Réforme des retraites : qui est concerné selon l’âge ?

Ludovic Herschlikovitz
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réforme des retraites qui est concerné
Pour les règles de droit commun, le relèvement de l’âge légal issu de la réforme de 2023 commence avec les assurés nés à partir du 1er septembre 1961. Les personnes nées entre janvier et août 1961 restent soumises à un âge légal de 62 ans. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 modifie, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, le calendrier applicable principalement aux générations 1964 à 1968.
 
Concrètement, ces modifications s’appliquent aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Les sources administratives présentent la suspension comme courant jusqu’en 2028. Cette formulation ne signifie toutefois pas que l’ensemble de la réforme de 2023 est suspendu ni que l’ancien calendrier reprendra automatiquement le 1er janvier 2028. Toute évolution ultérieure devra être confirmée par les textes applicables à cette date.
 

Entre les tableaux institutionnels qui se contentent d’afficher des dates et la réalité de votre situation personnelle, il existe un écart : génération par génération, profil par profil (salarié, carrière longue, fonctionnaire, femme), nous détaillons ce qui change réellement, ce qui reste stable, et comment vérifier où vous en êtes sans attendre la loi définitive.

Que change vraiment la suspension de la réforme des retraites ?

Comprendre la réforme des retraites suppose de distinguer deux textes : la loi du 14 avril 2023, qui a fixé la trajectoire de relèvement de l’âge légal de départ à la retraite et de la durée d’assurance, et la LFSS pour 2026, qui interrompt provisoirement cette trajectoire sans l’annuler. En clair, la mécanique de départ progressif décidée en 2023 ne recule pas, elle est mise en pause : les générations qui devaient franchir un nouveau palier d’âge ou de trimestres à partir de septembre 2026 restent, pour l’instant, au niveau où elles se trouvaient avant l’accélération prévue.

La réforme Borne de 2023 : ce qu'il faut retenir

Dans le calendrier initial de la réforme de 2023, l’âge légal de départ était progressivement relevé de 62 à 64 ans, par paliers de trois mois selon la génération, jusqu’à atteindre 64 ans pour les personnes nées à partir de 1968. Depuis la LFSS 2026, applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, le seuil de 64 ans concerne les personnes nées à partir du 1er janvier 1969.
 
Dans le calendrier initial de la réforme de 2023, la durée d’assurance requise pour le taux plein atteignait 172 trimestres pour les assurés nés à partir de 1965. Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, elle est fixée à 170 trimestres pour les personnes nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965, à 171 trimestres pour celles nées entre le 1er avril et le 31 décembre 1965, puis à 172 trimestres à partir de 1966. Cette durée d’assurance ne correspond pas nécessairement à 43 années effectivement travaillées, car elle peut inclure certaines périodes assimilées ou majorées.
 

Un objectif de pension minimale a été affiché pour les carrières complètes rémunérées au SMIC, avec un minimum contributif revalorisé afin d’atteindre environ 85 % du SMIC net pour une carrière pleine.

Le décret de suspension et son calendrier

La suspension inscrite dans la LFSS 2026 gèle l’augmentation de l’âge légal et du nombre de trimestres requis pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Cette pause est annoncée jusqu’au 1er janvier 2028, une échéance qui tient compte du calendrier politique, notamment de l’élection présidentielle de 2027. Il ne s’agit donc pas d’une abrogation de la réforme de 2023, mais d’un arrêt temporaire de sa montée en charge.

Qui est concerné par la réforme des retraites et sa suspension ?

Pour les règles de droit commun, la montée en charge de la réforme de 2023 concerne les assurés nés à partir du 1er septembre 1961 qui n’ont pas encore liquidé leur pension. Toutefois, les règles diffèrent selon la date exacte de naissance, le régime de retraite, la catégorie d’emploi et l’existence éventuelle d’un dispositif de départ anticipé.
 

Mais la suspension, elle, ne touche pas uniformément toutes ces générations : elle bénéficie en priorité aux assurés nés entre 1964 et 1968, dont le calendrier de relèvement est ralenti, voire figé, par rapport à la trajectoire initiale.

Qui n'est pas concerné par la réforme ?

Certains profils restent en dehors du champ de la réforme et de sa suspension. C’est le cas des personnes ayant déjà liquidé leur pension avant l’entrée en vigueur des textes : leur situation ne peut pas être recalculée rétroactivement. C’est également le cas de certains régimes spéciaux qui n’avaient pas été alignés sur le calendrier général de la réforme de 2023 et qui suivent des règles propres. Pour ces profils, ni la réforme initiale ni la suspension de 2026 ne modifient les conditions déjà acquises.

Qui est réellement concerné par la suspension ?

Ce sont avant tout les actifs proches de l’âge de départ, dont le dossier était censé basculer sur un palier d’âge ou de trimestres plus exigeant à partir de septembre 2026. En pratique, il s’agit essentiellement des générations 1964 à 1968, pour qui le gel se traduit par un départ possible un peu plus tôt, ou avec un peu moins de trimestres exigés, que ce que prévoyait le calendrier initial.

Quelles années de naissance sont concernées par la réforme des retraites ?

Nés avant 1961 : aucun changement

Les assurés nés avant le 1er septembre 1961 ne sont pas concernés par le relèvement progressif de l’âge légal instauré par la réforme de 2023. Pour les personnes nées avant le 1er septembre 1961, l’âge légal de droit commun reste fixé à 62 ans. Cette présentation concerne toutefois uniquement le calendrier général et ne préjuge pas des règles propres à chaque régime ou dispositif de départ.
 

La suspension de 2026 n’a, par construction, aucun effet sur leur situation puisqu’elle porte sur un calendrier qui ne les concernait pas.

Nés entre 1961 et 1968 : la montée en charge progressive

C’est sur cette tranche de générations que se concentre toute la complexité de la réforme.

Le calendrier applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 est le suivant : 62 ans et 3 mois pour les personnes nées entre septembre et décembre 1961, 62 ans et 6 mois pour celles nées en 1962, 62 ans et 9 mois pour celles nées entre 1963 et le 31 mars 1965, 63 ans pour les personnes nées entre le 1er avril et le 31 décembre 1965, 63 ans et 3 mois pour la génération 1966, 63 ans et 6 mois pour la génération 1967, 63 ans et 9 mois pour la génération 1968, puis 64 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1969.
 

C’est précisément cette progression, prévue pour continuer génération après génération, que la LFSS 2026 vient interrompre à partir de septembre 2026, sans revenir sur ce qui était déjà acquis pour les générations antérieures à 1964.

Générations 1964 et 1968 : l'impact concret du gel

Pour la génération 1964, le calendrier initial prévoyait un départ à 63 ans avec 171 trimestres ; après suspension, un départ à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres reste possible pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 (Source : service-public.gouv.fr). Pour la génération 1968, qui devait être la première à atteindre le plafond de 64 ans avec 172 trimestres, la suspension limite pour l’instant l’âge de départ à 63 ans et 9 mois au maximum, sans atteindre le palier final initialement prévu (Source : service-public.gouv.fr).

Nés en 1966, 1969 ou après : quel âge légal de départ ?

 
Pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1969, l’âge légal de départ est fixé à 64 ans et la durée d’assurance requise pour le taux plein à 172 trimestres. La LFSS 2026 a ainsi déplacé de 1968 à 1969 le début de l’application du palier de 64 ans.
 

Ces générations relèvent en principe du palier final de 64 ans et 172 trimestres fixé par la loi de 2023, et c’est la reprise éventuelle du calendrier, prévue au 1er janvier 2028, qui déterminera si et comment elles seront concernées à leur tour.

Tableau de la suspension de la réforme des retraites : âge légal et trimestres requis par génération

Le tableau ci-dessous récapitule la trajectoire initiale de la réforme de 2023 et ce que l’on sait, à date, de son gel par la LFSS 2026.

Les textes officiels et les tableaux administratifs précisent désormais les âges applicables aux générations 1964 à 1968. Il n’est donc plus nécessaire de présenter les générations 1966 et 1967 sous la forme d’une simple fourchette : l’âge légal est de 63 ans et 3 mois pour 1966, de 63 ans et 6 mois pour 1967 et de 63 ans et 9 mois pour 1968.
Date de naissanceÂge légal de départDurée d’assurance requise pour le taux plein
1er janvier au 31 août 196162 ans168 trimestres
1er septembre au 31 décembre 196162 ans et 3 mois169 trimestres
196262 ans et 6 mois169 trimestres
196362 ans et 9 mois170 trimestres
196462 ans et 9 mois170 trimestres
1er janvier au 31 mars 196562 ans et 9 mois170 trimestres
1er avril au 31 décembre 196563 ans171 trimestres
196663 ans et 3 mois172 trimestres
196763 ans et 6 mois172 trimestres
196863 ans et 9 mois172 trimestres
À partir du 1er janvier 196964 ans172 trimestres
Ce tableau concerne principalement les règles de droit commun. Les carrières longues, les catégories actives et super-actives de la fonction publique, les situations de handicap, d’incapacité ou d’inaptitude et certains régimes particuliers obéissent à des règles spécifiques.

Carrière longue et réforme des retraites 2026 : quelles conséquences de la suspension ?

Le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue demeure fondé sur deux conditions principales : avoir commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans et justifier d’une durée minimale d’assurance cotisée. Toutefois, les textes de 2026 adaptent certains âges et certaines durées applicables aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Les âges de départ ne doivent donc pas être présentés comme restant inchangés par rapport au calendrier de 2023.
 

En revanche, le nombre de trimestres exigés pour partir à taux plein dépend toujours de la génération, et c’est là que le gel produit un effet concret. La génération 1965 est particulièrement représentative : le nombre de trimestres requis, initialement fixé à 172, passe à 170 pour les assurés nés du 1er janvier au 31 mars 1965, et à 171 pour ceux nés du 1er avril au 31 décembre 1965, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.

Départ anticipé dès 58, 60 ou 62 ans : les conditions

Selon la date de naissance et l’âge de début d’activité, un départ anticipé peut être envisagé en cas de début d’activité avant 16, 18, 20 ou 21 ans. Ces seuils ne constituent pas des droits automatiques : l’assuré doit également justifier d’un nombre minimal de trimestres en début de carrière et d’une durée d’assurance cotisée suffisante. L’âge applicable au titre d’un début d’activité avant 20 ans varie notamment selon la génération et a été adapté par les textes applicables à compter du 1er septembre 2026.
 

Ces bornes s’appliquent sous réserve de remplir les conditions de trimestres validés et cotisés propres à chaque génération. La suspension du calendrier général n’annule pas ces seuils d’âge, mais elle peut modifier le nombre exact de trimestres à valider selon l’année de naissance, comme le montre l’exemple de la génération 1965.

Fonctionnaires et catégories actives : ce qui change avec la suspension

Pour les fonctionnaires, la logique reste la même que dans le régime général : l’âge légal et la durée d’assurance suivent le calendrier fixé par la réforme de 2023, désormais gelé par la LFSS 2026 pour les générations 1964 à 1968. Les catégories actives et super-actives, qui bénéficient d’un âge d’ouverture des droits anticipé en raison de la pénibilité ou du risque particulier de leurs fonctions, conservent le principe de cet avantage : la suspension porte sur le calendrier général de relèvement, pas sur l’architecture propre aux catégories actives.

Les catégories actives et super-actives conservent leurs conditions spécifiques de classement et de durée minimale de services, mais leurs calendriers d’âge ont également été adaptés par les textes applicables à compter du 1er septembre 2026. Le Service des retraites de l’État publie des tableaux distincts pour les catégories sédentaire, active et super-active.

Les femmes et la réforme des retraites : quels ajustements en 2026 ?

La question des femmes face à la réforme des retraites se pose surtout sous l’angle des carrières incomplètes ou hachées, plus fréquentes statistiquement chez les assurées ayant réduit ou interrompu leur activité pour des raisons familiales.

Les majorations de durée d’assurance liées aux enfants restent applicables selon les règles propres à chaque régime. Toutefois, les textes de 2026 prévoient également des dispositions nouvelles concernant la prise en compte de certaines périodes ou majorations liées aux enfants dans l’appréciation de la durée cotisée exigée pour une carrière longue, dans des limites encadrées. Il ne faut donc pas présenter la suspension comme totalement étrangère aux droits familiaux.
La réforme de 2023 a poursuivi un objectif de revalorisation des petites pensions pour certaines carrières complètes rémunérées au SMIC. Toutefois, le minimum contributif ne constitue pas une garantie générale de 85 % du SMIC net. Son montant et son attribution dépendent de conditions précises de durée d’assurance, de trimestres cotisés, de taux plein et de niveau global des pensions. En 2026, les montants de référence sont notamment de 903,93 euros brut par mois dans le cas le plus favorable et de 756,29 euros brut par mois dans certains autres cas.

Faut-il revoir sa stratégie de départ à la retraite dès maintenant ?

Compte tenu de l’incertitude qui entoure la reprise du calendrier après 2028, la réponse la plus raisonnable consiste à ne pas attendre une clarification législative définitive avant de faire le point. Les paramètres qui vous concernent, âge légal, trimestres validés, éventuel droit à un départ anticipé pour carrière longue, dépendent de votre date de naissance précise et de votre parcours professionnel, et non d’une règle générale valable pour tous.

Impact sur le cumul emploi-retraite

Non : ce dispositif reste régi par les règles issues de la loi du 14 avril 2023, entrées en vigueur depuis le 1er septembre 2023. 

Le cumul emploi-retraite reste possible selon deux régimes : un cumul intégral lorsque l’assuré remplit les conditions de taux plein et a liquidé les pensions auxquelles il a droit, et un cumul plafonné lorsque ces conditions ne sont pas réunies. Les personnes parties en retraite anticipée, notamment au titre d’une carrière longue, peuvent donc être soumises à des règles de plafonnement avant d’atteindre les conditions du cumul intégral. Par ailleurs, la LFSS 2026 prévoit une évolution distincte des règles du cumul pour les nouvelles pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027.

Nos conseils pour anticiper malgré l'incertitude

Plutôt que de subir l’incertitude du calendrier suspendu, il est utile de situer précisément sa propre génération dans les tableaux ci-dessus, de vérifier le nombre de trimestres réellement validés à ce jour, et d’identifier si un dispositif spécifique, carrière longue, catégorie active, majoration familiale, s’applique à sa situation. Un bilan retraite personnalisé permet de faire ce point en quelques minutes, en croisant relevé de carrière et règles applicables à sa génération, plutôt que d’attendre une version définitive de la loi dont l’échéance reste, à ce stade, fixée au 1er janvier 2028.

La suspension de la réforme des retraites est-elle définitive ?

Non, elle est présentée par les textes actuels comme temporaire : la LFSS 2026 gèle le calendrier de relèvement de l’âge légal et des trimestres requis pour les départs à compter du 1er septembre 2026, avec une échéance de reprise annoncée au 1er janvier 2028, un horizon qui tient compte du calendrier électoral de 2027.

La LFSS 2026 modifie le calendrier applicable à certaines générations et à certaines situations pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Les sources administratives présentent cette évolution comme une suspension jusqu’en 2028. Il est toutefois préférable de ne pas parler d’une reprise automatique de la trajectoire de 2023 : les règles applicables après cette échéance dépendront des textes qui seront alors en vigueur.

Les règles de retraite sont-elles définitivement stabilisées jusqu’en 2032, comme on peut parfois le lire ? Aucun texte officiel disponible à ce jour ne fixe un tel horizon : la seule échéance communiquée est celle du 1er janvier 2028, date à laquelle le calendrier pourrait reprendre, être prolongé ou être révisé. Toute affirmation portant sur une stabilité au-delà de cette date reste, en l’état, une hypothèse et non une certitude, ce qui justifie de suivre l’actualité législative et de réévaluer régulièrement sa propre situation plutôt que de se fier à un calendrier figé une fois pour toutes.

FAQ - Réforme des retraites : qui est concerné ?

Qui est concerné par la réforme des retraites ?

Le relèvement de l’âge légal concerne, pour les règles de droit commun, les personnes nées à partir du 1er septembre 1961 qui n’ont pas encore liquidé leur pension.
Les personnes nées entre janvier et août 1961 restent soumises à un âge légal de 62 ans. Les règles peuvent également différer pour les carrières longues, les fonctionnaires en catégorie active ou super-active, les personnes en situation de handicap et certains régimes particuliers.
La LFSS pour 2026 modifie le calendrier de la réforme de 2023 pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.
L’âge légal et la durée d’assurance sont notamment ajustés pour les générations 1964 à 1968. L’âge de 64 ans, qui devait initialement concerner les personnes nées à partir de 1968, s’applique désormais aux personnes nées à partir du 1er janvier 1969.
Non. Les sources administratives présentent la mesure comme une suspension jusqu’en 2028.
Il est toutefois préférable de ne pas parler d’une reprise automatique de l’ancien calendrier au 1er janvier 2028. Les règles applicables après cette échéance dépendront des textes qui seront alors en vigueur.
Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, l’âge légal de départ est le suivant :
  • 62 ans pour les personnes nées entre le 1er janvier et le 31 août 1961 ;
  • 62 ans et 3 mois pour les personnes nées entre le 1er septembre et le 31 décembre 1961 ;
  • 62 ans et 6 mois pour la génération 1962 ;
  • 62 ans et 9 mois pour les générations 1963 et 1964, ainsi que pour les personnes nées entre janvier et mars 1965 ;
  • 63 ans pour les personnes nées entre avril et décembre 1965 ;
  • 63 ans et 3 mois pour la génération 1966 ;
  • 63 ans et 6 mois pour la génération 1967 ;
  • 63 ans et 9 mois pour la génération 1968 ;
  • 64 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1969. 
La durée d’assurance requise dépend de la date de naissance :
  • 168 trimestres pour les personnes nées entre janvier et août 1961 ;
  • 169 trimestres pour les personnes nées entre septembre 1961 et décembre 1962 ;
  • 170 trimestres pour les personnes nées entre janvier 1963 et mars 1965 ;
  • 171 trimestres pour les personnes nées entre avril et décembre 1965 ;
  • 172 trimestres à partir de 1966.
Cette durée d’assurance ne correspond pas nécessairement à autant d’années effectivement travaillées. Certaines périodes assimilées ou majorées peuvent être prises en compte selon la situation.
Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les personnes nées en 1964 peuvent partir à l’âge légal de 62 ans et 9 mois.
Elles doivent justifier de 170 trimestres pour obtenir le taux plein au titre de la durée d’assurance.
La génération 1965 est divisée en deux groupes :
  • personnes nées entre le 1er janvier et le 31 mars 1965 : départ à 62 ans et 9 mois, avec 170 trimestres requis ;
  • personnes nées entre le 1er avril et le 31 décembre 1965 : départ à 63 ans, avec 171 trimestres requis. 
Non, pas selon le calendrier applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.
Pour la génération 1968, l’âge légal est fixé à 63 ans et 9 mois. L’âge légal de 64 ans s’applique aux personnes nées à partir du 1er janvier 1969.
Non. Aucun âge légal général de départ à 65 ans n’a été instauré par la réforme de 2023 ou par la LFSS pour 2026. Le plafond de l’âge légal de droit commun est fixé à 64 ans.
En revanche, certains dispositifs particuliers peuvent prévoir des seuils spécifiques à 65 ans, notamment en matière de taux plein.
Oui, sous certaines conditions.
Il faut notamment :
  • avoir commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans ;
  • justifier d’un nombre minimal de trimestres en début de carrière ;
  • avoir validé une durée minimale d’assurance cotisée.
Les seuils d’âge et de durée varient selon la génération. Les textes applicables à compter du 1er septembre 2026 adaptent également certaines règles de départ anticipé pour carrière longue. Un début d’activité précoce ne suffit donc pas, à lui seul, à ouvrir automatiquement un droit au départ anticipé.
Oui. Les fonctionnaires sont concernés par les ajustements du calendrier, avec des règles qui varient selon qu’ils relèvent de la catégorie sédentaire, active ou super-active.
Les agents ayant exercé un emploi classé en catégorie active doivent généralement justifier d’une durée minimale de services actifs. Les emplois super-actifs, comme certains emplois de la police ou de la surveillance pénitentiaire, obéissent à des conditions spécifiques.
Les majorations de durée d’assurance liées aux enfants restent applicables selon les règles propres à chaque régime.
Toutefois, les textes de 2026 prévoient aussi des dispositions nouvelles concernant la prise en compte de certaines périodes ou majorations liées aux enfants pour apprécier la durée cotisée exigée dans le cadre d’une carrière longue, dans des limites encadrées.
Non, il ne s’agit pas d’une garantie générale.
Le minimum contributif est attribué sous certaines conditions, notamment de taux plein, de durée d’assurance et de niveau global des pensions. En 2026, son montant peut notamment atteindre 903,93 euros brut par mois dans le cas le plus favorable, ou 756,29 euros brut par mois dans certains autres cas.
Le chiffre de 85 % du SMIC net doit donc être présenté comme un objectif ou un repère historique, et non comme un montant garanti à toute personne ayant effectué une carrière complète.
La suspension du calendrier de l’âge légal ne modifie pas, à elle seule, les principes du cumul emploi-retraite.
Le cumul peut être intégral ou plafonné. Le cumul intégral suppose notamment de bénéficier d’une retraite à taux plein et d’avoir liquidé les pensions auxquelles l’assuré a droit. Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, le cumul peut être soumis à un plafond de revenus.
La LFSS pour 2026 prévoit par ailleurs une évolution distincte des règles du cumul pour les nouvelles pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027.
En principe, les personnes qui ont déjà liquidé leur pension ne voient pas leur situation recalculée en application du nouveau calendrier.
La réforme concerne principalement les personnes dont la pension prendra effet à compter des dates prévues par les textes. Les droits déjà liquidés doivent toutefois être analysés selon le régime concerné et la nature de la mesure.
La date de naissance ne suffit pas toujours. Il faut également vérifier :
  • le nombre de trimestres validés et cotisés ;
  • les périodes assimilées ;
  • un éventuel début d’activité avant 16, 18, 20 ou 21 ans ;
  • l’existence d’un emploi en catégorie active ou super-active ;
  • les droits liés aux enfants ;
  • les éventuelles situations de handicap, d’inaptitude ou d’incapacité.
Le relevé de carrière et les simulateurs officiels permettent de vérifier ces éléments avant de fixer une date de départ. Pour une situation complexe, un bilan retraite personnalisé permet de croiser les règles applicables avec le parcours professionnel réel.
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