Le cas des jeunes dans la réforme des retraites

Avec la difficulté de trouver un emploi et la durée des études supérieures qui est de plus en plus longue, l’allongement de la durée de cotisation va encore pénaliser les jeunes. En plus, la hausse de la CSG et des différents prélèvements, indispensable pour le financement de la pension de leurs aînés, va alourdir leurs charges. Certains syndicats comme l’Unef (premier syndicat étudiant) et la CFE-CGC revendiquent une compensation pour les jeunes dans le cadre de la réforme des retraites.

Le cas des stagiaires, des apprentis

Très peu de stagiaires peuvent cotiser pour leur retraite : en effet, comme ils ne perçoivent que le minimum prévu par la loi, c’est-à-dire 436 euros par mois, ils ne remplissent pas les conditions qui permettent d’avoir un trimestre. Avec la franchise de cotisations, ils doivent toucher plus de 1000 euros par mois pendant 3 mois pour acquérir un trimestre pour leur retraite.

Pour les apprentis, dont l’assiette de cotisation est limitée à 50 % du SMIC, les trois ans d’apprentissage ne leur permettent d’acquérir qu’entre 6 et 11 trimestres (au lieu de 12).


  Solutions possibles selon le rapport Moreau

Le rapport Moreau préconise la suppression de la franchise de cotisations afin que les stagiaires puissent cotiser, quel que soit le montant de leur rémunération. Si le stagiaire est engagé pour 5 mois et touche le minimum légal, il pourra obtenir un trimestre. Les stages de moins de 3 mois ne permettront pas de bénéficier de cette disposition, à moins que l’État paye les cotisations à verser.

Le rapport Moreau propose également que la totalité de la rémunération des apprentis soit prise en compte dans l’attribution des trimestres. La différence de cotisation sera alors prise en charge par l’apprenti, l’employeur et l’État.


Et les chômeurs ?

Au cours de ces dernières années, le taux des jeunes de moins de 25 ans au chômage ne cesse d’augmenter. C’est pour cette raison que l’Unef réclame que « toutes les périodes d’inactivité forcée » des jeunes soient considérées au moment du calcul de leur pension.

Le président de l’Unef, Emmanuel Zemmour, estime que les 6 trimestres attribués en cas de chômage non indemnisé en début de carrière sont insuffisants.
La période d’études devrait être prise en compte dans sa totalité

Les études supérieures, les périodes de stages et d’apprentissage ne permettent pas aux jeunes d’améliorer leur retraite. L’Unef souhaite que trois trimestres par année d’études soient accordés aux étudiants dans la limite de 15 trimestres moyennant une cotisation annuelle de 100 euros et cette disposition serait financée par les sociétés.


    a) Solution préconisée par la CEF-CGC

La CFE-CGC a également fait une proposition moins onéreuse : les années d’études pourraient être rachetées dans les 15 ans qui suivent. Le coût d’une année ne s’élèverait alors qu’à 1100 euros contre de 7 000 euros à 14 000 euros aujourd’hui. Seuls les cursus sanctionnés par un diplôme seraient pris en compte. Le syndicat a indiqué que si leur proposition sur les années d’études n’est pas retenue, une manifestation sera organisée.


    b) Le gouvernement ne se prononce toujours pas

Lors des concertations avec les partenaires sociaux en juillet, Marisol Touraine semblait vouloir améliorer les conditions d’acquisition de droits à la retraite des apprentis et des stagiaires, mais elle n’a pas fait de déclaration concrète sur le cas des étudiants.
 

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