Septembre 2018

Une revalorisation des pensions de retraite de 0,3% seulement

Revalorisation des pensions de retraite
La revalorisation à 0,3 % des pensions de retraite est une mauvaise nouvelle pour les retraités qui devront subir en 2019 et 2020 une baisse de leur pouvoir d’achat. Malgré la grogne des séniors qui se sentent exploités et discriminés, le gouvernement continue à mettre en place les mesures qu’il juge nécessaires pour revaloriser le travail.

Revalorisation des pensions : perte de pouvoir d’achat pour la majorité des retraités

Les retraités ne décolèrent pas, le gouvernement campe sur sa position. Depuis le début de l’année, les retraités français se mobilisent pour faire entendre leur voix concernant les différentes mesures du gouvernement qui les ont touchés de plein fouet. Aujourd’hui, leur colère est amplifiée par la revalorisation des pensions de retraite qui ne sera que de 0,3 point par an en 2019 et en 2020.

Le Président de la République Emmanuel Macron a en effet décidé de désindexer les pensions de retraite par rapport à l’inflation. Pourtant, une hausse à un niveau largement inférieur à celui de l’inflation (2,3 % en un an selon l’INSEE) risquerait d’engendrer une importante perte de pouvoir d’achat pour les pensionnés. Cette mesure que le gouvernement juge nécessaire est pour les retraités un vrai coup de massue d’autant plus que 60 % d’entre eux doivent déjà faire face cette année à la hausse de 1,7 point de la cotisation sociale généralisée (CSG).

Selon l’analyse faite par l’ancienne rapporteuse générale du Budget et députée PS spécialiste des finances publiques Valérie Rabault, les différentes mesures du gouvernement font perdre aux séniors quelques centaines d’euros par an. En effet, la hausse de la CSG, la désindexation des pensions, l’augmentation des taxes sur le fioul et l’essence, la baisse de certaines allocations (APL entre autres) sont autant de facteurs qui enlèvent aux retraités une partie de leur argent. À compter de cet automne, environ 80 % des retraités bénéficieront de la suppression d’un tiers de la taxe d’habitation, une mesure qui ne risque malheureusement pas de couvrir la perte.

Les retraités perdent de plus en plus confiance en l’État et considèrent cette revalorisation à 0,3 % discriminatoire. C’est d’ailleurs ce que pense le président d’honneur de l’Union française des retraités Christian Bourreau qui ne cache pas son mécontentement et ses inquiétudes quant à l’avenir. Selon ses dires, les retraités se sentent niés, insultés et mis en marge du reste de la population.

Le chef de l’État a demandé aux séniors de faire un effort afin de l’aider à revaloriser le travail. Plus qu’un effort, la contribution des retraités afin de donner un coup de pouce aux actifs est un réel sacrifice. Il faut en effet savoir que la grande majorité des 13 millions de retraités français sont indéniablement les perdants dans cette histoire. Afin de connaitre exactement jusqu’à combien d’euros de pouvoir d’achat en moins la revalorisation à 0,3 % va engendrer, il faut prendre des exemples concrets.


 Quelques exemples concrets de perte de pouvoir d'achat pour les retraités :

Exemple 1 :

Un couple de retraités de moins de 65 ans perçoit une pension de 2 050 euros par mois.

  • Il paie en 2017 la somme de 800 euros au titre de la taxe d’habitation.
  • En une année, le couple consomme 1 000 litres d’essence pour leur voiture et 2 200 litres de fioul pour leur chauffage.
  • En prenant 2017 comme référence, le couple économise en 2018 la somme de 267 euros sur la taxe d’habitation, mais doit s’acquitter de 418 euros au titre de la CSG et de 174 euros relatifs aux taxes Hulot sur le fioul et l’essence.

Il comptabilise ainsi 325 euros de pouvoir d’achat en moins pour cette année 2018 . En 2019 en revanche, le couple économise 533 euros en taxe d’habitation, mais la revalorisation de la pension à 0,3 % avec une inflation à 2,3 % engendre un manque à gagner de 492 euros. À cela s’ajoutent une CSG de 418 euros et des taxes hulot de 312 euros. La perte de pouvoir d’achat pour le couple atteint alors les 689 euros.

Exemple 2 :

Une personne seule âgée de moins de 65 ans perçoit une pension de 1 340 euros par mois.

  • Elle paie en 2017 la somme de 600 euros au titre de la taxe d’habitation.
  • En une année, elle consomme 500 litres d’essence pour sa voiture et 1 100 litres de fioul pour son chauffage.
  • En prenant 2017 comme référence, cette personne économise en 2018 la somme de 200 euros sur la taxe d’habitation, mais doit s’acquitter de 273 euros au titre de la CSG et de 87 euros relatifs aux taxes Hulot. Elle comptabilise alors 160 euros de pouvoir d’achat en moins pour cette année. En 2019 en revanche, cette personne économise 400 euros en taxe d’habitation, mais la revalorisation de la pension à 0,3 % avec une inflation à 2,3 % engendre un manque à gagner de 322 euros. À cela s’ajoutent une CSG de 273euros et des taxes hulot de 156 euros. La perte de pouvoir d’achat atteint ainsi les 351euros.

Revalorisation du minimum vieillesse

Le gouvernement n’a pas oublié de préciser qu’il porte un intérêt tout particulier à l’égard des personnes en situation difficile avec la revalorisation du minimum vieillesse. Dans le cas d’un retraité au minimum vieillesse par exemple, il gagne en pouvoir d’achat en 2018 et en 2019 puisqu’il est exonéré de taxe d’habitation et de CSG. Tout compte fait, les retraités au minimum vieillesse semblent les seuls à bénéficier d’une revalorisation à un niveau acceptable.

Reforme des retraites : La France prend exemple sur la Suède

Reforme des retraites
Le système universel d’Emmanuel Macron est très proche du régime de retraite suédois. La réforme des retraites prévue par le gouvernement prévoit la mise en place d’un système par points assurant aux cotisants les mêmes droits pour un euro cotisé.

Retraite française : un nouveau système similaire à celui de la Suède

Le président de la République Emmanuel Macron s’attaque au vieux système de retraite français et plébiscite la mise en place d’un régime par point comme celui en vigueur en Suède. Le système universel à mettre en place garantit les mêmes droits à tous les Français quel que soit leur statut et leur secteur d’activité. Depuis 1998, les Suédois ont adopté ce type de régime et aujourd’hui la France veut suivre leur exemple.

La grande particularité du système suédois est que chaque euro cotisé procure les mêmes droits à la retraite. Le régime unique ne prend donc pas en compte le statut ou le domaine d’activité des cotisants. Le montant de la pension de retraite dépend dans ce cas de la durée de la carrière professionnelle. En effet, le calcul est basé sur l’ensemble des salaires, des allocations chômage et des indemnités maladie perçus par le travailleur tout au long de sa vie active. Repousser le départ à la retraite le plus tard possible optimise le montant de la pension.
Actuellement, le système français prend en compte les 25 meilleures années pour déterminer la pension de retraite, un mode de calcul que la réforme en préparation va annihiler.

Ce système de retraite suédois présente cependant des inconvénients.

Même s’il ne prend pas en considération le statut des cotisants, le choix de carrière est primordial puisqu’il peut avoir une forte répercussion sur la pension de retraite. Par ailleurs, la différence de salaire entre les hommes et les femmes est pénalisante pour ces dernières. D’ici 2026 en revanche, l’âge légal de départ à la retraite en Suède sera de 64 ans. Cette augmentation de 3 ans est prévue pour garantir le financement du système et pour faire face à l’évolution de l’espérance de vie.

La réforme des retraites plébiscitée par le gouvernement en place est inspirée du système suédois. Il est cependant opportun d’améliorer certains points afin que le nouveau système puisse réellement être juste et paritaire.

 

Source : France TV

Rentrée difficile sur les retraites pour Emmanuel Macron

La réforme des retraites est au cœur de toutes les discussions en cette rentrée de vacances du Président de la République Emmanuel Macron. Le gouvernement doit en effet convaincre un grand nombre de sceptiques qui n’hésitent pas à exprimer leurs inquiétudes.

Le Président rentre de vacances et s’attèle à la réforme des retraites

La pause estivale touche à sa fin pour le Président de la République Emmanuel Macron et la rentrée politique s’annonce difficile en raison de la réforme des retraites qui ne fait pas l’unanimité auprès des Français. Beaucoup sont en effet sceptiques quant aux nombreuses mesures envisagées par le gouvernement pour la mise en place d’un système de retraite universel. Ce qui inquiète le plus au sujet de l’harmonisation des règles est sans aucun doute le manque d’équité alors que justement le gouvernement veut mettre en place un système plus juste.

Pour rappel, le Président a promis durant sa campagne une refonte totale du régime des retraites pour que les actifs français puissent bénéficier des mêmes droits pour un euro cotisé. Pour ce faire, le gouvernement veut mettre en place un système par points qui uniformiserait les règles de calcul des pensions quel que soit le régime.

A priori, les assurés ne sont pas contre la réforme du moment qu’elle n’empiète pas sur certains dispositifs qui leur sont importants, entre autres le départ anticipé lié à la pénibilité du travail. Le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud pense cependant que la refonte du système de retraite ne peut qu’être source d’inégalité dans la mesure où elle ne tient pas compte de cette pénibilité du travail. Au micro de BFMTV, il explique ainsi son point de vue : « Les Français les plus pauvres qui vivent treize ans de moins que les Français les plus riches vont cotiser autant, mais auront au final une retraite qui durera treize ans de moins. Il y a une véritable inégalité dans ce projet qui met à mal une nouvelle fois notre modèle social ».

Source BFM TV

Qui plus est, la réforme des retraites dont la finalisation est prévue pour la fin de l’été 2019 suscite des inquiétudes chez les économistes. La secrétaire générale du Cercle de l’épargne Sarah Le Gouez pense en effet que la réforme risquerait de générer un recul généralisé des pensions de retraite.

La concertation autour de la réforme des retraites a débuté un peu plus tôt dans l’année. Jusqu’à présent, les partenaires sociaux ont assisté à maintes reprises aux séances de discussions organisées par le haut-commissariat à la réforme des retraites dirigé par Jean-Paul Delevoye. Les Français peuvent également donner leurs opinions sur la question dans le cadre d’une « consultation citoyenne ». Des « ateliers participatifs » sont aussi organisés pour donner la parole aux premiers concernés par les mesures à mettre en place.

En bref, la mise en place de cette réforme n’est pas une mince affaire et elle va demander beaucoup de temps. Le scepticisme de certains risque également de compliquer cette tâche.

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