PER bancaire ou PER assurance : quelles différences et comment choisir

Ludovic Herschlikovitz
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per bancaire

Choisir un plan d’épargne retraite ne se limite pas à comparer des noms de produits : il s’agit d’arbitrer entre deux logiques de gestion, deux niveaux de sécurité et deux traitements fiscaux à la succession. Le PER bancaire, aussi appelé PER compte-titres, et le PER assurance, aussi appelé PER assurantiel, reposent sur des enveloppes juridiques différentes qui influencent directement les supports d’investissement accessibles, les frais appliqués et le sort de l’épargne en cas de décès.

Cet article détaille les critères de choix déterminants : nature des supports, sécurisation du capital, fiscalité successorale, niveau de frais, puis positionne les offres bancaires réelles du marché (Crédit Agricole, Banque Populaire, Banque Postale, AGIPI) face aux acteurs en ligne. Pour affiner ce choix selon votre situation personnelle, le bilan retraite gratuit en 3 minutes de Retraite.com permet d’obtenir une lecture claire de votre profil d’épargnant avant de trancher entre les deux formules.

Qu'est-ce qu'un PER bancaire ?

Le PER bancaire, ou PER compte-titres, est l’une des deux déclinaisons individuelles du plan d’épargne retraite créé par la loi PACTE du 22 mai 2019, entré en vigueur à compter du 1er octobre 2019. Contrairement au PER assurance qui prend la forme d’un contrat d’assurance de groupe, le PER bancaire est ouvert sous la forme d’un compte-titres auprès d’une banque ou d’un gestionnaire d’actifs.

Un compte-titres dédié à l'épargne retraite

Comme tout compte-titres, le PER bancaire permet de loger des instruments financiers négociés sur les marchés : actions, obligations, parts de fonds ou d’ETF. La différence avec un compte-titres ordinaire tient à son objet : les sommes versées sont fléchées vers la préparation de la retraite et suivent les règles de blocage et de fiscalité propres au PER, tout en offrant un univers d’investissement large et directement piloté par le titulaire.

Qui peut ouvrir un PER bancaire ?

Le PER bancaire peut être ouvert par toute personne majeure, quelle que soit sa situation professionnelle. Aucune condition d’activité n’est requise : salariés, indépendants, demandeurs d’emploi ou personnes sans activité peuvent y souscrire. En revanche, depuis l’entrée en vigueur de la loi Industrie verte du 23 octobre 2023, l’ouverture d’un PER individuel au nom d’un enfant mineur n’est plus possible. Les mineurs relèvent désormais du Plan d’Épargne Avenir Climat (PEAC), commercialisé depuis le 1er juillet 2024, réservé aux moins de 21 ans et plafonné à 22 950 €.

PER bancaire ou PER assurantiel : quelles différences ?

Qu’il s’agisse d’un PER banque ou assurance, les deux formes de PER individuel poursuivent le même objectif de préparation de la retraite, mais elles divergent sur quatre critères structurants : les supports accessibles, le niveau de sécurisation du capital, le traitement fiscal en cas de décès et le niveau général des frais. 

CritèrePER bancaire (compte-titres)PER assurantiel
SupportsUnivers large de titres financiers (titres vifs, OPC, ETF, private equity, produits structurés), sans fonds en eurosFonds en euros à capital garanti et unités de compte
SécurisationAucune garantie en capital (les supports monétaires et obligataires restent exposés au marché)Capital garanti possible via le fonds en euros
SuccessionIntégré à l’actif successoral classiqueAbattements spécifiques selon l’âge au décès
FraisGénéralement plus légers (frais de courtage et de gestion)Frais de gestion, frais d’arbitrage et frais liés au fonds en euros
Protection en cas de défaillanceFGDR : 70 000 € sur les titres, 100 000 € sur les espècesFGAP : 70 000 € par assuré et par assureur, actifs cantonnés
Garanties de prévoyanceNonPossibles (invalidité, perte d’autonomie), incluses ou optionnelles

Les supports d'investissement : compte-titres vs fonds en euros

Le PER bancaire donne accès à un univers d’actifs financiers librement sélectionnés par l’épargnant, sans passer par les unités de compte encadrées d’un contrat d’assurance. En revanche, seul le PER assurance propose l’accès à un fonds en euros à capital garanti ; le PER bancaire ne permet pas d’investir sur ce type de support et n’offre donc pas de garantie en capital, quel que soit l’horizon de placement.

La sécurisation de l'épargne

Faute de fonds en euros, l’épargne logée sur un PER bancaire reste exposée aux fluctuations des marchés financiers pendant toute la durée de détention. Cette absence de garantie est la contrepartie de la liberté de gestion offerte : le capital investi peut varier à la hausse comme à la baisse selon l’évolution des supports choisis.

La fiscalité en cas de succession

Lorsque le PER est détenu sous forme de compte-titres, les sommes transmises au décès sont intégrées à l’actif successoral ordinaire du titulaire et soumises à la fiscalité classique des successions. 

À l’inverse, un PER assurantiel relève de règles proches de celles de l’assurance-vie, avec une particularité : c’est l’âge du titulaire au moment du décès qui détermine le régime applicable, et non la date des versements.
 
En cas de décès avant 70 ans, l’article 990 I du CGI prévoit un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats d’assurance vie et PER confondus sur la tête du même assuré, puis une taxation à 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Les prestations versées sous forme de rente viagère sont exonérées lorsque les versements ont été réguliers en montant et en périodicité pendant au moins quinze ans.
 
En cas de décès à 70 ans ou après, le régime est en revanche plus sévère que celui de l’assurance-vie : c’est l’intégralité du capital, versements et gains confondus et quelle que soit la date des versements, qui bascule sous l’article 757 B du CGI. Un abattement global unique de 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires et commun à l’ensemble des contrats souscrits sur la même tête, s’applique avant le barème des droits de mutation à titre gratuit.

Les frais de gestion et d'arbitrage

Le PER bancaire affiche généralement des frais plus légers que son équivalent assurantiel, cette différence s’expliquant en grande partie par l’absence de garantie en capital et de frais liés à la gestion du fonds en euros. Un rapport du Comité consultatif du secteur financier publié en juillet 2021 relevait ainsi que les PER assurance étaient globalement plus coûteux que les PER bancaires, tout en pointant la difficulté pour les épargnants d’obtenir une information claire sur les frais réellement supportés.
 
En réponse, un accord de place impose depuis le 1er juin 2022 à tous les producteurs et distributeurs de PER de publier sur leur site un tableau standardisé des frais, par catégorie. C’est aujourd’hui le meilleur outil de comparaison objective avant souscription. Sur un compte-titres, on parlera de frais de courtage sur chaque opération plutôt que de frais d’arbitrage entre supports, notion propre aux contrats d’assurance.

Quels sont les avantages du PER bancaire ?

Face au PER assurance, le PER bancaire séduit avant tout les épargnants recherchant une structure de coûts allégée et une maîtrise directe de leurs placements.

Des frais généralement plus bas

De nombreux acteurs proposant des PER bancaires, en particulier les plateformes en ligne, appliquent des frais d’entrée réduits ou inexistants, contrairement à certains contrats d’assurance qui prélèvent des frais sur versement. Cette structure tarifaire allégée permet de faire travailler l’épargne dès les premiers versements.

Une gestion libre et autonome des supports

Le PER bancaire convient particulièrement aux épargnants avertis souhaitant sélectionner eux-mêmes leurs actions, ETF ou fonds, sans passer par les grilles de gestion pilotée imposées par certains contrats d’assurance. Cette autonomie permet d’ajuster finement l’allocation selon ses convictions et son horizon de placement.

Une protection de l'épargnant à ne pas négliger

Le choix entre les deux enveloppes ne se joue pas seulement sur les frais. En cas de défaillance de l’établissement, un PER bancaire est couvert par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, à hauteur de 70 000 € sur les titres et 100 000 € sur les espèces. Un PER assurance est couvert par le Fonds de garantie des assurances de personnes, à hauteur de 70 000 € par assuré et par assureur.
 
Le PER assurance présente par ailleurs deux protections structurelles absentes du compte-titres : les actifs sont cantonnés, c’est-à-dire isolés des autres engagements de l’assureur, ce qui donne aux adhérents un droit prioritaire en cas de défaillance ; et le plan est souscrit par une association d’épargnants dotée d’un comité de surveillance, contre-pouvoir qui n’existe pas dans un PER compte-titres. Dernier point technique souvent oublié : un PER compte-titres contenant des actifs immobiliers entre dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière.

Quels sont les inconvénients du PER bancaire ?

La liberté offerte par le PER bancaire a une contrepartie : l’épargnant assume seul le risque lié à l’absence de garantie et à la technicité de la gestion.

L'absence de fonds en euros garantis

Le PER bancaire ne proposant pas de fonds en euros, l’épargne reste exposée aux variations de marché sur toute la durée de détention. En l’absence de support sécurisé, une baisse des marchés peut se traduire par une perte en capital, y compris à l’approche de la retraite si aucun rééquilibrage n’a été anticipé.

Une gestion qui demande des connaissances financières

Piloter soi-même un portefeuille d’actions, d’obligations ou d’ETF suppose une certaine familiarité avec les marchés financiers. Ce format convient donc peu aux profils novices qui ne bénéficient pas d’un accompagnement dédié, au risque de mal calibrer leur allocation par rapport à leur horizon et à leur tolérance au risque.

PER distribués par les banques : ne pas confondre PER bancaire et PER souscrit en banque

C’est la confusion la plus répandue du marché. Un PER bancaire est un PER individuel dont le support juridique est un compte-titres. Or la quasi-totalité des PER distribués par les grands réseaux sont en réalité des PER assurantiels, portés par la filiale assurance du groupe et simplement commercialisés en agence. Beaucoup d’épargnants pensent détenir un PER bancaire au seul motif qu’ils l’ont souscrit auprès de leur banque. 
 
ÉtablissementOffreForme juridiquePorteur du risqueFrais sur versement
Crédit AgricolePER Compte-TitresPER bancaire (compte-titres)Crédit Agricole0 %
Crédit AgricolePER Assurance PerspectivePER assurantielCrédit Agricole Assurances Retraite (souscripteur ARVIGE)Selon caisse régionale
Banque PopulairePER individuelPER assurantielBPCE VieSelon réseau
La Banque PostaleCachemire PERPER assurantielCNP Retraite (souscripteur Association Liberté Retraite)Jusqu’à 3 %, 2 % sur versements réguliers

Le PER Crédit Agricole

Le Crédit Agricole est aujourd’hui le seul grand réseau à proposer un véritable PER bancaire, sous forme de compte-titres, aux côtés de son PER assurantiel « Perspective » (contrat d’assurance de groupe souscrit par ARVIGE auprès de Crédit Agricole Assurances Retraite). Le PER compte-titres se distingue par l’absence de frais sur versement et des frais de gestion de l’ordre de 0,40 % sur les unités de compte, pour un versement initial minimum de 500 €. C’est cette offre, et non le PER Perspective, qui correspond à la logique du PER bancaire décrite plus haut.

Le PER Banque Populaire

Le PER individuel distribué par Banque Populaire est un PER assurantiel porté par BPCE Vie. Il donne donc accès à un fonds en euros à capital garanti et bénéficie du régime successoral de l’article 990 I ou 757 B selon l’âge au décès, mais supporte en contrepartie les frais propres à l’enveloppe assurantielle. Le suivi est assuré par les conseillers du réseau.

Le PER Banque Postale

Cachemire PER est explicitement décrit par La Banque Postale comme un « Plan d’Épargne Retraite Individuel constitué sous la forme d’un contrat d’assurance de groupe sur la vie à adhésion facultative », souscrit par l’Association Liberté Retraite auprès de CNP Retraite. Il s’agit donc d’un PER assurantiel, pas d’un PER compte-titres. Point de vigilance : il conserve des frais sur versement pouvant atteindre 3 %, ramenés à 2 % sur les versements réguliers, alors que près de 60 % des offres du marché n’en facturent plus.

PER bancaire ou PER en ligne : quelle formule choisir ?

Au-delà de l’opposition PER bancaire / PER assurance, une autre comparaison s’impose de plus en plus souvent, celle du PER bancaire vs PER en ligne : d’un côté un PER souscrit dans un réseau bancaire traditionnel, de l’autre un PER distribué par un acteur 100 % en ligne.

Frais et accessibilité des PER en ligne

Les acteurs en ligne se distinguent souvent par une structure de frais plus légère, en particulier sur les frais d’entrée et de gestion, du fait de coûts de structure réduits par rapport aux réseaux d’agences physiques. La souscription et le suivi du contrat se font entièrement à distance, ce qui simplifie l’accès pour les épargnants à l’aise avec les outils numériques.

Accompagnement et supports proposés

Les réseaux bancaires traditionnels misent sur un conseil humain en agence, utile pour les épargnants souhaitant être guidés dans leurs choix d’allocation. Les plateformes en ligne privilégient au contraire l’autonomie, avec des outils de simulation et une large gamme de supports, mais un accompagnement personnalisé souvent plus limité, ce qui suppose une certaine aisance avec la gestion financière.

Comment choisir entre PER bancaire et PER assurance selon votre profil ?

Le choix entre un PER assurance ou banque dépend avant tout de l’horizon de placement, de la tolérance au risque et des objectifs de transmission de l’épargnant.

Profil dynamique en phase d'épargne

Pour un épargnant jeune ou disposant d’un horizon long avant la retraite, le PER bancaire peut être un choix pertinent : l’absence de garantie en capital est compensée par le temps disponible pour lisser les fluctuations des marchés, et la liberté de gestion permet de rechercher un potentiel de performance plus élevé.

Profil prudent proche de la retraite

À l’approche de la liquidation des droits, un profil prudent aura plutôt intérêt à privilégier le PER assurantiel, dont le fonds en euros permet de sécuriser progressivement le capital constitué avant la sortie en rente ou en capital.

Peut-on cumuler un PER bancaire et un PER assurance ?

Rien n’empêche de détenir simultanément un PER bancaire et un PER assurance : les deux enveloppes peuvent coexister au sein du même patrimoine, permettant par exemple de combiner la liberté de gestion du compte-titres avec la sécurité du fonds en euros, ou d’adapter la répartition entre les deux au fil du temps.

Succession, transfert et sortie du PER bancaire

Les questions de fin de contrat, qu’il s’agisse du décès du titulaire, d’un transfert ou du déblocage des sommes, obéissent à des règles précises qui diffèrent selon la forme du PER.

Que devient le PER bancaire en cas de décès du titulaire ?

En matière de succession, un PER bancaire détenu sous forme de compte-titres voit ses sommes épargnées intégrées à l’actif successoral ordinaire du titulaire décédé et suit les règles classiques de dévolution successorale, contrairement au PER assurantiel qui bénéficie d’un régime dérogatoire propre à l’assurance-vie.

Transférer un PER bancaire vers un PER assurance

La portabilité entre les deux formes de PER est possible : un épargnant peut transférer les sommes détenues sur un PER bancaire vers un PER assurance, ou inversement. Ces transferts sont encadrés par la loi, avec des frais plafonnés à 1 % de l’encours lorsque le plan est détenu depuis moins de 5 ans, le transfert devenant gratuit au-delà de cette durée de détention.

Le déblocage du PER bancaire est-il imposable ?

La fiscalité applicable au déblocage dépend du traitement des versements à l’entrée.
 
Pour un salarié, les versements volontaires sont déductibles dans la limite du plus élevé de ces deux montants : 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, plafonnés à 10 % de huit fois le PASS, soit 37 680 € pour les versements effectués en 2026 ; ou un plancher de 4 710 €.
 
Pour un travailleur non salarié, le plafond spécifique de l’article 154 bis du CGI est nettement plus élevé : 10 % du bénéfice imposable dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS, soit un maximum de 88 911 € en 2026.
 
À la sortie, les sommes issues de versements déduits sont imposées au barème de l’impôt sur le revenu pour la part correspondant au capital, sans abattement de 10 %, les plus-values étant soumises au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Les versements non déduits à l’entrée sont, eux, exonérés d’impôt sur le revenu à la sortie sur la part capital, seuls les gains supportant le PFU.
 
À l’âge légal de départ à la retraite ou à la liquidation des droits à retraite, le plan peut être dénoué en capital, en rente viagère ou sous forme mixte, pour les versements volontaires et l’épargne salariale. Les sommes issues de versements obligatoires (compartiment 3) sortent en revanche obligatoirement en rente viagère.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un PER bancaire et un PER assurantiel ?

Le PER bancaire est un compte-titres sans accès au fonds en euros et intégré à l’actif successoral classique, tandis que le PER assurantiel est un contrat d’assurance donnant accès à un fonds en euros garanti et bénéficiant d’abattements successoraux spécifiques.

L’offre de PER réellement bancaires est aujourd’hui très restreinte : les PER assurantiels représentent environ 80 % du marché et le Crédit Agricole est le seul grand réseau à commercialiser un PER compte-titres. La question se pose donc moins en termes de « meilleur PER bancaire » que de vérification préalable : identifier la forme juridique exacte du plan proposé, puis comparer frais sur versement, frais de gestion et univers d’investissement à l’aide du tableau standardisé que chaque distributeur est tenu de publier depuis juin 2022.

Le principal inconvénient commun à tous les PER est le blocage des fonds jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi. Ces cas de déblocage anticipé sont au nombre de six : l’acquisition de la résidence principale, l’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou partenaire de PACS, le décès du conjoint ou partenaire de PACS, l’expiration des droits au chômage, le surendettement, et la cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire. À noter que le motif « résidence principale » n’est pas ouvert aux sommes issues de versements obligatoires.

L’imposition à la sortie dépend du traitement fiscal des versements à l’entrée : les sommes correspondant à des versements déduits du revenu imposable sont fiscalisées à la sortie, tandis que celles issues de versements non déduits bénéficient d’un régime plus favorable.

Oui, la loi PACTE autorise le transfert entre les deux formes de PER, avec des frais de transfert plafonnés à 1 % de l’encours avant 5 ans de détention, et une gratuité du transfert au-delà de cette durée.

Le traitement diffère selon la forme du PER : un PER bancaire est intégré à l’actif successoral classique du défunt, tandis qu’un PER assurantiel relève de l’article 990 I du CGI si le décès intervient avant 70 ans, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, ou de l’article 757 B si le décès intervient à 70 ans ou après. Dans ce second cas, l’intégralité du capital, versements et gains confondus, est soumise aux droits de succession après un abattement global de 30 500 € partagé entre bénéficiaires : un traitement plus sévère que celui de l’assurance-vie classique.

Un PER compte-titres permet d’investir sur des actions, des obligations, des ETF et des parts de fonds, mais ne donne pas accès au fonds en euros à capital garanti, réservé aux contrats d’assurance.

Aucune des deux formules n’est systématiquement plus avantageuse : le PER assurance offre davantage de sécurité et des abattements successoraux intéressants, tandis que le PER compte-titres se distingue par des frais souvent plus bas et une plus grande liberté de gestion. Le choix dépend donc de l’objectif prioritaire de l’épargnant, sécurité et transmission d’un côté, coût et autonomie de l’autre.

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