Quelques informations sur la retraite anticipée des fonctionnaires

Ludovic Herschlikovitz
LinkedIn

Les fonctionnaires peuvent bénéficier d’un départ anticipé à la retraite dans plusieurs situations prévues par la réglementation. Les conditions varient toutefois selon le motif du départ, la durée d’assurance et la nature des fonctions exercées.

La distinction entre catégorie sédentaire et catégorie active joue notamment un rôle important. Les fonctionnaires occupant ou ayant occupé certains emplois présentant des risques particuliers ou des fatigues exceptionnelles peuvent bénéficier d’un âge d’ouverture des droits plus précoce, à condition de justifier d’une durée minimale de services actifs.

Les règles d’âge ont par ailleurs évolué avec la réforme des retraites de 2023. En 2026, la progression de l’âge légal prévue par cette réforme a été ralentie pour certaines générations, notamment pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.

Âge légal de départ et impact de la réforme de 2023

La réforme des retraites de 2023 a relevé progressivement l’âge légal de départ à la retraite, y compris dans la fonction publique. Cette évolution dépend de l’année de naissance et de la catégorie d’emploi occupée.

Pour les fonctionnaires de catégorie sédentaire, l’âge légal augmente progressivement jusqu’à 64 ans pour les générations les plus jeunes.

Les fonctionnaires ayant occupé suffisamment longtemps un emploi classé en catégorie active peuvent partir plus tôt. Leur âge d’ouverture des droits dépend de leur année de naissance et évolue progressivement jusqu’à 59 ans pour les générations les plus jeunes concernées.

À compter du 1er septembre 2026, les règles issues de la réforme de 2023 sont toutefois ajustées. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ralentit la progression de l’âge légal pour certaines générations, y compris dans la fonction publique.

Concrètement, les âges applicables dépendent désormais de la date de naissance et de la date d’effet de la pension. Pour un agent de catégorie active, l’âge de départ peut ainsi être fixé entre 57 ans et 59 ans selon sa génération, sous réserve de remplir la durée minimale de services actifs exigée.

Il est donc nécessaire de vérifier son année de naissance, sa catégorie d’emploi et la durée de services actifs accomplie avant de déterminer son âge possible de départ.

Fonctionnaires concernés : catégorie sédentaire et catégorie active

La distinction entre catégorie sédentaire et catégorie active joue un rôle important dans la détermination de l’âge auquel un fonctionnaire peut demander sa retraite.

CritèreCatégorie sédentaireCatégorie active
DéfinitionEmplois qui ne sont pas classés en catégorie activeEmplois présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles
ExemplesEnseignants, agents administratifs, attachés, rédacteurs…Certains policiers, surveillants pénitentiaires, sapeurs-pompiers professionnels, aides-soignants hospitaliers…
Âge de départVarie selon l’année de naissance et évolue progressivement jusqu’à 64 ansPlus précoce et variable selon la génération, avec une progression de 57 à 59 ans
Durée de services spécifiqueAucune durée de services actifs exigéeUne durée minimale de services accomplis dans un emploi classé actif est nécessaire
Départs anticipés possiblesNotamment carrière longue, handicap ou invalidité selon les conditions prévuesLes mêmes dispositifs peuvent s’appliquer, en plus de l’âge d’ouverture des droits propre à la catégorie active

Le départ à l’âge prévu pour la catégorie active n’est pas une retraite anticipée au sens d’un dispositif exceptionnel : il correspond à l’âge normal d’ouverture des droits attaché à cette catégorie d’emploi.

Un agent actif peut toutefois, s’il remplit les conditions requises, bénéficier d’un véritable dispositif de retraite anticipée, par exemple pour carrière longue ou handicap, permettant un départ avant l’âge normalement applicable à sa catégorie.

Comment arrêter de travailler avant la retraite : les options complémentaires

Un fonctionnaire qui ne remplit pas les conditions d’un départ anticipé à la retraite peut, dans certaines situations, réduire ou interrompre son activité avant la liquidation définitive de sa pension.

Plusieurs dispositifs peuvent être envisagés selon l’âge, la carrière et la situation de l’agent. La retraite progressive permet notamment, sous conditions, de travailler à temps partiel tout en percevant une fraction de sa pension. D’autres solutions statutaires, comme certaines formes de disponibilité ou l’utilisation de jours accumulés sur un compte épargne-temps, peuvent également intervenir selon les règles applicables.

Une épargne constituée à titre personnel peut par ailleurs être utilisée pour compléter les revenus pendant une période de transition, mais elle reste distincte des dispositifs de retraite prévus pour les fonctionnaires.

Disponibilité, temps partiel et cessation progressive d'activité

Le statut de la fonction publique prévoit plusieurs possibilités permettant de réduire ou d’interrompre temporairement son activité avant la retraite, sans liquider immédiatement sa pension.

  • La disponibilité : un fonctionnaire peut, dans certaines situations, être placé en disponibilité et cesser temporairement d’exercer ses fonctions. Il n’est alors en principe plus rémunéré par son administration. Les conséquences sur les droits à retraite dépendent toutefois du motif de la disponibilité et de l’éventuelle activité exercée pendant cette période. Il est donc nécessaire de vérifier les règles applicables avant d’utiliser ce dispositif en fin de carrière.

  • Le temps partiel : un fonctionnaire peut, selon sa situation, exercer à temps partiel de droit ou sur autorisation. La diminution de la durée de travail entraîne généralement une réduction de la rémunération et peut avoir un effet sur le calcul de la pension. Il est toutefois possible, sous certaines conditions, de surcotiser afin que tout ou partie de la période travaillée à temps partiel soit prise en compte comme une période à temps plein pour la retraite.

Ces dispositifs ne constituent pas, en eux-mêmes, une retraite anticipée. Ils peuvent néanmoins permettre d’aménager la fin de carrière avant la liquidation de la pension. Leur impact sur les droits à retraite dépend de la situation de l’agent et doit être vérifié avant toute décision.

Épargne retraite complémentaire pour anticiper financièrement

Pour financer une période de cessation anticipée d’activité — qu’il s’agisse d’une disponibilité, d’un temps partiel ou simplement d’un départ effectif avant la liquidation complète de la pension — les fonctionnaires peuvent s’appuyer sur plusieurs solutions d’épargne complémentaire. Ces produits visent à constituer un capital ou des revenus réguliers permettant de couvrir les années séparant l’arrêt de l’activité du versement de la pension.

Lorsqu’un fonctionnaire envisage de réduire ou d’interrompre son activité avant la liquidation de sa retraite, une épargne constituée en amont peut permettre de compléter temporairement ses revenus. Les différents placements ne présentent toutefois ni la même disponibilité ni les mêmes risques.

ProduitPrincipales caractéristiquesDisponibilité avant la retraite
Plan d’épargne retraite (PER)Épargne destinée en priorité à la retraite. Les versements volontaires peuvent, sous conditions et dans certaines limites, être déduits du revenu imposable.En principe bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
Assurance-vieContrat permettant d’investir sur différents supports. La fiscalité des gains dépend notamment de l’ancienneté du contrat et des retraits effectués.Des rachats partiels ou totaux peuvent en principe être réalisés avant la retraite.
SCPIPlacement collectif investi dans l’immobilier pouvant distribuer des revenus. Le rendement et le capital ne sont pas garantis.La revente des parts peut être difficile ou prendre du temps, notamment en cas de manque d’acheteurs.

Le PER est donc principalement un outil de préparation de la retraite et ne permet pas, en principe, de financer librement une cessation d’activité plusieurs années avant la liquidation de la pension.

Une épargne plus disponible, comme l’assurance-vie ou d’autres placements liquides, peut être mobilisée plus facilement pour financer une période de transition. Le choix dépend toutefois de l’horizon de placement, du niveau de risque accepté, de la fiscalité et des besoins de liquidité de l’épargnant.

Comment est calculé le montant de la retraite anticipée d'un fonctionnaire ?

Partir en retraite anticipée ne signifie pas automatiquement percevoir une pension réduite. Le montant dépend du dispositif utilisé, de la durée de services et d’assurance acquise, ainsi que de l’éventuelle application d’une décote, d’une majoration ou de règles particulières.

Pour un fonctionnaire titulaire, la retraite comprend principalement deux composantes :

  • la pension principale, versée par le Service des retraites de l’État (SRE) pour les fonctionnaires de l’État ou par la CNRACL pour les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers ;

  • la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), qui permet d’acquérir des droits à partir de certains éléments de rémunération qui ne sont pas intégrés dans le calcul de la pension principale.

Le montant total perçu dépend donc à la fois des règles de calcul de la pension principale et des droits acquis au titre de la RAFP.

Le calcul de la pension principale : traitement de base et taux de liquidation

La pension principale d’un fonctionnaire est calculée à partir de son dernier traitement indiciaire brut, de la durée de ses services et du nombre de trimestres requis pour bénéficier du taux maximal.

Le traitement retenu correspond au dernier traitement indiciaire brut détenu depuis au moins six mois au moment du départ à la retraite. Il ne s’agit donc pas d’une moyenne des six derniers mois. Dans le cas général, les primes et indemnités ne sont pas intégrées à cette base de calcul.

La formule de référence est la suivante :

Pension = dernier traitement indiciaire brut × 75 % × (nombre de trimestres liquidables / nombre de trimestres requis pour le taux maximal)

Le taux maximal est en principe fixé à 75 % du traitement indiciaire brut. Certaines bonifications peuvent toutefois permettre de porter ce taux jusqu’à 80 %.

La décote en cas de durée d’assurance insuffisante

Lorsque le fonctionnaire ne réunit pas la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une pension sans décote et qu’il part avant l’âge d’annulation de celle-ci, le montant de sa pension peut être réduit.

La décote est fixée à 1,25 % par trimestre manquant. Le nombre de trimestres retenu correspond au plus petit des deux nombres suivants :

  • le nombre de trimestres manquants pour atteindre la durée d’assurance requise ;
  • le nombre de trimestres séparant l’âge de départ de l’âge d’annulation de la décote.

Certains dispositifs de départ anticipé prévoient toutefois des règles particulières et peuvent permettre un départ sans décote lorsque les conditions spécifiques sont remplies.

La décote en cas de durée d’assurance insuffisante

Lorsque le fonctionnaire ne réunit pas la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une pension sans décote et qu’il part avant l’âge d’annulation de celle-ci, le montant de sa pension peut être réduit.

La décote est fixée à 1,25 % par trimestre manquant. Le nombre de trimestres retenu correspond au plus petit des deux nombres suivants :

  • le nombre de trimestres manquants pour atteindre la durée d’assurance requise ;
  • le nombre de trimestres séparant l’âge de départ de l’âge d’annulation de la décote.

Certains dispositifs de départ anticipé prévoient toutefois des règles particulières et peuvent permettre un départ sans décote lorsque les conditions spécifiques sont remplies.

Le RAFP : complément de retraite sur les primes et accessoires

La pension principale des fonctionnaires est calculée essentiellement à partir du traitement indiciaire. Le Régime additionnel de la fonction publique (RAFP) permet, depuis 2005, d’acquérir des droits supplémentaires à partir de certains éléments de rémunération qui ne sont pas pris en compte dans cette pension principale.

Le RAFP fonctionne selon un système de points :

  • Assiette de cotisation : les primes, indemnités et autres éléments de rémunération éligibles sont pris en compte, dans le cas général, dans la limite de 20 % du traitement indiciaire brut annuel.

  • Taux de cotisation : le taux global est de 10 % de l’assiette retenue, réparti à parts égales entre l’agent et son employeur, soit 5 % chacun.

  • Acquisition des points : les cotisations versées sont divisées par la valeur d’acquisition du point afin de déterminer le nombre de points acquis. En 2026, cette valeur est fixée à 1,4596 €.

  • Calcul de la prestation : au moment de la liquidation, les points acquis sont valorisés à partir de la valeur de service du point. En 2026, celle-ci est fixée à 0,05671 €. Le montant peut également dépendre d’un coefficient lié à l’âge de liquidation.

La prestation RAFP peut être versée sous forme de rente ou de capital, selon le nombre de points acquis et les règles applicables au moment du départ.

Attention : un départ anticipé au titre de la pension principale ne permet pas nécessairement de percevoir immédiatement la RAFP. Même en cas de carrière longue, d’invalidité ou de départ au titre d’un emploi classé en catégorie active, le fonctionnaire doit en principe attendre d’avoir atteint l’âge minimum de départ applicable à la catégorie sédentaire pour liquider sa retraite additionnelle.

ComposanteBase de calculParamètre cléLimite / plafondDécote ou particularité
Pension principaleDernier traitement indiciaire brut détenu depuis au moins 6 mois75 % × (trimestres liquidables / trimestres requis)Taux maximal de 75 %, pouvant atteindre 80 % avec certaines bonificationsDécote possible de 1,25 % par trimestre manquant selon la situation
RAFPCotisations versées sur certains éléments de rémunération non pris en compte dans la pension principaleNombre de points × valeur de service du point (0,05671 € en 2026), avec coefficient lié à l’âge de liquidationAssiette de cotisation en principe plafonnée à 20 % du traitement indiciaire brut annuelPas de décote comparable à celle de la pension principale ; un départ anticipé de la pension principale ne permet pas nécessairement de liquider immédiatement la RAFP

Récapitulatif comparatif : les quatre dispositifs de retraite anticipée pour les fonctionnaires

Les fonctionnaires peuvent accéder à une retraite anticipée via quatre dispositifs distincts, chacun répondant à des conditions spécifiques. Pour vous aider à identifier le dispositif qui correspond à votre situation, le tableau ci-dessous met en regard les critères essentiels de chaque mécanisme.

DispositifPublic concernéConditions principalesCondition de duréeDécote
Carrière longueFonctionnaire ayant commencé à travailler jeuneAvoir commencé son activité avant l’âge prévu par le dispositif et justifier du nombre de trimestres cotisés requisDurée cotisée variable selon l’année de naissance et l’âge de départPas de décote lorsque les conditions du dispositif sont remplies
HandicapFonctionnaire atteint d’une incapacité permanente d’au moins 50 %Justifier du handicap requis pendant les périodes prises en compteDurée d’assurance cotisée spécifique, variable selon l’âge de départPas de décote dans les conditions prévues par le dispositif
Parent d’un enfant handicapéParent d’un enfant âgé de plus d’un an atteint d’une invalidité d’au moins 80 %Conditions de services et d’interruption ou de réduction d’activité pour s’occuper de l’enfantDurée minimale de services exigéeRègles de calcul spécifiques ; ne pas présenter l’absence de décote comme automatique
InvaliditéFonctionnaire définitivement inapte à exercer ses fonctions et ne pouvant être reclasséInvalidité reconnue selon la procédure applicablePas de durée minimale de services exigée pour ouvrir le droitPas de décote ; rente viagère possible si l’invalidité est imputable au service

Points clés à retenir :

  •  Les dispositifs de retraite anticipée permettent de partir avant l’âge normalement applicable au fonctionnaire, mais leurs conditions et leurs effets sur le calcul de la pension diffèrent selon le motif du départ.
  • La carrière longue repose notamment sur un début d’activité précoce et une durée d’assurance cotisée suffisante. Les règles ont été adaptées pour certaines générations pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.
  • La retraite anticipée pour handicap peut permettre un départ avant l’âge légal lorsque les conditions liées au taux d’incapacité et au parcours professionnel sont remplies.
  • Le départ anticipé en tant que parent d’un enfant handicapé suppose notamment d’avoir un enfant âgé de plus d’un an atteint d’une invalidité d’au moins 80 %, d’avoir accompli 15 ans de services effectifs et d’avoir interrompu ou réduit son activité pour s’occuper de lui.
  • La retraite pour invalidité peut être accordée sans condition d’âge ni de durée minimale de services et n’est pas soumise à décote. Lorsque l’invalidité est imputable au service, une rente viagère d’invalidité peut, sous conditions, s’ajouter à la pension.
  • Les conditions exactes dépendent du dispositif, de la génération et du versant de la fonction publique. Il faut donc vérifier la situation auprès du SRE ou de la CNRACL avant de fixer une date de départ.

La retraite anticipée pour invalidité du fonctionnaire

À côté des dispositifs de départ anticipé liés à la carrière longue, au handicap ou à certaines situations familiales, la fonction publique prévoit un autre cas de départ avant l’âge légal : la retraite pour invalidité.

Elle peut être accordée lorsqu’un fonctionnaire est définitivement dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions et qu’il est radié des cadres pour invalidité. Ce dispositif obéit à des règles spécifiques, notamment en matière de conditions d’ouverture des droits et de calcul de la pension.

Lorsque l’invalidité est reconnue comme imputable au service, une rente viagère d’invalidité (RVI) peut, sous conditions, s’ajouter à la pension de retraite.

Qu'est-ce que la retraite pour invalidité et qui est concerné ?

La retraite pour invalidité permet à un fonctionnaire d’être admis à la retraite lorsqu’une maladie ou une infirmité le place dans l’impossibilité définitive et absolue de continuer à exercer ses fonctions.

Elle se distingue de la retraite anticipée pour handicap, qui repose sur des conditions liées au taux d’incapacité et au parcours professionnel, sans supposer nécessairement une inaptitude définitive à exercer ses fonctions.

Sont notamment concernés :

  • les fonctionnaires titulaires de l’État ;

  • les fonctionnaires territoriaux titulaires ;

  • les fonctionnaires hospitaliers titulaires.

La procédure peut être engagée à la demande du fonctionnaire ou, selon la situation, par l’administration. Elle comprend une évaluation médicale et l’intervention du conseil médical, chargé notamment de se prononcer sur l’inaptitude de l’agent.

Aucune condition d’âge minimal n’est exigée pour être admis à la retraite pour invalidité. Le fonctionnaire doit toutefois remplir les autres conditions prévues par son régime, notamment celles liées au caractère définitif de son inaptitude et, lorsque cela est applicable, à l’impossibilité d’un reclassement.

Le fonctionnaire qui veut profiter d’une retraite anticipée pour carrière longue doit répondre aux deux critères suivants :

  • Il doit cotiser pendant une durée prédéterminée qui varie en fonction de l’âge de début d’activité et l’âge de départ choisi ;
  • Le fonctionnaire doit avoir commencé sa carrière à 16 ans, à 17 ans ou encore à 20 ans et doit avoir acquis 5 trimestres à la fin de la première année d’activité.

Les fonctionnaires reconnus handicapés

Un fonctionnaire atteint d’une incapacité permanente d’au moins 50 % peut, sous certaines conditions, bénéficier d’un départ anticipé à la retraite avant l’âge légal applicable à sa génération.

Le départ peut intervenir à partir de 55 ans. Pour en bénéficier, le fonctionnaire doit notamment justifier d’une durée minimale d’assurance cotisée pendant laquelle il était atteint du taux d’incapacité requis. Cette durée varie selon l’âge auquel il souhaite partir.

Le dispositif concerne les fonctionnaires qui ont travaillé tout ou partie de leur carrière en situation de handicap. Il se distingue de la retraite pour invalidité, qui suppose une impossibilité définitive d’exercer ses fonctions et obéit à des règles différentes.

Lorsque les conditions du départ anticipé pour handicap sont remplies, des règles spécifiques de calcul peuvent également s’appliquer à la pension.

Le droit à la retraite anticipée pour les parents d’un enfant handicapé

Les fonctionnaires de l’État, territoriaux et hospitaliers peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’un départ anticipé à la retraite lorsqu’ils sont parents d’un enfant handicapé.

Le dispositif est ouvert lorsque les conditions suivantes sont réunies :

  • être parent d’un enfant vivant âgé de plus d’un an atteint d’une invalidité d’au moins 80 % ;

  • avoir accompli au moins 15 ans de services effectifs dans la fonction publique ;

  • avoir interrompu ou réduit son activité professionnelle pour s’occuper de cet enfant pendant qu’il était à charge.

Lorsque ces conditions sont remplies, le fonctionnaire peut demander sa retraite avant l’âge normalement applicable à sa catégorie, sans qu’un âge minimal de 55 ans soit prévu spécifiquement pour ce dispositif.

Les conditions relatives à l’interruption ou à la réduction d’activité doivent être vérifiées précisément selon la situation familiale et les périodes concernées.

Votre bilan retraite gratuit en 3 minutes !
Analysez votre retraite et faites votre bilan en 3 minutes ! 
Grâce à notre outil 100 % gratuit, anticipez, comprenez et préparez votre retraite.
 
Comparez les assurances vie

Performances, frais,
simulateur d’épargne
Comparez les meilleurs
contrats

Bien vieillir

Vous recherchez un prestataire
pour vous ou un parent ?
Aménager son logement, solutions
d’hébergement, aide à domicile…

Bilan retraite

Votre bilan retraite gratuit avec les services en ligne officiels : simulez votre retraite en temps réel, actualisez votre relevé de carrière et accédez à des conseils personnalisés via votre espace personnel Info-Retraite et Ma retraite publique. Ces outils sont régulièrement mis à jour pour refléter les dernières réformes et règles en vigueur.

Mutuelle Sénior

Vous avez plus 55 ans ?
Comparez les mutuelles et
économisez jusqu’à 300 €/ an !

Obsèques

Libérez vos proches de
la charge financière liée
à l’organisation de
vos obsèques

Préparez votre retraite avec le PER

Calculez votre avantage fiscal selon votre effort d’épargne et déduisez jusqu’à 37 094 € de vos impôts en 2025 pour les salariés, ou jusqu’à 87 135 € pour les travailleurs indépendants, conformément aux plafonds légaux en vigueur. (plafond actualisé). Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque contribuable et peut évoluer en fonction des décisions législatives ou réglementaires. Il est recommandé de se référer aux textes officiels ou de consulter un conseiller fiscal avant toute décision.