Aout 2017

Quels départements français pour passer sa retraite ?

Dans quels départements devrait-on déménager pour une retraite plus confortable ? Découvrez les destinations les plus prisées par les retraités en France.

Les départements français les plus plébiscités pour passer une retraite paisible

Depuis l’an 2000, de plus en plus de jeunes retraités déménagent dans un nouveau département pour mieux vivre leurs vieux jours. D’après les statistiques récentes, plus de 50 % des personnes ayant entre 50 ans et 60 ans envisagent de changer de région une fois à la retraite.

En général, ils sont motivés par la douceur du climat, le rapprochement familial, ou encore le fait de respirer l’air pur de la campagne. D’autres tiennent compte de critères tels que les infrastructures médicales de la ville ou du département, mais aussi de la proximité des commerces et des transports disponibles pour faciliter les déplacements.

Le contact humain étant très important, la plupart des retraités privilégient les lieux qui le favorisent. Il est également possible de comparer les offres de maisons de retraite destinées à accueillir les personnes âgées confrontées à une perte d’autonomie avant de choisir la ville dans laquelle vous souhaitez vous établir.

Les meilleurs départements français pour s’installer à la retraite

La plupart des seniors se sont orientés vers des destinations bien définies : découvrez les cinq départements qui attirent le plus de retraités en France, d’après une étude récente.

- Le Var, dans la région PACA

Le Var est l’un des lieux les plus adulés des personnes âgées qui souhaitent profiter du climat méditerranéen qui baigne ce département de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Grâce à son excellent taux d’ensoleillement, ses paysages variés composés de montagnes, de cours d’eaux et de plages, le Var est un petit paradis pour les seniors qui veulent mieux vivre leurs vieux jours. C'est l'endroit idéal pour pratiquer de nombreuses activités en plein air. Toutefois, il faut bien comprendre qu’il s’agit d’une destination touristique très appréciée avec une très grande affluence de visiteurs pendant la saison estivale.

- La Charente-Maritime en Nouvelle Aquitaine

La Charente-Maritime est également une destination qui plait aux seniors, intéressés par son vaste bord de mer et la beauté de ses paysages. Les nouveaux retraités qui n’aiment pas les grandes villes s’y plairont bien. Ce département se démarque par son climat tempéré et la beauté de son patrimoine naturel, mais aussi par la richesse de son patrimoine culturel. Seules La Rochelle et Royan sont des destinations touristiques très prisées.

- L’Hérault en Occitane

Ce département est apprécié pour la qualité de son cadre de vie et pour le dynamisme de ses villes (Montpellier, Agde, Béziers, etc.), mais aussi pour le charme de ses petites communes situées en périphérie. L’Hérault est doté de nombreuses infrastructures spécialement mises en place pour les seniors. Ces derniers sont également attirés par les différentes activités, les paysages variés entre mer et montagne et avec ses vastes vignobles.

- Le Morbihan en Bretagne

Le Morbihan intéresse aussi un grand nombre de retraités qui apprécient l’authenticité et la beauté de ses paysages typiquement armoricaines. Avec des villes à taille humaine et dynamiques, telles que Lorient et Vannes, c’est la destination idéale pour ceux qui ne veulent plus vivre dans les grandes villes. Sa riche histoire et sa vie culturelle conviennent à de nombreux seniors.

- Les Alpes-Maritimes dans la Région PACA

"Les Alpes-Maritimes" est l’endroit idéal pour passer une retraite paisible, au soleil. Ce département abrite de grandes villes comme Nice, Cannes, Antibes et Menton, mais également des lieux plus calmes : de nombreux villages établis entre mer et montagne baignés par un climat agréable.

Si vous avez déjà envisagé de déménager pour mieux vivre vos vieux jours, la proximité avec les proches est un argument de taille pour ne pas s’éloigner et rester dans l’Hexagone.

Alignement des retraites des députés sur le droit commun

Le 2 août dernier, l’Assemblée nationale a validé l’alignement du régime de retraite des députés et leur allocation chômage sur le droit commun. Un communiqué a été diffusé pour faire savoir que l’Assemblée nationale a donné son feu vert.

Régime de retraite et allocation chômage : l’alignement sur le droit commun approuvé à l’Assemblée

D’après un communiqué du bureau de l’Assemblée nationale, l’alignement du régime de retraite des députés et de leur allocation chômage sur le droit commun a été validé. Une source parlementaire a précisé que les conditions de départ à la retraite des députés seront similaires à celles de la fonction publique : l’application de ces règles est immédiate et non-rétroactive.

Des changements et des économies

L’allocation de fin de mandat (chômage) accordée aux députés sera également alignée sur le régime ARE (allocation d’ide au retour à l’emploi). Certains avantages sur les transports accordés à certains anciens parlementaires et leur conjoint seront supprimés, suite à une décision du bureau, la plus haute instance collégiale de l’Assemblée.

Aujourd’hui, les anciens parlementaires qui ont été députés pendant au moins 18 ans peuvent bénéficier d’un remboursement à hauteur de 50 % de leurs dépenses sur 6 voyages aériens aller-retour par an en France métropole. Leurs frais de déplacement en train sont également couverts. Lorsqu’un député a été élu à trois reprises, ils profitent aussi des mêmes avantages pour les voyages aériens. Pour les déplacements en train, ils ont droit à une carte demi-tarif ou bien à un remboursement intégral pour quatre voyages aller-retour en France Métropolitaine.

D’après les calculs des experts, la suppression de ces avantages de transport va permettre à la présidence de réaliser une économie de 800 000 euros par an. François de Rugy (député de la République en Marche, issu du parti écologiste), président de l’Assemblée nationale, a déclaré que ces premières décisions ont été prises pour que la réputation des députés ne soit pas entachée par des soupçons et que l’on parle d’eux pour le travail qu’ils réalisent. Il a rappelé que la suppression du régime spécial de retraites des parlementaires figurait parmi les promesses de campagne du Président Emmanuel Macron.
Par ailleurs, le bureau a arrêté la méthode du processus de réforme pour une nouvelle Assemblée nationale voulue plus moderne. La réduction du nombre de parlementaires est également prévue.

Sept groupes de travail 

À la rentrée, sept groupes de travail seront créés pour étudier et faire des propositions sur :

  • Le statut des députés et leurs moyens de travail ;
  • Les conditions de travail à l’Assemblée nationale et le statut des collaborateurs parlementaires ;
  • La procédure législative et les droits de l’opposition ;
  • Le développement durable à l’Assemblée ;
  • Les moyens de contrôle et d’évaluation ;
  • La démocratie numérique ;
  • L’ouverture de l’Assemblée nationale à la société.

Chaque groupe de travail sera présidé par le représentant d’un parti politique, assisté par un rapporteur de la majorité et sera constitué de 10 députés. Par ailleurs, il faut savoir que les auditions seront publiques.

Le bureau fournira une feuille de route à partir de laquelle chaque groupe fera des propositions tous les six mois. Les propositions validées par le bureau seront incluses dans les propositions de loi ou les amendements, notamment dans le cadre du projet de réforme constitutionnelle que le chef de l’État prévoit de réaliser.

PEPP : Epargne retraite pour les pays membres de l’UE

La Commission européenne envisage de créer un plan d’épargne-retraite pour tous les pays membres de l’Union européenne. Le PEPP sera proposé dans les 28 pays membres avec les mêmes caractéristiques.

Un produit d’épargne-retraite individuel pour l’Union européenne ?

D’après les statistiques récentes, il n’y aurait que 27 % des Européens âgés de 25 ans à 59 ans qui effectuent des versements sur un produit d’épargne en vue de préparer leur retraite. Le 29 juin dernier, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a révélé que la mise en place d’un produit d’épargne-retraite individuelle européen était prévue. Baptisé « Paneuropean personal pension product » (PEPP), ses caractéristiques seront similaires dans les 28 pays membres de l’Union européenne.

Une retraite complémentaire pour tous les Européens

La mise en place de ce plan d’épargne-retraite a été décidée parce que la Commission européenne a constaté que le marché européen de l’épargne-retraite individuelle est trop fragmentaire et favorise les inégalités. Les représentants de la Commission européenne ont également indiqué dans un communiqué diffusé récemment que les offres sont concentrées dans un nombre restreint d’États membres, alors que presque aucun produit n’est proposé dans d’autres pays. La mise en place du PEPP va permettre à tous les Européens, même les plus défavorisés, de se constituer une retraite complémentaire.

La Commission européenne a précisé que ce nouveau dispositif d’épargne complètera les différentes pensions de retraite qui existent déjà (retraite publique, pension privée, épargne-retraite collective ou individuelle, etc.). Par exemple, en France, il s’ajoutera au Perp (Plan d’Épargne retraite populaire) ou au Perco (Pan d’épargne retraite collectif).

Ce nouveau produit d’épargne présentera l’avantage d’être transférable dans tous les pays membres de l’Union européenne : en cas de déménagement en Allemagne, en Italie ou encore en Espagne, vous pourrez continuer à alimenter votre PEPP.

Un produit distribué par de nombreux prestataires

La distribution du PEPP sera confiée à différents établissements bancaires, aux compagnies d’assurance, aux entreprises d’investissement, aux gestionnaires d’actifs, mais aussi aux fonds de pension professionnelle. Les versements seront libres, mais devront être compris entre 5 000 euros et 10 000 euros par an. Les épargnants pourront se tourner vers un autre fournisseur tous les cinq ans s’ils le souhaitent, de plus, le coût de cette opération est plafonné. Le régulateur européen a souligné que sur le plan fiscal, il est indispensable que les PEPP soient considérés comme les produits nationaux similaires qui existent sur place.

Départ en retraite de Camille Lacourt

Camille Lacourt a décidé de prendre sa retraite en beauté après avoir décroché un dernier titre de champion du monde. Cet illustre nageur a fait une carrière sportive remarquable ponctuée de multiples victoires.

Camille Lacourt tire sa révérence en beauté, sur un titre de champion du monde

Camille Lacourt, un sportif français qui a marqué les esprits tout au long de sa carrière, a décidé de partir en retraite après avoir remporté un nouveau titre de champion du monde à Budapest. En sortant du bassin, il a déclaré qu’il était totalement satisfait de sa performance.

Une dernière course qui a marqué les esprits

Rappelons qu’il s’agir de son deuxième titre sur cette distance (50 m dos), après sa première victoire en bassin en Hongrie en 2010. Au cours de cette course historique, il a devancé le Japonais Junya Koga et l’Américain Matt Grevers. Le champion a déclaré sur France Télévision qu’il s’est donné à 100 % pour ne pas rater sa dernière course. D’une part, il y avait beaucoup de concentration, mais d’autre part, les battements du cœur s’accéléraient, étant donné les enjeux.

Jérémy Stravius, l’autre nageur français qui a participé à cette course, a indiqué qu’il était fier d’avoir participé à cette course qui était la dernière pour Camille, même s’il regrette d’avoir été distancé à la fin de la course.

Une histoire qui a commencé et qui s’achève à Budapest

Camille Lacourt s’est révélé en 2010 dans la capitale hongroise en gagnant au 50 m dos et il a achevé sa carrière en parcourant brillamment cette même distance. Ce nageur d’une trentaine d’années, avec ses cheveux bonds et ses yeux bleus, a déclaré avant la course : « C’est là où tout a commencé, la boucle sera bouclée ». À l’époque, ses trois victoires européennes dans le bassin hongrois l’ont propulsé au sommet.

Sept ans après, on le retrouve avec quatre titres de champion du monde, malgré la diversification de ses activités, il a brillé lors de sa dernière course. En effet, le sportif a récemment ouvert un bar à cocktails à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, il a également participé à des séminaires en entreprises et à l’émission Fort-Boyard.

Son entraineur Julien Jacquet a expliqué que Camille Lacourt commence sa reconversion et a su cumuler ses activités. Bien que le nageur n’ait pas passé beaucoup de temps à Marseille cette année avec son entraineur, il a su se donner à 100 % pour remporter un dernier titre.

Rappelons qu’il a été confronté à une grande désillusion lors des deux derniers Jeux olympiques à Rio en 2016 et à Londres en 2012. Il s’est accordé une longue pause et n’a commencé à s’entrainer qu’au début du mois de février 2017 pour réaliser un parcours parfait et marquer ainsi l’histoire de la natation.

Vers une baisse du niveau de vie des retraités dès 2020 ?

Le niveau de vie des retraités va connaitre une baisse à partir de 2020. Cette baisse de niveau de vie a été annoncée par le Comité de Suivi des Retraites (CSR) dans son quatrième avis au gouvernement.

Le CSR annonce une baisse du niveau de vie des retraités à l’horizon 2020

Actuellement, le niveau de vie moyen des retraités est légèrement plus élevé comparé à celle des actifs. Cependant, cette situation risque de changer pour les générations qui demanderont la liquidation de leurs droits à compter de 2020. Le 13 juillet dernier, le Comité de suivi des retraites (CSR) a rendu son quatrième avis au gouvernement. Comme l’évolution de leurs finances est moins favorable par rapport aux années précédentes, le CSR n’hésite pas à inviter l’exécutif à instaurer des mesures pour que le système des retraites se repositionne « sur une trajectoire d’équilibre ». Le CSR a également relevé qu’à court terme, il est possible de réaliser des économies assez rapidement grâce à la sous-indexation des pensions de retraite par rapport à l’inflation.

Un niveau de vie moyen légèrement supérieur à la population

Le CSR a repris les informations publiées par le Conseil d’orientation des retraites (COR) dans son rapport de juin 2017 pour renforcer son argument. Le COR a parlé du niveau de vie des retraités en détaillant les montants des pensions, leurs revenus de patrimoine et les prestations sociales qui leur sont versées. En 2014, le COR a donné des informations chiffrées sur le niveau de vie moyen et indique que celui des retraités était légèrement plus élevé (106,1 %) par rapport à celui de l’ensemble de la population. Le représentant du COR a précisé que ce taux n’a pas cessé d’augmenter au cours de ces dernières années (104,6 % en 2012).

Toutefois, ce n’était pas toujours le cas : en effet, en 1970, le niveau de vie des personnes âgées ne représentait que 70 % de celui des personnes qui exercent une activité professionnelle. L’amélioration des finances des retraités découle d’une carrière plus complète. Il faut aussi rappeler que les chiffres publiés sont des moyennes et que les différences peuvent être très importantes lorsque l’étude est effectuée à l’échelle individuelle. Ainsi, même si le niveau de vie moyen des retraités s’élevait à 2 087 euros en 2014, 10 % d’entre eux percevaient moins de 1 080 euros par mois. Le COR avait également signalé que 10 % d’entre eux, à l’opposé des précédents, avaient un niveau de vie au-dessus de 3 230 euros par mois.

Un effritement du niveau de vie qui commencerait en 2020

En constatant que le niveau de vie moyen des retraités est quasiment similaire à celui des actifs, les autorités publiques pourraient être tentées d’instaurer de nouvelles taxes ou d’augmenter la CSG en plus de la Casa (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) versée par les retraités depuis 2013. Cependant, les prévisions du Conseil d’Orientation des Retraites ont révélé que la situation va changer même si les règles en vigueur restent les mêmes. En effet, le niveau de vie moyen des retraités va baisser. D’après les projections effectuées, le niveau de vie des retraités serait compris entre 93 % et 100 % en 2040, puis entre 81 % et 95 % en 2060, contre 106 % actuellement.

En réalité, il ne s’agirait pas d’une baisse, mais d’un ralentissement du rythme d’augmentation : la pension moyenne augmenterait donc moins vite que les revenus d’activité. Ce changement découlerait de la réforme instaurée par Édouard Balladur en 1993 : en effet, cette mesure a officiellement déclenché la désindexation des pensions de retraite sur l’évolution des salaires et elle a fait passer de dix à vingt-cinq ans la durée de référence considérée pour le calcul de la pension de retraite de base dans le secteur privé. Comme la réévaluation des pensions dépend de l’inflation (indice des prix), elles sont restées quasiment gelées au cours de ces quatre dernières années et c’est également le même scénario pour les vingt-cinq meilleures années de salaires pris en compte pour le calcul de la retraite de base des salariés du privé. Ainsi, les Unions confédérales des retraités affiliées aux centrales syndicales ont de bonnes raisons de réclamer le retour à l’indexation sur les salaires.

Le taux de remplacement des retraites va également diminuer

Toutes ces modifications qui concernent la désindexation se sont répercutées sur le taux de remplacement des retraites. Rappelons qu’il s’agit du rapport entre la pension moyenne et le salaire moyen d’activité. Le COR a analysé des cas types et les résultats sont très explicites. Quel que soit le scénario de croissance, variant de +1 % à +1,8 % par an, le taux de remplacement connaitrait également une baisse progressive au fil des années. Par exemple, pour un salarié du privé non-cadre de la génération 1940, le taux de remplacement passerait de 75,5 % de son salaire, alors que pour le salarié né dans les années 1960, il serait compris entre 70 % et 65 %.

Pour la génération 2000, leur retraite serait comprise entre 68 % et 55 % de leur salaire d’activité. Pour les actifs qui ont perçu un salaire équivalant au SMIC tout au long de leur carrière, le taux de remplacement évoluerait de 80 % (pour les natifs de 1940) à 75 % ou 66 % (pour les personnes nées dans les années 2000). Il faut noter que ce décrochage touchera aussi les agents de la Fonction publique, surtout si la part des primes perçues est élevée. Il faut comprendre que les primes ne sont pas considérées dans le calcul de leurs pensions. Pour les fonctionnaires, le taux de remplacement baisserait également : 61 % pour les personnes nées dans les années 1950 et entre 45,9 % et 52 % pour les natifs de 2000.

Retraite au Royaume-Uni, un départ à 68 ans ?

Au Royaume-Uni, la génération 1970 attendra jusqu’à 68 ans pour partir à la retraite. L’âge légal de départ va ainsi augmenter d’une année pour les Britanniques.

Un âge légal de départ fixé à 68 ans au Royaume-Uni

Cette mesure impopulaire a été annoncée bien après les élections par Theresa May elle-même : l’âge légal de départ en retraite va augmenter à 68 ans, contre 67 ans, pour les Britanniques nés dans les années 1970. Cette décision a été prise sept ans plus tôt par rapport aux prévisions précédentes.

Cette nouvelle réforme qui va changer le sort de 7 millions de personnes a été instaurée pour équilibrer les dépenses sociales et garantir la pérennité du système. Les salariés nés entre 1970 et 1978 qui espéraient partir à l’âge de 67 ans devront désormais attendre une année de plus pour percevoir une pension de retraite versée par l’État. Il faut noter que cette réforme ne s’appliquera pas avant 2037, date à laquelle les premières générations concernées pourront partir. D’après les calculs des experts, cette mesure devrait permettre de réaliser une économie annuelle de 0,4 point de PIB.

Une réforme pour garantir l’équité entre les générations

La richesse nationale dédiée aux retraites publiques s’élève à 5,2 % au Royaume-Uni (contre 14 % dans l’Hexagone). Ce taux devrait augmenter à plus de 6 % après l’année 2040 à cause du départ massif des baby-boomers et de l’entrée généralisée des femmes dans la vie active. Le gouvernement a également instauré cette réforme pour favoriser l’équilibre entre la durée de la carrière professionnelle et du temps passé à la retraite. Il faut savoir qu’aujourd’hui la durée moyenne de la retraite en Grande-Bretagne est de 21 ans et équivaut à 32 % de la durée de vie adulte moyenne (compter à partir de l’âge de 20 ans).

D’une part, le ministre du Travail d’outre-manche David Gauke a indiqué que ce report de l’âge légal de départ va permettre d’assurer « un bon équilibre » à long terme. D’autre part, l’opposition travailliste et les organisations syndicales se sont indignées et ont dénoncé « un coup dur » pour les salariés du privé qui devront subir les conséquences. Ils ont poursuivi en déclarant qu’il s’agit d’une mesure d’austérité de plus mise en place par le gouvernement conservateur. Par ailleurs, ils font remarquer que cette mesure n’est pas du tout compatible avec le ralentissement de la progression de l’espérance de vie au Royaume-Uni.

Des retraites privées pour mieux vivre ses vieux jours

Aujourd’hui, l’âge de départ est de 65 ans et augmentera à 66 ans en 2020, puis à 67 ans en 2028. Le gouvernement a indiqué que cette hausse régulière, annoncée à l’avance, a poussé les actifs concernés à envisager une préparation financière.

Cette préparation est vraiment une nécessité parce que le montant de la retraite versé par l’État est très faible par rapport à la retraite moyenne accordée en France. Pour les travailleurs à plein temps qui ont cotisé pendant au moins 30 ans, perçoivent une pension maximale de 160 livres par semaine, soit légèrement supérieure à 800 euros par mois. La grande partie des Britanniques versent des cotisations pour se constituer une retraite privée à travers les plans instaurés en entreprise et la plupart d’entre eux comptent sur la valeur de leur résidence principale pour améliorer leur niveau de vie à la retraite.

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