariton a indiqué que la pénibilité et les inégalités entre les hommes et les femmes ne devraient pas être incluses dans la réforme des retraites. Ce contre-projet est, selon ses propres termes, une « solution courageuse et audacieuse ». Une fois cette contre-réforme soumise à ses militants, l’UMP orchestrera une convention sur les retraites le 1er octobre 2013.

Une réforme pérenne

Hervé Mariton a indiqué à l’AFP que la réforme devrait être révolutionnaire et garantir un effet à long terme. Il a déclaré que la réforme devrait être « systémique » et « pérenne ». Il a rajouté qu’il faut arrêter les réformes périodiques afin de réaliser une réforme durable et rassurante pour la population.

La réforme des retraites : une opération inévitable

Réforme des retraites : des mesures efficaces pour sauver le système 

   Les techniciens et les personnalités politiques concernés par la retraite comprennent actuellement que la réforme n’est plus une option, il s’agit d’un impératif qui va garantir la pérennité du système par répartition. En effet, avec une espérance de vie plus longue et un nombre croissant de retraités, les règles doivent être révisées.  

Une situation alarmante

  Au fil des années, certains politiciens n’ont pas cessé de promettre à la population qu’il était possible de partir à la retraite plus tôt avec des revenus intéressants. D’autres sont même allés jusqu’à annoncer que les heures de travail pouvaient être réduites à 10 heures par semaine. Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence : la faillite du système des retraites français se concrétisera si aucune solution efficiente n’est appliquée. L’apparition des seniors du quatrième âge change complètement la donne et oblige les responsables étatiques à prendre des décisions sérieuses. Ainsi, l’allongement de la durée de cotisation est inévitable et doit être mis en œuvre au plus tôt. Le gouvernement attend les rapports des différentes commissions pour continuer à préparer la réforme des retraites.  

Des mesures inévitables pour sauver le système

  Lorsque le premier ministre Jean-Marc Ayrault a reçu les partenaires sociaux pour connaitre leur avis et leurs recommandations le 13 mai dernier, certains ont indiqué qu’il était primordial d’ouvrir franchement le dossier des retraites pour que le problème soit réglé une bonne fois pour toutes. De plus en plus de techniciens économistes et de personnalités politiques, à l’instar de Laurence Parisot présidente du Medef et de Valérie Pécresse député UMP des Yvelines, soutiennent que le report de l’âge légal de départ à la retraite est obligatoire. En effet, la règle est simple : comme les Français vivent désormais plus longtemps, ils doivent travailler plus longtemps. La lourde charge de prendre des décisions concrètes et d’appliquer une réforme équitable revient au gouvernement. Avec retraite.com retrouvez toute l'actualité de la réforme des retraites

Réforme des retraites : les objectifs fixés seront-ils atteints ?

La réforme des retraites a été engagée pour réduire le déficit des caisses de retraite et pour rectifier les injustices en améliorant la situation des assurés les plus précaires. Deux questions se posent : la réforme va-t-elle garantir la durabilité du système des retraites ? Les mesures choisies favorisent-elles l’équité ?

La réforme sera-t-elle durable ?

La durabilité de cette réforme repose sur le fait qu’elle puisse résorber les déficits des caisses de retraite. Le gouvernement a décidé de combiner des mesures de financement à court terme (hausse des cotisations) à des dispositifs de financement à long terme (allongement de la durée de cotisation).

Cependant, les recettes qui en découleront ne pourront renflouer que les caisses du régime général. En effet, le montant total des déficits s’élève à 20 milliards d’euros : 7,6 milliards d’euros pour le régime général, 8 milliards d’euros pour les retraites de la fonction publique et 4 milliards d’euros pour les régimes complémentaires (Agirc-Arrco).

Au cours des années à venir, le gouvernement sera contraint de trouver des solutions pour résorber les déficits du régime de la fonction publique et des régimes complémentaires.
Certains experts, notamment ceux de la Cour des comptes, estiment que cette réforme est basée sur des prévisions économiques trop optimistes. Rappelons que la réforme de 2010 n’a pas été efficace parce que la crise s’est justement aggravée.

La réforme est-elle équitable ?

La première réforme des retraites menée par la Gauche comporte des mesures de « justice » qui amélioreront la situation des femmes, des handicapés, des polypensionnés et des assurés les plus lésés du système.

La mise en place d’un compte pénibilité en 2015 est sans doute le dispositif le plus marquant et le plus original parce qu’il est « unique au monde ». Cette mesure offrira de nouveaux droits aux salariés du secteur privé qui ont travaillé dans des conditions pénibles.

Malgré toutes ces mesures qui favorisent l’équité, les syndicats des jeunes ne sont pas satisfaits : même si l’âge de départ n’a pas été repoussé, l’allongement progressif de la durée de cotisation de 41,5 ans à 43 ans les contraindra à travailler plus longtemps. En effet, comme l’entrée dans la vie active est retardée par des études plus longues, les stages obligatoires et le chômage qui concerne un grand nombre de jeunes, le départ à 62 ans sera impossible pour la plupart d’entre eux.

Réforme des retraites : Bruxelles désapprouve les mesures choisies par le gouvernement

Le 6 septembre 2013, Le Monde a publié un article qui aborde les réactions de la Commission européenne sur les principales mesures du projet de loi sur la réforme des retraites : les responsables de l’organe exécutif européen seraient consternés parce que le gouvernement français aurait ignoré leurs préconisations. Rappelons que la première version du projet de loi sur la réforme des retraités a été déposée au Conseil d’État le 5 septembre 2013.

Les préconisations de la Commission européenne et les mesures choisies par le gouvernement


La commission européenne a recommandé à la France d’appliquer les mesures suivantes :
- Reporter l’âge légal de départ ;
- Accélérer le rythme de l’allongement de la durée de cotisation ;
- Rapprocher le public et le privé ;
- Supprimer les régimes spéciaux ;
- Éviter la hausse de cotisation de retraite.


Le gouvernement français n’a appliqué que l’allongement de la durée de cotisation, mais sans accélération. La Commission européenne ne cautionne pas le système de financement qui repose surtout sur une hausse des cotisations de retraite parce que cette mesure risque encore d’alourdir la compétitivité des entreprises : l’augmentation est de 0,60 point de 2014 à 2017. Bien que le gouvernement ait proposé en contrepartie un allègement des cotisations familiales, cette mesure reste vague : le moment auquel elle sera mise en place et le niveau de l’allègement n’ont pas été spécifiés.


D’autres points de mésentente : le déficit, nouvelles dépenses et délai supplémentaire


La Commission européenne attire l’attention sur le fait que le gouvernement ne tient compte que du déficit du régime général. Ainsi, avec le déficit des régimes complémentaires et celui des retraites de la fonction publique, le montant qu’il faut résorber d’ici 2020 n’est pas de 7,6 milliards, mais de plus de 20 milliards.


Les responsables de l’Union européenne n’ont pas approuvé les nouvelles dépenses qui découlent de certaines mesures comme la création de comptes individuels pénibilité, la retraite minimum des agriculteurs, l’aide au rachat de trimestres au titre des études, les trimestres accordés aux apprentis et encore d’autres. Là encore, le gouvernement n’a pas présenté de chiffres concrets, ni de mode de financement précis. 


L’exécutif européen ne cache pas sa colère parce qu’il a déjà accordé un délai supplémentaire de 2 ans à la France pour qu’elle puisse réduire son déficit public en dessous des 3 % en contrepartie d’une réforme en profondeur, incluant celle du système des retraites.

Les régimes spéciaux seraient concernés par la réforme

Invité sur le plateau de l’émission « Tous Politiques » de France-Inter, Le Parisien et France 24, le ministre du Travail Michel Sapin s’est exprimé sur le cas des régimes spéciaux et a déclaré que « tous les Français sont concernés par cette réforme des retraites ».

Les assurés des régimes spéciaux ne seront pas privilégiés

Lorsque le ministre a été interrogé sur le cas des régimes spéciaux réputés « intouchables » lors des réformes précédentes (sauf en 2007), il n’hésite pas à répondre que les régimes spéciaux ne feront pas l’objet d’une exception.

Après une brève comparaison avec le régime général, il a indiqué qu’au final, le niveau de cotisation est le même, tout comme la durée de cotisation. Selon Michel Sapin, de nombreuses personnes se plaisent à répéter que les régimes spéciaux ne vont pas subir les effets de la réforme, pourtant, il s’agirait d’un mensonge.

Tous les Français sont concernés par la réforme

Le ministre attire l’attention sur ce qu’il considère comme la « seule différence » qui distingue les régimes spéciaux du régime général : la retraite anticipée accordée aux personnes qui ont exercé des métiers pénibles (policiers, infirmiers et pompiers).

Le gouvernement a voulu réparer cette injustice en étendant cet avantage aux salariés du privé qui subissent les mêmes contraintes, prévues par le décret n° 2011-354 du 30 mars 2011 (travail de nuit, port de charges lourdes, expositions à des substances dangereuses, travail répétitif, etc.).

Le ministre du Travail a conclu en incitant les Français à ne plus se laisser influencer par les affirmations gratuites sur les inégalités des régimes. Il a soutenu que tous les Français seront appelés à contribuer à la réforme pour sauver le système des retraites par répartition et pour assurer sa pérennité.

Réforme des retraites : le gouvernement doit prendre des décisions courageuses

Le gouvernement doit agir pour que la réforme soit à la fois efficace et juste

 Face à la réaction entrainée par les pistes de réforme proposées par la commission sur l’avenir des retraites, le gouvernement a rappelé dans un communiqué de presse qu’il ne s’agit pas de mesures effectives : en effet, il reste encore la concertation et les débats parlementaires. Les autorités étatiques ont également rappelé que le gouvernement est indépendant et a le droit d’abandonner ces pistes s’il estime qu’elles ne sont pas appropriées. 

Un scénario qui se répète ?

 En septembre 2012, le gouvernement a réussi à faire adopter des mesures jugées insuffisantes : la désindexation des retraites complémentaires a été votée par une grande majorité des partenaires sociaux malgré leurs réticences et leurs remarques. Les pistes de réforme explosives proposées dans le rapport Moreau seront-elles quand même validées pendant la concertation ? Si le gouvernement décide de n’appliquer que certaines mesures, les personnes pénalisées n’hésiteront pas à blâmer cette réforme et à se mobiliser. Le locataire de Matignon doit tenir sa promesse en instaurant une réforme juste pour que tout le monde contribue et fasse des efforts. D’autres analystes pensent que les experts ont fait exprès de publier des pistes explosives afin de préparer la population aux mesures réelles. Ainsi, si la réforme est plus légère, le gouvernement pourrait se donner une aura de « protecteur de la nation ». 

Certains avantages seront peut-être supprimés

 La commission sur l’avenir des retraites n’a quasiment pas traité le cas de la pénibilité et celui des femmes, pourtant le gouvernement a fait des promesses qui s’y rapportent. Ainsi, les personnes concernées espèrent que des mesures en leur faveur seront établies dans le cadre de la future réforme. Mais, cela peut entrainer des dépenses non négligeables : 7 milliards d’euros selon Yannick Moreau. Il faudra donc faire des concessions pour atteindre les objectifs de la réforme. Le gouvernement est obligé d’agir, bien qu’il soit confronté à une problématique complexe : réformer équitablement le système des retraites en temps de crise. 

Un versement mensuel des retraites Agirc et Arrco à compter de janvier 2014

 C’est officiel, les retraites complémentaires seront versées tous les mois à partir de 2014. Si ce changement est voulu par un grand nombre de retraités, ces derniers risquent de s’y perdre un peu en janvier. Il convient donc de bien s’informer pour adopter un mode de gestion adapté à ce changement. Un changement pour une meilleure gestion Avec le versement trimestriel des pensions complémentaires Agirc et Arrco, les retraités ont du mal à gérer leurs finances. Heureusement, les autorités compétentes ont décidé d’appliquer une nouvelle mesure pour y remédier : c’est au mois d’octobre 2013 que les seniors percevront pour la dernière fois leur pension complémentaire trimestrielle. En effet, le premier versement mensuel est prévu pour le 2 janvier 2014. Des perturbations qu’il faut anticiper Si tous les mérites de cette mesure sont actuellement vantés, il ne faut pas négliger les perturbations qu’elle pourrait occasionner au début de l’année 2014 : d’abord, le montant de la mensualité sera égal au tiers de la « trimestrialité » qu’ils avaient l’habitude de toucher. Ainsi, les retraités qui ont opté pour les prélèvements automatiques doivent s’assurer que le montant total de leurs revenus mensuels est suffisant pour couvrir ces charges. Autrement, la banque pourrait prendre des dispositions qui pourraient leur coûter cher. Il faut savoir qu’après les réaménagements de janvier 2014, tout devrait bien se passer dès février : en effet, une mensualité sera versée sur le compte au début de chaque mois et permettra de couvrir les dépenses. Selon les statistiques, l’Arrco alloue une pension complémentaire à 11,6 millions de retraités et l’Agirc s’occupe de plus de 2,6 millions d’entre eux qui sont des cadres.   

Le gouvernement écoutera bien les requêtes des partenaires sociaux



Le gouvernement écoutera bien les requêtes des partenaires sociaux

Après la conférence de méthode qui s’est tenue à Matignon avec les partenaires sociaux le 23 mai dernier, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré que la concertation avec les représentants syndicaux et les organisations patronales va continuer jusqu’au 24 septembre 2013 pour une réforme « socialement forte ».


Un prolongement justifié par les divergences d’idées


Si ces réunions étaient destinées à préparer la deuxième conférence sociale qui aura lieu les 20 et 21 juin prochain, le premier ministre a pris une autre décision pour être certain de réussir cette réforme d’une grande importance. Lorsque les concertations seront bouclées le 21 septembre, le gouvernement va présenter le projet de réforme à la fin du mois pour qu’il soit examiné par les députés au cours de la saison automnale.


Face à la divergence des idées et le débat houleux, le gouvernement est obligé de bien étudier chaque proposition pour trouver des mesures qui permettront de résoudre le problème de déficit et d'offrir une retraite « juste et digne » à tous les Français. Si le Medef soutient le recul de l’âge de départ à 65 ans et l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans, la CGT s’y oppose fermement et incite les salariés à se faire entendre pour que leur voix soit prise en compte par les responsables.


Une réforme qui devrait épargner les plus défavorisés


Les syndicats souhaitent que la répartition de l’effort soit équitable et que les retraités les plus précaires, à l’instar des travailleurs qui exercent des métiers pénibles, des femmes qui doivent assumer leur rôle de mère et des retraités qui perçoivent une « petite pension », ne soient plus pénalisés.


Aujourd’hui, le rapport Moreau qui devrait être présenté le 10 juin prochain est très attendu par les participants de la conférence sociale. En effet, les pistes proposées par les experts qui composent la commission sur l’avenir des retraites serviront de base pour l’élaboration du projet de loi de réforme des retraites.

Avec retraite.com retrouvez toute l'actualité de la réforme des retraites 2013

Une vraie réforme de progrès grâce à l’intervention de l’Assemblée nationale

Le soir du 11 septembre 2013, Claude Bartolone a organisé une conférence citoyenne sur le projet de réforme des retraites à l’hôtel de Lassay, sa résidence officielle. Il a annoncé au cours de son discours introductif que les députés joueront un rôle essentiel dans l'établissement d’une véritable « réforme de progrès ».

Il a surtout insisté sur le fait que leur intervention est déterminante en ce qui concerne la mise en place des mesures sur la pénibilité et sur l’amélioration de la situation des femmes.

Vivre plus longtemps et travailler plus longtemps

Claude Bartolone, député élu en Seine-Saint-Denis et issu du parti socialiste, a énuméré ce qui, pour lui, devrait être les « marqueurs de la retraite du 21e siècle » :
- Des assurés qui payent le « juste prix » ;
- Une répartition équitable des efforts entre tous les Français ;
- Un système qui n’affaiblit ni le pouvoir d’achat, ni les petites retraites ;
- Des mesures qui ne plombent pas la compétitivité des entreprises.

Il a insisté sur le fait que chacun devrait avoir le temps de bénéficier de sa retraite, mais avec l’augmentation de l’espérance de vie après 60 ans, il est impératif de rester actif plus longtemps. Le président de l’Assemblée nationale a précisé que la moyenne de l’espérance de vie en bonne santé est de 63,5 ans pour les femmes et de 61,9 ans pour les hommes.

C’est pour cette raison que le gouvernement a décidé d’allonger la durée de cotisation requise pour profiter du taux plein. Ce recul progressif se fera au rythme d’un trimestre tous les trois ans à compter de 2020 pour s’arrêter à 172 trimestres (43 ans) en 2035.

Création de nouveaux droits pour préserver les plus précaires


Claude Bartolone a également déclaré qu’un système de retraite moderne doit inclure de « nouveaux droits » pour améliorer la situation des travailleurs exerçant des métiers pénibles, notamment celle des ouvriers, mais aussi pour limiter l’impact des contrats à temps partiel sur la retraite de femmes.

Il faut savoir que l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites doit débuter le 7 octobre prochain et le Parlement jouera donc un rôle important dans la concrétisation de la réforme.

Marisol Touraine souhaite une réforme durable

Le mardi 20 août 2013, Marisol Touraine, reçue sur le plateau des 4 vérités sur France 2, a déclaré que la réforme des retraites ne se résumera pas à une mesure fiscale. Et de préciser qu’elle voudrait « engager une réforme dans la durée, pour l’avenir ». 

Zoom sur les mesures fiscales envisagées par le gouvernement

La hausse de la CSG est une option que le gouvernement étudie sérieusement en ce moment, mais elle ne sera efficace qu’à court terme.

La contribution sociale généralisée (CSG) va augmenter de 0,2 % à 0,5 %, mais la CSG des retraités imposables qui est de 6,6 % pourrait également être alignée à la CSG des travailleurs qui est de 7,5 %. La première hausse permettrait de générer une recette de 2,4 milliards d’euros à 3,6 milliards d’euros par an.

Le relèvement de la CSG des retraités va rapporter une recette fiscale de 2 milliards d’euros par an. Si la majoration de 10 % accordée aux parents ayant au moins trois enfants est imposée, l’État peut espérer un rendement supplémentaire de 900 millions d’euros par an.    

L’allongement de la durée de cotisation pour une réforme durable

Une autre disposition comme l’allongement de la durée de cotisation est indispensable pour garantir l’équilibre du système des retraites à long terme.

Étant donné que les mesures fiscales n’assurent que le financement de la réforme à court terme, l’allongement de la durée de cotisation à compter de 2020 est de plus en plus évident.

Marisol Touraine indique que le processus se fera progressivement de manière à passer de 41,5 annuités, soit 166 trimestres, en 2020, à 43 annuités, soit 172 trimestres, en 2037. Rappelons qu’il s’agit de la première réforme des retraites réalisée par une équipe gouvernementale socialiste.

Les jeunes seraient les plus désavantagés dans le cadre de la réforme des retraites

Au cours d’une conférence de presse donnée le mardi 3 septembre 2013, le collectif « La retraite une affaire de jeunes » a invité les jeunes à se mobiliser le 10 septembre prochain pour défendre leurs droits.

Les premiers responsables n’ont pas tourné autour du pot et ont bien soutenu leurs décisions en soulevant les mesures qui désavantageraient les jeunes d’aujourd’hui et dans les années à venir.

Une paupérisation des jeunes ?

Emmanuel Zemmour, le président de l’Unef a annoncé que les jeunes sont actuellement précaires, plus tard, le taux de chômage va augmenter et un peu plus tard, ils ne pourront plus toucher de retraite à taux plein. Il continue en déclarant que les jeunes sont « les premiers perdants de la réforme des retraites ».

Aujourd’hui, les jeunes commencent leur carrière de plus en plus tardivement parce qu’ils choisissent de longs cursus dans les écoles supérieures afin d’avoir des diplômes prestigieux et une bonne situation.

L’allongement de la durée de cotisation, une mesure pénalisante pour les jeunes


Avec ce nouvel allongement de la durée de cotisation, les jeunes auront du mal à valider le nombre de trimestres requis pour partir à la retraite dès l’âge légal de départ, à moins qu’ils ne commencent à travailler assez tôt.


Selon les représentants des 17 organisations qui composent le collectif « La retraite une affaire de jeunes » (Unef, LMDE, les jeunes écologistes, la JOC, etc.), cette mesure est « une double peine pour les jeunes » parce qu’ils sont susceptibles de prendre leur retraite sans profiter du taux plein.


Ils argumentent en citant un exemple concret : les actifs nés en 1973 et ayant actuellement 40 ans devront cotiser pendant 43 ans pour toucher une pension à taux plein. Ainsi, seules les personnes qui ont commencé à cotiser sans interruption à partir de 19 ans pourront partir avec une retraite à taux plein à 62 ans.

La réforme des retraites inefficace selon les économistes

Interviewés par le Figaro, trois experts en économie ont donné leur avis sur les grandes lignes de la réforme des retraites présentées par Jean-Marc Ayrault le mardi 27 août 2013. Les résultats des analyses de la situation par ces trois experts ne sont pas des plus concluants.

Les critiques et les arguments des économistes

Marc Touati, président du cabinet ACDEFI, n’a pas mâché ses mots en déclarant qu’il s’agit d’une « non-réforme ». Il estime que les mesures retenues par le gouvernement ne suffiront pas pour sauver le système des retraites et que cette réforme n’est pas équitable comme le prétendent les membres du gouvernement. Il a argumenté en soulevant le cas des régimes spéciaux qui ne vont pas être alignés sur le régime général.

Marc Fiorentino, associé chez monfinancier.com, pense que le gouvernement a raté une bonne occasion pour réaliser une réforme structurelle du système des retraites. Il a indiqué que la population était « prête à faire des sacrifices » et les conditions étaient favorables pour réaliser une réforme en profondeur. Il a annoncé que cette réforme manquait de courage politique et que le gouvernement sera obligé de retravailler ce dossier avant la fin du quinquennat.

Antoine Bozio, directeur de l’Institut des politiques publiques, a été plus indulgent en déclarant que l’ensemble des mesures choisies par l'exécutif lui semble « justifié ». Il indique que l’augmentation des cotisations est modérée, mais elle n'est pas négligeable. Bien que la réforme ait été rapide, les responsables ont quand même su établir des « projections économiques très optimistes ».

Les solutions envisageables

Ces économistes ne se sont pas contentés de critiquer la réforme, ils ont fait des suggestions qui permettraient de sauver les retraites.

Marc Touati pense qu’il faut appliquer de mesures fortes pour retrouver la croissance : baisser les impôts et prendre une partie du budget public de fonctionnement. L’harmonisation des différents régimes de retraite doit passer par l’alignement du public et du privé. Les régimes spéciaux doivent également faire l’objet d’un remaniement pour réduire les grosses dépenses qui en découlent. Le gouvernement devrait mettre en place un système par capitalisation pour renforcer la retraite par répartition.

Antoine Bozio propose, quant à lui, une continuité des efforts pour « aller vers une convergence des différents systèmes de retraite ». Le pilotage des différents régimes devrait aussi s’adapter au rythme de l’augmentation de l’espérance de vie et de la conjoncture économique. Le système sera ainsi modifié en amont et les crises pourront être évitées.

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