Depuis la loi Pacte, le paysage de l’épargne retraite a changé de visage. Le plan d’épargne retraite (PER) est commercialisé depuis le 1er octobre 2019 et s’est imposé en quelques années comme le produit de référence pour préparer sa retraite en complément des régimes obligatoires. Son succès s’explique par sa souplesse : une seule enveloppe pour loger l’épargne d’un salarié, d’un indépendant ou celle versée par une entreprise, avec une fiscalité avantageuse à l’entrée.
Mais un PER n’est pas l’autre. Frais, mode de gestion, qualité des supports, conditions de sortie : chaque contrat a ses propres règles, et le choisir au hasard ou sur la seule foi d’un classement commercial peut coûter cher sur vingt ou trente ans d’épargne.
Cet article ne propose pas un palmarès de contrats à privilégier, mais une méthode pour bien choisir son PER, profil par profil, reliée à votre projet de départ à la retraite.
Qu'est-ce qu'un PER et quels sont ses différents types ?
Le PER est une enveloppe d’épargne à long terme destinée à apporter un complément de revenu pour la retraite, sous forme de capital, de rente ou d’un mixte des deux. Les sommes versées peuvent, selon certaines conditions, être déduites du revenu imposable, ce qui en fait un outil de gestion patrimoniale autant que de préparation de la retraite. Avant de comparer les critères pour bien choisir son PER, comme les frais ou le mode de gestion, il faut d’abord identifier de quel type de PER on parle, car les marges de manœuvre de l’épargnant ne sont pas les mêmes selon le compartiment concerné.
PER individuel, collectif et obligatoire : quelles différences
| Type de PER | Qui l’ouvre | Public concerné |
|---|---|---|
| PER individuel | L’épargnant lui-même, auprès d’une banque, d’un assureur ou d’un courtier | Tout particulier, salarié, indépendant ou sans activité |
| PER d’entreprise collectif | L’employeur, ouvert à tous les salariés | Salariés de l’entreprise, adhésion facultative en principe |
| PER d’entreprise obligatoire | L’employeur, pour une catégorie de personnel définie | Catégories de salariés désignées par l’accord d’entreprise, adhésion obligatoire |
Ces trois compartiments peuvent coexister dans un même parcours professionnel : un salarié peut détenir un PER individuel ouvert de sa propre initiative tout en cotisant à un PER collectif mis en place par son employeur. Ces différents plans n’ont pas vocation à rester dispersés : les transferts d’un PER vers un autre sont possibles à tout moment, sous conditions d’ancienneté et avec des frais de transfert plafonnés réglementairement.
Regrouper ses droits avant la retraite, plutôt qu’au moment de la liquidation, permet de piloter une allocation unique et de réduire le nombre d’interlocuteurs.
Comment choisir un PER collectif proposé par l'employeur ?
Lorsque le PER est proposé par l’employeur, la marge de choix du salarié est réduite : le contrat, l’assureur gestionnaire et souvent les grandes lignes de la gestion sont négociés au niveau de l’entreprise. Le salarié conserve néanmoins un choix sur le niveau de risque de son épargne lorsque plusieurs profils de gestion pilotée sont proposés, et sur le montant de ses versements volontaires. Mieux vaut vérifier si l’entreprise complète les versements par un abondement, ce qui change radicalement l’intérêt du contrat par rapport à un PER individuel ouvert en parallèle. En l’absence d’abondement significatif, comparer les frais du PER collectif avec ceux d’un PER individuel reste pertinent avant de décider où concentrer ses versements.
Le PER a-t-il remplacé le PERP et les anciens contrats ?
Le PER est destiné à remplacer progressivement les anciens produits d’épargne retraite, notamment le PERP, le contrat Madelin, le PERCO et l’article 83. Ces anciens contrats ne sont plus commercialisés, mais les épargnants qui en détiennent un peuvent généralement les transférer vers un PER pour bénéficier d’une gestion plus souple et de règles de sortie harmonisées. Ce transfert n’est pas automatique et mérite d’être étudié au cas par cas, en comparant le PERP à son PER, notamment lorsque l’ancien contrat comporte des garanties ou des conditions de sortie plus favorables que celles du PER.
Les frais de gestion du PER : le premier critère à comparer
Sur un produit détenu potentiellement pendant plusieurs décennies, un écart de frais en apparence minime peut faire, à l’échéance, une réelle différence sur le capital final. C’est pourquoi les frais doivent être examinés avant même la performance affichée des supports.
Frais d'entrée, de gestion et d'arbitrage : ce qu'il faut comparer
- Frais d’entrée ou de versement : prélevés à chaque versement, ils sont souvent nuls ou faibles chez les distributeurs en ligne, plus fréquents dans les réseaux bancaires et d’assurance traditionnels.
- Frais de gestion : prélevés chaque année sur l’encours, ils diffèrent selon qu’ils s’appliquent au fonds en euros ou aux unités de compte, et selon le mode de gestion choisi.
- Frais d’arbitrage : facturés lors d’un changement de support ou de mode de gestion, ils peuvent être gratuits chez certains gestionnaires et payants chez d’autres, notamment au-delà d’un certain nombre d’opérations par an.
- Frais sur rente ou frais de sortie : appliqués au moment de la liquidation, ils sont moins visibles à la souscription mais pèsent sur le montant final perçu. Les frais prélevés sur chaque versement de rente (frais d’arrérages) sont plafonnés réglementairement, tout comme les frais de transfert vers un autre PER ; il reste utile de vérifier le niveau réellement pratiqué par le contrat, qui peut se situer en deçà du plafond légal.
Comment repérer les PER aux frais les plus compétitifs
La méthode la plus fiable consiste à demander, pour chaque contrat étudié, le détail complet de la grille tarifaire plutôt qu’un taux global mis en avant commercialement. Il faut ensuite reconstituer le coût total sur la durée de détention envisagée, en tenant compte des versements prévus et du mode de gestion retenu, car un contrat aux frais de gestion légèrement plus élevés mais sans frais d’entrée peut être plus avantageux sur le long terme qu’un contrat inverse. Les acteurs en ligne et les courtiers spécialisés affichent en général une grille plus lisible et souvent plus compétitive que les réseaux traditionnels, mais cela ne dispense pas de vérifier la qualité des supports proposés en contrepartie.
Quel mode de gestion choisir pour son PER ?
Le mode de gestion, qu’il s’agisse de gestion libre, de gestion pilotée ou de gestion à horizon, détermine la répartition de l’épargne entre fonds en euros et unités de compte ; il doit être choisi en fonction de l’horizon de placement et de la tolérance au risque de l’épargnant, pas uniquement en fonction des frais affichés.
Gestion libre, pilotée ou à horizon : quelles différences
| Mode de gestion | Fonctionnement | Public cible |
|---|---|---|
| Gestion libre | L’épargnant choisit et répartit lui-même ses supports | Épargnants avertis, à l’aise avec les marchés financiers |
| Gestion pilotée | Un gestionnaire ajuste la répartition selon un profil de risque choisi | Épargnants souhaitant déléguer sans suivre les marchés au quotidien |
| Gestion à horizon | La part sécurisée augmente automatiquement à l’approche de la retraite | Épargnants souhaitant une désensibilisation progressive du risque |
Peut-on changer de mode de gestion en cours de contrat ?
La plupart des contrats permettent de basculer d’un mode de gestion à un autre en cours de vie du plan, mais les conditions varient : certains gestionnaires autorisent ce changement à tout moment sans frais, d’autres limitent la fréquence des arbitrages ou appliquent des frais au-delà d’un certain nombre d’opérations annuelles. Ce point mérite d’être vérifié dans les conditions générales avant la souscription, notamment si l’on anticipe une évolution de son appétence au risque à l’approche de la retraite.
Fonds en euros, unités de compte et ETF : bien choisir ses supports
La qualité d’un PER ne se limite pas à ses frais : elle dépend aussi de la diversité et de la performance des supports d’investissement accessibles depuis le contrat.
Le fonds en euros existe-t-il encore dans les PER bancaires ?
Oui, le fonds en euros demeure disponible dans une large majorité des PER, y compris ceux distribués par les réseaux bancaires, même si certains contrats plus récents ou orientés vers la gestion pilotée en limitent l’accès ou le réservent à une part minoritaire de l’encours. Ce support reste apprécié pour sa garantie en capital, mais son rendement est généralement plus modéré que celui des unités de compte investies en actions, ce qui en fait un support d’appoint plutôt qu’un choix exclusif pour un horizon de placement long.
Quel rendement espérer d'un PER en 2026 ?
Le rendement d’un PER dépend entièrement de la répartition entre fonds en euros, unités de compte diversifiées et ETF. Le fonds en euros offre une performance stable mais modérée. Les unités de compte investies en actions ou en supports diversifiés offrent un potentiel de performance plus élevé sur le long terme, en contrepartie d’une volatilité plus importante et sans garantie en capital. Les ETF, de plus en plus présents dans les PER en gestion libre, permettent d’accéder à une diversification large pour des frais de gestion réduits par rapport aux fonds gérés activement. Sans chiffre garanti, le principe reste constant : plus l’horizon de placement est long, plus il est pertinent d’accepter une part de risque pour viser un rendement supérieur.
Garanties, sortie et fiscalité du PER : les points à vérifier avant de signer
Au-delà des frais et des supports, plusieurs points contractuels méritent d’être vérifiés avant la souscription, car ils déterminent la souplesse dont on disposera au moment de la retraite.
Sortie en capital, en rente ou mixte : quelles options choisir
| Mode de sortie | Fonctionnement | À privilégier si |
|---|---|---|
| Capital | Récupération de l’épargne en une ou plusieurs fois | Vous avez un projet précis ou souhaitez garder la main sur votre épargne |
| Rente viagère | Versement d’un revenu régulier jusqu’au décès | Vous recherchez un complément de revenu sécurisé sur la durée |
| Sortie mixte | Une partie en capital, une partie en rente | Vous souhaitez concilier disponibilité immédiate et revenu récurrent |
À la retraite, l’épargne volontaire du PER peut être récupérée en capital, en rente viagère ou selon une combinaison des deux, ce choix étant généralement exercé au moment de la liquidation et non figé dès la souscription.
Plafond de déductibilité du PER : combien pouvez-vous économiser
Pour les versements réalisés en 2026, le plafond de déduction est égal au montant le plus élevé entre 10 % des revenus professionnels de 2025 nets de cotisations sociales et de frais professionnels, dans la limite de 37 680 euros, et 4 710 euros. Les versements volontaires sur un PER individuel ne sont pas plafonnés en montant : seule la part ouvrant droit à la déduction fiscale est limitée par ce plafond.
Les plafonds non utilisés une année ne sont pas perdus : ils sont reportables sur les années suivantes. La loi de finances pour 2026 a allongé cette durée de report de trois à cinq ans. Concrètement, pour les versements réalisés à compter de 2026, un épargnant peut mobiliser ses plafonds non consommés sur les cinq années antérieures, alors que les plafonds calculés au titre de 2024 et 2025 restent soumis à la règle des trois ans. Ce mécanisme permet à un épargnant ayant peu versé les années précédentes de rattraper une part significative de sa capacité de déduction. Les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune peuvent en outre mutualiser leurs plafonds : l’un des conjoints peut utiliser la capacité de déduction que l’autre n’a pas consommée.
À partir de 70 ans, les versements volontaires ne sont plus déductibles du revenu imposable, un point important à anticiper pour les épargnants qui ouvrent un PER tardivement.
Quels sont les inconvénients et limites du PER ?
Comparatif PER : comparer les contrats et choisir un gestionnaire fiable
Les frais et le mode de gestion ne suffisent pas à établir un comparatif PER fiable pour savoir quel PER choisir : la solidité de l’organisme qui porte l’engagement compte tout autant, puisque le PER est un engagement de très long terme.
Solidité financière, service client et distributeur indépendant
La solidité financière de l’assureur qui gère le fonds en euros conditionne la sécurité du capital garanti sur le long terme. Le niveau de service client, notamment la facilité à obtenir des simulations, à faire un arbitrage ou à demander une sortie en capital, pèse également dans l’expérience réelle de l’épargnant, souvent plus que la seule promesse commerciale mise en avant à la souscription. Passer par un distributeur indépendant, qui référence plusieurs contrats plutôt qu’un seul, permet en général d’obtenir une vision plus objective des différentes offres du marché avant de s’engager.
Tableau comparatif PER : les critères à mettre côte à côte
Plutôt que de se fier à un classement figé, il est plus fiable de construire son propre tableau comparatif pour savoir quel PER choisir en 2026, en alignant, pour chaque contrat étudié, les mêmes critères objectifs.
| Critère | À vérifier pour chaque contrat |
|---|---|
| Frais | Entrée, gestion, arbitrage, sortie |
| Supports disponibles | Présence et qualité du fonds en euros, diversité des unités de compte et des ETF |
| Mode de gestion | Libre, pilotée, à horizon, possibilité de changer en cours de contrat |
| Conditions de sortie | Capital, rente, mixte ; prise en charge effective des sept cas de déblocage anticipé, délais de traitement des demandes |
| Gestionnaire | Solidité financière, qualité du service client, indépendance du distributeur |
Quand ouvrir son PER selon son âge et son projet de retraite ?
La date d’ouverture du PER n’est pas neutre : elle détermine la durée pendant laquelle l’épargne pourra fructifier avant la retraite et la marge de manœuvre disponible pour ajuster le niveau de risque.
À quel âge ouvrir un PER pour optimiser son épargne ?
Plus l’horizon de placement est long, plus il est possible d’accepter une part de risque élevée dans la répartition des supports, avec un temps suffisant pour absorber les fluctuations des marchés avant la retraite. Ouvrir un PER tôt dans la vie active permet de lisser les versements dans le temps et de profiter d’un effet cumulatif sur la durée. À l’inverse, un épargnant qui ouvre son PER à quelques années de la retraite aura intérêt à privilégier une gestion prudente ou une gestion à horizon, qui sécurise automatiquement l’épargne à mesure que l’échéance approche.
Choisir son PER selon sa date de départ à la retraite : comment les faire coïncider
L’âge légal de départ à la retraite sert de repère naturel pour caler la stratégie de sortie du PER. Mieux vaut anticiper la bascule vers une gestion plus sécurisée plusieurs années avant la date de départ envisagée, afin d’éviter d’être exposé à une baisse des marchés au moment précis où l’on souhaite liquider son épargne. À l’approche de la date de départ, il convient aussi de choisir le mode de sortie (capital, rente ou mixte) en fonction des autres sources de revenu prévues à la retraite, plutôt que d’attendre le dernier moment pour y réfléchir.
Questions fréquentes sur le choix d'un PER
Quel est le meilleur PER en 2026 ?
Il n’existe pas un seul meilleur PER applicable à tous les profils. Le contrat le plus adapté pour un jeune actif à l’aise avec le risque, en gestion libre orientée actions, n’est pas le même que celui qui convient à un futur retraité proche de la liquidation, qui privilégiera une gestion à horizon et un fonds en euros solide. Le meilleur PER est celui dont les frais, le mode de gestion et les supports correspondent à votre horizon de placement et à votre tolérance au risque.
Quels sont les 3 meilleurs PER du marché ?
Plutôt que de retenir un classement figé, qui évolue au gré des offres commerciales, il est plus pertinent de juger chaque contrat sur trois critères objectifs et durables : le niveau des frais sur l’ensemble de la durée de détention, la qualité et la diversité des supports proposés, en particulier la présence d’un fonds en euros compétitif, et la souplesse du mode de gestion, notamment la possibilité de basculer entre gestion libre, pilotée et à horizon sans frais excessifs.
Quel est le PER le plus fiable ?
La fiabilité d’un PER tient avant tout à la solidité financière de l’assureur qui porte le contrat, en particulier pour la partie investie en fonds en euros à capital garanti. Un contrat proposé par un organisme financièrement solide, avec une gestion transparente et un historique établi, offre une sécurité supérieure à un contrat aux frais très bas mais porté par un acteur moins établi. La fiabilité ne se résume donc pas au nom commercial du contrat, mais à l’assureur qui en assume réellement les engagements.
Quels sont les inconvénients du PER ?
Le principal inconvénient est le blocage de l’épargne jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi (achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits à l’assurance chômage). À cela s’ajoute une fiscalité à la sortie qui peut réduire le gain net perçu, notamment via les prélèvements sociaux appliqués aux plus-values, fixés à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026. Le PER n’est donc pas adapté à une épargne dont on pourrait avoir besoin avant la retraite.
Le PER est-il le meilleur moyen de réduire ses impôts ?
L’avantage fiscal du PER est réel mais doit être nuancé selon la tranche marginale d’imposition de l’épargnant. Plus cette tranche est élevée, plus la déduction des versements procure une économie d’impôt immédiate significative. Pour un contribuable faiblement imposé, l’avantage à l’entrée est plus limité, et il faut alors intégrer la fiscalité applicable à la sortie, qui dépendra du mode de récupération choisi, pour juger de l’intérêt réel du dispositif par rapport à d’autres solutions d’épargne non fiscalisées à l’entrée.
Quand faut-il ouvrir un PER pour optimiser sa retraite ?
Ouvrir un PER tôt dans la vie active présente un double intérêt : cela permet de lisser les versements sur une plus longue période, réduisant l’effort d’épargne annuel nécessaire pour atteindre un capital donné, et cela laisse davantage de temps pour profiter d’un potentiel de rendement plus élevé sur les unités de compte, avant de sécuriser progressivement l’épargne à l’approche de la retraite.
Comment choisir entre une gestion pilotée type Nalo ou Yomoni ?
Les acteurs spécialisés en gestion pilotée se distinguent par une approche entièrement déléguée : l’épargnant définit un profil de risque et un horizon, et la répartition entre supports est ajustée automatiquement au fil du temps, sans intervention manuelle de sa part. Pour choisir entre ces acteurs, il faut comparer leurs frais de gestion globaux, la granularité des profils de risque proposés, la qualité des supports sous-jacents (notamment la présence d’ETF à frais réduits) et la transparence de leur méthode d’allocation. Ce mode convient particulièrement aux épargnants qui préfèrent déléguer entièrement la gestion sans arbitrer eux-mêmes leurs supports.
Quelle rente peut-on espérer avec 100 000 euros placés sur un PER ?
Le montant d’une rente viagère issue d’un PER dépend de plusieurs paramètres propres à chaque contrat et à chaque épargnant : l’âge au moment de la conversion en rente, les tables de mortalité utilisées par l’assureur, le taux technique appliqué et les éventuelles options de réversion choisies. Pour un même capital, la rente sera plus élevée si la conversion intervient à un âge plus avancé, et plus faible si une option de réversion au profit d’un conjoint est ajoutée. Il n’existe pas de montant unique applicable à tous les contrats : seule une simulation personnalisée auprès du gestionnaire du PER, tenant compte de l’âge réel de sortie, permet d’obtenir une estimation fiable.
Qu'est-ce qui change pour le PER en 2026 ?
Trois évolutions sont entrées en vigueur en 2026. D’abord, le taux global des prélèvements sociaux applicable aux sommes récupérées d’un PER passe de 17,2 % à 18,6 %, en rente comme en capital, sous l’effet de la hausse de la CSG votée en loi de financement de la Sécurité sociale. Ensuite, les versements réalisés après 70 ans restent possibles mais ne sont plus déductibles du revenu imposable, une mesure applicable aux versements effectués depuis le 1er janvier 2026. Enfin, la durée de report des plafonds de déduction non utilisés est allongée de trois à cinq ans pour les versements réalisés à compter de 2026. S’y ajoute une évolution intervenue en juin 2026 : un nouveau cas de déblocage anticipé au bénéfice des parents d’un enfant gravement malade, en situation de handicap ou victime d’un accident d’une particulière gravité.