Depuis le 1er mars 2020, les périodes d’activité partielle peuvent être prises en compte pour la retraite de base. Un trimestre est validé pour chaque période de 220 heures indemnisées au titre de l’activité partielle, dans la limite de quatre trimestres par an.
Cette règle s’applique également à l’activité partielle de longue durée, y compris à l’APLD Rebond mise en place en 2025.
Ainsi, une période de chômage partiel après 50 ans n’interrompt pas nécessairement l’acquisition de droits à la retraite. Son impact dépend toutefois du nombre d’heures indemnisées et, pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, de règles spécifiques.
Temps partiel et chômage après 50 ans : de quoi parle-t-on exactement ?
Après 50 ans, le temps partiel et le chômage peuvent correspondre à plusieurs situations différentes. Un salarié à temps partiel peut perdre son emploi et ouvrir des droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). À l’inverse, un demandeur d’emploi indemnisé peut reprendre une activité à temps partiel tout en conservant, sous certaines conditions, une partie de son allocation. France Travail prévoit en effet un cumul possible entre salaire et ARE, dans certaines limites.
Le temps partiel peut aussi être choisi en fin de carrière, notamment dans le cadre d’une retraite progressive. Depuis le 1er septembre 2025, ce dispositif est accessible dès 60 ans, sous réserve notamment de justifier d’au moins 150 trimestres et d’exercer une activité réduite.
Ces situations n’ont pas les mêmes conséquences sur :
- le montant et la durée de l’ARE ;
- le cumul entre salaire et allocation chômage ;
- la validation des trimestres de retraite ;
- le montant futur de la pension ;
- l’accès éventuel à la retraite progressive.
| Situation | Conséquence principale |
|---|---|
| Salarié à temps partiel qui perd son emploi | L’ARE est calculée à partir des rémunérations prises en compte par France Travail ; certaines composantes de l’allocation peuvent être réduites en cas de travail antérieur à temps partiel. |
| Demandeur d’emploi qui reprend un temps partiel | Une partie de l’ARE peut être maintenue. France Travail déduit notamment 70 % du salaire brut de l’activité reprise de l’allocation mensuelle théorique, dans la limite du salaire antérieur brut. |
| Temps partiel en fin de carrière | L’activité continue à générer des droits à la retraite. La validation des trimestres dépend des revenus soumis à cotisations et non du nombre d’heures travaillées. |
| Temps partiel dans le cadre d’une retraite progressive | Le salarié perçoit une partie de sa retraite tout en poursuivant une activité professionnelle réduite. |
Activité partielle : les périodes sont prises en compte pour la retraite
Depuis le 1er mars 2020, les périodes d’activité partielle sont prises en compte pour la retraite de base. Cette mesure, mise en place pendant la crise sanitaire, a ensuite été intégrée durablement dans les règles de retraite.
Concrètement, un salarié valide un trimestre assimilé pour 220 heures indemnisées au titre de l’activité partielle, dans la limite de 4 trimestres par année civile.
En revanche, il vaut mieux éviter d’écrire que le salarié obtient « exactement les mêmes droits que s’il avait travaillé à temps plein ». Les périodes d’activité partielle permettent bien de valider des trimestres, mais elles ne correspondent pas à des périodes cotisées de la même manière qu’une activité salariée classique.
Cette règle concerne les périodes d’activité partielle indemnisées et peut donc limiter l’impact d’une réduction ou d’une interruption temporaire d’activité sur la durée d’assurance nécessaire pour la retraite.
Activité partielle : quelles conséquences sur la retraite en 2026 ?
L’activité partielle permet à une entreprise de réduire temporairement l’activité de ses salariés ou de suspendre une partie du travail afin d’éviter des licenciements. Le salarié perçoit alors une indemnité versée par l’employeur, tandis que celui-ci bénéficie, sous conditions, d’une allocation publique. En 2026, l’indemnité de droit commun correspond à 60 % de la rémunération horaire brute de référence, dans les limites prévues par la réglementation.
Contrairement à ce qui était prévu avant 2020, les périodes d’activité partielle sont désormais prises en compte pour la retraite de base. Un trimestre assimilé est validé pour 220 heures indemnisées, dans la limite de quatre trimestres par an.
Ces périodes peuvent donc permettre de continuer à acquérir des trimestres, même lorsque la rémunération soumise à cotisations diminue. Elles ne produisent toutefois pas nécessairement les mêmes effets qu’une période travaillée normalement sur l’ensemble des droits à retraite.
Chômage partiel et calcul de la retraite
Depuis le 1er mars 2020, les périodes d’activité partielle indemnisées sont prises en compte pour la retraite de base. Un salarié valide un trimestre assimilé pour 220 heures indemnisées, dans la limite de 4 trimestres par année civile.
Ces périodes peuvent donc permettre de continuer à acquérir des trimestres même lorsque l’activité est réduite ou suspendue. Elles ne sont toutefois pas assimilées en tous points à une période travaillée normalement : elles ne génèrent pas des droits exactement de la même manière qu’une période cotisée.
En parallèle, le salarié en activité partielle perçoit une indemnité versée par l’employeur. En 2026, l’indemnité de droit commun correspond à 60 % de la rémunération horaire brute de référence, dans les limites prévues par la réglementation.
Quels droits à la retraite complémentaire en cas d’activité partielle ?
L’activité partielle peut également ouvrir des droits à la retraite complémentaire Agirc-Arrco.
Les salariés indemnisés au titre de l’activité partielle peuvent obtenir des points de retraite complémentaire lorsque la durée d’activité partielle indemnisée dépasse 60 heures au cours de l’année civile.
Ces points viennent compléter ceux acquis au titre des périodes effectivement travaillées. Ils sont attribués selon les règles propres à l’Agirc-Arrco et sans contrepartie de cotisations sur les heures d’activité partielle concernées.
L’activité partielle peut donc permettre de préserver une partie des droits à la retraite de base et à la retraite complémentaire, même lorsque l’activité du salarié est temporairement réduite ou suspendue
Chômage partiel et allocations chômage
Les périodes d’activité partielle sont prises en compte par France Travail pour l’ouverture de futurs droits à l’allocation chômage. Elles sont retenues à raison de 5 jours travaillés par semaine civile ou de 7 heures par jour.
En revanche, les indemnités d’activité partielle ne sont pas prises en compte dans le salaire de référence utilisé pour calculer le montant de la future allocation chômage. Cette neutralisation vise à éviter qu’une période durant laquelle la rémunération est réduite ne diminue le salaire servant de base au calcul de l’ARE.
Quel impact de l’activité partielle sur le calcul de l’ARE ?
Les périodes d’activité partielle sont prises en compte par France Travail pour l’ouverture de futurs droits à l’allocation chômage. Elles sont retenues à raison de 5 jours travaillés par semaine civile ou de 7 heures par jour.
En revanche, les indemnités d’activité partielle ne sont pas intégrées dans le salaire de référence utilisé pour calculer le montant de la future allocation chômage. Cette règle vise à éviter qu’une période durant laquelle la rémunération est réduite ne fasse baisser le salaire servant de base au calcul de l’ARE.
Il n’est donc pas nécessaire de demander l’exclusion de ces périodes pour éviter une baisse automatique du salaire journalier de référence : leur rémunération réduite est déjà neutralisée dans ce calcul.
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Conditions pour toucher le chômage quand on est à temps partiel et de plus de 50 ans
Perdre un emploi à temps partiel peut ouvrir droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), à condition de remplir les critères habituels de l’assurance chômage. Le fait d’avoir travaillé à temps partiel n’empêche donc pas, à lui seul, d’être indemnisé.
En 2026, les règles deviennent plus favorables à partir de 55 ans : la période pendant laquelle France Travail recherche les périodes travaillées est portée à 36 mois, contre 24 mois pour les moins de 55 ans.
L’âge peut également avoir un impact sur la durée maximale d’indemnisation et sur certaines règles spécifiques applicables aux demandeurs d’emploi seniors.
Il faut donc distinguer les conditions générales d’ouverture des droits, applicables quel que soit l’âge, et les règles particulières prévues à partir de 55 ans.
Les conditions d'affiliation assouplies pour les 55 ans et plus
Pour ouvrir des droits à l’ARE, il faut en principe avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures, soit environ 6 mois. Pour les personnes âgées de 55 ans ou plus à la fin du contrat de travail, ces périodes d’activité sont recherchées sur les 36 mois précédant la fin du contrat, contre 24 mois pour les moins de 55 ans.
Depuis le 1er avril 2025, les anciens seuils spécifiques de 53 et 54 ans ont disparu : le seuil pour bénéficier de cette période de référence étendue est désormais fixé à 55 ans.
| Critère | Moins de 55 ans | 55 ans et plus |
|---|---|---|
| Durée minimale d’affiliation | 130 jours ou 910 heures | 130 jours ou 910 heures |
| Période de recherche de l’affiliation | 24 mois | 36 mois |
L’âge n’augmente pas directement le montant de l’ARE, mais il peut modifier la durée maximale d’indemnisation : dans le régime général, elle peut atteindre 22,5 mois entre 55 et 56 ans et 27 mois à partir de 57 ans. Des durées spécifiques s’appliquent toutefois aux droits ouverts à la suite d’une rupture conventionnelle individuelle intervenue à compter du 1er septembre 2026. Le fait d’avoir travaillé à temps partiel ne modifie pas, à lui seul, la condition minimale d’affiliation : ce sont les périodes effectivement travaillées qui sont prises en compte selon les règles de l’assurance chômage.
Peut-on s'inscrire à France Travail quand on est en CDI à temps partiel ?
Oui, il est possible de s’inscrire à France Travail tout en étant salarié en CDI à temps partiel, à condition notamment d’être à la recherche d’un emploi et disponible pour en occuper un. L’inscription peut alors permettre de bénéficier des services d’accompagnement, d’orientation ou de recherche d’emploi proposés par France Travail.
La situation est toutefois différente selon que le contrat à temps partiel est toujours en cours ou qu’il a pris fin.
- En cas de perte du CDI à temps partiel (licenciement, rupture conventionnelle, fin de période d’essai à l’initiative de l’employeur) : l’inscription à France Travail peut permettre d’ouvrir des droits à l’ARE, sous réserve de remplir les conditions d’indemnisation. Le montant de l’allocation est calculé à partir des rémunérations prises en compte au cours de la période de référence.
- En cours de CDI à temps partiel : l’inscription reste possible si le salarié recherche un autre emploi ou souhaite augmenter son temps de travail. Elle ne signifie toutefois pas qu’une allocation chômage sera automatiquement versée : l’ARE suppose de remplir les conditions prévues par l’assurance chômage, notamment lorsqu’une perte d’emploi est intervenue.
- En cas de reprise ou de maintien d’une activité à temps partiel par une personne déjà indemnisée : un cumul entre salaire et ARE peut être possible sous conditions. Le salarié doit alors déclarer son activité lors de son actualisation mensuelle.
Après une perte d’emploi, il faut en principe s’inscrire à France Travail dans les 12 mois suivant la fin du contrat pour pouvoir être indemnisé au titre de cette fin de contrat. Certains événements peuvent toutefois prolonger ce délai.
Calcul de l'ARE pour un temps partiel : comment est déterminée votre indemnisation ?
Lorsque vous perdez un emploi à temps partiel, l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est calculée à partir de vos rémunérations antérieures, comme pour un salarié à temps plein. Le fait d’avoir travaillé à temps partiel n’empêche donc pas l’ouverture de droits, mais il peut avoir un effet sur le montant de l’allocation.
France Travail détermine d’abord un salaire journalier de référence (SJR) à partir des rémunérations prises en compte sur la période de référence. L’allocation journalière est ensuite calculée en comparant plusieurs formules, notamment 40,4 % du SJR + une partie fixe et 57 % du SJR, dans la limite de 75 % du SJR. Certaines composantes minimales de l’ARE sont proratisées lorsque l’emploi antérieur était à temps partiel.
Le montant effectivement versé dépend donc principalement du niveau de rémunération perçu avant la perte d’emploi, de la durée d’activité retenue et des règles de calcul applicables au dossier. L’âge peut jouer sur la durée d’indemnisation, mais il ne crée pas à lui seul une formule de calcul différente de l’ARE pour les plus de 50 ans.
Le salaire journalier de référence : base du calcul pour les temps partiels
Le salaire journalier de référence (SJR) sert de base au calcul de l’ARE. France Travail le détermine à partir des rémunérations brutes retenues sur la période de référence, soit 24 mois pour les moins de 55 ans et 36 mois à partir de 55 ans.
Le salaire de référence est ensuite divisé par le nombre de jours pris en compte pour déterminer le SJR. Certaines périodes particulières peuvent être neutralisées ou faire l’objet d’une reconstitution de rémunération afin de ne pas pénaliser artificiellement le calcul.
Pour un salarié qui travaillait à temps partiel, la rémunération antérieure étant généralement plus faible, le SJR peut lui aussi être inférieur à celui d’un salarié à temps plein occupant un poste comparable. Certaines composantes minimales de l’allocation sont en outre proratisées en cas de travail à temps partiel.
Une fois le SJR calculé, France Travail compare notamment :
| Formule | Calcul |
|---|---|
| Formule 1 | 40,4 % du SJR + une partie fixe de 13,18 € par jour* |
| Formule 2 | 57 % du SJR |
* La partie fixe est proratisée en cas de travail à temps partiel. Le montant le plus élevé est retenu, dans la limite de 75 % du SJR. L’allocation minimale de 32,13 € par jour est elle aussi proratisée en cas de travail à temps partiel. Ces montants sont ceux en vigueur depuis le 1er juillet 2025.
L’âge n’augmente pas directement le montant de l’ARE, mais il peut modifier la durée maximale d’indemnisation : elle peut atteindre 22,5 mois entre 55 et 56 ans et 27 mois à partir de 57 ans, dans les conditions actuellement applicables.
Simulation chômage temps partiel 2026 : comment estimer son ARE ?
Avant de vous inscrire à France Travail, vous pouvez utiliser le simulateur officiel d’allocations pour obtenir une estimation de vos droits à l’ARE. France Travail propose notamment le simulateur ESTIME, qui permet d’évaluer le montant potentiel de l’allocation selon votre situation.
Pour obtenir une estimation cohérente, préparez notamment :
- vos rémunérations brutes sur la période de référence ;
- les dates de début et de fin de vos contrats ;
- votre âge ;
- les éventuelles périodes de temps partiel ou d’interruption d’activité.
La période prise en compte est en principe de 24 mois pour les moins de 55 ans et de 36 mois à partir de 55 ans.
Si vous avez alterné des périodes à temps plein et à temps partiel, le calcul du SJR tient compte des rémunérations retenues sur l’ensemble de la période de référence. France Travail prévoit toutefois des règles d’ajustement pour certaines périodes où la rémunération n’était pas représentative d’une activité normale.
La simulation reste indicative : le montant définitif de l’ARE est calculé par France Travail après examen de votre dossier et des rémunérations déclarées.