Avec plusieurs dizaines de plans d’épargne retraite disponibles sur le marché, banques traditionnelles, assureurs, courtiers en ligne et acteurs spécialisés dans la gestion pilotée, choisir le bon PER relève souvent du casse-tête. Les classements génériques qui se contentent d’empiler des noms de contrats n’aident pas vraiment à trancher, car un PER jugé « excellent » pour un cadre de 35 ans ne conviendra pas forcément à un indépendant à cinq ans de la retraite.
Plutôt qu’un palmarès figé, ce comparatif PER retraite propose une méthode : comparer les PER à partir de critères objectifs (fiscalité, frais, supports, souplesse) puis croiser ces critères avec votre profil personnel : âge, tranche d’imposition, horizon de placement, appétence pour la gestion de votre épargne.
Pour objectiver cette démarche, les outils de Retraite.com, le bilan retraite en 3 minutes et le simulateur d’avantage fiscal, permettent de transformer une comparaison théorique en décision chiffrée et personnalisée.
Qu'est-ce qu'un PER et pourquoi un comparatif PER s'impose avant de souscrire ?
Le plan d’épargne retraite (PER) est un produit créé par la loi PACTE, disponible depuis le 1er octobre 2019. Il a été conçu pour remplacer et simplifier les anciens dispositifs d’épargne retraite en les regroupant sous un cadre juridique et fiscal commun. Concrètement, un PER permet de verser de l’épargne tout au long de la vie active, de la faire fructifier sur différents supports financiers, puis de la récupérer à la retraite sous forme de capital, de rente, ou d’un mélange des deux.
Malgré ce socle légal unique, les contrats proposés par les banques, les assureurs et les courtiers en ligne restent très hétérogènes. Les frais appliqués, la qualité et le nombre de supports d’investissement, les options de gestion pilotée ou encore les conditions de transmission en cas de décès varient fortement d’un établissement à l’autre. C’est précisément cette hétérogénéité qui justifie un comparatif PER rigoureux avant de s’engager, car l’épargne versée sur un PER a vocation à rester investie pendant de nombreuses années.
Les différents types de PER : individuel, collectif, obligatoire
- PERin (PER individuel) : ouvert à toute personne physique majeure, salarié, indépendant, demandeur d’emploi, sans activité ou retraité, et alimenté principalement par des versements volontaires. Depuis le 1er janvier 2024, il n’est plus possible d’ouvrir un PER au nom d’un enfant mineur : les versements pour les mineurs relèvent désormais du plan d’épargne avenir climat.
- PERCOL (PER collectif) : mis en place par l’entreprise pour l’ensemble de ses salariés, alimenté notamment par l’intéressement, la participation et l’abondement de l’employeur.
- PERO (PER obligatoire ou catégoriel) : instauré par l’employeur pour une catégorie de salariés définie, avec des versements obligatoires en complément des versements volontaires. Point d’attention : l’épargne issue des versements obligatoires (compartiment 3) ne peut être liquidée qu’en rente viagère, sauf lorsque le montant de la rente est inférieur au seuil fixé par arrêté.
À noter également : le compartiment d’origine des sommes est conservé lors du transfert, ce qui détermine les modalités de sortie applicables.
PER bancaire ou PER assurantiel : bien comprendre la différence
Le PER dit « bancaire » prend la forme d’un compte-titres : il donne accès principalement à des unités de compte (actions, obligations, ETF, fonds diversifiés) sans fonds en euros disponible. En cas de décès du titulaire, l’épargne accumulée est transmise selon les règles classiques de la succession.
Le PER dit « assurantiel » est quant à lui adossé à un contrat d’assurance. Il propose généralement un fonds en euros sécurisé en complément des unités de compte, ce qui permet de moduler plus finement le niveau de risque.
- En cas de décès avant la liquidation du PER, le capital est transmis hors succession aux bénéficiaires désignés, selon un cadre proche de celui de l’assurance-vie. Avec une différence déterminante : c’est l’âge du titulaire au moment du décès qui fixe le régime applicable, et non l’âge auquel les versements ont été effectués. En cas de décès avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 € (article 990 I du CGI).
- En cas de décès à partir de 70 ans, l’abattement tombe à 30 500 €, global et unique, partagé entre tous les bénéficiaires et commun à l’ensemble des contrats d’assurance-vie et de PER du défunt (article 757 B du CGI). Le cadre assurantiel n’est donc pas systématiquement plus favorable que la succession classique : il l’est très nettement avant 70 ans, beaucoup moins au-delà. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS restent, eux, totalement exonérés dans les deux cas.
Les avantages fiscaux du PER : ce qui varie réellement entre contrats
La fiscalité du PER repose sur un mécanisme simple en apparence : les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite d’un plafond global fixé pour chaque membre du foyer fiscal. Mais ce choix n’est pas automatique ni toujours pertinent, et deux stratégies coexistent.
- Le versement déductible réduit immédiatement le revenu imposable de l’année, un avantage d’autant plus important que la tranche marginale d’imposition (TMI) du foyer est élevée. En contrepartie, la part correspondante sera imposée à la sortie.
- Le versement non déductible ne procure aucun avantage fiscal immédiat, mais permet en échange de récupérer le capital correspondant sans imposition supplémentaire à la sortie, seules les plus-values générées restant soumises à fiscalité. Cette option peut être pertinente pour les contribuables faiblement imposés, pour qui l’avantage à l’entrée serait limité.
Quel est le plafond de déductibilité de l'épargne retraite ?
Fiscalité à la sortie : rente, capital ou mix des deux
En cas de sortie en capital, lorsque les versements ont été déduits à l’entrée, la part correspondant aux versements est soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu, sans abattement de 10 %, tandis que les plus-values relèvent du prélèvement forfaitaire unique. Depuis le relèvement des prélèvements sociaux sur les revenus du capital à 18,6 % par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ce PFU s’établit à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).
En cas de sortie en rente, celle-ci est imposée selon le régime applicable aux pensions de retraite, après abattement de 10 %, dès lors que les versements correspondants ont été déduits du revenu imposable. Une sortie mixte, combinant capital partiel et rente, permet de moduler cette imposition selon les besoins de trésorerie et la situation fiscale au moment du départ à la retraite.
Nouveauté 2026 : plus de déduction pour les versements après 70 ans
Les critères essentiels pour choisir le PER le plus rentable
Au-delà de la fiscalité, c’est la combinaison de plusieurs critères structurels qui détermine la performance réelle d’un PER sur le long terme. Voici les quatre critères à comparer en priorité pour choisir le PER individuel le plus rentable avant toute souscription.
Les frais de gestion et frais d'entrée à surveiller en priorité
Les frais sont le levier le plus déterminant, car ils s’appliquent chaque année sur l’intégralité de l’encours, indépendamment de la performance réelle des marchés. Sur un horizon de 20 à 30 ans, qui correspond à la durée de détention typique d’un PER ouvert tôt dans la vie active, même un écart modéré de frais annuels finit par peser lourdement sur le capital final, car cet écart se compose année après année sur une base croissante. Il convient donc de comparer systématiquement les frais sur versements, les frais de gestion annuels, les frais d’arbitrage et les éventuels frais sur les unités de compte, qui peuvent s’ajouter aux frais du contrat lui-même.
La qualité des supports : fonds en euros, unités de compte, ETF
Un bon PER ne se résume pas à un taux de frais attractif : la richesse et la qualité de sa gamme de supports comptent tout autant. Un fonds en euros solide permet de sécuriser une partie du capital à l’approche de la retraite, tandis qu’une large sélection d’unités de compte, en particulier des ETF à frais réduits, permet de construire une allocation diversifiée et de capter la performance des marchés actions sur longue durée sans subir le coût d’une gestion active peu efficace. Plus le nombre et la diversité des ETF disponibles sont élevés, plus l’épargnant conserve de liberté pour ajuster son allocation à son profil de risque réel.
Gestion libre ou gestion pilotée : quel mode choisir ?
La gestion libre convient aux épargnants à l’aise avec les marchés financiers, capables de définir et d’ajuster eux-mêmes leur allocation entre fonds en euros et unités de compte au fil du temps. La gestion pilotée, à l’inverse, délègue ces arbitrages à un gestionnaire qui adapte automatiquement le niveau de risque selon l’horizon de départ à la retraite, une sécurité appréciable pour les profils moins avertis ou qui ne souhaitent pas suivre régulièrement leur contrat.
Souplesse du contrat et conditions de sortie anticipée
Si le PER est conçu pour rester bloqué jusqu’à la retraite, l’article L. 224-4 du Code monétaire et financier prévoit six cas de déblocage anticipé qui offrent une réelle souplesse en cas d’aléa de vie : l’achat de la résidence principale, le décès du conjoint ou du partenaire de PACS, l’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou de son partenaire de PACS, le surendettement, l’expiration des droits à l’assurance chômage, ou encore la cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire. Une réserve importante : le déblocage pour l’acquisition de la résidence principale ne concerne que les compartiments individuel et collectif, et reste fermé aux sommes issues de versements obligatoires. Tous les contrats ne traitent pas ces situations avec la même réactivité administrative, un critère souvent négligé dans les comparatifs mais qui compte en pratique.
Tous les contrats ne traitent pas ces situations avec la même réactivité administrative, un critère souvent négligé dans les comparatifs mais qui compte en pratique.
Comparatif des meilleurs PER du marché en 2026
Les grandes familles de PER se distinguent par leur positionnement de frais, la richesse de leurs supports et le degré d’accompagnement proposé. Ce comparatif PER synthétise ces différences structurelles, à affiner ensuite grâce à un simulateur personnalisé.
| Type de PER | Frais d’entrée | Frais de gestion annuels | Supports disponibles | Mode de gestion dominant |
|---|---|---|---|---|
| PER en ligne (fintechs, courtiers digitaux) | Généralement réduits voire nuls | Souvent plus compétitifs | Large gamme d’ETF et d’unités de compte | Gestion pilotée ou libre selon l’offre |
| PER bancaire traditionnel | Variables selon l’établissement | Souvent plus élevés | Gamme de supports maison, parfois limitée | Gestion libre ou pilotée proposée en agence |
| PER assurantiel (réseaux d’assurance) | Variables selon le contrat | Hétérogènes selon les options choisies | Fonds en euros + unités de compte diversifiées | Gestion pilotée à horizon fréquente |
| PER en gestion pilotée spécialisée | Généralement réduits | Compétitifs, intégrant le pilotage | Portefeuilles d’ETF diversifiés et profilés | Gestion pilotée exclusivement |
PER en ligne et PER bancaires (dont Boursorama) : que comparer ?
Les PER distribués par les banques en ligne, dont BoursoBank (ex-Boursorama Banque), se positionnent généralement sur des frais réduits et un parcours de souscription entièrement digital, avec un catalogue de supports souvent orienté vers des ETF à bas coûts. Les PER proposés par les réseaux bancaires traditionnels misent davantage sur l’accompagnement en agence et une gamme de fonds maison, au prix parfois de frais plus élevés. La comparaison doit porter autant sur le niveau des frais que sur la qualité réelle du conseil et la simplicité des démarches en cas d’arbitrage ou de transfert.
PER en gestion pilotée : Yomoni, Nalo et les autres acteurs
Les acteurs spécialisés dans la gestion pilotée, comme Yomoni ou Nalo, proposent chacun des grilles de profils de risque qui vont d’une orientation prudente à une orientation offensive, avec un ajustement automatique de l’allocation à mesure que l’échéance de la retraite se rapproche. Leur différence se joue surtout sur le niveau de personnalisation du profil investisseur, la fréquence des rééquilibrages et la transparence des frais affichés. Il est recommandé de comparer précisément ces éléments à l’aide d’un simulateur avant de trancher entre deux acteurs dont les philosophies de gestion peuvent sembler proches sur le papier.
Quel PER choisir selon votre profil et votre âge ?
Le PER le plus rentable n’existe pas dans l’absolu : il dépend avant tout de l’horizon de placement et de la situation personnelle de l’épargnant. Voici trois profils types pour vous aider à faire le bon choix de PER selon votre situation.
Jeune actif : privilégier la performance sur le long terme
Pour un épargnant en début de carrière, l’horizon avant la retraite se compte en décennies, ce qui permet d’absorber les fluctuations de marché à court terme. Une allocation offensive, fortement investie en unités de compte et en ETF actions, est généralement privilégiée à ce stade, quitte à sécuriser progressivement le capital à mesure que l’échéance de la retraite se rapproche.
Proche de la retraite : sécuriser le capital accumulé
À l’approche de la liquidation des droits à la retraite, la priorité change de nature : il s’agit de protéger le capital déjà constitué plutôt que de chercher un surcroît de performance. Une bascule progressive vers le fonds en euros, souvent automatisée via une gestion pilotée « à horizon », permet de réduire l’exposition aux marchés financiers sans avoir à surveiller quotidiennement son contrat.
Indépendant ou TNS : PER Madelin et stratégie de transfert
Les travailleurs non salariés qui détiennent encore un contrat Madelin peuvent avoir intérêt à le transférer vers un PER individuel, qui offre davantage de souplesse sur les versements, les supports disponibles et surtout les modalités de sortie, le Madelin imposant une liquidation en rente viagère. Ce transfert est possible depuis le 1er octobre 2019. Depuis le décret du 4 juillet 2024, entré en vigueur le 24 octobre 2024, les frais de transfert d’un ancien contrat vers un PER sont plafonnés à 1 % des droits acquis pendant les dix premières années du contrat d’origine, contre 5 % auparavant, et deviennent nuls au-delà de dix ans.
L’opération est donc désormais peu coûteuse, y compris pour les contrats récents. Une précaution s’impose toutefois : les Madelin anciens assortis d’un taux de conversion en rente ou d’une table de mortalité garantis font perdre cet avantage en cas de transfert, ce qui mérite un calcul préalable.
PER ou assurance-vie : lequel choisir pour préparer sa retraite ?
PER et assurance-vie répondent à des logiques différentes et sont souvent complémentaires plutôt que concurrents dans une stratégie patrimoniale globale.
PER vs assurance-vie : avantages et limites de chaque solution
| Critère | PER | Assurance-vie |
|---|---|---|
| Disponibilité de l’épargne | Bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé | Disponible à tout moment |
| Avantage fiscal à l’entrée | Déduction possible des versements volontaires | Aucun avantage fiscal à l’entrée |
| Fiscalité à la sortie | Dépend du mode de sortie et de la déduction initiale | Fiscalité allégée après une détention longue |
| Objectif principal | Préparation de la retraite | Épargne polyvalente et disponible |
Le PER se distingue par son avantage fiscal à l’entrée, en contrepartie d’un blocage des fonds. L’assurance-vie offre une liquidité totale et reste l’outil de référence pour les projets à moyen terme ou la constitution d’une épargne de précaution, en plus de la préparation de la retraite.
Transférer un ancien PERP ou Madelin vers un PER : est-ce rentable ?
Les titulaires d’un PERP, d’un contrat Madelin ou d’un contrat Préfon peuvent transférer leur épargne vers un PER depuis le 1er octobre 2019. Cette opération est souvent pertinente pour bénéficier de frais de gestion plus compétitifs, d’une gamme de supports plus moderne et de modalités de sortie plus souples.
Quand et comment ouvrir son PER ?
Il n’existe pas de date universelle idéale pour ouvrir un PER : le bon moment dépend avant tout de la situation fiscale et de l’horizon de placement de chacun.
Le bon moment pour souscrire selon votre situation fiscale
Plus la tranche marginale d’imposition (TMI) est élevée, plus l’avantage procuré par la déduction des versements volontaires est immédiat et significatif. Un contribuable fortement imposé a donc souvent intérêt à ouvrir un PER sans attendre, en particulier les années où ses revenus sont exceptionnellement élevés.
Plus la tranche marginale d’imposition (TMI) est élevée, plus l’avantage procuré par la déduction des versements volontaires est immédiat et significatif. Un contribuable fortement imposé a donc souvent intérêt à ouvrir un PER sans attendre, en particulier les années où ses revenus sont exceptionnellement élevés.
À l’inverse, un contribuable faiblement imposé peut choisir d’attendre une évolution de sa situation professionnelle, ou privilégier des versements non déductibles pour conserver davantage de flexibilité à la sortie. Un paramètre nouveau s’ajoute depuis 2026 : l’âge. Les versements réalisés à partir du 70ᵉ anniversaire n’ouvrant plus droit à déduction, les épargnants qui approchent de ce cap ont intérêt à anticiper leurs versements les plus importants, en mobilisant le cas échéant les plafonds non utilisés des cinq années précédentes.
Les étapes pour ouvrir un PER en ligne en quelques minutes
L’ouverture d’un PER en ligne suit généralement un parcours simple : renseignement de son identité et de sa situation professionnelle, choix entre gestion libre et gestion pilotée, sélection du niveau de risque souhaité, puis réalisation du premier versement par virement bancaire. La souscription peut être finalisée entièrement à distance, avec signature électronique des documents contractuels, ce qui permet d’ouvrir un contrat sans déplacement en agence.
Les limites et inconvénients du PER à connaître avant de signer
Le PER présente de réels avantages, mais il comporte aussi des contraintes qu’il convient de connaître avant de s’engager sur un produit conçu pour durer plusieurs décennies.
Le blocage de l'épargne jusqu'à la retraite
Le principal inconvénient du PER réside dans l’indisponibilité de l’épargne jusqu’au départ à la retraite.
Le principal inconvénient du PER réside dans l’indisponibilité de l’épargne jusqu’au départ à la retraite. Cette contrainte est toutefois nuancée par l’existence de six cas de déblocage anticipé prévus par la loi : achat de la résidence principale, décès du conjoint ou partenaire de PACS, invalidité, surendettement, expiration des droits au chômage et cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire. Le déblocage pour acquisition de la résidence principale ne s’applique toutefois pas aux sommes issues de versements obligatoires, et il reste soumis à l’impôt sur le revenu pour la part correspondant aux versements déduits, contrairement aux autres cas, exonérés. Ces exceptions permettent de faire face aux aléas majeurs de la vie sans perdre totalement l’accès à son épargne.
Ces exceptions permettent de faire face aux aléas majeurs de la vie sans perdre totalement l’accès à son épargne.
Que devient le PER si son titulaire décède avant la retraite ?
En cas de décès du titulaire avant la liquidation de son PER, l’épargne constituée est transmise aux bénéficiaires désignés dans le contrat.
En cas de décès du titulaire avant la liquidation de son PER, l’épargne constituée est transmise aux bénéficiaires désignés dans le contrat. Pour un PER assurantiel, la transmission s’opère hors succession, mais le régime dépend de l’âge atteint au décès : abattement de 152 500 € par bénéficiaire en cas de décès avant 70 ans, abattement global de 30 500 € tous bénéficiaires et tous contrats confondus au-delà, le solde étant alors soumis aux droits de succession. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS désignés bénéficiaires sont exonérés dans tous les cas. Pour un PER bancaire, la transmission suit en revanche les règles habituelles de la succession, sans abattement spécifique.
Notre méthode pour comparer objectivement les PER et vos bénéfices fiscaux
Plutôt que de dresser un classement figé, voici comment comparer les offres pour ouvrir un PER et profiter pleinement de ses bénéfices fiscaux : Retraite.com applique une méthode fondée sur la pondération de critères objectifs, frais, qualité des supports, souplesse contractuelle et impact fiscal, rapportés à la situation réelle de chaque épargnant. Cette approche repose sur deux outils complémentaires.
Le bilan retraite en 3 minutes permet de clarifier en quelques questions l’horizon de départ, les droits déjà acquis et les objectifs de complément de revenu, pour orienter ensuite le choix d’allocation et de mode de gestion. Le simulateur d’avantage fiscal permet quant à lui de chiffrer précisément l’impact d’un versement déductible selon sa tranche marginale d’imposition, et de comparer ce gain immédiat à la fiscalité qui s’appliquera à la sortie. Cette combinaison transforme une comparaison abstraite de contrats en une décision personnalisée, actionnable et adaptée à la situation réelle de chacun, plutôt qu’à un profil moyen théorique.
Questions fréquentes sur le comparatif PER
Quel est le meilleur PER en 2026 ?
Il n’existe pas de meilleur PER universel. Le contrat le plus adapté dépend de l’âge de l’épargnant, de sa tranche d’imposition, de son horizon de placement et de son degré d’aisance avec la gestion financière. Un PER performant pour un jeune actif en gestion offensive ne sera pas forcément le plus pertinent pour un futur retraité cherchant avant tout à sécuriser son capital.
Quels sont les PER les plus avantageux ?
Les PER les plus avantageux combinent généralement des frais d’entrée et de gestion réduits avec une gamme de supports de qualité, en particulier des unités de compte et des ETF offrant de bonnes perspectives de performance sur longue durée. La souplesse des conditions de transfert et de sortie fait également partie des indicateurs clés à comparer entre contrats.
Quel est le plafond de déductibilité de l'épargne retraite ?
Le PER est-il plus intéressant qu'une assurance-vie pour préparer sa retraite ?
Le PER et l’assurance-vie ne répondent pas exactement au même objectif et sont le plus souvent complémentaires. Le PER offre un avantage fiscal à l’entrée en échange d’un blocage des fonds jusqu’à la retraite, tandis que l’assurance-vie offre une liquidité totale mais aucun avantage fiscal immédiat. Le choix entre les deux, ou leur combinaison, dépend avant tout de l’objectif fiscal et du besoin de disponibilité de l’épargne.
Peut-on ouvrir plusieurs PER en même temps ?
Oui, il est tout à fait possible d’ouvrir plusieurs PER simultanément, qu’il s’agisse de plusieurs PER individuels ou d’une combinaison de PER individuel et de PER d’entreprise. La seule limite à respecter concerne le plafond global de déduction fiscale des versements volontaires, qui s’applique à l’ensemble des versements réalisés, tous contrats confondus, pour un même membre du foyer fiscal.
Que devient un PER si son titulaire décède avant la retraite ?
En cas de décès avant la liquidation du PER, l’épargne constituée est transmise aux bénéficiaires désignés dans le contrat.
En cas de décès avant la liquidation du PER, l’épargne constituée est transmise aux bénéficiaires désignés dans le contrat. Pour les PER assurantiels, cette transmission se fait hors succession, selon un régime qui dépend de l’âge au décès : 152 500 € d’abattement par bénéficiaire avant 70 ans, un avantage significatif par rapport aux droits de succession classiques, mais seulement 30 500 € d’abattement global au-delà de 70 ans, tous bénéficiaires et tous contrats d’assurance-vie et PER confondus. Pour un PER bancaire, aucun abattement spécifique ne s’applique : le capital réintègre l’actif successoral.
Quel mode de gestion choisir sur son PER, pilotée ou libre ?
La gestion pilotée est généralement recommandée aux épargnants non initiés aux marchés financiers, car elle délègue les arbitrages à un gestionnaire qui ajuste automatiquement le niveau de risque selon l’horizon de retraite. La gestion libre convient davantage aux investisseurs avertis, capables de suivre et d’ajuster eux-mêmes leur allocation entre fonds en euros et unités de compte au fil du temps.
Comment choisir entre Nalo et Yomoni en gestion pilotée ?
Nalo et Yomoni proposent tous deux une gestion pilotée automatisée, mais se différencient sur le degré de personnalisation du profil de risque et sur la structure de leurs frais. Nalo met l’accent sur la personnalisation fine de projets multiples au sein d’un même contrat, tandis que Yomoni propose des profils de gestion standardisés plus simples à appréhender. Le choix entre les deux doit se faire après comparaison précise des frais globaux et des options de personnalisation réellement proposées, idéalement à l’aide d’un simulateur dédié.