Ouvrir une assurance-vie : le guide complet pour bien commencer

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Ludovic Herschlikovitz
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L’assurance-vie est l’un des placements les plus utilisés en France. Elle permet de se constituer une épargne sur le long terme tout en bénéficiant d’une fiscalité spécifique. Il est possible d’y effectuer des versements libres, de choisir différents supports d’investissement et de désigner des bénéficiaires pour la transmission du capital.

Avant d’ouvrir un contrat, il est toutefois utile de comprendre son fonctionnement : qui peut souscrire une assurance-vie, quelles sont les démarches à suivre, comment choisir les supports d’investissement et quelles règles fiscales s’appliquent au fil du temps.

Ce guide présente les principales étapes pour ouvrir une assurance-vie et bien démarrer son contrat.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et général. Elles ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Les caractéristiques d’une assurance-vie (fiscalité, rendement, risques, frais) dépendent de votre situation personnelle et du contrat choisi. Avant toute décision, il est recommandé de se rapprocher d’un conseiller ou de l’établissement concerné.

comment souscrire le bon contrat assurance vie

Pourquoi ouvrir une assurance-vie aujourd’hui ?

Un placement sécurisé et adaptable

Dans un contrat d’assurance-vie, vous pouvez placer votre argent sur ce qu’on appelle un fonds en euros.

Sur le fonds en euros, le capital bénéficie d’une garantie de l’assureur. L’assureur peut attribuer un rendement annuel, variable selon les conditions de marché. Une fois crédités sur le contrat, les intérêts sont définitivement acquis. Le risque de perte en capital y est donc très limité, contrairement aux unités de compte.

C’est pour cela que beaucoup d’épargnants utilisent le fonds en euros comme une poche prudente au sein de leur assurance-vie, sur un horizon généralement plus long qu’un livret d’épargne.

Cela étant, l’assurance-vie permet aussi d’investir sur des supports plus dynamiques appelés unités de compte :

  • actions ;
  • obligations ;
  • immobilier (SCPI) ;
  • fonds diversifiés.

Ces supports peuvent rapporter davantage (bien que ce ne soit pas certain), mais ils comportent un risque de perte en capital.

L’assurance-vie comme outil de long terme

L’assurance-vie est souvent utilisée comme outil de long terme. En effet, sa fiscalité devient spécifique avec le temps.

Après 8 ans de détention, les retraits bénéficient d’un avantage fiscal, soit un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple.

Cela signifie que vous pouvez retirer une partie des gains sans payer d’impôt sur le revenu, dans cette limite.

Par ailleurs, le produit peut servir à préparer des projets à venir :

  • préparer la retraite ;
  • financer les études d’un enfant ;
  • constituer un capital à long terme.

Contrairement à un PER, l’assurance-vie n’est pas bloquée jusqu’à la retraite : vous pouvez effectuer un rachat total ou partiel à tout moment, dans les conditions prévues par le contrat.

Enfin, l’assurance-vie est aussi connue pour ses propres règles en cas de décès. Les bénéficiaires peuvent recevoir le capital avec un abattement pouvant aller jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de familles utilisent l’assurance-vie comme outil de transmission de patrimoine.

Quand ouvrir une assurance-vie ?

Ouvrir tôt pour maximiser la durée fiscale

L’assurance-vie bénéficie d’un avantage fiscal après 8 ans de détention du contrat. Or le délai de 8 ans commence à la date d’ouverture du contrat, pas à la date des versements.

Autrement dit, même si vous ouvrez un contrat aujourd’hui avec 100 € seulement, le compteur fiscal démarre immédiatement.

Dans 8 ans, votre contrat sera considéré comme ancien, même si vous avez fait la majorité de vos versements plus tard. Il est donc fréquent d’ouvrir une assurance-vie tôt, même avec une petite somme, afin de faire courir l’ancienneté fiscale du contrat dès son ouverture.

Comme expliqué précédemment, après 8 ans, les retraits bénéficient d’un avantage fiscal :

  • 4 600 € de gains exonérés d’impôt par an pour une personne seule ;
  • 9 200 € pour un couple.

Cela signifie que vous pouvez retirer une partie des intérêts sans payer d’impôt sur le revenu, dans cette limite (les prélèvements sociaux restent dus).

Autre raison d’ouvrir tôt : la transmission. L’assurance-vie est aussi un outil de transmission. Les versements effectués avant 70 ans bénéficient d’un avantage. Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire peut, dans certaines limites, profiter d’un abattement de 152 500 € avant l’application de la fiscalité spécifique de l’assurance-vie.

Les moments clés pour souscrire une assurance-vie

L’assurance-vie est un outil d’épargne qui prend souvent tout son sens dans la durée.

Plus le contrat est ouvert tôt, plus vous profitez longtemps de son ancienneté fiscale, de la capitalisation des intérêts et de sa souplesse pour financer différents projets de vie.

Moment de vieAvantage
Premier emploiPermet de commencer à épargner tôt, même avec de petites sommes. L’ancienneté fiscale démarre immédiatement et les intérêts ont plus de temps pour se cumuler.
Naissance d’un enfantLe contrat peut servir à constituer un capital pour les études ou un projet futur. Il peut aussi être ouvert au nom de l’enfant pour lui donner une épargne déjà ancienne à sa majorité.
Préparation de la retraiteL’assurance-vie peut compléter d’autres placements. Elle permet de constituer un capital et de réaliser des retraits réguliers plus tard avec une fiscalité avantageuse après 8 ans.

Qui peut ouvrir une assurance-vie ?

L’ouverture d’un contrat pour un adulte

En pratique, toute personne majeure peut ouvrir librement une assurance-vie auprès d’une banque, d’un assureur ou d’un courtier.

Elle choisit alors les supports d’investissement, effectue des versements quand elle le souhaite et peut réaliser des retraits selon ses besoins. Elle peut également désigner les bénéficiaires qui recevront le capital en cas de décès.

L’ouverture d’un contrat pour un mineur

Il est possible d’ouvrir une assurance-vie pour un enfant mineur, mais l’ouverture et la gestion du contrat relèvent de ses représentants légaux. À sa majorité, l’enfant peut ensuite gérer lui-même son contrat.

Lorsqu’une assurance-vie est ouverte pour un enfant, l’objectif est souvent de constituer progressivement une épargne sur plusieurs années. L’intérêt est que de petits versements réguliers peuvent, avec le temps, former un capital intéressant grâce aux intérêts qui s’accumulent.

Prenons un exemple purement illustratif, sans garantie de performance : des parents versent 50 € par mois sur une assurance-vie ouverte à la naissance de leur enfant, en retenant une hypothèse de rendement moyen de 3 % par an. Les résultats sont présentés dans le tableau suivant.

Durée d’épargneSommes versées par les parentsCapital estimé avec 3 % de rendement
5 ans3 000 €≈ 3 200 €
10 ans6 000 €≈ 6 900 €
15 ans9 000 €≈ 11 200 €
18 ans10 800 €≈ 13 600 €

Les étapes clés pour ouvrir une assurance-vie

Choisir le bon assureur et le bon contrat

La première étape est de choisir l’établissement auprès duquel vous souhaitez ouvrir votre assurance-vie. Il peut s’agir d’une banque, d’un assureur, d’un courtier en ligne ou d’un conseiller en gestion de patrimoine.

À ce stade, il est important de comparer plusieurs éléments, par exemple :

  • les frais du contrat (frais d’entrée, frais de gestion, frais d’arbitrage) ;
  • les supports d’investissement proposés (fonds en euros, unités de compte, immobilier, etc.) ;
  • les services de gestion (gestion libre, gestion pilotée, accompagnement par un conseiller).

Ce choix est important, car il va déterminer les performances possibles et la souplesse du contrat sur le long terme.

Déterminer le montant des premiers versements

Une fois le contrat choisi, il faut effectuer un premier versement, souvent appelé versement initial.

Le montant dépend du contrat et de l’organisme auprès duquel vous ouvrez votre contrat. Certaines assurances-vie demandent quelques centaines d’euros, tandis que d’autres peuvent être ouvertes avec un montant plus faible.

Ce premier versement permet :

  • d’activer le contrat ;
  • de choisir la répartition de l’épargne entre les différents supports (fonds en euros ou unités de compte).

Ensuite, il est possible de prévoir des versements ponctuels ou réguliers selon votre capacité d’épargne.

La signature et la validation du contrat d’assurance-vie

Puis vous pourrez compléter le dossier de souscription. L’assureur demande généralement plusieurs informations :

  • votre identité et votre situation personnelle ;
  • votre situation patrimoniale et financière ;
  • votre niveau de connaissance des placements et votre tolérance au risque.

Ces informations sont demandées pour respecter les règles de conseil et de protection de l’épargnant.

Vous devrez également désigner un ou plusieurs bénéficiaires, c’est-à-dire les personnes qui recevront le capital en cas de décès.

Une fois le dossier signé et le premier versement effectué, l’assureur procède à la validation du contrat. Après cette étape, l’assurance-vie est officiellement ouverte et l’épargne commence à être investie sur les supports choisis.

Le souscripteur dispose d’un délai légal de renonciation de 30 jours calendaires révolus, dans les conditions prévues par le Code des assurances.

Les différents supports d’investissement dans une assurance-vie

Le fonds en euros : sécurité et garantie

Le fonds en euros est le support le plus sécurisant dans une assurance-vie. Le capital investi bénéficie d’une garantie de l’assureur, ce qui limite fortement le risque de perte.

Chaque année, l’assureur peut verser un rendement, dont le niveau varie selon les conditions de marché. Une fois crédités sur le contrat, les intérêts sont définitivement acquis. Ils ne peuvent pas être remis en cause, même si les performances futures sont plus faibles.

En contrepartie de cette sécurité, le rendement peut être plus modéré que celui des supports plus dynamiques.

Les unités de compte : diversification et potentiel de rendement

Les unités de compte (souvent appelées UC) permettent d’investir sur différents marchés financiers ou immobiliers. Contrairement au fonds en euros, le capital n’est pas garanti, car la valeur de ces supports peut évoluer à la hausse comme à la baisse.

Parmi les unités de compte, on peut notamment trouver :

  • des fonds investis en actions, liés aux marchés boursiers ;
  • des fonds obligataires, investis dans des dettes d’entreprises ou d’États ;
  • des fonds diversifiés, qui mélangent plusieurs types d’actifs ;
  • des supports immobiliers comme les SCPI ou OPCI.

Ces supports peuvent offrir un potentiel de rendement plus élevé sur le long terme, mais ils impliquent aussi une part de risque.

Le contrat multisupport : une combinaison souple

L’un des intérêts de l’assurance-vie est justement de permettre de combiner plusieurs supports dans un même contrat. Par exemple, une partie de l’épargne peut être placée sur le fonds en euros pour sécuriser le capital, tandis qu’une autre partie peut être investie en unités de compte pour rechercher davantage de performance.

La fiscalité de l’assurance-vie après l’ouverture

Imposition des versements et des gains

Les versements effectués sur une assurance-vie ne donnent pas lieu, en eux-mêmes, à une imposition spécifique. En revanche, la fiscalité peut s’appliquer lors d’un rachat, sur la part correspondant aux gains (les intérêts ou plus-values). Cependant, ces gains ne sont pas taxés chaque année. Tant que vous laissez votre argent sur le contrat, il n’y a pas d’imposition sur le revenu sur les gains non rachetés. En revanche, pour les fonds en euros, les prélèvements sociaux sont généralement prélevés au fil de l’eau sur les intérêts crédités.

L’imposition intervient seulement lorsque vous effectuez un rachat, c’est-à-dire un retrait total ou partiel de votre assurance-vie. Dans ce cas, seule la part correspondant aux gains est imposable, pas le capital que vous avez versé.

Les prélèvements sociaux sur les rendements

Les gains générés par l’assurance-vie sont soumis aux prélèvements sociaux au taux en vigueur, actuellement de 17,2 %.

Le moment où ces prélèvements sont prélevés dépend du type de support :

  • pour le fonds en euros, les prélèvements sociaux sont généralement prélevés chaque année sur les intérêts crédités ;
  • pour les unités de compte, ils sont prélevés au moment du retrait, en même temps que la fiscalité sur les gains.

Les avantages fiscaux après 8 ans

L’assurance-vie devient intéressante sur le plan fiscal après quelques années de détention du contrat. Après 8 ans, les gains retirés lors d’un rachat bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, ou de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.

Cela signifie que vous pouvez retirer une partie des gains chaque année sans payer d’impôt sur le revenu, dans cette limite. Les prélèvements sociaux restent néanmoins applicables.

Comment gérer et optimiser son assurance-vie après l’ouverture ?

Réaliser des versements complémentaires ou des rachats

Une fois le contrat ouvert, il est possible de continuer à effectuer des versements complémentaires. Cela permet d’augmenter progressivement le capital investi et de profiter de la capitalisation des intérêts sur la durée. Ces versements peuvent être ponctuels ou programmés, par exemple chaque mois.

À l’inverse, l’assurance-vie offre aussi la possibilité d’effectuer des rachats, c’est-à-dire des retraits partiels ou totaux. Cette souplesse permet d’utiliser l’épargne si un projet se présente ou si un besoin de liquidités apparaît.

Choisir la gestion libre ou la gestion pilotée

La gestion du contrat peut également être adaptée au profil du souscripteur. Avec la gestion libre, vous choisissez vous-même la répartition de votre épargne entre les différents supports d’investissement (fonds en euros, unités de compte, immobilier, etc.). Cette solution peut convenir aux personnes qui souhaitent suivre leur contrat et ajuster elles-mêmes leurs placements.

À l’inverse, la gestion pilotée consiste à confier la gestion du contrat à des professionnels. Ceux-ci répartissent l’épargne et effectuent les arbitrages en fonction d’un profil de risque défini à l’avance. Cette option peut convenir aux épargnants qui préfèrent déléguer les arbitrages à des professionnels, dans le cadre défini par le contrat.

Anticiper la transmission grâce au contrat d’assurance-vie

L’assurance-vie peut aussi être utilisée dans une logique de transmission du patrimoine. Le souscripteur peut désigner un ou plusieurs bénéficiaires dans la clause bénéficiaire du contrat.

En cas de décès, le capital sera versé aux personnes désignées selon les règles spécifiques de l’assurance-vie, qui peuvent être plus avantageuses que celles de la succession classique.

💡

Bon à savoir

Il est recommandé de réfléchir à la rédaction de la clause bénéficiaire et de la mettre à jour si la situation familiale évolue (mariage, naissance, divorce, etc.).

L’assurance-vie et l’investissement responsable

Les contrats multisupports orientés ISR et fonds verts

Certaines assurances-vie sont appelées contrats multisupports. Cela signifie que l’épargne peut être investie sur plusieurs types de supports : fonds en euros, actions, obligations, immobilier, etc.

Parmi ces supports, on trouve désormais des fonds dits ISR (Investissement Socialement Responsable) ou des fonds « verts ».

Ces fonds sélectionnent des entreprises selon certains critères, par exemple :

  • leur impact environnemental (réduction des émissions de CO₂, énergies renouvelables) ;
  • leurs pratiques sociales (conditions de travail, respect des salariés) ;
  • leur gouvernance (transparence, gestion responsable).

Concrètement, lorsque vous choisissez ces supports dans votre assurance-vie, votre épargne est investie dans des entreprises ou des projets considérés comme plus responsables.

Donner du sens à son épargne tout en optimisant sa fiscalité

L’assurance-vie permet déjà de bénéficier d’avantages fiscaux, notamment lorsque l’on conserve le contrat sur la durée (par exemple après 8 ans).

En même temps, en choisissant des supports ISR ou des fonds verts, vous pouvez orienter votre épargne vers des projets qui correspondent à certaines valeurs, comme la transition écologique ou l’économie durable.

Autrement dit, vous pouvez chercher un rendement et une fiscalité avantageuse, tout en essayant d’avoir un impact positif avec votre épargne.

Foire aux questions

Quels documents faut-il fournir pour ouvrir une assurance-vie ?

Pour ouvrir une assurance-vie, l’établissement financier demande généralement plusieurs documents permettant de vérifier l’identité du souscripteur et sa situation. Il faut le plus souvent fournir :

  • une pièce d’identité valide (carte d’identité ou passeport) ;
  • un justificatif de domicile récent ;
  • un relevé d’identité bancaire (RIB) pour effectuer les versements et les éventuels retraits.

L’assureur peut également demander des informations complémentaires sur votre situation personnelle, professionnelle et patrimoniale, ainsi que sur vos objectifs d’investissement et votre tolérance au risque. Ces informations sont nécessaires pour respecter les obligations de conseil et de lutte contre le blanchiment d’argent.

Oui, il est tout à fait possible de détenir plusieurs assurances-vie en même temps. Contrairement à certains produits d’épargne réglementés, comme le Livret A, il n’existe pas de limite légale au nombre de contrats.

Certaines personnes choisissent d’ouvrir plusieurs contrats afin de diversifier leurs placements, de profiter de différentes stratégies d’investissement ou de bénéficier de conditions de gestion différentes selon les assureurs. Cela peut aussi permettre d’organiser plus facilement la transmission du capital en désignant des bénéficiaires différents selon les contrats.

En principe, il n’existe pas d’âge légal maximum pour ouvrir une assurance-vie. Une personne peut donc souscrire un contrat même à un âge avancé.

Cependant, dans la pratique, certains assureurs peuvent fixer des limites d’âge pour la souscription ou pour certains types de gestion. De plus, après 70 ans, les règles fiscales concernant la transmission du capital peuvent être différentes, notamment en matière d’abattements successoraux. C’est pourquoi il peut être utile de se renseigner sur les conditions du contrat et sur les objectifs poursuivis avant d’ouvrir une assurance-vie tardivement.

Pourquoi et comment ouvrir une assurance-vie dès maintenant ?

En résumé, ouvrir une assurance-vie est une démarche assez simple qui peut vous aider à épargner sur le long terme. Une fois le contrat ouvert, il peut être alimenté et ajusté au fil du temps selon vos projets. Sa souplesse de gestion et son cadre fiscal expliquent pourquoi ce placement reste aujourd’hui l’un des plus utilisés pour épargner et préparer l’avenir.

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