Septembre 2020

Comment investir dans le contexte COVID

Comment investir dans le contexte COVID

La crise sanitaire mondiale inquiète les épargnants qui hésitent à placer leurs avoirs. En ces temps difficiles, les épargnants recherchent la performance, mais surtout la sécurité. Existe-t-il des placements sûrs qui peuvent leur garantir un rendement correct et stable ?

Des placements sûrs même en temps de crise

La pandémie de Covid-19 a grandement fragilisé l’économie de nombreux pays, notamment de la France qui commence tout juste la relance dans tous les secteurs. Les épargnants se posent aujourd’hui des questions sur leurs placements financiers. Il faut savoir qu’en temps de crise, il est primordial pour les investisseurs de compter sur des supports sûrs. Il existe sur le marché des placements offrant aux épargnants des avantages en termes de rendement et de fiscalité.

L’assurance vie

L’assurance vie est un dispositif d’épargne très prisé des Français, un placement qui s’adapte à différents projets de vie à moyen ou à long terme (préparation de la retraite entre autres). La fiscalité applicable à l’assurance vie s’améliore au fur et à mesure que le contrat prend de l’âge et l’épargnant peut disposer de son capital comme bon lui semble. Les épargnants sont séduits par un fonctionnement souple, peu contraignant et sûr.
L’épargne accumulée sur une assurance vie peut être investie sur des supports exemptés de risque (fonds en euros). Ces dernières années, le taux de rendement moyen des fonds en euros a largement baissé, les contrats monosupport sont ainsi faiblement rémunérés. Par ailleurs, l’épargne peut être placée sur des produits à risque, mais avec un rendement plus important. Les supports en unités de compte (produits boursiers) sont plus rentables que les fonds en euros, mais ils s’exposent à la volatilité des marchés financiers et une perte du capital n’est pas à exclure. Plus l’horizon de placement est long et plus l’opération peut être rémunératrice puisqu’une durée d’investissement élevée permet une meilleure gestion des risques.

Plan épargne retraite individuel (PERIN)

Sur le marché depuis le mois d’octobre 2019, le Plan épargne retraite individuel (PERIN) est une version améliorée du PERP et du contrat Madelin. Jugés trop contraignants et complexes par les épargnants, ces anciens produits peinaient à séduire et une réforme était donc nécessaire. Le PERIN présente un mode de fonctionnement proche de celui de l’assurance vie. Il propose par ailleurs des améliorations en termes de sortie et de déblocage anticipé du capital. Au dénouement du contrat en effet, les épargnants ont désormais le choix entre une sortie en rentre viagère, une sortie en capital ou encore une combinaison des deux. Durant la phase d’épargne en outre (période entre l’ouverture du plan et le passage à la retraite), les épargnants peuvent débloquer leur capital pour l’achat d’une résidence principale.
En matière de fiscalité, le PERIN maintient la déduction fiscale applicable aux anciens produits. Les épargnants peuvent en effet choisir de déduire de leur revenu imposable les versements effectués sur leur contrat PERIN dans la limite d’un plafond prédéfini. Toutefois, ils peuvent renoncer à cette déduction à l’entrée et bénéficier à la sortie d’une exonération d’impôt. Sur la question des droits de succession, un abattement de 152 500 euros est applicable lorsque le décès du détenteur du plan survient avant ses 70 ans. Cette exonération s’élève en revanche à 30 500 euros si le contractant décède au-delà de 70 ans.

Sociétés Civiles de Placement immobilier (SCPI)

Les Sociétés Civiles de Placement immobilier (SCPI) sont de bonnes perspectives d’épargne et participent activement à la croissance économique du pays. Concrètement, les épargnants achètent des parts de SCPI et perçoivent chaque mois, chaque trimestre ou chaque semestre des dividendes en contrepartie de leur investissement. Parmi les placements les mieux rémunérés du marché, les SCPI offrent un rendement stable et largement supérieur à la performance des fonds en euros. La qualité d’une SCPI se mesure par le taux d’occupation et la régularité de la rémunération au fil des années.
Le détenteur de parts de SCPI peut également les revendre, cette opération lui permet généralement de faire des plus-values. La société de gestion se charge de la revente sur le marché secondaire, trouver un acquéreur rapidement n’est pas une certitude.
Sur le plan fiscal par ailleurs, un prélèvement forfaitaire unique de 30% (12,8% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux) s’applique aux revenus annuels générés par les SCPI. Le détenteur des parts peut cependant renoncer au prélèvement de 12,8% et opter pour une imposition selon barème progressif de l’impôt. Par contre, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) est applicable à la valeur des parts de SCPI. En cas de revente, un taux d’imposition de 19% s’applique aux plus-values générées. Si l’investisseur détient ces parts de SCPI depuis 22 ans, il bénéficiera d’une exonération d’impôt sur les plus-values à la revente.

Location meublée non professionnelle (LMNP)

La Location meublée non professionnelle (LMNP) est un placement sur le long terme rentable et sûr, un investissement immobilier locatif permettant au loueur de réduire voire annuler son impôt sur le revenu. Concrètement, le propriétaire du bien bénéficie d’une défiscalisation sur les revenus perçus au titre de la location de son bien meublé. En effet, les loyers issus d’une LMNP sont taxés non pas tant que revenus fonciers, mais en tant que bénéfices industriels et commerciaux (BIC) d’où l’application d’une fiscalité avantageuse. Nette de charges, la performance d’un tel investissement locatif va de 4 à 5 %.
La location meublée est plus rentable que la location vide en raison d’un loyer plus élevé. Le loueur profite d’un loyer 10 à 30 % plus élevé que pour une location non meublée équivalente en termes de localisation, de surface et de qualité. Sur le plan fiscal également, le statut de loueur en meublé non professionnel est beaucoup plus favorable.
A noter cependant qu’une LMNP doit respecter des critères stricts en termes d’ameublement. La législation a en effet établi depuis le 1er septembre 2015 une liste de meubles et d’équipements nécessaires pour que le bien puisse être considéré comme meublé. Le locataire doit pouvoir y vivre normalement (manger, dormir, se laver, etc.).

 

Brexit et retraite pour les Français installés au Royaume-Uni 

Brexit et retraite pour les Français installés au Royaume-Uni 

Les Français travaillant au Royaume-Uni vont voir leur situation changer en raison du Brexit. Concernant la retraite notamment, l’accord communautaire entre les pays de l’Union européenne et le Royaume-Uni ne sera plus en vigueur à partir du 1erjanvier 2021.

Retraite, qu’elles seront les conséquences du Brexit ?

L’accord communautaire portant sur la retraite entre les pays de l’Union européenne et le Royaume-Uni sera maintenu jusqu’au 31 décembre 2020. Passé cette date, une nouvelle mesure sera mise en place, une mesure non encore définie pour le moment. En effet, le Brexit rend caduques les règles de réciprocité en vigueur encore actuellement. A noter qu’officiellement, le Royaume-Uni s’est retiré de l’Union européenne le 31 janvier 2020.

Les Français établis au Royaume-Uni se posent des questions sur de nombreux points, notamment sur la retraite. S’ils décident de rentrer en France avant la fin de la transition (jusqu’au 31 décembre 2020), les règles de coordination de sécurité sociale des règlements européens resteront applicables aux trimestres accumulés au Royaume-Uni. Dans le cas contraire, ils devront s’adapter à de nouvelles règles non encore disponibles. La Caisse des Français à l’étranger peut également servir d’alternative aux travailleurs qui décideront de rester au Royaume-Uni après le 31 décembre 2020. 

La période de transition est en place afin de donner aux entreprises et aux particuliers installés au Royaume-Uni du temps pour étudier et régler leur situation. A priori, le Royaume-Uni et la France vont négocier un nouvel accord concernant le cas des Français affiliés au système de retraite britannique. 

 

brexit

Pension de réversion : Une procédure allégée

Pension de réversion : Une procédure allégée
La demande de pension de réversion a été allégée et simplifiée puisque les demandeurs peuvent désormais envoyer une seule demande pour l’ensemble des régimes auxquels le défunt était affilié. Cette demande unique est faite en ligne sur le portail Info-retraite.fr.

Pension de réversion, une demande unique en ligne

Les demandeurs de pension de réversion peuvent désormais déposer une demande unique, quel que soit le nombre de régimes concernés. La démarche est ainsi beaucoup plus simple et les futurs bénéficiaires n’ont qu’à utiliser la plateforme Info-retraite.fr. Cette nouvelle procédure est en vigueur depuis le 23 juillet 2020, il suffit aux demandeurs de disposer d’un compte retraite personnalisé sur le portail en ligne pour enclencher le processus.

Qu’est-ce que la pension de réversion ?

Pour rappel, la pension de réversion est une partie de la pension de retraite perçue ou qu’aurait dû percevoir un cotisant décédé. Le bénéficiaire de cette prestation est le conjoint survivant, l’ex-conjoint ou bien les deux. Dans le cas d’un fonctionnaire décédé, ses orphelins peuvent prétendre à une pension de réversion.

Attention : L’attribution de la réversion n’est pas automatique, il revient au potentiel bénéficiaire d’en faire la demande. Pour percevoir cette allocation, plusieurs conditions sont à remplir (âge, ressources, durée de mariage, remariage, etc.) et elles diffèrent d’un régime de retraite à un autre.

Les règles générales d’attribution de la pension de réversion ont cependant été modifiées. Depuis le début de cette année 2020, les auteurs de violences conjugales ne sont pas éligibles à la pension de réversion. Concrètement, la loi sur les violences au sein de la famille enlève à un conjoint survivant son droit à une pension de réversion s’il a fait l’objet d’une condamnation pour un délit ou un crime à l’encontre de l’assuré.

Une demande unique en ligne, comment ça marche ?

Une fois son compte personnel ouvert sur le portail Info-retraite.fr, le demandeur peut déposer sa demande de pension de réversion. Il n’est désormais plus nécessaire d’envoyer une demande à chaque régime auquel l’assuré défunt était affilié. Cette demande unique est accompagnée des pièces justificatives indispensables à chaque régime. Selon l’association des consommateurs, les justificatifs communs à tous les régimes sont :

  • une copie de la carte nationale d'identité du demandeur
  • une copie de l'acte de décès et de l'acte de naissance du conjoint ou de l'ex-conjoint
  • une copie du livret de famille

La demande unique envoyée depuis le portail officiel Info-retraite.fr enclenche la procédure, et ce dans les différents régimes auxquels le défunt était affilié.

Salariés, indépendants, fonctionnaires,
faites votre bilan retraite complet gratuitement

À quel âge prendre
votre retraite ?

Découvrir

Quelle sera
votre pension ?

Calculer

Quelles sont les
solutions retraite
préconisées ?

Comparer
100% gratuit
 

Vous recherchez un prestataire pour vous ou un parent ?

  • Aménager mon logement
  • Solutions d’hébergement
  • Aide à domicile
  • etc...
Découvrir tous les services proposés