Rencontre des partenaires sociaux avec le gouvernement

Le discours du premier ministre lors de son premier jour de rencontre avec les partenaires sociaux semble avoir conquis certains syndicats et le patronat. Mais la question sur le financement à court terme de la réforme des retraites n’a pas encore été abordée.

Un discours bien préparé pour déminer ce dossier chaud

Le lundi 26 août 2013, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a ouvert les consultations bilatérales sur le dossier des retraites en disant aux partenaires sociaux ce qu’ils souhaitaient entendre.
Le chef du gouvernement a balayé toutes les appréhensions de la CFDT en excluant les mesures suivantes :
- Désindexation de la pension de base et autre forme de diminution des retraites ;
- Changement des modalités de calcul des retraites avant 2020 ;
- Accélération massive de l’allongement de la durée de cotisation ;
- Changement des règles de calcul des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux.

La mise en place d’un compte pénibilité est également envisagée.

Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon ne s’est pas laissé impressionner par les déclarations du premier ministre et continue de revendiquer des mesures allant à l’encontre de l’esprit même de cette réforme : entre autres la retraite à 60 ans et la hausse des pensions de retraite. Il a annoncé aux médias, mais cette fois-ci, sans enthousiasme apparent, que la CGT ne regrettait pas la mobilisation contre la réforme des retraites prévue pour le 10 septembre prochain.

Un allègement des charges pour le patronat

Le président du Medef n’a pas caché sa joie lorsqu’il a appris que le gouvernement a proposé une baisse du coût du travail à travers un allègement des charges. Bien que cette proposition ne soit pas encore très précise, les représentants du patronat croient en la sincérité du premier ministre, mais ils redoutent quand même un « marché de dupes ». Si cette proposition est maintenue, le Medef est prêt à payer une cotisation légèrement plus élevée : par exemple, une hausse +0,1 % par an pendant quatre ans.

Pour éviter toute tension, le premier ministre s’est gardé de parler de hausse d’impôt pour couvrir le déficit estimé à 20 milliards en 2020. Il n’a pas dévoilé le choix du gouvernement qui doit soit augmenter la CSG, soit augmenter les cotisations de retraites, soit fusionner les deux mesures. Rappelons que les syndicats penchent pour la hausse des cotisations sociales.
 

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