La campagne de déclaration des revenus 2025 a débuté le 9 avril 2026. Pour les contribuables qui déclarent sur papier, la date limite était fixée au 19 mai 2026. Pour la déclaration en ligne, les échéances variaient selon le département : 21 mai, 28 mai ou 4 juin 2026.
Pensions de retraite, pensions de réversion, allocations, rentes ou revenus exonérés : tous les revenus perçus par un retraité ne sont pas soumis aux mêmes règles fiscales.
Voici un récapitulatif des principaux revenus à déclarer, de ceux qui bénéficient d’un abattement et de ceux qui sont exonérés d’impôt.
Retraités : les revenus à déclarer
Pour les pensions de retraite, les montants sont en principe préremplis sur la déclaration de revenus.
Il reste toutefois indispensable de les vérifier, notamment lorsque vous percevez plusieurs pensions de base ou complémentaires versées par différents régimes. En cas d’erreur ou d’omission, vous devez corriger les montants déclarés.
Les revenus complémentaires à rajouter
En plus des pensions de retraite de base et complémentaires, certains revenus doivent être ajoutés à la déclaration lorsqu’ils ne sont pas déjà préremplis.
Pensions de réversion et allocations veuvage : elles sont en principe imposables et doivent être déclarées.
Majorations pour charges de famille : elles sont comprises dans le montant imposable des pensions de retraite.
Bonifications pour campagne de guerre : elles doivent être intégrées aux revenus déclarés. En revanche, la retraite du combattant est exonérée d’impôt sur le revenu et ne doit pas être déclarée.
Certaines allocations supplémentaires versées par les régimes de retraite, comme certaines allocations décès ou allocations éducation, sont également imposables.
Rentes viagères : les rentes viagères à titre gratuit reçues à la suite d’une donation ou d’un testament sont imposables. Les rentes versées à la sortie de certains produits d’épargne retraite, comme un PERP, un contrat Madelin ou certains PER, doivent également être déclarées selon les règles fiscales applicables au produit concerné.
Les pensions ou retraites perçues par les personnes à charge ou rattachées au foyer fiscal doivent également être déclarées lorsqu’elles ne sont pas préremplies.
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Retraités : les prestations à ne pas déclarer et les avantages fiscaux disponibles
Certaines prestations de vieillesse sont exonérées d’impôt sur le revenu et n’ont donc pas à être déclarées.
C’est notamment le cas de l’Aspa, de l’ASI et de certaines anciennes allocations du minimum vieillesse.
Sont également exonérées, sous conditions, certaines pensions de vieillesse versées par la Sécurité sociale lorsque leur montant ne dépasse pas celui de l’ancienne allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS) et que les ressources du bénéficiaire restent inférieures au plafond prévu pour cette allocation.
Comment les pensions de retraite sont-elles imposées ? Fiscalité et abattement
Les pensions de retraite, qu’elles soient versées par les régimes de base ou les régimes complémentaires, sont en principe soumises à l’impôt sur le revenu.
Elles sont intégrées au revenu imposable du foyer et soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu, après application des abattements prévus par la réglementation.
Un abattement forfaitaire de 10 % est appliqué automatiquement sur les pensions imposables.
Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, cet abattement :
ne peut pas être inférieur à 454 € par pensionné, sauf lorsque le montant de la pension est inférieur à ce minimum ;
ne peut pas dépasser 4 439 € par foyer fiscal.
L’administration fiscale applique automatiquement cet abattement lors du calcul de l’impôt.
Retraite nette et retraite imposable : quelle différence ?
Pour bien comprendre la fiscalité des retraités, il faut distinguer trois montants :
| Notion | Définition | Ce qu’elle inclut / exclut |
|---|---|---|
| Retraite brute | Montant de la pension avant prélèvements | Montant avant prélèvements sociaux et prélèvement à la source |
| Retraite nette | Montant effectivement versé sur votre compte | Retraite brute diminuée des prélèvements sociaux applicables et, le cas échéant, du prélèvement à la source |
| Retraite imposable | Montant déclaré à l’administration fiscale avant application de l’abattement de 10 % | Montant de la pension après prise en compte notamment de la fraction déductible de CSG ; la fraction non déductible reste comprise dans le revenu imposable |
La retraite imposable n’est donc ni la retraite brute ni la retraite nette.
Lorsqu’une partie de la CSG prélevée sur la pension est déductible, cette fraction vient diminuer le montant soumis à l’impôt sur le revenu. À l’inverse, la fraction de CSG non déductible reste comprise dans le montant imposable.
Le montant imposable est en principe prérempli sur votre déclaration de revenus. Vous devez néanmoins vérifier qu’il correspond aux montants communiqués par vos caisses de retraite.
L’abattement forfaitaire de 10 % applicable aux pensions est ensuite calculé automatiquement par l’administration fiscale.
Le prélèvement à la source sur les pensions de retraite : fonctionnement 2026
Depuis la mise en place du prélèvement à la source, l’impôt sur le revenu est prélevé directement par les caisses de retraite au moment du versement de la pension.
Voici comment fonctionne le dispositif en 2026 :
Le taux de prélèvement est calculé par l’administration fiscale à partir de votre dernière déclaration de revenus connue.
Ce taux est appliqué à votre pension nette imposable, et non au montant brut de la pension ni au montant net effectivement versé sur votre compte.
Le taux issu de la déclaration des revenus 2025 effectuée au printemps 2026 s’applique en principe à compter de septembre 2026.
Si vos revenus ou votre situation évoluent, vous pouvez demander une modulation du taux depuis votre espace sur impots.gouv.fr. Le nouveau taux est ensuite transmis aux caisses de retraite et généralement appliqué dans un délai de 1 à 3 mois.
La déclaration annuelle reste obligatoire : elle permet à l’administration de calculer le montant définitif de l’impôt et de régulariser, si nécessaire, les sommes déjà prélevées.
Si vous percevez plusieurs pensions, chaque organisme payeur applique le taux de prélèvement qui lui est transmis par l’administration fiscale.
Depuis septembre 2025, les couples mariés ou pacsés se voient appliquer par défaut des taux individualisés de prélèvement à la source, calculés en fonction des revenus respectifs de chacun. Ils peuvent toutefois opter pour l’application d’un taux commun au foyer.
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Quelles sont les tranches d'imposition pour les retraités ?
Les pensions de retraite imposables sont soumises au barème progressif de l’impôt sur le revenu, comme les autres revenus soumis à ce barème.
Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, les tranches applicables pour une part de quotient familial sont les suivantes :
| Fraction du revenu imposable | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Au-delà de 181 917 € | 45 % |
Le barème est progressif : chaque fraction du revenu est imposée au taux correspondant à sa tranche. Le taux le plus élevé atteint ne s’applique donc pas à l’ensemble des revenus.
Avant l’application de ce barème, les pensions imposables bénéficient en principe d’un abattement forfaitaire de 10 %, appliqué automatiquement par l’administration fiscale.
Pour les revenus 2025, cet abattement ne peut pas être inférieur à 454 € par pensionné, sauf lorsque la pension elle-même est inférieure à ce montant, et il est plafonné à 4 439 € par foyer fiscal.
Le montant final de l’impôt dépend également du nombre de parts du foyer fiscal ainsi que, le cas échéant, de la décote, des réductions et des crédits d’impôt.
L'impact du quotient familial sur l'imposition du couple retraité
Le quotient familial permet de tenir compte de la composition du foyer fiscal dans le calcul de l’impôt sur le revenu.
Le principe est le suivant : le revenu net imposable du foyer est divisé par le nombre de parts fiscales, puis le barème progressif est appliqué à ce quotient. Le résultat obtenu est ensuite multiplié par le nombre de parts.
Pour un couple retraité marié ou pacsé soumis à une imposition commune, le foyer dispose en principe de 2 parts.
Des majorations de quotient familial peuvent s’ajouter dans certaines situations :
Invalidité : une demi-part supplémentaire peut notamment être accordée à une personne titulaire de la carte mobilité inclusion portant la mention « invalidité » ou percevant certaines pensions d’invalidité ouvrant droit à cet avantage.
Ancien combattant : une demi-part supplémentaire peut être accordée, sous conditions, notamment d’âge et de détention de la carte du combattant ou de certaines pensions militaires.
Personnes à charge : la présence d’enfants ou de certaines autres personnes à charge peut augmenter le nombre de parts selon les règles du quotient familial.
Veuvage : les règles de quotient familial dépendent de la situation du conjoint survivant, notamment de la présence éventuelle de personnes à charge et des majorations auxquelles il peut prétendre.
L’avantage fiscal procuré par les demi-parts supplémentaires est plafonné dans de nombreux cas.
Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, le plafonnement général est fixé à 1 807 € par demi-part supplémentaire. Des règles particulières et, dans certains cas, des réductions complémentaires existent notamment pour les contribuables invalides ou anciens combattants.
Le montant réel de l’avantage dépend donc du niveau de revenu, du nombre de parts et de la situation personnelle du foyer.