Quelle est la retraite moyenne en France en 2026 ?

Ludovic Herschlikovitz
LinkedIn

retraite moyenne en france

Selon les données les plus récentes publiées par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) en mai 2026, la pension moyenne de droit direct des retraités résidant en France s’élève à 1 705 € bruts par mois, hors majoration pour trois enfants ou plus. Ces données portent sur la situation des retraités à fin 2024.

Quel est le montant moyen de la retraite en France en 2026 ?

Selon les données les plus récentes publiées par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) en mai 2026, la France comptait 17,3 millions de retraités de droit direct à fin 2024, dont 16,4 millions résidant en France.

Pour les retraités résidant en France, la pension moyenne de droit direct s’établissait à 1 705 € bruts par mois, hors majoration de pension pour les parents de trois enfants ou plus. Ce montant était en progression de 0,8 % par rapport à 2023.

Ces chiffres constituent les dernières données tous régimes disponibles publiées par la DREES et portent sur la situation au 31 décembre 2024.

Pension brute vs pension nette : quelle différence ?

Le montant affiché sur votre relevé de pension est une pension brute. Avant d’être versée sur votre compte bancaire, elle peut faire l’objet de plusieurs prélèvements sociaux :

  • La CSG (Contribution sociale généralisée) : son taux dépend notamment du revenu fiscal de référence du foyer. Il peut être de 0 %, 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 %.
  • La CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) : son taux est fixé à 0,5 %.
  • La Casa (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) : son taux est de 0,3 %. Elle concerne les retraités soumis à la CSG aux taux de 6,6 % ou 8,3 %.

Le montant net effectivement perçu dépend donc du niveau de prélèvements sociaux applicable à chaque retraité. Selon les dernières données disponibles publiées par la DREES en 2026, la pension moyenne brute de droit direct des retraités résidant en France s’élève à 1 705 € par mois. La DREES ne fournit toutefois pas, dans ces données, de montant moyen net directement comparable.

Les retraités dont le revenu fiscal de référence est inférieur aux seuils prévus peuvent être exonérés de CSG ou bénéficier d’un taux réduit, et conservent ainsi une pension nette plus proche de leur pension brute.

Quel est le montant moyen de la retraite des nouveaux retraités ?

Les nouveaux retraités, ou primo-liquidants, sont les personnes qui liquident pour la première fois un droit direct à la retraite au cours de l’année considérée.

Le montant moyen de leur pension ne doit pas être confondu avec celui de l’ensemble des retraités. Il peut varier sensiblement d’une année à l’autre en fonction notamment des caractéristiques des générations qui partent à la retraite, de leurs carrières et des conditions de liquidation de leurs droits.

Les données DREES publiées en 2026 portent sur les pensions versées en 2024. Elles permettent de suivre les effectifs et les montants de pension selon différentes caractéristiques, notamment les conditions de liquidation. En revanche, le montant de 1 666 € bruts par mois, soit 1 541 € nets, parfois repris pour décrire les nouveaux retraités, correspond en réalité à la pension moyenne de droit direct de l’ensemble des retraités résidant en France à fin 2023, et non aux seuls nouveaux retraités.

À titre de repère, dans son édition consacrée aux données 2022, la DREES estimait la pension moyenne de droit direct des nouveaux retraités résidant en France à 1 547 € bruts par mois, soit 1 425 € nets des prélèvements sociaux. La DREES précisait alors que cette moyenne était légèrement inférieure à celle de l’ensemble des retraités et qu’elle pouvait fluctuer fortement d’une année à l’autre.

Il convient donc d’utiliser avec prudence toute comparaison entre la pension moyenne des nouveaux retraités et celle de l’ensemble des retraités, en veillant à comparer des données portant sur la même année et le même périmètre.

Comment compléter une pension en dessous de la moyenne ?

Percevoir une pension inférieure à la moyenne nationale n’est pas une fatalité. Plusieurs placements peuvent permettre de se constituer un complément de revenus pour la retraite, parmi lesquels le Plan d’Épargne Retraite (PER), l’assurance vie et les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI). Leurs logiques respectives — possibilité de déduire fiscalement certains versements pour le PER, disponibilité de l’épargne pour l’assurance vie et perception potentielle de revenus locatifs pour les SCPI — sont détaillées dans les sections ci-dessous, de même que la façon de les articuler selon votre profil.

Le Plan d'Épargne Retraite (PER) : déduire ses versements et se constituer un capital

Le Plan d’Épargne Retraite individuel (PERin), instauré par la loi PACTE de 2019, permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant, sous certaines conditions, d’un avantage fiscal pendant la phase d’épargne.

Le principe de la déduction fiscale. Les versements volontaires effectués sur un PER individuel peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. Pour les versements réalisés en 2026, ce plafond correspond en principe à 10 % des revenus professionnels nets de frais de 2025, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 € pour un salarié, avant prise en compte des éventuels ajustements du plafond disponible. Concrètement, plus votre tranche marginale d’imposition est élevée, plus l’économie d’impôt potentielle peut être importante : un versement déductible de 5 000 € par un contribuable imposé dans la tranche à 30 % peut ainsi réduire son impôt de 1 500 €, sous réserve de disposer d’un plafond de déduction suffisant.

Blocage des fonds et cas de déblocage anticipé. Les sommes placées sur un PER sont en principe bloquées jusqu’à la retraite. Des cas de déblocage anticipé existent néanmoins, notamment en cas d’acquisition de la résidence principale, d’invalidité, de décès du conjoint ou du partenaire de Pacs, de surendettement, d’expiration des droits à l’assurance chômage ou de cessation d’une activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire. La loi prévoit également d’autres situations, notamment certains cas concernant un enfant à charge gravement malade, handicapé ou victime d’un accident particulièrement grave.

Sortie en capital ou en rente. À la retraite, l’épargne issue des versements volontaires peut être récupérée en capital (en une ou plusieurs fois), en rente viagère, ou en combinant les deux options. La fiscalité diffère selon le mode de sortie choisi et selon que les versements ont été déduits ou non à l’entrée.

Comment choisir son PER ? Les offres varient sensiblement d’un établissement à l’autre en termes de frais de gestion, de supports d’investissement disponibles et de conditions de transfert. Comparer les caractéristiques des différents contrats permet d’identifier celui qui correspond le mieux à votre profil et à votre horizon de placement.

Assurance vie et SCPI : d'autres leviers pour compléter sa retraite

Au-delà du PER, deux autres placements sont fréquemment utilisés pour se constituer des revenus complémentaires à la retraite : l’assurance vie et les SCPI. Leur logique diffère de celle du PER notamment par la disponibilité des fonds et la nature des revenus potentiels.

Les SCPI : des revenus locatifs sans gestion directe

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier permettent d’investir dans un patrimoine immobilier, notamment des bureaux, commerces, entrepôts ou établissements de santé, en achetant des parts sans avoir à gérer directement les biens. Elles peuvent distribuer des revenus issus des loyers perçus, dont le montant n’est toutefois pas garanti. Certaines SCPI peuvent également être accessibles au sein d’un contrat d’assurance vie, auquel cas elles bénéficient de la fiscalité de cette enveloppe, ou être détenues en direct. En détention directe, les revenus immobiliers sont en principe soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. La valeur des parts peut évoluer à la hausse comme à la baisse et leur revente peut prendre du temps.
CritèrePER individuelAssurance vieSCPI
Avantage fiscal à l’entréeDéduction possible des versements volontaires du revenu imposable, dans les limites applicablesPas de déduction fiscale des versementsPas de déduction fiscale générale à l’entrée
Disponibilité des fondsÉpargne en principe bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas légaux de déblocage anticipéRachats possibles à tout moment, selon les conditions du contratLiquidité variable ; en détention directe, la revente des parts peut prendre du temps et n’est pas garantie
Fiscalité à la sortieVariable selon l’origine des sommes, le mode de sortie et la déduction ou non des versements à l’entréeSeuls les gains compris dans les rachats sont imposables ; après 8 ans, un abattement annuel sur les gains peut notamment s’appliquerEn détention directe, les revenus fonciers sont en principe soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux
Type de revenu ou de retraitSortie en capital, en rente viagère ou combinaison des deux selon l’origine des sommesRachats ponctuels ou programmés et, selon le contrat, possibilité de rente viagèreRevenus potentiels issus notamment des loyers perçus par la SCPI
Risque en capitalVariable selon les supports choisisVariable selon les supports choisis ; les unités de compte présentent un risque de perte en capitalRisque de perte en capital
Transmission du patrimoineModalités différentes selon qu’il s’agit d’un PER assurantiel ou d’un PER d’investissementPossibilité de désigner un ou plusieurs bénéficiaires via la clause bénéficiaireParts transmissibles notamment par succession ou donation

Les facteurs qui font varier votre pension au-dessus ou en dessous de la moyenne

Plusieurs facteurs expliquent pourquoi votre future pension peut s’éloigner significativement — vers le haut ou vers le bas — de la moyenne nationale :

  • La durée d’assurance validée. Pour les assurés relevant du régime général, le montant de la pension dépend notamment du nombre de trimestres acquis et de la durée d’assurance requise pour bénéficier du taux plein, qui varie selon l’année de naissance. Pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026, cette durée atteint 172 trimestres à partir de la génération 1966. Une durée d’assurance insuffisante peut entraîner une décote, tandis que la poursuite de l’activité au-delà de l’âge légal avec la durée requise peut, sous conditions, ouvrir droit à une surcote.
  • Le salaire annuel moyen (SAM) des 25 meilleures années. Pour les salariés relevant du régime général, la pension de base est calculée à partir de la moyenne des 25 meilleures années de salaire soumises à cotisations, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale applicable à chaque année. Des périodes de rémunération plus faibles peuvent ainsi réduire le salaire annuel moyen retenu pour le calcul de la pension.
  • L’obtention ou non du taux plein. Le taux maximal de calcul de la pension de retraite du régime général est de 50 %. Il peut être obtenu en justifiant de la durée d’assurance requise ou, dans les cas prévus par la réglementation, automatiquement à l’âge du taux plein, fixé à 67 ans pour la plupart des assurés. En cas de départ sans la durée requise avant cet âge, une décote peut réduire le taux applicable à la pension.
  • Le régime d’affiliation et les droits complémentaires. Un salarié du secteur privé cumule une retraite de base et une retraite complémentaire Agirc-Arrco, calculée à partir des points acquis au cours de la carrière. Un fonctionnaire titulaire relève de règles différentes, sa pension principale étant notamment calculée à partir de son traitement indiciaire selon les règles applicables à son régime. Les travailleurs indépendants relèvent eux aussi de régimes et de modalités de calcul propres à leur statut. Ces différences peuvent entraîner des écarts importants entre des assurés ayant pourtant connu des niveaux de revenus comparables.

Ces différents éléments permettent de comprendre pourquoi une pension individuelle peut être supérieure ou inférieure à la moyenne nationale. Pour estimer plus précisément ses futurs droits, il est nécessaire de tenir compte de l’ensemble de la carrière, des régimes auxquels l’assuré a cotisé et de sa date prévisionnelle de départ.

Votre bilan retraite gratuit en 3 minutes !
Analysez votre retraite et faites votre bilan en 3 minutes ! 
Grâce à notre outil 100 % gratuit, anticipez, comprenez et préparez votre retraite.
 
Comparez les assurances vie

Performances, frais,
simulateur d’épargne
Comparez les meilleurs
contrats

Bien vieillir

Vous recherchez un prestataire
pour vous ou un parent ?
Aménager son logement, solutions
d’hébergement, aide à domicile…

Bilan retraite

Votre bilan retraite gratuit avec les services en ligne officiels : simulez votre retraite en temps réel, actualisez votre relevé de carrière et accédez à des conseils personnalisés via votre espace personnel Info-Retraite et Ma retraite publique. Ces outils sont régulièrement mis à jour pour refléter les dernières réformes et règles en vigueur.

Mutuelle Sénior

Vous avez plus 55 ans ?
Comparez les mutuelles et
économisez jusqu’à 300 €/ an !

Obsèques

Libérez vos proches de
la charge financière liée
à l’organisation de
vos obsèques