Comparatif assurance vie profil dynamique : quel contrat choisir en 2026 ?

Ludovic Herschlikovitz
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comparatif assurance vie profil dynamique

Tous les contrats d’assurance vie ne se ressemblent pas : en fonction de votre appétit pour le risque et de votre horizon de placement, vous serez orienté vers un profil prudent, équilibré ou dynamique. Quelles sont les différences entre ces trois profils de risques ? Et quel contrat choisir ? Ce guide vous aide à comprendre ce que recouvre concrètement le profil dynamique, à évaluer s’il vous correspond, puis à identifier les contrats adaptés en 2026. 

Qu'est-ce qu'un profil dynamique en assurance vie

Le profil de risque assurance vie désigne l’allocation d’actifs cible entre fonds en euros et unités de compte (UC) exposées aux marchés financiers, immobiliers ou obligataires. Cette répartition détermine à la fois le potentiel de performance et le niveau de volatilité du contrat.

Un profil dynamique se caractérise par une part majoritaire allouée aux unités de compte (UC : supports d’investissement dont la valeur fluctue selon les marchés, sans garantie de capital), au détriment du fonds euros, dans le but de rechercher une performance de long terme supérieure (performance passée non garantie et dépendant de l’évolution des marchés), en acceptant en contrepartie des fluctuations de valorisation plus marquées, y compris des phases de baisse temporaire du capital.

Cette allocation s’accompagne de frais de gestion annuels (généralement 0,5% à 1,5%), d’une stratégie d’investissement diversifiée (actions, immobilier, obligations), et d’un horizon de placement minimum de 10 ans pour absorber les cycles de marché.

Ce choix n’a de sens que si l’épargnant dispose du temps nécessaire pour lisser ces variations avant d’avoir besoin de récupérer son capital, typiquement à l’approche de la liquidation de sa retraite. C’est pourquoi ce profil doit être pensé comme une phase d’un parcours d’épargne, et non comme une allocation figée jusqu’au départ à la retraite.

La différence entre profil prudent, équilibré et dynamique

En assurance vie, trois grandes catégories de profils de risque sont reconnues par la réglementation, notamment à travers le questionnaire de profilage imposé par la directive européenne sur la Distribution d’Assurances (DDA), transposée en France par l’ordonnance n°2018-361 du 16 mai 2018, que tout assureur doit faire compléter à ses clients lors de la souscription d’un contrat en unités de compte. 

  • Le profil prudent cherche avant tout à préserver son capital. La grande majorité de l’épargne est placée sur le fonds en euros, dont le capital est garanti par l’assureur, et la part en unités de compte reste limitée, souvent en dessous de 20 %. Le rendement visé est modeste, mais stable.
  • Le profil équilibré accepte une prise de risque modérée en échange d’un potentiel de rendement supérieur. La répartition entre fonds euros et unités de compte est plus équilibrée, souvent entre 40 % et 60 % d’UC.
  • Le profil dynamique oriente l’essentiel de l’épargne vers les unités de compte, au détriment du fonds en euros qui devient résiduel, voire totalement absent. Cette orientation vers les marchés financiers est de plus en plus répandue : en 2025, 39 % des cotisations d’assurance vie ont été versées vers des UC, en légère hausse par rapport aux 38 % enregistrés en 2024 (source : France Assureurs, bilan annuel 2025 – https://www.franceassureurs.fr), signe d’un intérêt croissant des épargnants pour des allocations plus ambitieuses.
ProfilPart UC approximativeRendement objectif (non garanti)*Risque de perte
PrudentMoins de 20 %2 % à 3 %Très faible
Équilibré40 % à 60 %3 % à 5 %Modéré
DynamiquePlus de 70 %5 % à 7 %Significatif

Ces rendements sont des objectifs indicatifs et ne constituent pas une garantie. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.

Risque et rendement : ce que signifie concrètement être « dynamique » en assurance vie

 Choisir un profil dynamique, c’est accepter un compromis clair : un potentiel de gain supérieur, en échange d’une volatilité assumée.

En termes de rendement, l’objectif à long terme d’un profil dynamique bien diversifié se situe entre 5 % et 7 % par an, net de frais de gestion. Ce niveau de rendement n’est pas garanti et est susceptible de varier. C’est nettement plus que les fonds en euros, dont le rendement moyen s’établissait à 2,65 % en 2025, selon l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, Analyse et synthèse n°179, mai 2026 – https://acpr.banque-france.fr). Les unités de compte ont, elles, affiché une performance moyenne de 4,7 % net en 2025, selon France Assureurs. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.

Mais ce potentiel a un revers. En année de crise — récession, krach boursier ou choc géopolitique — un portefeuille dynamique peut perdre entre -15 % et -30 % de sa valeur. Ces moins-values sont temporaires si l’on conserve le contrat sur le long terme, mais elles peuvent être déstabilisantes pour un épargnant qui n’y est pas préparé.

C’est pourquoi le profil dynamique n’est réellement pertinent que sur un horizon de placement long, idéalement supérieur à dix ans. Le temps permet de lisser les performances et d’absorber les phases de baisse.

Suis-je vraiment un profil dynamique ? Les critères personnels à évaluer

Qu'est-ce que le profil de risque en assurance vie ?

Le profil de risque désigne la catégorie dans laquelle est classé un épargnant selon sa capacité et sa volonté à prendre des risques financiers. Il est déterminé par trois axes principaux : l’horizon de placement, les objectifs patrimoniaux, et la tolérance aux pertes, à la fois émotionnelle et financière.

Pour qu’un profil dynamique soit adapté à votre situation, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • Un horizon long : vous n’avez pas besoin de récupérer cet argent avant au moins dix ans. Si vous aurez besoin des fonds dans les trois à cinq prochaines années, un profil dynamique n’est pas recommandé.
  • Une capacité à absorber des pertes : une baisse temporaire de 15 % à 30 % de votre capital ne mettrait pas en danger votre équilibre financier global.
  • Un objectif de croissance : vous cherchez à faire fructifier votre capital sur le long terme (préparation à la retraite, constitution d’un patrimoine, transmission), et non à en garantir la préservation à court terme.
  • Une tolérance émotionnelle : vous n’avez pas tendance à céder à la panique et à vendre en période de crise, ce qui transformerait une perte temporaire en perte définitive.

À l’inverse, si votre situation financière est fragile, si vous aurez besoin de racheter votre contrat dans quelques années, ou si une baisse de votre capital vous causerait une anxiété importante, un profil équilibré ou prudent sera plus approprié.

Le questionnaire profil investisseur : comment ça fonctionne en pratique ?

Depuis la directive européenne sur la Distribution d’Assurances (DDA), transposée en France par l’ordonnance n°2018-361 du 16 mai 2018, tout assureur ou distributeur a l’obligation de faire compléter un questionnaire de profilage avant toute souscription d’assurance vie en unités de compte. Ce cadre est supervisé par l’ACPR pour les assureurs. Lorsqu’un Conseiller en Investissements Financiers (CIF) distribue certains supports complexes, la directive MIF II s’applique également en complément.

Ce questionnaire porte sur quatre grands domaines :

  • Vos connaissances et votre expérience en matière de placements financiers
  • Vos objectifs d’investissement et votre horizon de placement
  • Votre situation patrimoniale et votre capacité financière à supporter une perte
  • Votre tolérance au risque et votre réaction face aux fluctuations de marché

À l’issue de ce questionnaire, un profil vous est attribué. Il oriente l’allocation recommandée pour votre contrat. Ce questionnaire doit être mis à jour régulièrement. Si votre situation évolue (approche de la retraite, changement de situation familiale, baisse de revenus), votre profil peut changer et votre allocation devra être ajustée en conséquence.

Bon à savoir : lors de toute nouvelle souscription, vous disposez d’un délai de renonciation de 30 jours calendaires à compter de la réception du contrat pour vous rétracter sans frais ni pénalités (article L132-5-1 du Code des assurances – https://www.legifrance.gouv.fr). Profitez de ce délai pour relire attentivement les conditions du contrat, notamment les frais et le catalogue UC.

La structure d'un portefeuille d'assurance vie dynamique

La répartition fonds euros / unités de compte selon le niveau de risque souhaité

Un portefeuille d’assurance vie dynamique est constitué en grande majorité d’unités de compte, avec une part de fonds en euros faible ou nulle. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Selon le degré de dynamisme souhaité, la répartition varie.

Un profil dynamique modéré conserve généralement une poche de fonds en euros de l’ordre de 10 % à 20 %. Cette proportion joue le rôle de coussin de sécurité : elle réduit légèrement la volatilité globale tout en maintenant un potentiel de rendement élevé.

Un profil très dynamique est, à l’inverse, investi à 90 % voire à 100 % en unités de compte. Ce positionnement maximise le potentiel de gain à long terme, mais expose l’épargnant à des fluctuations plus importantes à court terme.

Même résiduel, le fonds en euros conserve un rôle utile dans un profil dynamique. Il offre un socle de capital garanti par l’assureur et peut servir à effectuer des arbitrages vers des unités de compte lors des phases de baisse des marchés, pour profiter de niveaux d’entrée potentiellement plus avantageux.

Les types de supports UC à privilégier : ETF, fonds actions, fonds thématiques

Pour un profil dynamique, les unités de compte accessibles dans de nombreux contrats d’assurance vie couvrent plusieurs catégories complémentaires.

  • Les ETF (fonds indiciels cotés) sont souvent au cœur d’une allocation dynamique pour leur coût réduit, compris entre 0,2 % et 0,4 % par an, et leur capacité à répliquer la performance de grands indices (actions monde, Europe, marchés émergents) avec une diversification instantanée.
  • Les fonds actions internationaux permettent de s’exposer à des zones géographiques spécifiques ou à des classes d’actifs particulières. Ils offrent une gestion plus active que les ETF, avec des frais généralement plus élevés.
  • Les fonds thématiques sont investis sur des secteurs porteurs comme la technologie, la santé, la transition énergétique ou l’intelligence artificielle. Ils présentent un potentiel de rendement élevé mais aussi une concentration du risque qui les rend davantage complémentaires que centraux dans une allocation dynamique équilibrée.
  • Les supports labellisés ISR (Investissement Socialement Responsable) méritent également d’être pris en compte si vous souhaitez aligner votre épargne avec vos convictions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Le label ISR, attribué par l’État français, garantit l’application d’une méthodologie de sélection répondant à des critères extra-financiers (Ministère de l’Économie – https://www.economie.gouv.fr). De plus en plus de contrats en ligne proposent une sélection de fonds ISR dans leur catalogue UC.
  • Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) peuvent également figurer dans un contrat d’assurance vie comme supports UC. Elles offrent une diversification vers l’immobilier avec des revenus potentiels, dont le niveau n’est pas garanti et dépend de l’évolution du marché immobilier, et une liquidité plus limitée que les actions cotées.

La logique d’une allocation dynamique bien construite repose sur la diversification géographique et sectorielle : répartir les risques pour lisser la performance dans le temps, sans renoncer au potentiel de croissance que procurent les marchés actions sur longue période.

Comparatif des contrats d'assurance vie adaptés au profil dynamique en 2026

Les critères clés pour comparer les contrats : frais, supports et performances

Choisir un contrat d’assurance vie adapté à un profil dynamique ne se résume pas à comparer des rendements passés. Voici les critères essentiels à analyser avant de souscrire.

  1. Les frais de gestion sur unités de compte : C’est le critère le plus impactant sur le long terme. Les frais de gestion UC varient généralement entre 0,8 % et 1,2 % par an selon les contrats. Certains contrats, souvent distribués en ligne, affichent des frais inférieurs ou égaux à 0,8 % par an. Un différentiel de 0,4 % par an peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros de manque à gagner sur quinze ou vingt ans.
  2. La richesse et la qualité du catalogue UC : Un contrat adapté à un profil dynamique doit proposer un large choix d’unités de compte : ETF indiciels, fonds actions géographiquement diversifiés, fonds thématiques, SCPI. Un catalogue offrant plusieurs centaines de supports constitue un indicateur de diversification. La présence de supports labellisés ISR peut constituer un critère supplémentaire pour les épargnants soucieux des critères ESG.
  3. La présence d’ETF dans l’offre : La disponibilité d’ETF à faibles frais internes (entre 0,2 % et 0,4 % par an) est un critère différenciant. Certains contrats proposent une sélection d’ETF accessibles sans frais d’arbitrage, ce qui peut renforcer leur intérêt pour un épargnant dynamique cherchant à maîtriser ses coûts globaux.
  4. Les frais d’entrée : Les contrats distribués en ligne affichent généralement des frais d’entrée nuls, là où certains contrats bancaires ou assurantiels traditionnels prélèvent encore entre 1 % et 3 % sur chaque versement. Pour un profil dynamique qui investit régulièrement, ces frais peuvent représenter un coût significatif à l’échelle d’un horizon de dix à quinze ans.
  5. Les frais d’arbitrage : Les arbitrages (réallouer son épargne d’un support à un autre) peuvent être gratuits ou facturés entre 0 % et 0,5 % par opération selon les contrats. Sur un profil dynamique actif, ces frais s’accumulent et doivent être vérifiés avant toute souscription.
  6.  La performance des UC disponibles : En 2025, la performance moyenne des unités de compte était de 4,7 % net (France Assureurs). Consulter les performances passées des UC proposées dans un contrat, sur trois et cinq ans, permet d’évaluer la qualité de la gamme disponible. Les performances passées ne présagent pas des performances futures et ne constituent pas une garantie de résultat.
  7. Le rendement du fonds en euros comme filet de sécurité : Même dans une allocation dynamique, la présence d’un fonds en euros de qualité est un atout. Les contrats du marché affichaient des taux compris entre 2,3 % et 4,55 % en 2025, selon les contrats et les conditions de bonification liées à la détention d’unités de compte (source : L’Argus de l’assurance, palmarès 2025 des fonds en euros – https://www.argusdelassurance.com). Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Cette poche permet d’effectuer des arbitrages tactiques et d’amortir les phases de forte volatilité.

Gestion libre ou gestion pilotée profilée : quelle option pour un profil dynamique ?

Lorsque vous souscrivez un contrat d’assurance vie à profil dynamique, vous avez généralement le choix entre deux modes de gestion.

  • La gestion libre vous laisse toute latitude dans la sélection et la répartition de vos unités de compte. Elle convient aux épargnants qui suivent les marchés, qui ont des connaissances en gestion de portefeuille et qui souhaitent adapter leur allocation au fil du temps. Elle ne génère pas de frais supplémentaires liés à la délégation.
  • La gestion pilotée (ou gestion profilée) confie la sélection et le rééquilibrage du portefeuille à un gestionnaire, sur la base du profil dynamique que vous avez déclaré. L’épargnant n’a pas besoin de suivre les marchés au quotidien : c’est une solution pratique pour ceux qui veulent profiter d’une allocation dynamique sans implication personnelle forte. En contrepartie, des frais supplémentaires s’appliquent, généralement entre 0,2 % et 0,5 % par an en plus des frais de gestion du contrat.

Pour un profil dynamique, la gestion pilotée peut être pertinente si vous manquez de temps ou d’expérience financière. Vérifiez toutefois la transparence de l’allocation proposée, les performances historiques communiquées à titre indicatif, et le niveau de frais total avant de faire votre choix.

La fiscalité de l'assurance vie pour un profil dynamique

La fiscalité de l’assurance vie est l’un de ses atouts majeurs. Elle prend encore plus de relief pour un profil dynamique, dont les gains potentiels sont plus élevés et donc l’optimisation fiscale plus significative. Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque investisseur et est susceptible d’évoluer.

Imposition des gains en cas de rachat : PFU ou barème progressif ?

Lors d’un rachat partiel ou total, seule la part des gains (intérêts et plus-values) est imposable. Le capital investi n’est jamais taxé.

  • Avant 8 ans, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux. L’épargnant peut opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela lui est plus favorable, selon sa tranche d’imposition.
  • Après 8 ans, un régime fiscal plus avantageux s’applique. Un abattement annuel est accordé sur les gains : 4 600 euros pour un célibataire (ou veuf ou divorcé), 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune (source : impots.gouv.fr – https://www.impots.gouv.fr). Au-delà de cet abattement, le taux d’imposition est réduit à 7,5 % pour les primes versées inférieures à 150 000 euros (au lieu de 12,8 %). Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent dans tous les cas.

Deux précisions importantes à retenir :

Premièrement, le seuil de 150 000 € s’apprécie sur l’ensemble des primes nettes versées sur tous vos contrats d’assurance vie, et non contrat par contrat. Un souscripteur détenant plusieurs contrats doit les consolider pour vérifier s’il franchit ce seuil.

Deuxièmement, l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € n’est pas reportable d’une année sur l’autre : s’il n’est pas utilisé une année, il est perdu. Il peut donc être judicieux de planifier des rachats partiels réguliers plutôt qu’un retrait global tardif, pour optimiser progressivement la fiscalité de votre contrat.

Cette mécanique est particulièrement avantageuse pour un profil dynamique : plus les gains accumulés sont importants, plus l’abattement annuel représente une économie fiscale substantielle sur le long terme.

Transmission et succession : l'atout majeur de l'assurance vie dynamique

L’assurance vie dispose d’un régime successoral dérogatoire très favorable, qui en fait un outil de transmission patrimoniale particulièrement efficace.

Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné bénéficie d’un abattement de 152 500 euros sur les capitaux transmis, hors succession (article 990 I du Code général des impôts – https://www.legifrance.gouv.fr). Au-delà de ce seuil, un prélèvement de 20 % s’applique jusqu’à 700 000 euros, puis de 31,25 % au-delà.

Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 euros est partagé entre tous les bénéficiaires (article 757 B du CGI – https://www.legifrance.gouv.fr). Les intérêts et plus-values générés restent exonérés de droits de succession, quel que soit leur montant.

  • La loi PACTE et la transférabilité des contrats : si vous détenez un ancien contrat peu adapté au profil dynamique (catalogue UC trop limité, frais élevés), sachez que la loi PACTE du 22 mai 2019 vous permet de le transférer vers un autre contrat du même assureur en conservant votre antériorité fiscale (article L132-27-2 du Code des assurances – https://www.legifrance.gouv.fr). Renseignez-vous auprès de votre assureur sur cette possibilité avant de souscrire un nouveau contrat chez un concurrent.
  • La garantie plancher : certains contrats proposent en option une garantie plancher décès, qui assure à vos bénéficiaires de recevoir au minimum le montant des primes versées (ou un montant plancher) même si les marchés ont fortement baissé au moment de votre décès. Cette option a un coût, mais elle est particulièrement pertinente pour un profil dynamique dont l’épargne est exposée à des fluctuations importantes.

Les pièges à éviter avec un profil dynamique en assurance vie

Surestimer sa tolérance au risque

Beaucoup d’épargnants se déclarent dynamiques en période de hausse des marchés, puis paniquent lors d’une correction. Une baisse de -15 % à -30 % est normale et prévisible pour ce profil. Vendre en pleine crise transforme une perte temporaire en perte définitive. Si vous n’êtes pas certain de votre réaction face à une telle situation, optez pour un profil équilibré.

Ne pas vérifier les frais cumulés

Les frais de gestion du contrat, les frais internes des fonds, les frais d’arbitrage et les éventuels frais de gestion pilotée s’additionnent. Un différentiel de 0,5 % de frais annuels peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros de manque à gagner sur vingt ans. Comparez toujours le coût total annuel avant de souscrire.

Choisir un contrat avec un catalogue UC pauvre

Un profil dynamique a besoin d’accéder à des ETF diversifiés, des fonds actions de qualité et des thématiques variées. Un contrat proposant seulement une vingtaine de supports ne permet pas de construire une allocation réellement dynamique et bien diversifiée.

Négliger la durée minimale recommandée avant rachat

L’assurance vie est un placement de long terme. Effectuer un rachat après deux ou trois ans dans un contexte de marchés baissiers, c’est prendre le risque de réaliser une perte à un mauvais moment. Le profil dynamique n’a de sens que dans une logique d’au moins dix ans.

Oublier de réévaluer son profil régulièrement

Votre situation évolue : approche de la retraite, changement de revenus, nouveaux projets de vie. Un profil dynamique adapté à vos 40 ans peut ne plus l’être à vos 58 ans. Mettez à jour votre questionnaire de profilage et ajustez votre allocation en conséquence, au moins tous les trois à cinq ans.

Ne pas penser à transférer un contrat ancien sous-performant

Avant de souscrire un nouveau contrat, vérifiez si votre assureur propose un transfert interne au sens de la loi PACTE (2019), qui vous permet de changer de contrat tout en conservant votre antériorité fiscale.

Pour éviter ces erreurs, prenez le temps de remplir un questionnaire profil investisseur en ligne, de comparer les contrats sur la base des critères présentés dans ce guide, et si nécessaire, consultez un conseiller en gestion de patrimoine indépendant capable de vous orienter vers l’allocation la plus adaptée à votre situation personnelle et à vos objectifs.

FAQ : vos questions sur l'assurance vie à profil dynamique

Qu'est-ce qu'un profil dynamique en assurance vie ?

Le profil dynamique désigne une allocation majoritairement investie en unités de compte (actions, ETF, fonds thématiques), avec peu ou pas de fonds en euros. Il vise un rendement de 5 % à 7 % par an à long terme, ce qui n’est pas garanti, en contrepartie d’une volatilité significative et de risques de pertes de -15 % à -30 % en période de crise. Il convient aux épargnants avec un horizon de placement long et une bonne tolérance au risque.

Un profil dynamique bien diversifié vise un rendement annuel moyen de 5 % à 7 % net de frais de gestion sur le long terme. En 2025, la performance moyenne des unités de compte s’établissait à 4,7 % net (France Assureurs), contre 2,65 % pour les fonds en euros (ACPR – Analyse et synthèse n°179, mai 2026). Ces chiffres sont des moyennes et ne préjugent pas des performances futures.

Il est recommandé de conserver un contrat à profil dynamique pendant au moins dix ans. Ce délai permet d’absorber les phases de baisse et de bénéficier pleinement du potentiel de croissance des unités de compte, tout en profitant de l’avantage fiscal de l’assurance vie après huit ans de détention.

Les critères principaux sont les frais de gestion sur UC (à comparer entre les contrats), les frais internes des fonds et ETF (entre 0,2 % et 0,4 % pour les ETF indiciels), les frais d’entrée (nuls sur de nombreux contrats en ligne), les frais d’arbitrage (de 0 % à 0,5 % selon les contrats) et les éventuels frais de gestion pilotée. C’est le total de ces frais combinés qui impacte réellement la performance nette de votre épargne.

Les erreurs les plus courantes sont : surestimer sa tolérance au risque et paniquer lors d’une baisse de marché, sous-estimer les frais cumulés (y compris les frais d’arbitrage), choisir un contrat au catalogue UC trop limité, effectuer un rachat prématuré en période de baisse, ne pas réévaluer son profil au fil des évolutions de sa situation personnelle, et oublier de vérifier la possibilité de transférer un ancien contrat vers un contrat plus adapté sans perdre l’antériorité fiscale (loi PACTE, 2019).

Mentions légales

Communication à caractère commercial.  Il ne s’agit ni d’un document contractuel ni d’un document d’information requis par une quelconque disposition législative. Il n’est pas suffisant pour prendre une décision d’investissement. Vous êtes invité à consulter les documents d’information présentant l’ensemble des caractéristiques, des risques et des frais afférents à l’investissement avant toute décision d’investissement.

L’assurance vie en unités de compte comporte un risque de perte en capital. Le rendement n’est pas garanti. La durée de détention recommandée est de 8 ans minimum. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque investisseur et est susceptible d’évoluer.

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