Actualités

Parution du décret qui précise le mode de calcul de la retraite des indépendants

Un décret a conf irmé que la retraite de base des indépendants sera plafonnée comme celle des salariés du privé et des salariés agricoles. Ainsi, près d’un indépendant sur cinq cotise partiellement à perte en 2015.

Des fonctionnaires choisissent de partir plus tard en retraite

42 % des fonctionnaires auraient repoussé volontairement leur départ en retraite. Ces agents publics seraient motivés par l’intérêt qu’ils portent à leur emploi ou pour des raisons économiques.

Un octogénaire en pleine forme grâce à la natation

Découvrez les prouesses d’un retraité de 81 ans qui est toujours champion de France. Jean-Jacques Cazeneuve a partagé le secret de sa forme physique en présentant les 24 titres qu’il a acquis au cours de sa retraite.       

ASV : une surcote pour soutenir la retraite supplémentaire des médecins

Une surcote devrait être appliquée à l’allocation supplémentaire vieillesse des médecins pour garantir la survie du régime. Cette solution très paradoxale a été proposée par la CARMF.

Tarifs des maisons de retraite : des écarts importants

A la fin de l’année 2014, la Cour des comptes avait pointé du doigt les grandes disparités de tarifs des maisons de retraite. Les tarifs sont très élevés dans la capitale et dans la région Ile-de-France. 

Retraite des français : des chiffres étonnants publiés par la Drees

Quelques informations sur la retraite des français en 2013. Découvrez  les résultats d’une étude réalisée par la Drees à propos de la pension, de l’âge de départ et du nombre de départs en 2013.  

Départ en retraite des enseignants : mêmes conditions dans le privé et le public

Les enseignants du privé peuvent désormais bénéficier des mêmes conditions de départ en retraite que leurs confrères du secteur public. Une circulaire de la CNAV du 5 mai 2015 apporte des précisions sur le sujet.

Rabais et rachat de trimestres : le cas des anciens apprentis et des assistants maternels

Une circulaire de la CNAV a apporté des précisions sur le rachat de trimestres au titre des périodes d’apprentissage et les rabais accordés aux assistants maternels.

Régime de retraite des agriculteurs : la Cour des comptes dénonce un gros déficit

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Lorsque la Cour des comptes a rendu son rapport annuel sur la Sécurité sociale, les responsables y ont relevé un déficit structurel de près d’un milliard d’euros en 2013 et déclarent que « cette situation ne peut plus durer ».

Ils font remarquer que les retraites de base et complémentaires des exploitants agricoles, estimés à 900 euros, sont inférieures à la moyenne de l’ensemble des pensions des autres retraités qui est égale à 1 500 euros.
La situation des agriculteurs est encore plus difficile parce qu’ils touchent moins de 600 euros par mois. C’est pour cette raison que le président François Hollande a récemment promis d’augmenter ces petites pensions à au moins 75 % du SMIC avant la fin de son quinquennat.

Augmentation des cotisations : un étalement dans le temps pour les fonctionnaires

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Bien que le gouvernement ait récemment annoncé que les cotisations des retraites augmenteront au même rythme pour tous les Français, une nouvelle mesure serait aujourd'hui à l’étude : la hausse des cotisations des fonctionnaires sera peut-être étalée dans le temps pour éviter qu’elle n’intervienne au même moment que les augmentations prévues par la réforme des retraites de 2010. Selon l’entourage de Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique, aucune décision n’a encore été prise, mais le problème est au cœur des discussions.

Amélioration des petites retraites des agriculteurs

Lors d’un discours en Dordogne le 2 août dernier, François Hollande a annoncé qu’un plan de rattrapage serait instauré pour améliorer la situation des agriculteurs à la retraite.

Un dispositif inclus dans la préparation de l’avenir des retraites

Le Chef de l’État estime que les hommes et surtout les femmes qui touchent une petite pension dans le domaine de l’agriculture sont nombreux. Ainsi, au cours des trois prochaines années, la pension minimum des agriculteurs atteindra trois quarts du SMIC. Il a rajouté qu’il s’agit d’une promesse de campagne qu’il concrétisera dans le cadre de la future réforme des retraites.

La retraite moyenne de plus de 1,2 million d’agriculteurs à la retraite est de 722 € par mois après une carrière complète, d’après des chiffres présentés par la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire. Les 75 % du SMIC équivalent à 1 072,66 euros. Rappelons que lors de sa campagne présidentielle, François Hollande a indiqué qu’il créerait un plan sur cinq ans afin d’améliorer les retraites des travailleurs agricoles et de leurs conjoints.

Les revendications des syndicats

Les syndicats ont présenté plusieurs revendications : hausse des retraites des exploitants agricoles, des chefs d’exploitation, de leurs conjoints et une revalorisation des aides familiales.

Reçus par Marisol Touraine et Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture lors de la concertation, les représentants syndicaux ont précisé que les 75 % du SMIC sont un minimum. La FNSEA a aussi demandé que le calcul de la retraite des agriculteurs se fasse sur la base des 25 meilleures années de leur carrière et non pas sur la totalité comme aujourd’hui.

Xavier Beulin, le président de la FNSEA, a déclaré que la décision du président François Hollande est satisfaisante, mais il est revenu sur la question du calcul des retraites. Il a également évoqué le déséquilibre structurel du régime des retraites qui découle de la baisse du nombre d’agriculteurs (les cotisations des actifs risquent de ne plus suffire pour payer les pensions des retraités).
 

Le seuil du chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs ne baissera pas à 19 000 euros

Le 13 août 2013, un article paru dans le quotidien Les Échos a indiqué que le gouvernement ne retiendrait pas l’abaissement du seuil du chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs de 32 600 euros à 19 000 euros. Cette mesure devait être présentée en conseil des ministres le 21 août prochain, dans le cadre du projet de loi sur l’artisanat, le commerce et les très petites entreprises.

Une information qui n’exclut pas une autre forme d’abaissement

Si la diminution du seuil à 19 000 euros n’a pas été retenue, le gouvernement peut encore l’abaisser par décret. Par ailleurs, le site d’actualité ne précise pas si la baisse du seuil de 81 500 euros à 47 600 euros pour les professions « marchandes » proposée par Sylvia Pinel, la ministre de l’Artisanat et du Commerce, serait maintenue.

Le statut d’auto-entrepreneur a été établi en 2009 et permet aux salariés, aux personnes sans emploi, aux étudiants ou encore aux retraités d’exercer une activité indépendante sans être obligés de créer une entreprise individuelle. Les agents titulaires de la fonction publique pourraient en être privés par le projet de loi sur la fonction publique qui a été présenté en conseil des ministres le 17 juillet 2013.

Selon les dernières statistiques publiées par l’Acoss (Agence centrale des organismes de Sécurité sociale) publiées le 3 juillet dernier, il y aurait un peu plus de 893 000 auto-entrepreneurs enregistrés en France : 16,26 % d’entre eux sont âgés de 50 ans à 59 ans ; 9,13 % des inscrits ont entre 60 ans et 69 ans ; 1,19 % des auto-entrepreneurs ont plus de 69 ans.

Les avantages du statut d’auto-entrepreneur

Le statut d’auto-entrepreneur permet aux salariés de profiter de trimestres supplémentaires en cotisant plus, s’ils réalisent un bon chiffre d’affaires. Les salariés auto-entrepreneurs doivent être obligatoirement affiliés à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse). En revanche, les auto-entrepreneurs qui exercent des activités marchandes doivent verser des cotisations auprès du RSI (Régime social des indépendants).

Les auto-entrepreneurs à la retraite sont obligés de cotiser à perte parce que les cotisations n’augmenteront pas le montant de la pension qu’ils perçoivent déjà. Il faut savoir qu’ils doivent toujours s’informer pour savoir s’ils ont le droit d’exercer une activité. Par exemple, ils peuvent devenir auto-entrepreneurs dans le cadre d’un cumul emploi-retraite, mais il y a des conditions qu’ils doivent remplir.
 

Réforme des retraites des fonctionnaires : bientôt une manifestation

Les syndicats de fonctionnaires refusent de contribuer et prévoient d’organiser une grève

   Bien que le rapport de la Commission sur l’avenir des retraites ne soit pas encore achevé, les syndicats de fonctionnaires ont déjà réagi aux informations qui sont parues dans les médias et aux déclarations de la ministre Marisol Touraine sur l’effort collectif indispensable pour sauver le système des retraites.  

Des revendications dans un communiqué

  Les syndicats de fonctionnaires n’ont pas attendu la remise du rapport Moreau pour s’exprimer à travers un communiqué : six organisations ont indiqué qu’elles tiennent au « Code des pensions civiles et militaires » et ne valideront pas un nouveau report de l’âge de départ à la retraite ou de l’âge du taux plein. Elles réclament que les modalités de calcul des pensions des agents publics soient maintenues et s’opposent à l’allongement de la durée de cotisation.  Ces organisations syndicales n’hésitent pas à demander une rectification des baisses de pensions et de toutes les inégalités qui découlent des dernières mesures instaurées. En plus, elles ont aussi annoncé qu’une journée de grève sera organisée au plus tard au cours de la première semaine du mois d’octobre 2013. Si l’alignement des modes de calcul des pensions du privé et du public est appuyé par 75 % des Français (selon les résultats d’un sondage BVA pour i-Télé publiée le 7 juin 2013), par plus de 65 % des partisans de gauche et près de 50 % des fonctionnaires, les syndicats ont bien compris que le secteur public sera vraiment concerné par la future réforme.  

Des mesures pour sauver le système des retraites

  Si la ministre Marisol Touraine a précisé que tout le monde devra participer pour résorber le déficit des caisses de retraite, les syndicats de fonctionnaires ne sont pas d’accord parce qu’ils tiennent compte des autres sujets de litiges qui les opposent au gouvernement : entre autres les limitations des dépenses publiques, le gel des salaires et les suppressions d’emplois. La CGT a même indiqué que si le président François Hollande ne tient pas ses promesses de campagne, elle ne manquera pas de réagir. Avec retraite.com retrouvez toute l'actualité sur les retraites des fonctionnaires 

Insécurité et pénibilité rythment les heures de travail des agents des urgences

Au cours des derniers jours, les médias ont parlé de l’insécurité aux urgences et de la prise en compte de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites. L’insécurité aux urgences existe depuis plusieurs années à cause des files d’attente qui suscitent l’impatience des blessés ou de leurs accompagnateurs. 

Les risques encourus par les agents des urgences

 Ces professionnels sont souvent victimes d’insultes, de menaces ou même d’agressions sur leur lieu de travail. Ces actes de violence sont perpétrés par des personnes sous l’emprise de l’alcool, de malades psychiatriques, de jeunes qui vivent des situations difficiles, etc. Le manque de respect et ces différents évènements peuvent, non seulement, avoir des conséquences sur la santé physique des agents, mais ils peuvent aussi entrainer des troubles psychologiques graves. Comme le personnel soignant doit toujours s’occuper de toutes les plaintes qu’ils reçoivent, ils ne voient pas l’utilité d’accuser les patients ou leurs accompagnateurs. Ils subissent donc plusieurs formes de violence choisies par les personnes qui veulent s’exprimer dans leurs locaux.   

Des dispositions insuffisantes pour lutter contre cette insécurité

 Depuis quelques années, les techniques de soin sont renforcées par des méthodes de gestion des conflits et des agressions. Des caméras de surveillances sont installées dans les services d’urgence pour freiner la brutalité des personnes lucides. Les agents disposent aussi d’un bip et peuvent engager une procédure « violence » pour se protéger. Certains centres hospitaliers placent des agents de sécurité à l’accueil des urgences pour maitriser les personnes agressives. Malgré toutes ces précautions, le personnel soignant continue à subir les insultes et les agressions. En plus, ils doivent également s’adapter aux contraintes qui découlent du manque d’équipements (chambres, lits, etc.). Malheureusement, ce type de pénibilité n’est pas pris en compte pour les retraites. Les responsables devraient lier insécurité et pénibilité aux urgences. Lorsque ces formes d’agression excèdent sa passion pour son métier, l’agent des urgences finit par changer de poste

Recul de l’âge de départ en retraite : les pompiers et les infirmiers ne sont pas concernés

Les pompiers et les infirmiers ne seraient pas concernés par le recul de l’âge moyen de départ en retraite. Rappelons que les différentes réformes opérées au cours de ces dernières années auraient reculé l’âge de départ de 2,8 ans chez les salariés.

Age de départ en retraite des fonctionnaires

Le ministère de l’Économie et des Finances a publié un document qui indique que l’âge moyen de départ en retraite des fonctionnaires était de 61 ans et 1 mois en 2015. Quelques informations sur l’âge de départ des fonctionnaires. 

Un départ en retraite de plus en plus tardif chez les agents de la fonction publique

La lecture d’un document du Ministère de l’Économie et des Finances, rattaché au projet de loi de finances pour l’année 2017, a permis de savoir que la différence entre l’âge de départ en retraite des fonctionnaires et celui des salariés du privé se réduit progressivement.

Un effet logique des lois de réformes de 2003 et de 2010

Si l’âge de départ en retraite du fonctionnaire (toutes fonctions publiques, à part les militaires) était toujours proche de 60 ans et inférieur à celui du salarié du privé, cet écart a tendance à se réduire progressivement depuis 1990 à cause de la baisse du nombre de fonctionnaires qui travaillent dans les catégories dites « actives » (policier, pompiers, gardiens de pénitenciers, etc.) et qui peuvent liquider leurs droits plus tôt.

Ce phénomène est également dû aux effets des réformes de retraite de 2003 et de 2010 qui prévoient des mesures destinées à réduire l’écart entre l’âge de départ moyen des fonctionnaires et celui des salariés du secteur privé. 

Un zoom sur l’âge moyen de départ dans la fonction publique 

L’âge moyen de départ des fonctionnaires était de 61 ans et 1 mois en 2015. 

Si l’étude se focalise plutôt sur la fonction publique d’État (actifs et sédentaires confondus, mais sans les militaires), l’âge moyen de départ était de 60 ans et 10 mois en 2014 et 2015. Il faut noter que cet âge de départ a progressé de 3 mois par rapport à l’année 2013. 


Si cet âge moyen est comparé à celui des salariés du privé (62 ans et 5 mois en 2015), l’écart était de 1 an et 7 mois. En 1990, les fonctionnaires partaient en retraite à 57 ans et 5 mois, contre 62 ans pour les salariés du privé : à l’époque, l’écart était donc de 4 ans et 7 mois.

Une pension moyenne plus faible en 2015, par rapport à celle versée en 2010

Le document de Bercy a également précisé que la pension moyenne perçue par les nouveaux retraités de la fonction civile de l’État s’élevait à 2 126 euros par mois en 2015, contre 2 035 euros en 2010 et 1 765 euros en 2000. D’après un calcul en euros constants réalisé par les experts du ministère, la pension de l’année 2000 (1 765 euros) représenterait actuellement 2 208 euros : la pension moyenne versée aux nouveaux retraités en 2015 est donc plus faible que celle attribuée à leurs prédécesseurs en 2000.  

2015 est la quatrième année après la réforme de 2010 qui a accéléré la réduction du nombre de départs en retraite dans la fonction publique. 116 000 fonctionnaires seulement ont liquidé leurs droits en 2015 et le nombre de fonctionnaires à la retraite s’élevait à 3,7 millions, incluant 2,4 millions anciens fonctionnaires d’État. 

Les auto-entrepreneurs attaquent la Cipav pour mauvais calcul

Un auto-entrepreneur porte devant la justice une affaire impliquant sa caisse de retraite complémentaire (Cipav) pour l'évaluation de sa retraite. Le plaignant accuse cette dernière d’avoir mal évalué sa pension en raison d’un mauvais calcul de ses points de retraite.

Me Pincent s’occupe des actions en justice menées par les auto-entrepreneurs contre la caisse de retraite complémentaire Cipav. Les plaignants veulent par cette décision la réévaluation de leurs pensions de retraite.

Justice : gain de cause pour l’auto-entrepreneur qui demande la révision de la pension de retraite complémentaire

Un auto-entrepreneur a attaqué en justice la caisse de retraite complémentaire Cipav pour une affaire portant sur le calcul de sa pension. En effet, le plaignant a demandé la révision de sa pension de retraite considérant que la caisse a mal évalué ses points. Me Pincent, l’avocat du plaignant, parle d’un mode de calcul complexe et indéchiffrable entrainant une perte plus que conséquente en défaveur du cotisant.

La caisse de retraite complémentaire Cipav

La Cipav est une caisse de retraite complémentaire à laquelle sont affiliés 320 000 auto-entrepreneurs. Afin de financer leur régime, ces auto-entrepreneurs concèdent 22% de leur chiffre d’affaires. Une partie de ce prélèvement couvre leur retraite qui est basée sur un système par points. La caisse réfute tout mauvais calcul des points de retraite et conteste les accusations qui pèsent sur elle. D’ailleurs, dans un communiqué, la caisse de retraite souligne que l’Etat a pris position en défendant la pratique de la Cipav, jugeant celle-ci légitime et conforme.

Un verdict en faveur de plaignant

L’argument du plaignant portant sur la minorisation de ses points de retraite par la Cipav a eu gain de cause devant le tribunal. La justice a ainsi condamné la caisse de retraite à revaloriser la pension de l’auto-entrepreneur.Contestant cette décision, la Cipav s’est pourvue en cassation. Pour l’heure, aucun commentaire n’a été fait par le ministère des Solidarités et de la Santé sur cette affaire.

Il se pourrait cependant que cette affaire ne soit que le commencement d’une succession de plaintes puisque les 320 000 cotisants seraient concernés par ce mauvais calcul des points de retraite.

Des centaines d’auto-entrepreneurs suivent l’exemple de celui qui a gagné contre la Cipav

L’auto-entrepreneur, conseillé en relation publique, défendu par Me Pincent a eu gain de cause contre la caisse de retraite complémentaire Cipav. Bien que cette dernière conteste la décision de la justice et se soit pourvue en cassation, cet arrêt a poussé des centaines d’auto-entrepreneurs à mener une action similaire. Ils réclament la révision de leurs pensions de retraite que la Cipav a, selon eux, mal calculées. Des accusations que la caisse de retraite continue de réfuter. Elle a d’ailleurs annoncé dans un communiqué que « la position sans ambiguïté de l'État qui a confirmé le bien-fondé de la pratique de la Cipav ».Les affaires de ce genre se sont multipliées ces derniers temps et la justice a toujours donné raison aux plaignants et a exigé de la Cipav qu’elle réévalue les montants des pensions des auto-entrepreneurs concernés. Les actions en justice se poursuivent et au final, elles pourraient coûter à l’Etat près d’un milliard d’euros. En effet, la Cipav gère actuellement la retraite de 320 000 auto-entrepreneurs dont nombreux y sont affiliés d’office.

Le ministère des Solidarités et de la Santé se réserve de tout commentaire tant que ces affaires sont aux mains de la justice.

Les avantages du régime spécial de retraite des cheminots

Le régime spécial de retraite des cheminots présentent à peu près les mêmes caractéristiques que les autres régimes spéciaux, mais il est plus avantageux sur certains points.

Régime spécial de retraite des cheminots : plus avantageux que celui des fonctionnaires

Les assurés qui cotisent auprès des régimes spéciaux de retraite profitent d’un certain nombre d’avantages. Le régime spécial des agents de la SNCF est sans aucun doute l’un des plus avantageux de la liste. Certes, les conditions de départ à la retraite des cheminots présentent des similitudes avec celles des fonctionnaires, mais elles restent plus profitables.
Le régime spécial de retraite des cheminots diffèrent des autres régimes sur plusieurs points à savoir :

  • l’âge minimum de liquidation de la retraite,
  • la pension moyenne, la pension minimale
  • et le taux de cotisations salariales.

L’âge minimum de départ à la retraite

L’âge minimum à partir duquel les cheminots peuvent demander la liquidation de leurs droits est de

  • 50 ans pour les agents de conduite
  • et 55 pour les autres employés.
Le relèvement progressif, à partir de 2017, de cet âge minimum de liquidation vise à le repousser de deux ans soit 52 ans pour les conducteurs et 57 ans pour les autres. L’âge moyen de départ à la retraite des employés de la SNCF est de 54 ans pour les agents de conduite et 58 ans pour les autres.

En revanche, l’âge minimum de départ à la retraite des fonctionnaires est fixé à 62 ans (catégorie sédentaire) et 57 ans (catégorie active). Un salarié du régime général doit également avoir au moins 62 ans pour partir à la retraite. Le relèvement progressif de 60 à 62 ans de cet âge légal (à raison de quatre mois par an) est intervenu beaucoup plus tôt que celui appliqué à l’âge minimum pour les cheminots. L’âge moyen de départ à la retraite quant à lui est de 60 et 63,5 ans pour les fonctionnaires de l’Etat, 62 ans pour les fonctionnaires locaux et hospitaliers et enfin 62,5 ans pour les salariés du secteur privé.

La pension moyenne et pension minimale

Il n’est pas faux de penser qu’un départ à la retraite précoce ne permet pas d’atteindre le nombre de trimestre requis et pourtant la pension annuelle moyenne de 24 400 € des cheminots reste supérieure à celle des fonctionnaires de l’État (22 900 €), des fonctionnaires locaux et hospitaliers (15 200 €) et des salariés du secteur privé (13 300 €). Pour les cheminots comme pour les agents de la fonction publique, le calcul de la pension est effectué sur la base des six derniers mois. Ce qui fait pencher la balance dans cette comparaison est l’inclusion d’un grand nombre de primes dans le régime de la SNCF alors qu’elles sont quasi inexistantes dans les salaires de référence des fonctionnaires. Concernant la différence constatée entre la pension des cheminots et celle des salariés du régime général, elle repose surtout sur le fait que le calcul de cette dernière est basé sur les 25 meilleures années.

La pension de retraite minimale quant à elle s’élève à 1 216 €. Cette pension minimale est garantie aux cheminots après 27 années de service. Depuis le 1e janvier 2017, la liquidation de la pension de retraite doit se faire à taux plein pour pouvoir bénéficier de ce minimum garanti. Dans la fonction publique, la pension minimale est de 1 099 €, garantie après 30 années de service. Dans le secteur privé en revanche, le minimum contributif du régime général est de 694 €.

Le taux de cotisations salariales

Les taux de cotisations salariales des agents de la SNCF, des agents de la fonction publique et des salariés du secteur privé sont respectivement de 8,8%, 10,6% et 11,2%. Le taux de cotisation des fonctionnaires et celui des cheminots augmentent à un rythme soutenu pour atteindre le niveau du secteur privé (en 2020 pour la fonction publique et en 2026 pour la SNCF).

En bref, les cheminots bénéficient d’un régime spécial de retraite dont les spécificités sont plus avantageuses que les caractéristiques du régime des fonctionnaires. Il se peut cependant que la réforme envisagée par le gouvernement vienne changer ce régime qui est pourtant un élément primordial du statut des agents de la SNCF.

L’âge moyen de départ à la retraite des médecins

L’âge moyen de départ à la retraite des médecins
Selon les statistiques fournies par la Drees, l’âge moyen de départ à la retraite chez les médecins s’élève à 67 ans. En effet, de nombreux praticiens continuent d’exercer au-delà de 60 ans. Soit parce qu’ils cumulent emploi et retraite, soit parce qu’ils ne souhaitent pas quitter leur poste tant qu’ils n’ont pas successeur.

Les médecins partent de plus en plus tard à la retraite

Selon une étude réalisée par la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation des Statistiques (Drees), publiée le 13 décembre dernier, les médecins cessent rarement leurs activités à l’âge légal de départ à la retraite. En effet, les chiffres montrent que l’âge moyen de départ à la retraite chez les médecins libéraux ou en partie salariés est de 67 ans contre 65 ans et 4 mois en 2011.

Par ailleurs, de nombreux praticiens optent pour le « cumul emploi-retraite », un dispositif donnant aux retraités du régime de base la possibilité de poursuivre leur activité salariale et de percevoir en parallèle leur pension de retraite.

Cette pratique, en vigueur depuis 1983, est de plus en plus courante aujourd’hui alors qu’en 2016, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) n’a recensé que 368 500 cas de cumul, soit 2,8% des retraités du régime général. Selon l’analyse du quotidien Les Echos, les médecins en situation de cumul cessent leurs activités à 69,5 ans, soit quatre ans plus tard que les médecins non-cumulant. Le recours au dispositif de cumul est surtout très fréquent chez les psychiatres puisque 45% d’entre eux continuent de pratiquer au-delà de 60 ans. Ce pourcentage est deux fois moins important chez les anesthésistes puisqu’ils ne sont que 20% à dépasser l’âge légal de départ à la retraite.

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La suppression en 2009 du plafond de revenu dans le cadre d’un cumul emploi-retraite a multiplié par 2,7 en sept ans le nombre de médecins profitant du dispositif. Outre la raison financière qui pousse ces professionnels de la santé à continuer d’exercer après avoir atteint 60 ans (87% des praticiens actifs ou retraités âgés de 61 à 64 ans et 43% des praticiens libéraux âgés de 65 à 69 ans), de nombreux médecins généralistes restent en poste en attendant que d’autres praticiens viennent les succéder. En effet, la désertification médicale est de plus en plus importante dans certaines régions, surtout dans les petits villages.

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