
Le relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite concerne les assurés nés à partir du 1er septembre 1961. Les personnes nées avant cette date conservent un âge légal fixé à 62 ans.
Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, le calendrier applicable est le suivant :
- naissance entre le 1er septembre et le 31 décembre 1961 : 62 ans et 3 mois ;
- génération 1962 : 62 ans et 6 mois ;
- génération 1963 : 62 ans et 9 mois ;
- génération 1964 : 62 ans et 9 mois ;
- naissance entre le 1er janvier et le 31 mars 1965 : 62 ans et 9 mois ;
- naissance entre le 1er avril et le 31 décembre 1965 : 63 ans ;
- génération 1966 : 63 ans et 3 mois ;
- génération 1967 : 63 ans et 6 mois ;
- génération 1968 : 63 ans et 9 mois ;
- génération 1969 et suivantes : 64 ans.
Ce calendrier résulte de la réforme engagée en 2023, puis de son aménagement par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, le relèvement de l’âge légal a notamment été décalé pour les générations 1964 à 1968.
Les objectifs financiers avancés lors de la réforme de 2023
Lors de la préparation de la réforme des retraites de 2023, le gouvernement avait présenté deux objectifs principaux : améliorer certaines règles du système et rétablir son équilibre financier. Olivier Dussopt, alors ministre du Travail, résumait cette approche en affirmant qu’une réforme devait être à la fois « juste » et « responsable ».
Depuis, les projections financières ont été actualisées. Dans son rapport annuel publié en juin 2026, le Conseil d’orientation des retraites (COR) indique que le système de retraite était déficitaire de 5,1 milliards d’euros en 2025, hors produits et charges financiers, soit environ 0,2 % du PIB. Le COR prévoit également des besoins de financement persistants au cours des prochaines années.
Ces données montrent que la question de l’équilibre financier du système reste d’actualité en 2026, mais les projections ont évolué depuis les estimations utilisées lors des débats précédant la réforme de 2023.
Chronologie et agenda de la réforme des retraites
Chronologie de la réforme des retraites
La réforme des retraites a été précédée de plusieurs annonces politiques à partir de 2022. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait notamment défendu un relèvement progressif de l’âge légal de départ et la suppression de certains régimes spéciaux pour les nouveaux entrants.
Le projet finalement adopté en 2023 a fixé une trajectoire différente de certaines propositions initiales : l’âge légal devait progressivement atteindre 64 ans, avec des aménagements pour les carrières longues, la pénibilité et certaines situations particulières.
Depuis, ce calendrier a de nouveau été ajusté par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, qui a décalé le relèvement de l’âge légal pour plusieurs générations.
Les premières annonces sur la pension minimale
Avant l’adoption de la réforme de 2023, le gouvernement avait annoncé son intention d’améliorer les petites retraites, notamment pour les assurés ayant effectué une carrière complète avec de faibles revenus.
La réforme a finalement renforcé le minimum contributif, qui permet sous certaines conditions de majorer les pensions de retraite de base les plus faibles. En 2026, son montant peut atteindre 903,93 € brut par mois lorsque l’assuré réunit la durée d’assurance requise et que tous les trimestres nécessaires sont cotisés. Un montant inférieur peut s’appliquer selon la durée de carrière et le nombre de trimestres cotisés.
Le minimum contributif ne constitue toutefois pas une pension minimale uniforme garantie à tous les retraités : son attribution et son montant dépendent de la carrière de l’assuré et du total de ses pensions.
Les principales promotions 2026 pour l’ouverture d’un PER
Assureur | Performance 2024* Fonds euros | Frais sur versement | Promotion maximum à l’ouverture | En savoir + | Demande de documentation |
| 3,50 % | 0 % adhésion en ligne sinon 1,5% maximum | Jusqu’à 750€ offerts* | ||
| 3,05 % | 4,75 % maximum | Jusqu’à 500€ offerts* |
* Taux net de frais de gestion, hors prélèvements sociaux et fiscaux.
Détails des conditions de l’offre et des autres frais sur les sites partenaires ou sur la page produit « Voir l’offre ».
⚠️ Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
Principales mesures de la réforme des retraites
Âge de départ à la retraite avec la Réforme
Transférer son épargne vers un PER
- Faire une simulation gratuite de votre retraite
- Comparateur d’assurance vie
- A quel âge pourrez vous partir à la retraite
- Prélèvements des pensions retraite
- Les frais en assurance vie
- La fiscalité en assurance vie
- Calcul retraite par métiers
- Calcul retraite fonctionnaire
- La retraite à l’étranger
- Le minimum vieillesse
- La pension de réversion
- Retraite pour carrière longue
- Cumul emploi retraite
- Retraite anticipée
- Age retraite
Les principales mesures de la réforme encore applicables en 2026
La réforme des retraites de 2023 a profondément modifié les conditions de départ. Certaines de ses dispositions ont toutefois été aménagées par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Parmi les principales règles à retenir en 2026 :
l’âge légal de départ augmente progressivement, mais le calendrier initial de 2023 a été décalé pour plusieurs générations. Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, l’âge légal est notamment fixé à 62 ans et 9 mois pour la génération 1964, puis augmente progressivement jusqu’à 64 ans à partir de la génération 1969 ;
la durée d’assurance nécessaire pour obtenir le taux plein évolue également : elle est fixée à 170 trimestres pour la génération 1964, entre 170 et 171 trimestres pour la génération 1965 selon la date de naissance, puis à 172 trimestres à partir de la génération 1966 ;
le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue est maintenu et a également été aménagé en 2026 pour certaines générations ;
plusieurs régimes spéciaux ont été fermés aux nouveaux entrants depuis le 1er septembre 2023 ;
le minimum contributif a été revalorisé, sous réserve de remplir les conditions prévues pour les petites pensions ;
la réforme a renforcé certains droits liés aux aidants, à la maternité, aux carrières longues et à la prévention de l’usure professionnelle ;
la retraite progressive est accessible dès 60 ans depuis le 1er septembre 2025, sous réserve d’en remplir les conditions ;
le cumul emploi-retraite doit de nouveau évoluer : de nouvelles règles s’appliqueront aux premières retraites prenant effet à compter du 1er janvier 2027.
Ces évolutions montrent que le cadre issu de la réforme de 2023 reste en vigueur en 2026, mais qu’une partie de son calendrier et de ses modalités a depuis été modifiée.
Préparez votre retraite tout en défiscalisant avec le PER
Calculez votre avantage fiscal selon votre effort d’épargne
et déduisez jusqu’à 37 680 € de votre revenu imposable en 2026
La réforme en détail
Comment préparer et optimiser votre retraite malgré les réformes ?
Les réformes successives ont modifié l’âge légal de départ, la durée d’assurance requise et certaines conditions de départ anticipé. En 2026, le calendrier issu de la réforme de 2023 a notamment été aménagé pour plusieurs générations, y compris pour certaines carrières longues.
Pour préserver le niveau de vie souhaité à la retraite, deux leviers restent essentiels : évaluer précisément ses droits à partir de son relevé de carrière et des règles applicables à sa génération, puis anticiper son besoin d’épargne complémentaire en fonction du montant estimé de sa future pension.
Un bilan retraite peut notamment aider à vérifier la carrière enregistrée, identifier l’âge de départ possible et estimer le montant de la pension avant de mettre en place, si nécessaire, une stratégie d’épargne adaptée.
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) : un outil pour compléter sa pension
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet de se constituer progressivement une épargne destinée à compléter ses revenus à la retraite. À l’échéance, l’épargne peut, selon les cas, être récupérée sous forme de capital, de rente ou d’une combinaison des deux.
Les versements volontaires effectués sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond d’épargne retraite disponible pour chaque contribuable. L’économie d’impôt dépend donc notamment de la tranche marginale d’imposition de l’épargnant.
Pour les versements effectués en 2026, le plafond de déduction est égal au montant le plus élevé entre :
10 % des revenus professionnels de 2025, nets de frais professionnels, dans la limite d’un plafond de déduction de 37 680 € ;
4 710 €, lorsque ce montant est plus favorable.
Le plafond personnel disponible est indiqué sur l’avis d’impôt dans la rubrique « Plafond épargne retraite ». Les couples mariés ou pacsés soumis à une imposition commune peuvent également choisir de mutualiser leurs plafonds.
Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur un PER après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Par ailleurs, les règles de report des plafonds non utilisés ont été élargies pour les versements réalisés à partir de 2026.
Le PER peut être utile pour compléter une future pension ou préparer une baisse de revenus à la retraite. Il convient toutefois de tenir compte de sa fiscalité à la sortie, de son horizon de placement, des frais du contrat et du niveau de risque des supports choisis avant de déterminer s’il est adapté à sa situation.
Bilan retraite personnalisé : estimer l'impact de la réforme sur votre pension
Avant de prendre une décision concernant votre départ ou votre épargne, il est utile de savoir où vous en êtes réellement : combien de trimestres avez-vous validés ? À quel âge pourrez-vous partir ? Quel montant de pension pouvez-vous espérer selon votre date de départ ?
Un bilan retraite personnalisé peut permettre de faire le point sur :
votre année de naissance et les règles applicables en 2026 ;
votre carrière réelle : trimestres enregistrés, revenus, périodes assimilées et éventuelles anomalies ;
votre âge de départ possible et le nombre de trimestres requis ;
le montant estimé de votre future pension selon différents scénarios de départ ;
l’éventuel écart entre vos revenus futurs et le niveau de vie que vous souhaitez conserver à la retraite.
Le simulateur retraite de Retraite.com permet d’obtenir une première estimation à partir de votre situation et de votre relevé de carrière. Les services officiels d’Info Retraite permettent également de simuler votre âge et le montant de votre pension en tenant compte des règles actuellement applicables, notamment des évolutions entrées en vigueur en 2026.
Ces estimations peuvent ensuite servir à comparer plusieurs scénarios, par exemple un départ plus tardif, un éventuel rachat de trimestres ou la constitution d’une épargne complémentaire, selon votre situation personnelle.
L'âge légal de la retraite après les ajustements de 2026
La réforme des retraites de 2023 avait prévu un relèvement progressif de l’âge légal jusqu’à 64 ans, à raison de trois mois supplémentaires par génération. Ce calendrier a toutefois été aménagé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, l’âge légal et la durée d’assurance requise pour bénéficier du taux plein évoluent comme suit :
| Année de naissance | Âge légal de départ | Nombre de trimestres requis |
|---|---|---|
| 1960 | 62 ans | 167 |
| 1er janvier au 31 août 1961 | 62 ans | 168 |
| 1er septembre au 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 |
| 1963 | 62 ans et 9 mois | 170 |
| 1964 | 62 ans et 9 mois | 170 |
| 1er janvier au 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 |
| 1er avril au 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 |
| À partir de 1969 | 64 ans | 172 |
L’âge du taux plein automatique reste fixé à 67 ans pour ces générations. Un assuré qui n’a pas réuni le nombre de trimestres requis peut donc partir à son âge légal avec une décote, continuer à travailler jusqu’à atteindre la durée nécessaire ou attendre l’âge du taux plein automatique.
Ces règles concernent les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Pour les pensions ayant pris effet avant cette date, l’ancien calendrier issu de la réforme de 2023 reste applicable.
Durée de cotisation : jusqu’à 43 ans selon la génération
La durée d’assurance nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein dépend de l’année de naissance. Le calendrier initial issu de la réforme de 2023 a été aménagé en 2026 pour certaines générations.
Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, la durée requise est notamment fixée à :
170 trimestres pour la génération 1964 ;
170 trimestres pour les personnes nées entre janvier et mars 1965 ;
171 trimestres pour celles nées entre avril et décembre 1965 ;
172 trimestres, soit 43 ans, à partir de la génération 1966.
Il est donc important de consulter son relevé de carrière afin de connaître le nombre de trimestres déjà validés et d’estimer sa date possible de départ à taux plein.
Quelle solution pour les carrières longues ?
Le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue permet à certains assurés ayant commencé à travailler jeunes de partir avant l’âge légal applicable à leur génération.
Quatre bornes de début d’activité sont prévues : avoir commencé à travailler avant 16 ans, avant 18 ans, avant 20 ans ou avant 21 ans. Il faut également avoir validé un nombre minimal de trimestres au début de sa carrière et justifier de la durée d’assurance cotisée requise.
Les principales bornes de départ sont les suivantes :
début d’activité avant 16 ans : départ possible à partir de 58 ans ;
début d’activité avant 18 ans : départ possible à partir de 60 ans ;
début d’activité avant 20 ans : âge de départ variable selon l’année de naissance ;
début d’activité avant 21 ans : départ possible à partir de 63 ans.
Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les assurés ayant commencé avant 20 ans bénéficient d’un calendrier spécifique. Par exemple, l’âge minimum de départ est fixé à 60 ans et 6 mois pour la génération 1964, 60 ans et 9 mois pour la génération 1966, 61 ans pour 1967, 61 ans et 3 mois pour 1968, 61 ans et 6 mois pour 1969 et 61 ans et 9 mois pour 1970.
Puis-je partir à la retraite à 60 ans avec 172 trimestres ?
Pas automatiquement. Le nombre de trimestres cotisés ne suffit pas à lui seul : il faut également remplir la condition de début d’activité prévue par le dispositif. Un départ à 60 ans peut notamment être possible pour les assurés ayant commencé à travailler avant 18 ans et réunissant la durée d’assurance cotisée requise.
Quel âge pour la retraite si vous êtes né en 1964 ?
Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, une personne née en 1964 a un âge légal de départ fixé à 62 ans et 9 mois et doit réunir 170 trimestres pour bénéficier du taux plein.
Si elle remplit les conditions de la carrière longue et a commencé à travailler avant 20 ans, elle peut toutefois partir plus tôt, à partir de 60 ans et 6 mois.
Fermeture de plusieurs régimes spéciaux aux nouveaux entrants
La réforme des retraites de 2023 a prévu la fermeture de plusieurs régimes spéciaux aux nouveaux entrants recrutés à compter du 1er septembre 2023.
Sont notamment concernés :
le régime spécial de la RATP ;
celui des industries électriques et gazières ;
celui de la Banque de France ;
celui des clercs et employés de notaires ;
celui des membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Les salariés ou agents recrutés avant le 1er septembre 2023 continuent à relever de leur régime spécial de retraite selon les règles applicables à leur situation.
Les nouveaux recrutés sont, eux, affiliés au régime général pour leur retraite de base et au régime complémentaire correspondant, notamment l’Agirc-Arrco pour les salariés concernés ou l’Ircantec pour les membres du CESE.
Meilleure prise en compte de la pénibilité
La réforme de 2023 a renforcé plusieurs dispositifs liés à la pénibilité et à l’usure professionnelle.
Le compte professionnel de prévention (C2P) permet aux salariés exposés au-delà de certains seuils à des facteurs de risques professionnels d’acquérir des points. Six facteurs sont pris en compte : le travail de nuit, le travail en équipes successives alternantes, le travail répétitif, le bruit, les températures extrêmes et le travail en milieu hyperbare.
Ces points peuvent notamment servir à financer une formation ou une reconversion, réduire son temps de travail ou obtenir des trimestres permettant un départ anticipé à la retraite.
Les risques dits ergonomiques — manutention manuelle de charges lourdes, postures pénibles et vibrations mécaniques — ne donnent pas directement droit à des points sur le C2P. Leur prévention a toutefois été renforcée avec la création du Fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle (FIPU).
Les branches professionnelles peuvent notamment identifier les métiers ou activités particulièrement exposés à ces risques afin d’orienter les actions de prévention et les financements.
Revalorisation des petites pensions
La réforme de 2023 a renforcé le minimum contributif, destiné aux assurés qui ont cotisé sur de faibles revenus et qui remplissent les conditions du taux plein.
En 2026, le montant du minimum contributif est fixé à 756,29 € brut par mois. Il peut être majoré jusqu’à 903,93 € brut par mois lorsque l’assuré dispose de la durée d’assurance requise et que tous les trimestres nécessaires ont été cotisés.
Le minimum contributif vient compléter la retraite de base lorsque celle-ci est trop faible. Son attribution tient également compte du montant total des pensions personnelles de l’assuré : en 2026, ce total ne doit pas dépasser 1 410,89 € brut par mois pour bénéficier intégralement du dispositif.
L’objectif affiché lors de la réforme de 2023 était d’améliorer le niveau de pension des personnes ayant effectué une carrière complète au SMIC, avec une pension totale pouvant se rapprocher de 85 % du SMIC net. Il ne s’agit toutefois pas d’un minimum uniforme de 1 200 € garanti à tous les retraités.
Le départ anticipé pour incapacité permanente
La retraite anticipée pour incapacité permanente permet, sous certaines conditions, de partir plus tôt lorsque l’assuré souffre d’une incapacité liée à une maladie professionnelle ou à un accident du travail.
avec un taux d’incapacité permanente au moins égal à 20 %, un départ peut être possible dès 60 ans ;
avec un taux compris entre 10 % et moins de 20 %, le départ peut être possible deux ans avant l’âge légal, sous réserve de remplir les conditions prévues, notamment en matière de durée de cotisation et de lien entre l’incapacité et l’exposition professionnelle.
La retraite accordée dans ce cadre est calculée au taux plein, quel que soit le nombre de trimestres acquis.
Les incapacités résultant d’un accident de trajet ne permettent pas de bénéficier de ce dispositif.
Le cumul emploi retraite assoupli
Depuis la réforme de 2023, le cumul emploi-retraite intégral peut permettre, sous certaines conditions, d’acquérir de nouveaux droits à la retraite grâce aux cotisations versées lors de la reprise d’une activité professionnelle. Ces nouveaux droits peuvent donner lieu à une seconde pension, sans modifier le montant de la première retraite déjà liquidée.
Les règles vont toutefois de nouveau évoluer à compter du 1er janvier 2027 pour les assurés dont la première pension de retraite de base prendra effet à partir de cette date. Le cumul entre pension et revenus d’activité dépendra alors davantage de l’âge du retraité au moment de la reprise d’activité.
Les personnes ayant liquidé leur première retraite avant le 1er janvier 2027 continueront de relever des règles antérieures.
Préparez votre retraite grâce aux atouts de l’Assurance-vie
Comparez gratuitement les principaux contrats en assurance-vie
De nouveaux droits liés aux enfants en 2026
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a renforcé certains droits à la retraite liés aux enfants.
Depuis le 1er septembre 2026, le calcul du revenu annuel moyen évolue pour les parents bénéficiant de certaines majorations de durée d’assurance pour enfant. Alors que la retraite de base est normalement calculée à partir des 25 meilleures années de revenus, sont désormais retenues :
les 24 meilleures années pour les parents bénéficiant d’une majoration pour un enfant ;
les 23 meilleures années pour ceux bénéficiant d’une majoration pour deux enfants ou plus.
Cette évolution peut améliorer le montant de la pension lorsque les années écartées correspondent à des périodes de revenus plus faibles. La nouvelle formule sera techniquement appliquée par l’Assurance retraite courant 2027. Les personnes parties à la retraite avant sa mise en œuvre bénéficieront, le cas échéant, d’un recalcul automatique et rétroactif.
Depuis le 1er septembre 2026, jusqu’à deux trimestres liés aux enfants peuvent également être retenus, sous certaines conditions, pour faciliter l’accès à la retraite anticipée pour carrière longue.