Le PERCO, aujourd’hui remplacé par le PER d’entreprise collectif (PERECO ou PERCOL) pour les nouveaux dispositifs, permet de se constituer une épargne en vue de la retraite avec l’aide éventuelle de son employeur.
Versements volontaires, participation, intéressement ou abondement de l’entreprise n’obéissent pas tous aux mêmes règles fiscales. Il est donc important de distinguer les sommes déductibles, exonérées ou imposables pour comprendre les véritables avantages fiscaux du dispositif.
Bénéficier d’avantages fiscaux sur son épargne retraite
Le départ à la retraite entraîne souvent une baisse de revenus, ce qui conduit de nombreux actifs à se constituer une épargne complémentaire pendant leur vie professionnelle.
Plusieurs solutions peuvent répondre à cet objectif, comme l’assurance-vie, le PEA ou encore les dispositifs d’épargne retraite d’entreprise. Leur fiscalité varie toutefois selon le produit, la durée de détention et les conditions de sortie.
Le PERCO fait partie des anciens dispositifs d’épargne retraite collective. Depuis le 1er octobre 2020, il n’est plus possible d’en mettre en place de nouveaux, mais les PERCO existants peuvent continuer à fonctionner et à recevoir des versements. Ils peuvent également être transformés en PER d’entreprise collectif (PERECO ou PERCOL).
Le PERCOL reprend l’objectif d’épargne retraite collective tout en proposant un cadre fiscal et social spécifique selon l’origine des sommes versées : versements volontaires, intéressement, participation ou abondement de l’employeur.
PERCO déduction fiscale : quels versements sont déductibles des revenus imposables ?
Il faut distinguer l’ancien PERCO du PER d’entreprise collectif (PERECO ou PERCOL), qui lui a succédé pour les nouveaux dispositifs.
Sur un PERCO, les versements volontaires effectués directement par le salarié ne sont pas déductibles du revenu imposable. En revanche, certaines sommes issues de l’épargne salariale peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu lorsqu’elles sont affectées au plan, notamment l’intéressement, la participation et l’abondement de l’employeur, dans les limites prévues par la réglementation.
Sur un PERECO/PERCOL, les versements volontaires du salarié peuvent, par principe, être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond individuel d’épargne retraite. Le salarié peut toutefois renoncer à cette déduction afin de bénéficier d’une fiscalité différente au moment de la sortie.
L’abondement de l’employeur bénéficie également d’un régime fiscal favorable. En 2026, il peut atteindre jusqu’à 300 % du versement du salarié, dans la limite de 16 % du PASS, soit 7 689,60 € par an pour un PERCO ou un PER collectif.
Il est donc important de ne pas confondre :
- la déduction fiscale des versements volontaires sur un PERECO/PERCOL ;
- l’exonération d’impôt sur le revenu applicable à certaines sommes issues de l’épargne salariale ou versées par l’employeur ;
- et les règles propres à l’ancien PERCO, qui restent différentes de celles du nouveau PER collectif.
Comment optimiser la déduction fiscale de votre PERCO ou PERCOL en pratique ?
Pour optimiser la fiscalité de son épargne retraite, il faut d’abord distinguer les règles applicables à l’ancien PERCO de celles du PERCOL, puis vérifier le plafond de déduction disponible.
L’intérêt de la déduction dépend ensuite du type de versement effectué, de la tranche marginale d’imposition du salarié et du traitement fiscal choisi à l’entrée comme à la sortie.
Vérifier son plafond de déduction disponible
Avant d’effectuer un versement volontaire déductible sur un PERCOL ou un autre PER, il est important de connaître son plafond d’épargne retraite disponible. Ce montant est calculé chaque année par l’administration fiscale à partir des revenus déclarés et figure sur l’avis d’impôt, dans la rubrique « Plafond épargne retraite ».
Ce plafond tient compte notamment des versements déjà déduits et de certains abondements ou cotisations d’épargne retraite d’entreprise qui viennent réduire la capacité de déduction disponible.
- Où trouver cette information ? Sur votre dernier avis d’impôt ou dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr, dans la rubrique consacrée à l’épargne retraite.
- Un report possible sur plusieurs années. À compter de l’imposition des revenus 2026, la fraction du plafond de déduction non utilisée peut être reportée pendant 5 ans, contre 3 ans auparavant.
- Pour les couples mariés ou pacsés, les plafonds individuels peuvent, sur option, être mutualisés au sein du foyer fiscal.
Vérifier ce plafond avant d’effectuer un versement permet d’éviter de dépasser sa capacité de déduction et de mieux utiliser les plafonds inutilisés des années précédentes.
Choisir la déductibilité selon sa situation fiscale
Sur un PERCOL ou PERECO, les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond d’épargne retraite disponible. Cette déduction s’applique par principe, sauf si le titulaire choisit d’y renoncer au moment du versement.
Ce choix dépend notamment de la tranche marginale d’imposition actuelle et de la fiscalité anticipée au moment de la retraite.
| Situation fiscale | Déduction à l’entrée | Logique |
|---|---|---|
| TMI élevée aujourd’hui | Souvent intéressante | La déduction procure une économie d’impôt immédiate plus importante |
| TMI faible ou nulle | À étudier | L’avantage fiscal immédiat peut être limité ; renoncer à la déduction peut alléger la fiscalité à la sortie |
| TMI proche aujourd’hui et à la retraite | À comparer | L’intérêt dépend notamment du mode de sortie et de la durée de placement |
Lorsque les versements volontaires sont déduits à l’entrée, la fiscalité est plus importante à la sortie. À l’inverse, en cas de renoncement à la déduction, le capital correspondant aux versements volontaires bénéficie d’un traitement fiscal plus favorable lors de la sortie.
Si vous détenez plusieurs PER, individuel ou collectif, leurs versements volontaires déductibles utilisent le même plafond global d’épargne retraite. Il est donc utile de répartir les versements en fonction de la capacité de déduction encore disponible.
