Selon les plus récentes données publiées par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) en 2025, le montant moyen de la retraite de droit direct en France s’élève à 1 666 euros bruts par mois, soit 1 541 euros nets après prélèvements sociaux. Ces données, publiées en juillet 2025, portent sur les retraités résidant en France à la fin de l’année 2023.
Quel est le montant moyen de la retraite en France en 2026 ?
Selon les données les plus récentes publiées par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) en 2026, la France compte plusieurs millions de retraités percevant une pension de droit direct. Ces dernières données disponibles portent sur la situation à fin 2024 et concernent aussi bien les retraités résidant en France que ceux établis à l’étranger.
La pension moyenne de droit direct, tous retraités confondus (résidents et non-résidents), s’établit à 1 626 € bruts par mois. En restreignant le périmètre aux seuls retraités résidant en France, la pension moyenne brute atteint 1 705 € par mois.
Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/communique-de-presse-jeux-de-donnees/jeux-de-donnees/effectifs-de-retraites-et-montants-des
Pension brute vs pension nette : quelle différence ?
Le montant affiché sur votre relevé de pension est une pension brute. Avant d’être versée sur votre compte bancaire, elle peut faire l’objet de plusieurs prélèvements sociaux :
La CSG (Contribution sociale généralisée) : son taux dépend notamment du revenu fiscal de référence du foyer. Il peut être de 0 %, 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 %.
La CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) : son taux est fixé à 0,5 %.
La Casa (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) : son taux est de 0,3 %. Elle concerne les retraités soumis à la CSG aux taux de 6,6 % ou 8,3 %.
Le montant net effectivement perçu dépend donc du niveau de prélèvements sociaux applicable à chaque retraité. Selon les dernières données disponibles publiées par la DREES en 2026, la pension moyenne brute de droit direct des retraités résidant en France s’élève à 1 705 € par mois. La DREES ne fournit toutefois pas, dans ces données, de montant moyen net directement comparable.
Les retraités dont le revenu fiscal de référence est inférieur aux seuils prévus peuvent être exonérés de CSG ou bénéficier d’un taux réduit, et conservent ainsi une pension nette plus proche de leur pension brute.
Retraite moyenne des nouveaux retraités en 2026
Les nouveaux retraités — c’est-à-dire les personnes ayant liquidé leurs droits pour la première fois au cours de la dernière année de référence — perçoivent en moyenne une pension légèrement supérieure à la moyenne de l’ensemble des retraités. Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs structurels :
- Les générations récentes ont bénéficié, en début de carrière, de salaires en valeur nominale plus élevés, ce qui se traduit mécaniquement par un salaire annuel moyen (SAM) plus favorable pour le calcul de la retraite de base.
- La proportion de femmes avec des carrières complètes a progressé dans les générations récemment parties à la retraite, relevant la moyenne toutes catégories confondues.
- Les nouvelles générations de retraités partent souvent avec davantage de trimestres validés, limitant les décotes.
Selon les données DREES 2026, la pension moyenne des nouveaux retraités résidant en France s’établit à 1 666 € bruts par mois, soit 1 541 € nets par mois après prélèvements sociaux (CSG, CRDS, Casa). Ces montants sont supérieurs de quelques dizaines d’euros à la moyenne de l’ensemble du stock de retraités, qui inclut des générations plus anciennes aux carrières parfois moins complètes ou aux salaires de référence nominalement plus faibles.
À noter : ces moyennes couvrent l’ensemble des régimes (régime général, Agirc-Arrco, régimes de la fonction publique, régimes des professions libérales et agricoles). Les sections suivantes de cette page détaillent, régime par régime et statut par statut, pourquoi votre pension personnelle peut s’écarter très significativement de ces valeurs de référence.
Comment compléter une pension en dessous de la moyenne ?
Percevoir une pension inférieure à la moyenne nationale n’est pas une fatalité. Plusieurs placements peuvent permettre de se constituer un complément de revenus pour la retraite, parmi lesquels le Plan d’Épargne Retraite (PER), l’assurance vie et les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI). Leurs logiques respectives — possibilité de déduire fiscalement certains versements pour le PER, disponibilité de l’épargne pour l’assurance vie et perception potentielle de revenus locatifs pour les SCPI — sont détaillées dans les sections ci-dessous, de même que la façon de les articuler selon votre profil.
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) : déduire ses versements et se constituer un capital
Le Plan d’Épargne Retraite individuel (PERin), instauré par la loi PACTE de 2019, permet de préparer sa retraite tout en bénéficiant, sous certaines conditions, d’un avantage fiscal pendant la phase d’épargne.
Le principe de la déduction fiscale. Les versements volontaires effectués sur un PER individuel peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. Pour les versements réalisés en 2026, ce plafond correspond à 10 % des revenus professionnels nets de frais de 2025, avec un maximum de 37 094 € et un minimum de 4 637 € pour un salarié. Concrètement, plus votre tranche marginale d’imposition est élevée, plus l’économie d’impôt potentielle est importante : un versement déductible de 5 000 € par un contribuable imposé dans la tranche à 30 % peut ainsi réduire son impôt de 1 500 €.
Blocage des fonds et cas de déblocage anticipé. Les sommes placées sur un PER sont en principe bloquées jusqu’à la retraite. Des cas de déblocage anticipé existent néanmoins : acquisition de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint ou du partenaire de Pacs, surendettement, expiration des droits aux allocations chômage ou cessation d’une activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire.
Sortie en capital ou en rente. À la retraite, l’épargne issue des versements volontaires peut être récupérée en capital (en une ou plusieurs fois), en rente viagère, ou en combinant les deux options. La fiscalité diffère selon le mode de sortie choisi et selon que les versements ont été déduits ou non à l’entrée.
Comment choisir son PER ? Les offres varient sensiblement d’un établissement à l’autre en termes de frais de gestion, de supports d’investissement disponibles et de conditions de transfert. Comparer les caractéristiques des différents contrats permet d’identifier celui qui correspond le mieux à votre profil et à votre horizon de placement.
Assurance vie et SCPI : d'autres leviers pour compléter sa retraite
Les SCPI : des revenus locatifs sans gestion directe.
| Critère | PER individuel | Assurance vie | SCPI |
|---|---|---|---|
| Avantage fiscal à l’entrée | Déduction possible des versements du revenu imposable | Aucun avantage à l’entrée | Aucun avantage à l’entrée |
| Disponibilité des fonds | Bloqués jusqu’à la retraite (sauf cas légaux) | Disponibles à tout moment | Disponibles, avec une liquidité variable selon le marché |
| Fiscalité à la sortie | Variable selon le mode de sortie et la déduction des versements à l’entrée | Allégée après 8 ans de détention | Revenus fonciers soumis à l’impôt sur le revenu en détention directe |
| Type de revenu généré | Capital ou rente viagère | Rachats programmables | Revenus potentiels issus des loyers |
| Risque en capital | Variable selon les supports choisis | Variable selon les supports choisis | Risque de perte en capital |
| Transmission du patrimoine | Possible via clause bénéficiaire selon le type de PER | Organisée via la clause bénéficiaire | Transmission par héritage ou donation |
Les facteurs qui font varier votre pension au-dessus ou en dessous de la moyenne
Quatre leviers principaux expliquent pourquoi votre future pension peut s’éloigner significativement — vers le haut ou vers le bas — de la moyenne nationale :
- La durée d’assurance validée. Le régime général calcule votre pension en rapportant le nombre de trimestres acquis au nombre de trimestres requis pour le taux plein (variable selon votre année de naissance, fixé à 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1965 après la réforme de 2023). Chaque trimestre manquant entraîne une décote, chaque trimestre supplémentaire au-delà du seuil peut ouvrir droit à une surcote. Une carrière longue, sans interruption ni période de chômage non indemnisé, place mécaniquement votre pension au-dessus de la moyenne des assurés ayant accumulé des lacunes de cotisation.
- Le Salaire Annuel Moyen (SAM) des 25 meilleures années. Pour les salariés du régime général, la pension de base est calculée sur la moyenne des 25 meilleures années de salaire brut, dans la limite du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS). En 2026, ce plafond a été revalorisé ; les salaires dépassant ce seuil sont pris en compte uniquement jusqu’à lui pour le calcul de la pension de base. Un SAM proche du plafond maximise la pension de base, tandis que des années creuses (temps partiel, congé parental non compensé, début de carrière à faible rémunération) tirent ce SAM vers le bas.
- L’obtention ou non du taux plein (50 %). Le taux de liquidation maximal au régime général est de 50 %. Il est acquis soit par la durée d’assurance (tous régimes confondus), soit automatiquement à l’âge d’annulation de la décote — fixé à 67 ans pour la plupart des assurés. Partir avant d’avoir atteint le taux plein génère une décote pouvant aller jusqu’à 25 % de la pension théorique, ce qui peut faire basculer une pension initialement dans la moyenne vers une pension nettement inférieure.
- Le régime d’affiliation et les droits complémentaires. Un salarié du privé cumule une pension de base (régime général) et une retraite complémentaire Agirc-Arrco, dont le montant dépend des points acquis tout au long de la carrière. Un fonctionnaire titulaire relève d’un régime intégré qui calcule la pension sur les six derniers mois de traitement indiciaire. Un travailleur indépendant (artisan, commerçant, profession libérale) cotise à des régimes spécifiques avec leurs propres règles. Ces différences de régime peuvent, à niveau de revenu similaire, produire des écarts de pension substantiels par rapport à la moyenne toutes catégories confondues.
En combinant ces quatre facteurs, il est possible d’identifier avec précision si votre profil de carrière vous positionne plutôt au-dessus, dans la moyenne, ou en deçà de la pension nationale médiane — et, le cas échéant, de prendre des mesures correctives avant la liquidation.
Retraite minimum et retraite confortable : de quoi parle-t-on ?
Au-delà de la moyenne, le niveau de vie à la retraite s’apprécie entre deux repères concrets : d’un côté le plancher garanti par l’État via le minimum vieillesse, de l’autre le revenu jugé confortable selon les enquêtes d’opinion. Comprendre ces deux bornes permet de situer sa propre situation dans le spectre réel des retraités français.
Le minimum vieillesse (ASPA) : le filet de sécurité ultime
L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), couramment appelée « minimum vieillesse », est une allocation destinée aux personnes âgées disposant de faibles ressources. Elle complète les revenus du bénéficiaire jusqu’à un certain plafond, sous conditions notamment d’âge, de résidence et de ressources.
| Situation du bénéficiaire | Plafond de ressources mensuel (2026) | Montant maximal de l’ASPA (2026) |
|---|---|---|
| Personne seule | 1 034,28 € | Jusqu’à 1 034,28 € / mois |
| Couple (deux allocataires) | 1 605,73 € | Jusqu’à 1 605,73 € / mois |
L’ASPA est une allocation différentielle : son montant vient compléter les ressources existantes du foyer jusqu’au plafond. Ainsi, un retraité percevant déjà 700 € de pension mensuelle ne recevra que le complément nécessaire pour atteindre le plafond applicable à sa situation.
- Conditions d’éligibilité principales : avoir au moins 65 ans (ou 62 ans sous conditions médicales), résider en France de manière stable et régulière, et disposer de ressources inférieures aux plafonds en vigueur.
- Point de vigilance — récupération sur succession : l’ASPA est une avance de l’État sur la succession. Au décès du bénéficiaire, les sommes versées peuvent être récupérées par les caisses sur l’actif net successoral, au-delà d’un seuil fixé par décret. Ce mécanisme de récupération sur succession est souvent méconnu et peut affecter la transmission du patrimoine aux héritiers. Il est donc crucial d’en tenir compte dans toute planification patrimoniale.
En dépit de ce mécanisme, l’ASPA reste un filet de sécurité indispensable pour les personnes ayant eu des carrières incomplètes, discontinues ou exercées à temps très partiel, qui se retrouveraient autrement sous le seuil de pauvreté.
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