Juillet 2018

Retour de Bruno Le Maire sur sur la réforme de la réversion

Le ministre de l’Economie et des Finances a donné son avis sur la réforme de la pension de réversion. Il a souligné que le maintien de cette prestation lui tient à cœur et que sa révision doit créer un système plus juste et plus efficace.

Pension de réversion : une réforme plus juste et plus efficace

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s’est exprimé dimanche sur l’importance des mesures à prendre afin de rendre les pensions de réversion plus justes et plus efficaces. Selon ses dires, le gouvernement n’a pas l’intention de supprimer cette prestation dont bénéficient actuellement plus de 4 millions de Français. D’ailleurs, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a déjà souligné il n’y a pas si longtemps qu’aucune modification ne sera apportée aux pensions déjà versées. La révision de la pension de réversion a pour objectif de la rendre plus juste et plus efficace afin qu’elle puisse être accordée aux personnes qui en ont véritablement besoin. Les concertations autour de ce sujet se poursuivent et les syndicats ne sont pas rassurés même si la ministre de la Santé a déjà précisé que l’objectif de la réforme n’est pas de « réduire les droits ou de les niveler par le bas ».

Parmi les 4 millions de bénéficiaires, près de 90% sont des veuves et environ 25% ne dispose que de cette pension pour vivre.

Le ministre Bruno Le Maire entend préserver les droits de ces femmes dont, selon lui, sa mère fait partie. Il a d’ailleurs souligné que le quotidien de ces veuves est très loin d’être facile. Il se dit également choqué qu’en France, les veuves ne puissent pas vivre dignement. Il suggère ainsi la révision du dispositif afin qu’il puisse revenir aux personnes ayant les niveaux de retraite les plus bas. Afin d’apporter plus de soutien à ceux qui, en plus de faire face à la disparition de leur moitié, doivent s’inquiéter de leur avenir financier, le projet de loi Pacte mentionne « une obligation de proposition de réversion pour l’épargne-retraite ». Toutefois, monsieur le ministre n’a pas souhaité donner trop de détails puisque cette tâche incombe à madame la ministre de la Santé.

L’harmonisation des règles peut être bénéfique pour certains

L’harmonisation des règles est la piste actuellement sur la table concernant la réforme de la pension de réversion. Interrogée par France 3 sur cette réforme de la réversion et plus spécialement sur l’uniformisation des règles, la députée des Yvelines Aurore Bergé (porte-parole des députés LREM) a déclaré que la remise à plat du système peut faire des heureux, tout comme elle peut léser certaines personnes. Le système actuel prend en compte plusieurs éléments tels que l’âge et le statut, impliquant ainsi la disparité des sommes perçues par les bénéficiaires. Harmoniser les règles est une tâche complexe mais elle va permettre de créer un nouveau système, beaucoup plus uniforme et cohérent.

Loi PACTE : Faire de l’épargne-retraite un produit attractif

Dans l’ombre de l’assurance-vie, l’épargne-retraite ne compte que très peu d’adhérents en France. Le Gouvernement cherche tous les moyens possibles pour donner un peu plus de succès à ce produit.

Combler le manque d’intérêt pour l’épargne-retraite

Afin de convaincre les plus sceptiques, le gouvernement compte sur le projet de loi Pacte et plus précisément sur la grande réforme des retraites dont l’un des chapitres porte sur l’épargne-retraite. Les différentes mesures envisagées ont pour but de donner de la souplesse aux produits d’épargne-retraite afin que les épargnants puissent disposer d’un peu plus de liberté. Il faut avouer en effet que l’épargne-retraite (220 milliards d’euros d’épargne) peine à attirer les Français qui sont plus intéressés par l’assurance-vie (1 700 millions d’euros) et les livrets réglementés (400 milliards d’euros). Pour rendre ces produits de placement plus attractifs, le gouvernement veut les simplifier autant que faire se peut.

Deux produits collectifs et un produit individuel

Afin de simplifier et d’harmoniser l’épargne-retraite, la réforme propose aux épargnants trois catégories de produits dont deux collectifs et un individuel. Le placement individuel remplacera le Plan d’épargne retraite populaire (Perp) et la Retraite Madelin. Les produits collectifs sont quant à eux un placement sur le modèle du Perco et un autre calqué sur l’article 83.

Une sortie en Capital ou en Rente au choix

L’une des raisons de la réticence des épargnants pour l’épargne-retraite est sans nul doute les conditions de sortie. En effet, un capital bloqué jusqu’à la retraite pour finalement le récupérer en rente viagère, l’option n’est pas des plus intéressants selon certains. Pour y remédier, le projet de loi Pacte propose une sortie en capital si tel est le souhait de l’épargnant.

Afin de rendre la sortie en rente plus intéressante, le gouvernement met en place une fiscalité avantageuse et une option de réversion pour l’époux ou l’épouse dans le cas où l’épargnant viendrait à disparaitre.

Jusqu’à présent, le capital constitué reste bloqué jusqu’à la retraite sauf en cas d’accident de la vie. Afin de permettre à un épargnant de s’acheter une résidence principale, la réforme de l’épargne-retraite lui donne la possibilité d’une sortie anticipée. Cette option est disponible pour les contrats alimentés par des cotisations volontaires ou descotisations de l’épargne salariale.

Transférabilité et portabilité des produits d’épargne

L’une des mesures digne d’intérêt dans le projet de loi Pacte est la portabilité entre les contrats. Les cotisants peuvent transférer leurs épargnes d’un produit à un autre. Cette option résout les problèmes liés au changement de carrière ou de statut. Par ailleurs, tout contrat souscrit au-delà de 5 ans est transférable gratuitement. Pour les souscriptions de moins de 5 ans, un frais de transfert de moins de 3% de l’encours s’applique.

Une fiscalité avantageuse pour les versements

Les versements volontaires sont déductibles des revenus professionnels dans la limite de 10% desdits revenus. Cet avantage fiscal dont peuvent bénéficier les épargnants est un moyen de les encourager à placer leurs économies dans un contrat d’épargne-retraite.
 

Ces différentes mesures seront initiées afin d’inciter les Français à préparer leur retraite en souscrivant un contrat d’épargne-retraite. Le projet de loi Pacte peut en effet changer la façon de voir des épargnants. Pour l’heure, l’assurance-vie est le placement préféré des Français, mais cela pourrait changer grâce au projet de loi Pacte.

Une loi sur la dépendance est en préparation

Pour un vote prévu vers la fin de l’année 2019, une loi sur la dépendance est en préparation. Le Président de la République Emmanuel Macron ainsi que la ministre de la Santé Agnès Buzyn l’ont d’ailleurs annoncé comme étant une nécessité afin de mieux servir les intérêts des séniors.

Une nouvelle loi pour une meilleure prise en charge de la dépendance

Le Président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé mercredi sur la nouvelle loi concernant la dépendance et la perte d’autonomie afin d’améliorer la prise en charge des personnes du troisième âge. Selon le chef d’Etat, cette loi fait l’objet d’un débat national afin de trouver la meilleure manière de gérer et anticiper la dépendance. En effet, le financement est un élément important, mais le Président a souligné qu’« il nous faut construire un nouveau risque, répondre à une nouvelle vulnérabilité sociale ». Vers la fin du mois de mai, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a d’ailleurs précisé l’importance de mettre en place des mesures efficaces pour la prise en charge de la dépendance. Les actions doivent en premier lieu être dirigées vers l’amélioration de la qualité de vie des séniors. Pour cette nouvelle initiative, madame la ministre a sollicité le concours des personnels des Ehpad et des services de soin à domicile.

Une loi qui devrait être votée en 2019

Toujours selon l’annonce faite par le Président de la République, ladite loi devrait être votée avant que l’année 2019 ne se termine. Pour préparer ce vote, la ministre de la Santé a déjà mis en place une concertation nationale sur le thème de « l’anticipation de la perte d’autonomie et son financement public ». De ce débat national devraient ressortir d’ici le début de l’année prochaine un grand nombre de propositions.

Actuellement, la France compte 1,5 million de personnes âgées de plus de 85 ans. Ce nombre va tripler pour atteindre les 5 millions d’ici l’année 2050. Pour financer la dépendance, l’Etat et les collectivités dépensent chaque année une somme avoisinant les 24 milliards d’euros. Ces dépenses publiques servent principalement aux soins de santé, à la perte d’autonomie et à l’hébergement. Bref, la loi en préparation est destinée à renforcer non seulement le financement de la dépendance, mais également à l’anticiper.

Quel avenir pour la pension de réversion ?

Les syndicats ne cachent pas leur crainte concernant la réforme des pensions de réversion. Ils se posent en effet des questions sur le maintien ou non de la prestation mais également sur l’harmonisation de celle-ci si le gouvernement rejette sa suppression.

Avenir incertain pour la pension de réversion

Les concertations autour de la réforme des retraites se poursuivent et de nombreux points sont encore à voir et à revoir. La pension de réversion est l’un des sujets qui font débats actuellement et les partenaires sociaux craignent que le gouvernement opte pour une « solution de facilité ». Il faut savoir que des millions de personnes sont concernées par cette question et beaucoup de personnalités ont d’ailleurs donné leur avis sur le sujet. De son côté, le gouvernement a officiellement écarté l’idée de supprimer les pensions de réversion. Selon la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn au micro de RTL, l’option aujourd’hui envisagée est celle de l’harmonisation des règles. Pour l’heure, tout reste possible malgré le rejet de la suppression au Sénat le 12 juin dernier.

Source : BFM TV

Pension de réversion : 4,4 millions de bénéficiaires

Actuellement, pas moins de 4,4 millions de personnes bénéficient de la pension de réversion dont 3,9 millions sont des femmes, soit 89%. Par ailleurs, 25% de ces personnes ne perçoivent que la pension de réversion puisqu’elles n’ont pas assez cotisé pour recevoir une pension de retraite. En moyenne, les veuves qui bénéficient d’une partie des droits de leurs conjoints décédés disposent d’un revenu mensuel de 499 euros. La pension de réversion réduit sans le moindre doute l’écart de revenus entre les hommes et les femmes. En effet, les chiffres donnés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) montrent que la pension de réversion compense considérablement l’inégalité entre hommes et femmes en réduisant l’écart général des niveaux de retraites (passant de 40 à 25%).

Dans le cas d’une suppression

Chaque année, les pensions de réversion représentent dans les 36 milliards de ressources. En supprimant cette prestation, le gouvernement fait des économies conséquentes de plus de 1,5 point du PIB. Les syndicats craignent que pour atteindre l’objectif fixé dans le programme de stabilité 2018-2022 envoyé à la Commission Européenne, le gouvernement opte pour la solution de facilité. En effet, une diminution de 30 milliards d’euros du niveau des dépenses d’ici à 2022 est l’une des mesures inscrites dans ce programme.

En outre, la sociologue et auteure Anne-Marie Guillemard ne croit pas du tout à la possibilité d’une suppression de la pension de réversion. Selon cette spécialiste du vieillissement, le choix le plus logique serait d’unifier toutes les règles régissant les nombreux régimes de retraite.

Dans le cas d’une harmonisation

L’uniformisation des pensions de réversion est selon la ministre des Solidarités et de la Santé l’option sérieusement étudiée. La tâche s’annonce cependant très difficile puisque cette harmonisation doit prendre ne considération les 42 régimes de retraite existants. En effet, la disparité des règles des différents régimes ne peut que compliquer le travail du haut-commissariat à la réforme des retraites mené par Jean-Paul Delevoye. Le niveau de pension ou le taux de réversion, le statut des retraités ou encore les conditions d’âge sont autant de points à étudier si le gouvernement souhaite la réforme de la réversion. Les concertations avec les partenaires sociaux continuent afin de trouver la meilleure manière d’harmoniser cette prestation. Les syndicats ne cachent cependant pas leurs inquiétudes dans la mesure où l’Etat de son côté ne doit pas ignorer la solution la plus économique. Dans la recherche d’une harmonisation des taux de réversion, le gouvernement pourrait envisager un alignement sur le taux le plus bas. Il pourrait également durcir les conditions d’attribution de la pension de réversion afin d’abaisser le niveau annuel des ressources.

En bref, les séances de réflexion continuent afin de trouver la meilleure solution pouvant satisfaire toutes les parties. Les partenaires sociaux restent cependant méfiants dans le sens où l’objectif est de préserver au maximum les droits des contribuables alors que le gouvernement doit également penser à la manière de faire des économies. Le débat reste ouvert et le travail du haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye est très loin d’être terminé.

Investir à 50 ans pour un complément de retraite, c’est possible

Investir à 50 ans n’est pas du tout un problème puisqu’il existe des placements permettant de se constituer un revenu supplémentaire pour la retraite quel que soit l’âge.

Les placements adéquats pour épargner à partir de 50 ans

Il est important de commencer à préparer la retraite assez tôt pour pouvoir se constituer un capital amplement suffisant pour une bonne qualité de vie. Il arrive cependant que les futurs retraités tardent à prendre la décision et ne commence à envisager un revenu complémentaire à la retraite que vers 50 ans. Même à seulement quelques années de la retraite, il n’est pas encore trop tard pour envisager d’investir et d’épargner. Il existe d’ailleurs des placements et des produits d’épargne qui peuvent convenir.

Assurance-vie

L’assurance-vie est un placement à moyen et à long terme qui attire chaque année un grand nombre de souscripteurs. Sa fiscalité est avantageuse et elle propose plusieurs possibilités de sortie que les Français trouvent rassurantes. Avec ses 1700 milliards d’épargne, elle est largement en tête en ce qui concerne les différents placements actuellement disponibles. Un taux d’intérêt permet à l’assurance-vie de dégager des gains qui viennent par la suite s’ajouter au capital. Le souscripteur peut retirer en totalité ou en partie le capital constitué. Il peut également choisir de convertir le capital en rente viagère lui permettant ainsi d’avoir un complément de revenu au moment de la retraite. Pour profiter d’une fiscalité très avantageuse, l’assuré peut laisser son contrat fructifier au-delà de 8 ans. Une fois ce délai dépassé, le taux de prélèvement de l’impôt sur le revenu appliqué sur les gains est de 7,5% contre 35% avant quatre ans et 15% entre quatre et huit ans.

Investir dans la pierre

L’investissement dans la pierre attire toujours les Français quelle que soit la tranche d’âge. Pour préparer sa retraite, l’immobilier reste très attractif. En général, c’est à partir de 50 ans que les Français ont une plus grande possibilité d’épargne dans la mesure où leurs charges diminuent. En effet, c’est aux alentours de cet âge que le crédit immobilier (résidence principale) prend fin et que les enfants ont leur propre vie. Les quinquagénaires peuvent donc se lancer dans l’investissement locatif afin de bénéficier d’une fiscalité avantageux mais aussi d’obtenir un supplément de revenu au moment de la retraite. Ils ont ainsi un quinzaine d’année pour bien préparer leur retraite. Qui plus est, ils peuvent déduire des revenus locatifs différentes charges telles la taxe foncière, les travaux ou encore les intérêts d’emprunt.

Perp

Le Perp est une épargne par capitalisation dont l’objectif de l’épargnant est de disposer d’une rente viagère pour compléter sa pension de retraite. Les cotisations versées sur un Perp bénéficient d’une déduction fiscale de 10% du revenu professionnel dans la limite de 8 fois le PASS. Les rentes qui se dégagent d’un contrat d’épargne Perp sont en revanche soumises à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, comme tel est le cas pour les pensions de retraite de base.

Il faut tout de même préciser que les souscripteurs d’un tel contrat peuvent, sous certaines conditions, demander une sortie en capital. En effet, la réforme des retraites de 2010 accorde aux assurés la possibilité de disposer de 20% du capital constitué au moment de partir à la retraite. En outre, l’achat de la première résidence principale est également une raison suffisante pour récupérer la totalité du capital acquis.

Investissement dans un bien immobilier en nue-propriété

Coût d’achat réduit et fiscalité avantageuse sont parmi les atouts d’un investissement dans un bien immobilier en nue-propriété. Le principe est assez complexe puisque l’investisseur est propriétaire des murs mais il ne peut pas en tirer profit. En effet, il existe un usufruitier du bien à qui revient le droit d’exploiter l’endroit (le louer entre autres). Plus précisément, le droit de propriété de l’immobilier fait l’objet d’un « démembrement ». Ledit démembrement est limiter dans le temps et sa durée peut être signifiée dans l’acte notarié.

En précisant un « remembrement » en 10 ou 15 ans, un quinquagénaire peut parfaitement investir dans ce type de bien puisqu’ il peut prendre possession de son bien au bout de cette période. Il peut ainsi le revendre et faire une plus-value conséquente ou bien l’utiliser pour des revenus mensuels supplémentaires.

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