Augmenter sa retraite : toutes les solutions pour gagner plus

Ludovic Herschlikovitz
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augmenter sa retraite

Beaucoup de futurs retraités découvrent tardivement que le montant de leur pension sera nettement inférieur à leur dernier revenu d’activité. Cette situation n’est pourtant pas une fatalité : pour savoir comment augmenter sa retraite, plusieurs leviers existent selon que l’on est encore en activité, en fin de carrière ou déjà retraité. Rachat de trimestres, surcote, retraite progressive, cumul emploi-retraite, épargne retraite ou immobilier locatif : chaque profil, salarié, fonctionnaire ou petite pension, dispose de solutions adaptées à sa situation.

Avant d’agir, encore faut-il connaître précisément ses droits actuels et les marges de progression réelles. Un bilan retraite gratuit permet justement de faire le point sur sa carrière et d’identifier les actions les plus pertinentes selon le moment de vie où l’on se trouve.

Comprendre le montant de votre retraite avant d'agir

Avant de chercher à augmenter sa retraite, il est utile de savoir où l’on se situe. Le montant final dépend de la durée de cotisation, du niveau de salaire perçu tout au long de la carrière et du régime d’affiliation (général, fonction publique, indépendants). Les écarts entre actifs sont souvent plus importants une fois à la retraite, car les dispositifs de solidarité ne compensent que partiellement les différences de carrière.

Quel est le montant d'une retraite confortable ?

Il n’existe pas de seuil universel définissant une « retraite confortable » : cette notion dépend du niveau de vie souhaité, des charges fixes (logement, santé) et des revenus complémentaires disponibles. Ce qui compte surtout, c’est le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre le dernier revenu d’activité et le montant de la pension perçue. Ce taux varie fortement selon les carrières : il est généralement plus favorable pour les revenus modestes et diminue à mesure que le salaire augmente, car les régimes complémentaires appliquent des règles différentes de la retraite de base.

Quelle retraite pour un salaire de 2 000 € net par mois ?

Pour un salarié percevant environ 2 000 € net par mois en fin de carrière, la retraite de base issue du régime général ne reproduit pas ce niveau de revenu à l’identique : elle est calculée sur la base des meilleures années de salaire et de la durée d’assurance validée, avec un taux de remplacement qui reste, par construction, inférieur au dernier salaire d’activité. La retraite complémentaire Agirc-Arrco vient ensuite s’ajouter à ce montant, mais le cumul des deux régimes n’atteint pas nécessairement le niveau de vie antérieur, d’où l’intérêt d’anticiper des compléments de revenus.

Qui a droit à l'augmentation de sa retraite ?

Plusieurs profils sont concernés par les leviers d’augmentation présentés dans cet article :

  • les actifs encore en carrière, qui peuvent agir sur leur durée de cotisation et leur épargne ;
  • les retraités qui souhaitent reprendre une activité pour générer un complément de revenu ;
  • les titulaires d’une petite pension, qui peuvent mobiliser les dispositifs de solidarité et les régimes complémentaires.

Augmenter sa retraite en fin de carrière : les leviers avant le départ

Pour comprendre comment augmenter sa retraite en fin de carrière, il faut savoir que les dernières années avant le départ sont souvent les plus décisives pour améliorer le montant final de la pension. Plusieurs dispositifs permettent d’agir directement sur le calcul, sans attendre la liquidation.

Avant tout : vérifiez votre âge légal, il a changé

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a suspendu jusqu’en 2028 le relèvement de l’âge légal prévu par la réforme de 2023. Concrètement, pour toutes les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les générations 1964 à 1968 partent plus tôt que prévu.
Année de naissanceÂge légalTrimestres requis
196462 ans et 9 mois170
1965 (janvier à mars)62 ans et 9 mois170
1965 (avril à décembre)63 ans171
196663 ans et 3 mois172
196763 ans et 6 mois172
196863 ans et 9 mois172
1969 et après64 ans172
L’âge de 64 ans ne concerne donc plus que les assurés nés à partir de 1969. Les conditions de départ anticipé pour carrière longue sont elles aussi assouplies pour les générations 1964 à 1968. Une raison de plus de refaire le point sur sa date de départ optimale.
 

Racheter des trimestres pour compléter sa carrière

Le rachat de trimestres permet de compléter une carrière incomplète, au titre des années d’études supérieures ou des années comptant moins de quatre trimestres validés. Le dispositif est plafonné à 12 trimestres, tous versements confondus, et réservé aux assurés de 20 à 66 ans n’ayant pas encore liquidé leur retraite de base.

Deux options existent, et le choix n’est pas neutre :
  • l’option 1 (taux seul) supprime la décote et permet d’atteindre le taux plein plus tôt ;
  • l’option 2 (taux et durée d’assurance) supprime la décote et augmente le montant de la pension, en contrepartie d’un coût sensiblement plus élevé.
Un point de vigilance souvent ignoré : les trimestres rachetés ne sont pas pris en compte pour un départ anticipé au titre de la carrière longue ou du handicap. Avant tout versement, une simulation du retour sur investissement s’impose : le rachat n’est rentable que si l’espérance de gain sur la pension dépasse le coût engagé.

Les majorations liées aux enfants : des droits à ne pas oublier

Élever des enfants ouvre droit à des majorations qui pèsent lourd dans le calcul final, et que beaucoup d’assurés découvrent trop tard.
 
  • La majoration pour trois enfants augmente automatiquement la pension de 10 % dans le régime général, et de 10 % pour les trois premiers enfants plus 5 % par enfant supplémentaire dans la fonction publique. Condition : avoir élevé ces enfants pendant au moins neuf ans avant leur 16e anniversaire ou avant l’âge auquel ils ont cessé d’être à charge. Cette majoration est attribuée automatiquement, mais elle est imposable.
  • Nouveauté 2026 : deux décrets du 29 juillet 2026 réduisent le nombre d’années retenues pour le calcul du salaire annuel moyen des parents. Il passe de 25 à 24 années pour un enfant et à 23 années pour deux enfants ou plus, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Les années les moins favorables étant écartées, l’effet sur la pension peut être significatif. Les bonifications et majorations de durée d’assurance au titre des enfants sont par ailleurs désormais intégrées à la période réputée cotisée pour la carrière longue.
Ces droits se vérifient sur le relevé de carrière : un enfant non déclaré, c’est une majoration perdue.
 

Retarder son départ pour bénéficier de la surcote

Poursuivre son activité au-delà de l’âge légal, une fois la durée d’assurance requise pour le taux maximum atteinte, ouvre droit à la surcote. Chaque trimestre civil entier cotisé au-delà de cet âge majore la pension de 1,25 %, soit 5 % par année complète travaillée. Contrairement à une idée reçue, cette majoration n’est pas plafonnée : trois années supplémentaires génèrent 15 % de pension en plus, à vie.
 
À ne pas confondre avec la surcote parentale, qui obéit à d’autres règles. Réservée aux assurés disposant d’au moins un trimestre de majoration de durée d’assurance au titre des enfants, elle s’applique dès 63 ans sur l’année précédant l’âge légal, au taux de 1,25 % par trimestre, dans la limite de 5 %. Les deux surcotes se cumulent.

Opter pour la retraite progressive à temps partiel

La retraite progressive permet de réduire son temps de travail tout en percevant une partie de sa pension avant la liquidation définitive. Elle est accessible dès 60 ans pour les retraites progressives prenant effet à partir du 1er septembre 2025, sous réserve de justifier de 150 trimestres d’assurance toutes activités confondues. 

La quotité de travail doit être comprise entre 40 % et 80 % d’un temps plein dans le secteur privé, et entre 50 % et 90 % dans la fonction publique. Les agents contractuels relèvent, eux, des règles du secteur privé.
 
La poursuite d’une activité, même réduite, continue de générer des droits qui s’ajouteront au calcul final de la pension. Un levier peu connu mérite l’attention : la possibilité de surcotiser, c’est-à-dire de cotiser sur la base d’un salaire ou d’un traitement à temps complet malgré le temps partiel. La retraite définitive est alors calculée comme si l’activité n’avait jamais été réduite.
 

Compléter sa retraite en travaillant après son départ

Une fois la pension liquidée, il reste possible de compléter sa retraite en travaillant, en reprenant une activité professionnelle qui génère des revenus complémentaires. C’est le principe du cumul emploi-retraite, qui permet de continuer à travailler tout en percevant sa pension.

Cumul emploi-retraite : conditions et plafond de revenus

Le cumul emploi-retraite suppose aujourd’hui d’avoir atteint l’âge légal de départ et d’avoir fait valoir l’ensemble de ses droits auprès de tous les régimes. Selon la situation, le cumul est intégral, sans limite de revenus, ou plafonné.
Attention : les règles changent au 1er janvier 2027. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 supprime la distinction entre cumul intégral et cumul plafonné. Seul l’âge comptera désormais, pour tous ceux qui partent à la retraite à compter de cette date :
SituationRègle applicable à partir de 2027
Retraite liquidée avant l’âge légalLes revenus d’activité sont déduits en totalité de la pension, dès le premier euro
Départ entre l’âge légal et 67 ansCumul libre jusqu’à 7 000 € brut par an. Au-delà, la pension est réduite de 50 % du dépassement
Départ à partir de 67 ansCumul intégral, sans aucun plafond, avec acquisition de nouveaux droits
Ce changement rend l’arbitrage sur la date de liquidation encore plus stratégique : pour un projet de reprise d’activité significative, attendre 67 ans peut désormais changer beaucoup de choses. Le décret fixant le seuil de 7 000 € reste à paraître.
 

Retraite progressive ou cumul emploi-retraite : que choisir ?

Le choix entre les deux dispositifs dépend surtout du moment où l’on se situe dans sa carrière et de l’objectif recherché.

 Retraite progressiveCumul emploi-retraite
Quand ?Avant la liquidation définitive, en fin de carrièreAprès la liquidation complète de la pension
ObjectifRéduire son temps de travail tout en continuant à générer des droitsAjouter un revenu d’activité à une pension déjà fixée
Conditions60 ans, 150 trimestres, temps partiel de 40 à 80 % (privé) ou 50 à 90 % (public)Âge légal atteint et tous les droits liquidés
Effet sur la pensionLa pension définitive est recalculée en tenant compte de la période travailléeNouvelles règles de plafonnement à partir de 2027

La retraite progressive s’adresse à ceux qui souhaitent aménager leur fin de carrière tout en continuant à cotiser, tandis que le cumul emploi-retraite convient davantage à ceux qui ont déjà liquidé leurs droits et cherchent un complément de revenu ponctuel ou durable.

Miser sur l'épargne et le patrimoine pour augmenter ses revenus

Au-delà des cotisations obligatoires, plusieurs solutions financières et immobilières telles que le PER, l’assurance vie ou les SCPI permettent de générer des revenus complémentaires pour la retraite, à activer idéalement le plus tôt possible pour profiter des effets de la durée.

Le PER (plan d'épargne retraite) et son avantage fiscal

Le plan d’épargne retraite permet de bâtir une épargne dédiée, disponible en capital, en rente, ou en combinaison des deux au moment du départ. Son atout principal : les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable.
 
En 2026, le plafond de déduction s’établit ainsi :
 
  • salariés : 10 % des revenus professionnels de 2025, avec un plancher de 4 710 € et un plafond de 37 680 € ;
  • travailleurs non salariés : 10 % du bénéfice imposable dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, soit jusqu’à 88 911 €.
Le gain fiscal dépend directement de la tranche marginale d’imposition : à 41 %, un versement de 10 000 € génère 4 100 € d’économie d’impôt. Plus la tranche est élevée, plus le PER est efficace. À l’inverse, pour un contribuable faiblement imposé, d’autres enveloppes seront plus pertinentes. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes restent par ailleurs reportables, et les plafonds du conjoint mutualisables.

Assurance vie et SCPI pour des revenus complémentaires

L’assurance vie reste un support flexible, permettant des retraits partiels à tout moment et une transmission facilitée du capital.

Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) offrent un accès à l’immobilier locatif sans gestion directe, avec des revenus distribués trimestriellement. Soyons transparents sur les contreparties : le capital investi n’est pas garanti, la valeur des parts peut baisser, la période 2023-2024 l’a rappelé avec plusieurs réévaluations à la baisse, la liquidité n’est pas immédiate et les revenus fonciers supportent l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. La détention de SCPI au sein d’un contrat d’assurance vie permet d’en atténuer la fiscalité.
 
Ces deux solutions se combinent utilement pour diversifier les sources de revenus à la retraite, à condition d’être calibrées sur un horizon de placement et un profil de risque définis en amont.

Investir dans l'immobilier locatif ou en viager

L’immobilier locatif classique permet de percevoir des loyers réguliers, en contrepartie d’une gestion active du bien et d’une fiscalité propre à ce type de revenu. Le viager, de son côté, permet à un propriétaire de percevoir une rente en cédant son bien, une solution qui peut convenir à ceux qui souhaitent transformer un patrimoine immobilier en revenu régulier sans en assurer la gestion locative.

Cas particuliers : petite retraite, fonctionnaires et retraite complémentaire

Certaines situations appellent des réponses spécifiques : comment augmenter une petite retraite, comment augmenter sa retraite de fonctionnaire soumis à des règles propres, ou comment augmenter sa retraite complémentaire Agirc-Arrco.

Augmenter une petite retraite : minimum contributif et ASPA

Pour répondre à la question de savoir comment augmenter sa petite retraite, deux dispositifs de solidarité jouent un rôle de filet de sécurité pour les carrières les plus modestes. Le minimum contributif fixe un niveau plancher de pension aux assurés ayant cotisé une carrière complète mais avec de faibles revenus.

L’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) s’adresse aux retraités disposant de ressources très limitées, sous conditions d’âge, de résidence et de ressources. Une caractéristique essentielle doit être connue avant toute demande : l’ASPA est récupérable sur la succession du bénéficiaire, lorsque l’actif net successoral dépasse un certain seuil. Ce n’est donc pas une prestation comparable aux autres, et son intérêt s’apprécie au regard de la situation patrimoniale et familiale d’ensemble.

 Ces mécanismes ne remplacent pas une stratégie d’augmentation de la pension, mais ils forment un socle minimal à connaître.

Comment augmenter sa retraite de fonctionnaire ?

Les fonctionnaires disposent également de la possibilité de racheter des années d’études supérieures, dans les mêmes limites globales que le régime général, afin de compléter leur durée de services. 

Le régime de la fonction publique applique des règles de calcul spécifiques : la pension est assise sur le traitement indiciaire des six derniers mois d’activité, primes exclues. Deux conséquences pratiques.

D’abord, une promotion ou un avancement d’échelon obtenu en fin de carrière produit un effet immédiat et durable sur la pension.

Ensuite, les primes, qui peuvent représenter une part importante de la rémunération, n’ouvrent des droits que via le RAFP, dans des proportions limitées. C’est précisément ce qui rend l’épargne retraite complémentaire utile pour les agents publics fortement primés.

Comment augmenter sa retraite complémentaire Agirc-Arrco ?

Pour la retraite complémentaire, le rachat de points Agirc-Arrco permet d’acquérir des points supplémentaires au titre des années d’études supérieures ou des années incomplètes.
 
Deux limites à connaître : le rachat porte sur 3 années maximum, à raison de 140 points par année (soit 420 points au total), et il faut avoir préalablement racheté les trimestres correspondants auprès du régime de base. Le coût dépend de la valeur d’achat du point (20,1877 € en 2026) et d’un coefficient lié à l’âge au moment du versement.
 
Précision utile, car l’information circule souvent de façon erronée : un salarié ne peut pas choisir individuellement de cotiser à un taux supérieur à l’Agirc-Arrco. Les taux supérieurs au taux obligatoire relèvent d’une décision d’entreprise ou de convention collective, et il n’est plus possible d’en souscrire de nouveaux depuis la fusion des régimes Agirc et Arrco. Seuls les salariés déjà couverts par un taux historique en conservent le bénéfice.
 
Pour renforcer réellement ses revenus complémentaires, le levier se situe donc ailleurs : du côté de l’épargne retraite et du patrimoine.
 

Recalcul de la retraite et démarches pour sécuriser vos droits

Une erreur ou un oubli dans le dossier de retraite peut avoir un impact direct sur le montant de la pension, d’où la question fréquente : peut-on faire recalculer sa retraite ? Vérifier ses droits avant et après la liquidation permet d’éviter ce type de désagrément.

Faire vérifier son relevé de carrière avant de partir

Avant tout dépôt de dossier de retraite, il est recommandé de consulter son relevé de carrière sur info-retraite.fr afin de vérifier que tous les trimestres cotisés, rachetés ou validés au titre des périodes assimilées (maladie, chômage, service militaire) apparaissent correctement. Une anomalie détectée à ce stade peut être corrigée avant la liquidation, ce qui évite un recalcul ultérieur souvent plus complexe.

Peut-on faire recalculer sa retraite après liquidation ?

Une fois la pension liquidée et versée, une révision reste possible, mais uniquement dans des cas exceptionnels : erreur de calcul avérée, omission de trimestres ou de périodes non prises en compte au moment du traitement du dossier. La demande de révision doit être adressée à la caisse de retraite concernée, accompagnée des justificatifs permettant de démontrer l’anomalie constatée.

Questions fréquentes sur l'augmentation de la retraite

Est-il possible de faire recalculer sa retraite ?

Oui, un recalcul est possible lorsqu’une erreur ou une omission avérée est constatée sur le relevé de carrière ou dans le calcul initial de la pension. Il convient alors de signaler l’anomalie à sa caisse de retraite avec les justificatifs correspondants.

Oui, plusieurs leviers permettent d’augmenter ses cotisations en vue d’une pension future plus élevée : le choix d’une classe de cotisation supérieure pour la retraite complémentaire, le rachat de trimestres pour la retraite de base, ou le rachat de points Agirc-Arrco pour la partie complémentaire. Ces choix doivent être évalués en fonction de la situation personnelle et de l’horizon restant avant le départ à la retraite.

Non. La surcote classique majore la pension de 1,25 % par trimestre cotisé au-delà de l’âge légal et de la durée requise, sans limite de trimestres. Seule la surcote parentale, réservée aux assurés ayant des trimestres de majoration au titre des enfants, est plafonnée à 5 %.
Cela dépend de trois paramètres : l’option choisie, l’âge au moment du rachat et la tranche marginale d’imposition, le versement étant déductible du revenu imposable. Le point de rentabilité se situe généralement entre 8 et 12 ans après le départ. Une simulation préalable est indispensable, d’autant que les trimestres rachetés ne comptent pas pour un départ anticipé en carrière longue.
Les deux répondent à des logiques différentes. Le PER offre un avantage fiscal à l’entrée mais bloque l’épargne jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé dont l’achat de la résidence principale. L’assurance vie reste disponible à tout moment et bénéficie d’une fiscalité avantageuse sur les retraits après huit ans. Les deux se complètent : le PER pour les contribuables fortement imposés, l’assurance vie pour la souplesse et la transmission.
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